France Press

 

 

 

août2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Faire des erreurs au travail: et si c’était une aubaine?

 

 

 

 

 

 

« Accepter l’erreur en entreprise n’est plus une option, lance Charles de Fréminville, co-fondateur et CEO de Bloom at work. Nous n’avons d’autres choix que de tester, d’innover, et donc de faire des erreurs.» Il en existe 5 types. Toutes ne sont pas acceptables. Volontaire, d’inadvertance, dues au process, anticipée et encore exploratoire. Les deux premières sont généralement très peu tolérées quand les deux dernières sont admises voire même encouragées. Des limites sont nécessaires, donc. «Pour que le droit à l’erreur fonctionne en entreprise, ajoute-t-il, il faut expliciter les règles du jeu.» Les collaborateurs et dirigeants sont amenés à faire de nombreuses hypothèses sur l’avenir. Mais qui dit hypothèse, dit potentialité forte de se tromper!

«Chez Google, le succès se mesure au nombre d’échecs», souligne fièrement François Bracq, responsable développement start-up et partenariat de Google. Les collaborateurs du géant américain, en charge des projets les plus innovants, recensent chaque trimestre leurs échecs. Ils peuvent se planter régulièrement mais doivent le faire rapidement, c’est la culture du fail fast, fail often. «Sans échec, pas d’innovation», renchérit le porte-parole de Google. Tout échec est relatif et peut déboucher sur une réussite inattendue. «Échouer vite et bien, c’est encore mieux», relève tout de même Charles de Fréminville.

L’échec est l’opportunité de se remettre en question. «Je me méfie des succès car, lorsque tout va bien trop longtemps, nous nous endormons sur nos lauriers», explique Erwan Deveze, consultant en neuromanagement. Pour performer, il ne faut rien prendre pour acquis, selon lui. Mais, sortir de sa zone de confort n’est pas chose aisée pour tout le monde. «La capacité à oser est propre à chacun, poursuit Charles de Fréminville. Mais c’est comme un muscle, cela se travaille, même chez les personnes pour qui ce n’est pas inné.»

L’échec doit être partagé car «nous apprenons des erreurs des autres»

L’échec peut également être synonyme d’apprentissage. Encore faut-il fréquemment dresser les bilans des tentatives ratées ou avortées ainsi que d’en tirer des leçons. Simuler l’échec pour mieux l’éviter est également fortement recommandé. Au lieu de penser succès, il faut penser aux raisons qui pourraient entraîner un véritable échec sur un projet à venir. Une fois les risques identifiés (humains, techniques ou encore juridiques), ils peuvent être hiérarchisés par les équipes puis traiter un à un pour que – in fine – ils n’adviennent pas. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juillet2019:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exposition Toutânkhamon: déjà un million de billets vendus, une semaine de prolongation

 

 

 

 

 

 

 

 

« L’exposition évènement Toutânkhamon, le trésor du Pharaon à la Grande Halle de la Villette de Paris, jusqu’au 15 septembre, pourrait dépasser une exposition similaire qui avait attiré 1,2 million de visiteurs en 1967.

La fascination pour le pharaon opère toujours. Un million de billets ont été vendus pour l’exposition Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon à Paris qui pourrait dépasser une exposition similaire qui avait attiré 1,2 million de visiteurs en 1967, ont indiqué mardi les organisateurs.

Lancée fin mars à la Grande Halle de la Villette, dans le nord-est de la capitale, l’exposition présente 150 objets provenant du musée du Caire et qui avaient été trouvés dans la tombe du jeune pharaon en 1922. Bijoux en or, gravures, sculptures, objets rituels, issues du trésor de Toutankhamon, dont plus d’une cinquantaine sort pour la première fois d’Égypte, sont présentés dans une scénographie inaugurée pour l’occasion.

Face au succès, elle a d’ores et déjà été prolongée d’une semaine, jusqu’au 22 septembre, et des horaires spécifiques ont été aménagés pour l’été.

Du Caire à Los Angeles

Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon est d’abord partie du Caire pour Los Angeles, avant de gagner Paris. Après Londres, une autre étape est prévue à Sydney. La tournée doit s’achever en 2024, avec plusieurs autres étapes.

C’est le transfert progressif des collections du musée de la place Tahrir, au Caire, vers le futur musée national de Gizeh, près des Pyramides, qui a permis qu’un certain nombre d’objets remarquables puissent exceptionnellement quitter l’Égypte pour la dernière fois. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une réforme sème le doute chez les vigies du médicament

 

 

 

 

 

La pharmacovigilance, qui a pour mission de détecter les effets indésirables des traitements médicaux, est en cours de réforme. Les autorités ont dû revoir leur copie, tenant compte des critiques des acteurs de terrain.

« Ils sont en première ligne dans la lutte contre les événements indésirables chez les personnes prenant des médicaments. Les pharmacologues médicaux ont l’expertise pour analyser des effets inattendus au regard des connaissances pharmacologiques ou d’une gravité inhabituelle et déterminer s’ils sont imputables au médicament. Peu connus du grand public, ces hospitalo-universitaires des centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV), constituent la pierre angulaire de la sécurité du médicament. Et sont souvent sous le feu des critiques lors des crises sanitaires.

Ce fut le cas dans le scandale du Mediator. Pourtant, dès 1999, soit dix ans avant son retrait du marché, le CRPV de Marseille avait remonté à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) un cas d’atteinte des valves cardiaques qu’il suspectait d’être imputable au médicament du laboratoire Servier. Elle n’en avait pas tenu compte. C’est à partir d’un premier signalement par le CRPV de Tours que le Protelos, traitement préventif des fractures dues à l’ostéoporose du même laboratoire, a fini sa carrière en 2017. Celui de Montpellier fut à l’origine du signal sur l’augmentation du risque de cancer de la vessie lié à l’utilisation des antidiabétiques à base de pioglitazone. Ceux-ci furent suspendus en France en 2011 mais laissés sur le marché par l’Agence européenne du médicament avec un ajout dans la notice de contre-indications et de précautions d’emploi. »

Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

juin2019:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’« online shaming », version moderne du goudron et des plumes sur les réseaux sociaux

 

 

 

 

 

 

Cette méthode est utilisée par des militants, des associations et même des politiques. Si la démarche n’est parfois pas en soi illégitime, elle comporte de nombreux dangers.

« Si vous pensiez encore que le tricot n’est qu’une affaire de grands-mères en rocking-chair, détrompez-vous : depuis les années 1990, il revient en force à la faveur d’un désintérêtpour les objets manufacturés et de l’émergence de plates-formes numériques permettant la diffusion des savoir-faire.

Par cette collusion entre la maille et le réseau, la communauté en ligne du tricot, qui réunit sur la Toile amateurs et professionnelles du fil, est très active. Et le 7 janvier, Karen Templer, grande figure américaine de la communauté, publie un post de blog intitulé « 2019, My Year of color » dans lequel elle partage son enthousiasme pour un futur voyage.

Dans les commentaires, plusieurs personnes soulignent le racisme ordinaire qui point dans son billet : exotisation et romantisation d’un pays, de ses habitants, de sa culture ; comparaison entre l’Inde et la Lune ou Mars ; apologie de l’occidentalisation du monde par le tourisme… « Dès le lendemain, j’ai vu mon fil Instagram se remplir de posts au sujet de Karen Templer, se souvient Enrico, un membre parisien. On a voulu donner de la visibilité à cette histoire.Un post ou une storysur Instagram sont accessibles à tout le monde. Cela a été publicisé tout de suite. »

L’interpellation s’est rapidement muée en accusation publique : l’ensemble de la communauté a été invitée à condamner Karen Templer, et chacun sommé, au passage, de faire son autocritique. Honte à ceux qui se sont alors abstenus de jeter la pierre, car, comme le soulignaient les plus engagés dans la discussion, « nous vous voyons ».

Il est certes salutaire de pointer des propos racistes ou de provoquer une remise en question des comportements les plus partagés. Mais le procédé interroge – ou du moins, son apparente banalité, dans l’océan des échanges qui ont lieu chaque jour sur les réseaux sociaux. Deux éléments ont permis cette effervescence : la focalisation sur la figure de Karen Templer, et le transfert de la conversation sur Instagram. Ces spécificités apparentent la scène à un online shaming,selon l’expression en vigueur outre-Atlantique, que l’on pourrait traduire par « humiliation en ligne ». Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux études alertent sur les risques pour la santé des plats industriels «ultra-transformés»

 

 

 

 

 

 

 

« L’abus de plats industriels «ultra-transformés» augmenterait le risque cardiovasculaire et les décès, d’après deux nouvelles études européennes, qui ne démontrent toutefois pas de lien direct.

Risque accru d’obésité, d’hypertension artérielle, voire de cancers. Deux nouvelles études publiées jeudi soulignent les risques liés à l’abus de plats industriels « ultra-transformés», c’est-à-dire ayant subi des procédés industriels de transformation et contenant de nombreux ingrédients, notamment des additifs. La plupart des plats prêts à réchauffer, des sodas sucrés ou contenant des édulcorants, des saucisses, soupes en poudre, snacks ou encore steaks végétaux reconstitués avec additifs, font partie de ces aliments mauvais pour la santé.

Les deux études sont parues dans le Médical Journal. L’une a été conduite par plusieurs universités espagnoles sur près de 20.000 diplômés universitaires âgés en moyenne de 38 ans. D’après cette étude, une consommation plus élevée d’aliments ultra-transformés (plus de 4 portions par jour) est associée à un risque accru de mortalité toutes causes confondues de 62 % comparativement à une consommation moindre (moins de 2 portions par jour).

Attention aux additifs

La deuxième étude a été conduite par l’Inserm et porte sur plus de 100.000 Français qui font partie de l’étude NutriNetSanté. Ces personnes ont été suivies sur six ans minimum, entre 2009 et 2018. L’objectif de ce projet est d’étudier les relations nutrition-santé. La Dr Mathilde Trouvier , qui a dirigé l’étude, et son équipe, ont évalué la consommation de 3300 aliments et boissons classés selon leur degré de transformation industrielle. Or, l’absorption d’aliments transformés à un degré élevé a été associée à un risque plus important de maladies cardiovasculaires (1409 cas sur 105.159 participants).

Si ces aliments hyper-transformés sont pointés du doigt par les chercheurs, c’est qu’ils sont plus riches en sel, en graisse saturée et sucre mais aussi qu’ils contiennent moins de vitamines et de fibres. L’étude ne démontre toutefois pas de lien direct entre la consommation de ces plats industriels et l’augmentation des risques cardiovasculaires. Le lien entre les deux est toutefois «statistiquement significatif», a indiqué Mathilde Trouvier à l’AFP. «Par exemple, à statut tabagique, niveau d’activité physique et poids équivalents, les personnes qui avaient une proportion d’aliments ultra-transformés dans leur alimentation plus élevée avaient plus de risque de développer une maladie cardiovasculaire», a-t-elle ajouté.

Elle ne se veut pourtant pas alarmiste soulignant que c’est la «consommation régulière qui importe». Elle prône la consommation d’aliments bruts comme les légumes, les fruits, les lentilles ou encore le poisson et incite à être vigilant à la liste des ingrédients. Une attention toute particulière doit notamment être portée à la présence éventuelle d’additifs. Le Nutri-Score conçu par Santé publique France informe également sur la qualité des produits présents dans les supermarchés. »

Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mai2019:

 

 

 

 

 

 

 

 

La France et l’Italie en thérapie de couple à Chambord

 

 

Les deux pays ont profité du 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci pour afficher leur réconciliation, jeudi, lors d’une visite des châteaux de la Loire.

 

 

 

 

 

« A un génie aussi prolixe que Léonard de Vinci, il est tentant de faire dire tout et son contraire. La France et l’Italie ont profité du 500e anniversaire de sa mort, jeudi 2 mai, pour célébrer leur lien « indestructible », ainsi que l’a qualifié Emmanuel Macron au côté du président transalpin, Sergio Mattarella, lors d’une visite aux châteaux d’Amboise, du Clos-Lucé et de Chambord.

L’artiste toscan aurait tout aussi bien pu servir de symbole aux inimitiés franco-italiennes. N’a-t-il pas dessiné quantité de machines de guerre, quand il officiait à la solde des Sforza ? Puis ne s’est-il pas rallié à l’ennemi de la dynastie milanaise, François 1er ? Pire : n’a-t-il pas reconstitué, pour cet ultime mécène, la bataille de Marignan, lors d’un spectacle grandiose donné en 1518 à Amboise ?

Il n’empêche, c’est leur réconciliation que Paris et Rome se sont appliquée à mettre en scène, sous l’égide du génie de la Joconde : la brouille est bel et bien finie, après les tensions de ces derniers mois entre les autorités françaises et les leaders des deux partis populistes au pouvoir en Italie, Matteo Salvini, l’homme fort de la Ligue, et Luigi Di Maio, le chef de file du Mouvement 5 étoiles.

Les deux chefs d’Etat ont déposé une gerbe de lys blancs sur la tombe de l’artiste dans la chapelle Saint-Hubert du château d’Amboise.« La paix entre la France et l’Italie ? Il n’en est pas besoin tant les liens sont forts et ancrés dans l’histoire », a déclaré Sergio Mattarella au Clos-Lucé, qui fut la dernière résidence de Léonard. Avant de se rendre en Touraine, le président italien s’était recueilli à Notre-Dame, dans la matinée. » Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les hedge funds encore fermés aux femmes

 

 

 

 

 

 

Les hedge funds détenus ou gérés par des femmes restent minoritaires dans un monde alternatif machiste, malgré quelques progrès. La taille de leurs fonds et leur collecte sont moins élevées que ceux des hommes et s’élever dans la hiérarchie est un parcours d’obstacles.

« Seulement 4,6 % des hedge funds, soit une cinquantaine de sociétés de gestion alternative gérant 80 fonds, sont détenus par des femmes, ce qui représente 1,5 % des capitaux (17 milliards de dollars) gérés à l’échelle mondiale (1). Leurs actifs ont été multipliés par trois entre 2010 et 2018 mais restent très modestes.

La taille des fonds gérés par des femmes est en moyenne de 271 millions de dollars, mais la moitié d’entre eux ne parvient pas à franchir la barre des 25 millions de dollars. Il n’y a pas de différence de performance entre les hedge funds gérés par des femmes ou des homme,s mais les premières ont plus de mal à collecter de l’argent auprès des investisseurs. La taille de leur hedge fund est trois fois et demie plus petite que celle des hommes, ce qui limite leur possibilité de diversification et accroît leur risque de devoir fermer quand leur principale stratégie est peu performante. Elles opèrent le plus souvent sur les actions (achat ou vente à découvert de titres), le « global macro » (investissement sur tous les marchés) ou la stratégie « Event-driven » qui consiste à acheter un titre ou parier sur sa chute dans l’attente d’un événement (fusion-acquisition, banqueroute, restructuration…).

Les Échos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

avril2019:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bruxelles pose les bases d’une éthique de l’intelligence artificielle

 

 

 

 

 

La Commission a dévoilé lundi des « lignes directrices éthiques » qui complètent le plan d’investissement lancé en 2018. Elle préconise des systèmes « centrés sur l’humain » et garantissant dans leur conception le respect des droits fondamentaux. Une éventuelle législation attendra 2020, après une phase d’essai.

« Maîtrisée, elle est une formidable opportunité. Dévoyée, elle représenterait un grand danger. L’intelligence artificielle (IA) est au coeur des réflexions de la Commission européenne, décidée à pousser l’économie européenne à sauter dans le train tout en posant les limites du possible. Après avoir sonné le tocsin économique mi -2018, avec un plan visant à l’injection par les Etats membres et le secteur privé de 20 millards d’euros dans projets, l’exécutif européen s’attelle désormais au volet éthique, avec la présentation lundi de ses « lignes directrices » en la matière, issues du rapport remis par un groupe d’experts indépendants (chercheurs, philosophes, entreprises, consommateurs, etc.)

Transparent et sécurisé

Sept grandes règles, comme autant de péchés capitaux à prévenir, sont avancées. Techniquement, les systèmes d’IA devront rester sous contrôle et supervision humaine, respecter les grandes règles sur les données personnelles, s’appuyer sur des algorithmes très sécurisés, être transparents et traçables, ainsi que veiller à être accessibles au plus grand nombre et non discriminants. 

Sur le fond, la règle érigée reste à ce stade très générale : les systèmes d’IA « devraient être utilisés pour renforcer des changements sociaux positifs et une écologie durable et responsable ».

« Pas une option »

« La dimension éthique de l’IA n’est pas un accessoire de luxe ou une option. La confiance est impérative pour que notre société puisse pleinement bénéficier des technologies. L’IA éthique, digne de confiance et centrée sur l’humain est une proposition gagnant-gagnant : l’Europe doit en faire un avantage compétitif », insiste le vice-commissaire de la Commission, Andrus Ansip. « Les consommateurs ne feront confiance à des systèmes d’IA qu’avec la certitude que leurs droits seront respectés et protégés », estime Chiara Giovannini (ANEC, consommateurs), membre du groupe d’experts.

Course mondiale

La Commission souhaite porter son approche au niveau mondial, « avec des partenaires aux vues similaires, tels que le Japon, le Canada ou Singapour ». C’est une course où l’Europe a des atouts, comme la richesse de sa recherche, mais où elle part derrière l’Asie et les Etats-Unis, qui investissent déjà massivement dans ces technologies vouées à irriguer à terme tous les secteurs économiques. » Les Échos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mathématiques : deux femmes récompensées depuis 1936 

En un graphique – L’Américaine Karen Uhlenbeck est devenue mercredi la première femme lauréate du prix Abel de mathématiques.

 

 

 

 

 

« Mathématicienne et lauréate, ça fait trois… récompensée mercredi 20 mars, l’Américaine Karen Uhlenbeck, spécialiste des équations aux dérivées partielles, est la première femme à recevoir l’une des récompenses les plus prestigieuses de sa discipline, le prix Abel. Remis par un jury de l’Académie norvégienne des sciences et des lettres, ce prix existe depuis 2003.

L’autre prix prestigieux dans cette discipline est la médaille Fields (il n’existe pas de prix Nobel de mathématiques) : elle est décernée tous les quatre ans depuis 1936. Sur l’ensemble des 80 lauréats de ces deux récompenses, les femmes sont… deux. L’Iranienne Maryam Mirzakhani (1977-2017) avait été mise à l’honneurlors du congrès de l’union mathématique internationale de 2014.

L’une des explications de cette si faible représentation tient au faible nombre de mathématiciennes actuellement dans les laboratoires (seulement 15 % en France et 25 % aux Etats-Unis), mais aussi plus en amont à des parcours scolaires moins orientés vers les sciences : en classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques, elles constituent moins de 30 % des effectifs et elles sont 14 % à Polytechnique.

L’influence des stéréotypes sociaux de sexe et le manque de modèles auxquels s’identifier sont deux des principales explications de ces choix si différents », avance l’association femmes et mathématiques.

Le directeur de l’Institut d’études avancées (IAS) de Princeton (New Jersey), Robbert Dijkgraaf, qui emploie Karen Uhlenbeck, a souligné le « rôle majeur » qu’elle a joué« dans les progrès des maths » et le fait qu’elle ait pu « inspirer les générations suivantes de femmes à devenir des figures du domaine ». La chercheuse a d’ailleurs cofondé l’Institut des femmes et des mathématiques, pour aider ses collègues à s’engager dans la recherche académique. »

Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mars2019:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Loi santé : les mesures qui fâchent les médecins libéraux

 

 

 

 

 

 

Parmi les sujets ajoutés au texte, dont l’examen débute lundi à l’Assemblée : un droit opposable à bénéficier d’un médecin traitant et un stage obligatoire dans un désert médical pour les futurs praticiens.

« Outre la régionalisation du numerus clausus, qui devrait à terme permettre de former jusqu’à 20 % de médecins supplémentaires, et la labellisation d’« hôpitaux de proximité », le projet de loi santé, dont l’examen débute lundi 18 mars à l’Assemblée nationale, s’est enrichi de quelques mesures contestées lors de son examen en commission entre le 12 et le 14 mars.

Un amendement du rapporteur (LRM) Thomas Mesnier visant à permettre aux pharmaciens de délivrer sous certaines conditions des médicaments « dont la liste serait fixée par arrêté dans le cadre de pathologies bénignes du quotidien », telles que par exemple la cystite (infection urinaire) ou certaines angines, a été adopté en commission. Cette délivrance aurait lieu selon un protocole mis en place par la Haute Autorité de santé, « sous réserve d’une formation ad hoc des pharmaciens » et d’un « lien obligatoire » avec le médecin traitant, a précisé le député.

La mesure est fortement critiquée par les médecins, qui y voient une atteinte à deux de leurs prérogatives fondamentales : le diagnostic et la prescription. Dans un communiqué publié mercredi 13 mars, MG France, le premier syndicat de généralistes, a dit « refuser qu’au prétexte d’aider les patients, ceux-ci se voient prescrire des médicaments sans examen clinique, sans diagnostic et sans connaissance des éléments médicaux de leur dossier ».

Les pharmaciens, eux, sont satisfaits : « Cette première étape du processus parlementaire représente une avancée majeure en termes de santé publique pour le patient », s’est félicité l’ordre national des pharmaciens. A l’automne 2018, une mesure similaire avait été adoptée lors de l’examen en commission de la loi de financement de la Sécurité sociale, avant d’être finalement rejetée en séance, faute de soutien du gouvernement. La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a de nouveau exprimé des « réserves ». Elle souhaite donner du temps à la négociation avec les syndicats de médecins, hostiles à la mesure, « pour trouver une voie de sortie par le haut », mais ne devrait pas pour autant déposer d’amendement de suppression. » Le Monde 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelle est la différence entre le Web et Internet?

 

 

 

 

 

 

 

“À l’occasion des trente ans du World Wide Web, le Figaro revient sur ces deux termes souvent confondus, mais qui ne désignent pas la même chose.

En mars, on fête les trente ans du World Wide Web.     C’est en effet en 1989 que Tim Berners a écrit le premier document qui donnera, plus tard, naissance au Web tel qu’on le connaît aujourd’hui.

Quand on pense au Web, on imagine généralement nos sites préférés: Facebook, Instagram, Youtube, notre service de mail, des sites d’e-commerce que nous aimons fréquenter… Et, souvent, on pense que le Web est synonyme d’Internet, un autre mot utilisé pour désigner toutes ces activités en ligne. Pourtant, les deux termes désignent deux choses très différentes.

● Internet

Internet est un système de réseaux informatiques reliés entre eux. C’est d’ailleurs de là que vient son nom: Internet est la contraction d’«interconnected network», réseau interconnecté en anglais. Il est la structure qui permet d’envoyer des «paquets» d’informations d’un ordinateur à un autre, grâce à un système complexe d’adresses qui font parvenir ces informations au bon endroit. L’ancêtre d’Internet, baptisé ARPANET, a été inventé par le département américain de la Défense dans les années 1960. Il a d’abord été utilisé à des fins militaires, puis pour faciliter la transmission d’informations entre des universités et des centres de recherche. Internet permet l’utilisation de différentes applications, comme le mail ou le pair à pair, utilisé pour le partage de fichier. Or, l’une de ces applications est justement le World Wide Web. 

● Le World Wide Web (ou Web)

On considère généralement que le Web est né en 1989. Il s’agit en fait de la date d’écriture du premier document décrivant ce qui sera appelé, par la suite, le World Wide Web. Son inventeur est Tim Berners-Lee, alors physicien au CERN, le Conseil européen pour la recherche nucléaire. Le Web permet de consulter des pages sur des sites, grâce à des navigateurs adaptés, et via des machines comme des ordinateurs ou des smartphones. Il s’agit un peu d’une immense bibliothèque de documents, qui repose sur les fondations complexes d’Internet. Le Web utilise de nombreuses technologies et protocoles pour être simple d’utilisation. C’est par exemple le cas de l’hypertexte, qui permet d’aller d’un site à un autre en cliquant sur un lien, ou les URL, qui identifient simplement l’adresse d’un site ou d’un contenu.”

Le Figaro 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Levées de fonds record pour les foodtech en 2018

 

 

 

 

 

 

« Les tours de table se succèdent et la mise ne faiblit pas pour les start-up de la foodtech mondiale. En 2018, les jeunes pousses du milieu ont récolté 17 milliards de dollars de la part d’investisseurs insatiables. Soit 43 % de plus qu’en 2017, d’après le rapport annuel d’AgFunder, une plate-forme américaine en ligne de capital-risque.

En détail, la destination privilégiée de l’argent investi est sans conteste le segment de la vente et de la livraison de repas et de produits frais, qui a capté 54 % des sommes totales levées (environ 9,2 milliards de dollars). Et particulièrement la livraison de repas avec 4 milliards de dollars injectés, le double de l’année précédente. « Ces start-up ont un besoin immense de financement pour pouvoir se développer parce qu’on se situe sur un système B to C et qu’il y a très peu de marges », analyse Jérémie Prouteau, fondateur de DigitalFoodLab, agence spécialisée sur la foodtech.

Preuve supplémentaire, le podium des plus grosses levées de fonds est, là aussi, occupé par trois start-up de livraison alimentaire. La médaille d’or revient à Swiggy , l’alter ego indien d’Uber Eats, qui a encaissé 1 milliard de dollars. Derrière elle, la pépite américaine de livraison d’épicerie fine Instacart et la jeune pousse brésilienne de livraison de repas iFood, avec respectivement 600 millions et 590 millions de dollars moissonnés. « Le Brésil et l’Inde sont des marchés à taille démentielle pour une entreprise de livraison de repas. Les investisseurs ne veulent pas passer à côté », complète Jérémie Prouteau.

Montée en puissance des nouvelles denrées

Autre catégorie en vogue dans la foodtech : la biotechnologie. Les investissements ont augmenté de plus de 59 %, à 1,5 milliard de dollars, en 2018. La championne dans ce domaine est la start-up Indigo, basée à Boston, connectant les vendeurs et acheteurs de récoltes via une application mobile, avec 250 millions de dollars levés l’année dernière.

Toutes les entreprises commercialisant des nouvelles denrées alimentaires, comme les alternatives végétales à la viande ou les insectes, deviennent aussi de nouvelles stars. Et ce, même si le rapport note une légère baisse des fonds levés, que Jérémie Prouteau attribue à « un problème de calendrier », puisque certaines grosses levées de fonds ont eu lieu début 2019, comme celle de la start up française Ynsect qui a réuni en janvier dernier 110 millions d’euros. « Il n’y a pas de ralentissement dans cette catégorie, au contraire », affirme l’analyste. » Les Échos 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chantage à l’investissement, création d’emplois: comment Facebook influence les lois en Europe

 

 

 

 

 

 

« Les activités de l’ombre de Facebook sont encore une fois jetées sous une lumière crue. L’entreprise aurait ainsi fait du chantage à l’investissement ou à l’emploi auprès de différentes personnalités politiques influentes, leur suggérant de marquer leur opposition aux lois portant sur la confidentialité des données. Ces informations sur la stratégie de lobbying de Facebook ont été obtenues grâce à des notes internes confidentielles, que se sont procurées The Observer et Computer Weekly. Législateurs et régulateurs en Europe y sont régulièrement cités, tout comme des personnalités politiques importantes en Inde, au Canada ou encore au Brésil. Les faits se seraient principalement déroulés en 2013.

Un porte-parole de Facebook a déclaré que ces documents étaient toujours sous scellés devant un tribunal californien et qu’il ne pouvait donc pas revenir publiquement sur le détail des révélations. «Ces documents omettent le contexte, qui est important», a toutefois fait valoir Facebook.

Dans les documents obtenus, la numéro deux de Facebook Sheryl Sandberg désigne expliquement l’ex-premier ministre irlandais Enda Kenny comme un des «amis de Facebook» en raison des investissements que l’entreprise a réalisé à Dublin pour l’ouverture de son sigèe social européen. Petit pays, l’Irlande est cruciale dans la régulation des entreprises technologiques en Europe. Celles-ci y ont, pour la plupart, installé leurs sièges sociaux pour des raisons fiscales ou encore de proximité géographique et culturelle. Nombre d’entreprises comme Facebook ont désigné le commissaire irlandais à la protection des données comme interlocuteur privilégié en cas de litiges avec les 28 Etats membres. La commissaire à la protection des données, Helen Dixon, est par ailleurs sous le feu des critiques en Irlande pour ses relations jugées trop proches avec les géants du Web.

Cette posture était semble-t-il assumée jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat, puisqu’Enda Kenny aurait affirmé auprès de Facebook que l’Irlande souhaitait profiter de sa présidence de l’Union européenne en 2013 pour «influencer les décisions de la directive européenne sur les données», devenue le Règlement européen sur la protection des données personnelles ou RGPD. La note de Facebook à ce sujet se fécilite de l’intention du premier ministre irlandais, tout en soulignant que «techniquement, l’Irlande [est] supposée rester neutre dans [son] rôle». Ce RGPD est, de l’aveu même de Sheryl Sandberg, considéré comme menace «critique» pour la société, qui a dû mener «une bataille difficile» pour écarter «de nouvelles lois trop restrictives».

Le Figaro 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passer d’études littéraires au développement informatique

 

 

 

 

 

 

 

Les formations rapides pour se reconvertir dans l’informatique n’accueillent pas que des « matheux ». A la clé : un foisonnement d’offres d’emploi. 

“Comprendre ce qui se passe derrière l’homme comme derrière la machine. C’est le pont que construit spontanément Orélia Sokambi entre le code informatique et la psychologie. Depuis mai 2018, la jeune femme occupe un poste de « développeuse Web full stack PHP » (développeur « à tout faire » par le biais du langage de programmation PHP) chez Eventdrive. Elle y corrige les bugs, développe de nouveaux sites ou de nouvelles fonctionnalités. « Je suis contente de me rendre à mon travail tous les matins », confie cette informaticienne de 30 ans.

Se reconvertir dans l’informatique en passant par une formation courte : telle est la décision qu’Orélia a prise il y a quelques mois. Elle est loin d’être la seule. Le label « grande école du numérique » a été accordé à plus de 700 formations depuis sa création, en 2015. Selon l’enquête réalisée en 2017 auprès de 300 cursus, ceux-ci durent en moyenne sept mois et accueillent 45 % de diplômés au-delà du bac et 56 % de gens âgés de plus de 26 ans. Plus de 12 000 personnes devraient être formées par ce biais en 2019. D’autres dispositifs existent, comme le programme du ministère du travail « 10 000 formations aux métiers du numérique » lancé en avril 2018. Malgré cette offre foisonnante de formations, Orélia Sokambi n’a pas tant de portes qui s’ouvrent : « Je ne pouvais pas prétendre à certaines formations ou certains financements car j’étais trop diplômée et je ne rentrais pas dans les cases. »

Elle finit par décrocher un CDD d’un an, deux jours par semaine, dans un établissement et service d’aide par le travail (ESAT). « Le travail avec les patients me passionnait mais ne contrebalançait pas la précarité de l’emploi et le manque de moyens mis à disposition pour l’exercer. C’était très anxiogène », dit-elle. A l’issue de son contrat, Orélia s’accorde une pause pour réfléchir : « Je ne voulais pas reprendre des études longues et je redoutais une nouvelle galère professionnelle. »

Au gré de ses recherches et des discussions avec ses amis, l’idée de se tourner vers l’informatique fait son chemin. Un secteur porteur s’il en est : 80 000 postes seraient vacants d’ici à 2020, selon un rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi de 2017. « J’ai toujours eu un petit côté geek, sourit la psychologue. J’aime les jeux vidéo ou améliorer les performances de mon ordinateur. Mais j’étais persuadée que l’informatique n’était pas faite pour moi car je n’ai jamais été très bonne en maths. J’ai eu un bac L ! » Le Monde 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Février2019:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alerte sur deux produits prétendument «brûle graisse» vendus sur Internet

 

 

 

 

“Deux produits prétendument «brûleurs de graisse» vendus sur Internet contiennent des substances «dangereuses pour la santé» et ne doivent pas être consommés, a averti lundi l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Il s’agit de comprimés de marque Clenox et Stanox-10 de la marque Malay Tiger, «utilisés par les sportifs mais aussi pour la perte de poids». «Ces produits sont présentés comme ayant des propriétés anabolisantes ou brûleuses de graisse», selon l’ANSM, qui met en garde les consommateurs sur les risques de ces produits et «recommande vivement de ne pas les consommer ou les administrer».

L’Agence conseille «aux personnes qui en auraient absorbé de consulter leur médecin pour un examen de contrôle».

L’analyse des comprimés de marque Clenox a montré la présence de clenbutérol à une teneur de 0,22 mg, alors qu’elle est censée être de 0,04 mg selon les indications figurant sur la boîte. Or le clenbutérol «est une substance dangereuse qui présente des risques cardiaques graves» et est interdit dans la composition de médicaments à usage humain en France depuis 2012.

Les comprimés de marque Stanox-10, eux, contiennent du stanozolol, «une substance qui n’est pas autorisée dans la composition de médicaments à usage humain», souligne l’ANSM. En outre, clenbutérol et stanozolol sont interdits par l’Agence mondiale antidopage (AMA). Ces deux produits anabolisants ont été impliqués dans de nombreux scandales de dopages, dont Ben Johnson, le sprinteur canadien condamné et déclassé après être arrivé en tête de la finale du 100 m aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988. 

«Seul le circuit des pharmacies d’officine et de leurs sites internet (…) apporte des garanties sur la qualité, l’efficacité et la sécurité des médicaments achetés», insiste l’ANSM, qui «déconseille vivement» d’acheter des médicaments par un autre biais.”

Le Figaro 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment trois Français ont créé le Google du « dark Web »

 

 

 

 

 

 

 

« L’histoire d’Aleph Networks est foncièrement singulière dans le monde de l’innovation. Rien ne prédestinait Céline Haéri, ex-institutrice, à jongler aujourd’hui avec 3,9 millions de numéros de CB volées et des faux comptes PayPal. En 2012, elle a cofondé, avec Nicolas Hernandez et Antoine Bonamour, cette société éditrice d’un moteur de recherche qui traque les ventes d’armes, de drogue, et tous les trafics qui fleurissent dans la face cachée de l’Internet mondial,  qu’on appelle le « dark web ». Les trois entrepreneurs de Villefranche-sur-Saône (Rhône) n’ont confié leur outil « explosif » qu’à l’Etat français et quelques partenaires stratégiques. Leur moteur de recherche, GM Search Dark a répertorié à ce jour 1,4 milliard de liens sur 140.000 sites, en 70 langues.

Les origines de la technologie d’Aleph Networks, qui associe la captation et la synthèse de données en gros volume à la maîtrise des protocoles d’anonymisation sur Internet, remontent à l’implication de Céline Haéri dans les mouvements d’enseignants contre la réforme Darcos en 2008. Elle demande aux deux autres cofondateurs, alors ingénieurs chez CGI et Kelkoo, d’agréger les contenus dispersés sur des blogs de professeurs réfractaires. En 2011, en plein printemps arabe, les deux informaticiens se remettent au travail pour collecter des informations et photographies éparpillées dans les blogs de dissidents isolés. Et « pour préserver leur anonymat numérique », le trio bénévole plonge « pour la bonne cause » dans le « deep » et le « dark Web ». » Les Échos 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Il faut défendre la langue française contre l’anglais qui la menace… en France même!»

 

 

 

 

 

 

« TRIBUNE – Nos décideurs ne mesurent pas combien leur désir de ne pas parler français en France choque les classes populaires, argumente André Vallini, ancien secrétaire d’État chargé du développement et de la francophonie.

Aucun domaine de notre vie ne semble pouvoir résister aux anglicismes. Les centres commerciaux deviennent des outlets, les supermarchés Champion des Carrefour market ou des Carrefour city, les Relais H des Relay, et Monoprix ouvre des Daily Monop. Les slogans en anglais ne se comptent plus comme «Born to be un super papa» de Marionnaud. Dans les rayons des magasins, les termes Man, Woman et Kids deviennent monnaie courante, et les travelors succèdent aux escalators. S’agissant des médias, France Télévisions a lancé une émission intitulée «Actuality» pendant qu’i-Télé, qui avait déjà sa newsroom, est devenue CNews. Dans le domaine culturel, le Musée des arts décoratifs expose «Fashion forward, trois siècles de mode» et les titres des films en anglais ne sont plus traduits. À Paris, après la Design Week et la Fashion Week, l’établissement public de la Défense organise une Urban Week et la faculté Pierre-et-Marie-Curie une Welcome Week. Le Salon du livre cède lui aussi aux anglicismes. » Le Figaro 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Google a caché un micro dans certains produits Nest pendant deux ans

 

 

 

 

 

 

« Les appareils de la gamme Nest Guard n’étaient pas censés contenir de microphone, mais Google a révélé lors d’une mise à jour que le capteur était en fait bien présent et activable par la voix.

Petit et discret. Un micro était intégré depuis deux ans dans les appareils Nest Guard, une gamme d’alarmes domestiques commercialisée aux États-Unis et appartenant à Google. C’est l’entreprise elle-même qui a révélé la présence du capteur lors d’une alerte de mise à jour des appareils, le 4 février dernier. La marque a en effet annoncé que le système de commande vocale de Google Assistant était désormais compatible avec les appareils de la gamme d’objets connectés. Une surprise, pour de nombreux utilisateurs, car les spécifications techniques ne faisaient pas état de cette capacité.

Certains utilisateurs se sont donc émus d’avoir fait entrer dans leur maison un microphone de Google sans même en être informés – ceux-ci pensaient en effet intégrer un simple système d’alarme connecté. La marque a tenu à les rassurer, expliquant que le microphone n’était pas activé par défaut et ne conservait que les commandes vocales activées par le sésame «OK Google» ou «Hey Google»

Le géant avait déjà suscité la polémique en octobre dernier au sujet des écoutes non désirées du Google Home mini. À quelques jours de sa sortie officielle, l’appareil avait été prêté à plusieurs journalistes pour une phase de test. L’un d’entre eux s’était rendu compte que le Google Mini était en fait à son écoute 24 heures sur 24 en raison d’un bug activant d’office l’assistant. Google avait blâmé un bug de l’appareil.

En décembre dernier, la Commission Nationale Informatique et Libertés avait tenu à alerter les consommateurs français au sujet des risques que pouvaient comporter les systèmes d’enceintes intelligentes et autres assistants vocaux. «Chaque utilisateur doit ainsi intégrer que même si “la parole s’envole”, ses requêtes vocales sont enregistrées dans le cloud, de la même manière qu’elles le seraient s’il les tapait au clavier dans certains moteurs de recherche», prévenait le régulateur. Il recommandait également d’éviter de relier ses serrures, volets ou alarmes connectés à un assistant vocal, notamment en raison des risques de piratage. » 

Le Figaro 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Explosion du nombre de brevets en intelligence artificielle

 

 

 

 

 

 

“INFOGRAPHIES. C’est une tendance qui se confirme : l’intelligence artificielle se développe à grande vitesse, et parmi les fonctions sur lesquelles les éditeurs ont travaillé, la reconnaissance visuelle focalise toutes les attentions.

Ceux qui pensent encore que l’intelligence artificielle (IA) n’est qu’un « buzzword » qui s’essoufflera aussi vite que le Bitcoin devraient jeter un oeil au  rapport publié par l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) sur les tendances technologiques 2019, consacré à l’IA. « Le rapport dit pas mal de choses que l’on croyait savoir, mais qui nous donnent une base empirique, explique aux Echos Francis Gurry, directeur général de l’OMPI. Notre impression, c’est qu’on ne va pas voir une diminution de l’intérêt du public prochainement. Le phénomène est tellement profond, et même si beaucoup d’applications vont être invisibles, je pense qu’on va parler encore pendant longtemps des effets sociaux. »

On apprend dans le document que le nombre de « brevets en intelligence artificielle a crû de 28 % en moyenne par an entre 2012 et 2017 ». En 2017, un total de 55.660 brevets a été déposé dans le monde, en très grande majorité par des industriels, mais aussi par quelques organismes de recherche publique.

L’année 2012 marque le tournant du dépôt de brevets en IA. Le rapport ne l’explicite pas, mais cette même année, Geoffrey Hinton et son équipe de l’université de Toronto mettaient au point un outil de reconnaissance visuelle qui affichait des performances exceptionnelles : AlexNet. C’est également cette année que fut publié un article scientifique surnommé « The Cat Paper » par des chercheurs de Google et de Stanford, dans lequel était présenté un algorithme de reconnaissance d’objets dans des vidéos YouTube qui s’était avéré très pratique détecter des chats. Ces outils fonctionnaient grâce à la technique de l’apprentissage profond (« deep learning »). Elle utilise des réseaux de neurones formels qui reproduisent grossièrement le fonctionnement du cerveau, et surtout qui s’avèrent très efficaces pour apprendre de manière automatique.

Et les applications ont été très rapides : « Une croissance significative des brevets dans un domaine est habituellement observée longtemps après les publications scientifiques. Il y a un délai de 10 ans pour la plupart des techniques, à l’exception de l’apprentissage profond. » Cette dernière constitue la discipline de l’IA qui a connu la plus forte augmentation avec une évolution de 175 % entre 2013 et 2016.

« La reconnaissance visuelle est la principale fonction appliquée mentionnée dans les brevets des entreprises leaders », indique également le document. Elle apparaît clairement comme la fonction plébiscitée par les industriels.” Les Échos 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En Pologne, de la viande de vaches malades mise sur le marché inquiète l’Europe

 

 

 

 

 

 

“En caméra cachée, un journaliste d’une télévision polonaise filme les coulisses d’un abattoir où des vaches à l’agonie sont abattues puis découpées pour leur viande. La crainte d’un scandale sanitaire européen plane, car la Pologne est l’un des plus importants pays exportateurs de viande de bœuf.

Des images qui donnent la nausée. Dans un abattoir polonais, des vidéos tournées en caméra cachée montrent des vaches à l’agonie, malades, qui ne tiennent plus débout et sont traînées avant d’être tuées puis découpées pour leur viande. Les images ont été tournées par le journaliste Patryk Szczepaniak qui s’est infiltré dans un abattoir de la région de Mazovie. Elles ont ensuite été diffusées dans une émission d’investigation de la chaîne de télévision polonaise TVN24.

Les vidéos montrent des animaux tués clandestinement, de nuit, sans aucun contrôle vétérinaire. Les bêtes sont ensuite découpées et les morceaux issus de ces animaux sont indistinctement mêlés aux autres. Sur les images, les travailleurs de l’abattoir retirent les preuves des maladies des animaux, comme des plaies de pression ou des tumeurs indiquant que les vaches étaient souffrantes et couchées sur le côté pendant des jours. «Les vétérinaires sont censés être là avant, pendant et après la mise à mort, mais après presque trois semaines de travail à l’abattoir, je n’ai vu le vétérinaire que le matin, alors qu’il s’occupait de l’administratif et examinait brièvement la tête des vaches», affirme Patryk Szczepaniak.«Il n’était pas non plus là lors de l’abattage des vaches malades pendant la nuit. Sur le papier, tout va bien, mais en réalité c’était une catastrophe», précise le journaliste.

Après avoir reçu la certification, la viande n’est plus inspectée et sera distribuée auprès des consommateurs ou des sous-traitants. «C’est totalement inacceptable de tuer des animaux dans cet état et de les placer dans la chaîne alimentaire. Vous ne pouvez pas savoir ce qui ne va pas avec les animaux. Vous pouvez le deviner, mais c’est tout ce que vous pouvez faire sans faire un examen post mortem complet», confie au Guardian Paul Roger, président de l’Association vétérinaire pour la science, l’éthique et le droit du bien-être animal, qui a vu les vidéos.». Le Figaro 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Janvier 2019:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus de 36 000 victimes de « cybermalveillance » assistées par la plate-forme de l’Etat

 

 

 

 

 

 

Cette plate-forme dote les autorités de capteurs précieux pour mieux connaître la cybercriminalité, voire, dans certains cas, pour lancer des enquêtes.

« Près de 30 000 personnes ont eu recours en 2018 au service de la plate-forme de l’Etat destinée à aider les victimes de malveillance informatique, selon les chiffres qu’elle a publiés mardi 22 janvier.

Depuis le lancement au printemps 2017 de cet outil, cyber malveillance, ce sont plus de 36 000 personnes qui ont été dirigées vers un professionnel à la suite d’une infection par un virus ou une arnaque en ligne. L’écrasante majorité des victimes sont des particuliers et, dans une moindre mesure, des entreprises et des collectivités.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’intérieur, Nuñez, est venu rendre visite, jeudi 24 janvier à Paris, aux équipes de la plate-forme. Celui qui, lorsqu’il dirigeait la direction générale de la sécurité intérieure, a dû « gérer des ingérences fortes et des problèmes plus graves », a salué ce qui s’apparente selon lui à « une police de sécurité quotidienne du monde cyber ».

La plate-forme a été créée pour permettre d’offrir une solution aux victimes d’actes de malveillance informatique les moins sophistiqués (virus, rançongiciels, escroqueries…). Après avoir renseigné des informations sur leur situation, les victimes se voient proposer par le site des coordonnées de professionnels de l’informatique à proximité de leur domicile.

Outre cette assistance, c’est aussi pour mieux connaître le vrai visage de la cybercriminalité que cette plate-forme a été lancée. Car les autorités manquent cruellement de statistiques : « Cela peut surprendre, mais nous n’avons pas de chiffres », reconnaît ainsi Nuñez. Le dispositif Cybermalveillance « remplit un vide » et permet d’éclairer un peu « le chiffre noir du cyber » souligne Jacques Martinon, directeur de la mission de prévention et de lutte contre la cybercriminalité au ministère de la justice.

Actuellement, les statistiques de la cybercriminalité sont souvent agrégées avec celles de la criminalité traditionnelle : les autorités connaissent ainsi le nombre d’escroqueries, mais pas celui des escroqueries réalisées par Internet. La frilosité des victimes à porter plainte, voire leur méconnaissance de leur possibilité de le faire, explique aussi ce manque de statistiques. Les autorités veulent tout faire pour que ces dernières poussent la porte d’une gendarmerie ou d’un commissariat, et espèrent notamment articuler la plate-forme Cybermalveillance avec la plate-forme Thésée, qui permettra bientôt de déposer plainte sur Internet pour les cas d’escroquerie en ligne.

Ce déficit de capteurs fait ainsi passer sous les radars certains phénomènes délictueux que la plate-forme Cybermalveillance permet parfois de faire émerger.

C’est le cas par exemple de l’arnaque au faux support technique. Cette dernière est simple, et très lucrative : lors de leur navigation, des internautes voient s’afficher une fenêtre qui perturbe le fonctionnement de leur navigateur, voire de leur ordinateur. Cette fenêtre leur explique ensuite, parfois message vocal à l’appui, qu’un logiciel malveillant a bloqué leur ordinateur. Il leur est également indiqué un numéro de téléphone : au bout du fil, un opérateur, parfaitement francophone, qui profite de la confusion pour faire payer très cher un prétendu dépannage à l’internaute. Ce type de fraude, mal connu, représente environ un cas sur dix enregistrés par la plate-forme et 80 % des interventions des prestataires qui y sont inscrits.

Plus récemment, la plate-forme a permis de détecter une vague d’escroquerie se répandant sur les messageries instantanées et qui promettait, afin de récupérer des informations personnelles, de faire gagner des billets gratuits pour le Futuroscpe, Disneyland ou le parc du Puy-du-Fou. » Le Monde 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le « fake », nouveau casse-tête pour la recherche

 

 

 

 

 

 

“SCIENCES. Le nombre de publications retirées des revues scientifiques après suspicion de fraude ou de manipulation est en hausse, surtout dans les sciences de la vie. Elles jettent le discrédit sur l’ensemble des travaux de recherche.

La recherche est-elle encore un terrain solide ? Minées par les conflicts d’intérêts ou polluées par des ambitions personnelles, de plus en plus de publications scientifiques rejoignent le catalogue des « fake news ». Essais truqués, résultats biaisés, éprouvettes ou photos trafiquées, plagiats, interprétations équivoques…

La fraude se répand dans les laboratoires aussi vite qu’une épidémie de grippe », observe un chercheur, qui veut garder l’anonymat. Selon plusieurs études concordantes, la communauté scientifique internationale compterait à ce jour près de 140.000 tricheurs dans ses rangs, soit 2 % au moins de ses membres. Et le phénomène s’amplifie.

Dans la littérature scientifique biomédicale indexée dans  la medline, la principale base de données bibliographiques dans le domaine, le taux de rétractation d’articles pour fraude a été multiplié par dix depuis 1975. Des sociologues ont cherché à quantifier le niveau d’intention des falsificateurs. Selon leur analyse portant sur plusieurs milliers de chercheurs, 2 % des scientifiques, toutes disciplines confondues, admettent avoir falsifié des résultats pendant leur carrière et 14 % déclarent connaître des collègues fraudeurs.

Pis : 34 % des scientifiques reconnaissent avoir manqué de rigueur au moins une fois dans leur vie professionnelle en utilisant des méthodes d’analyse permettant d’obtenir des résultats allant dans le sens de leur thèse, ou en écartant au contraire des publications susceptibles de les contredire.” Les Échos 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Européennes : Hamon se targue de mener «la seule liste de gauche»

 

 

 

 

Le Figaro

« LE SCAN POLITIQUE – Sceptique sur l’issue du grand débat, le chef de file de Génération.s estime que tous les thèmes devront y être abordés, notamment «la réflexion d’une VIème République». Il va écrire en ce sens à Emmanuel Macron.

Pas totalement hostile au grand débat lancé par le président de la République, Benoît Hamon estime qu’il sera «vertueux» s’il permet «de dialoguer à nouveau». Mais l’ancien candidat à l’élection présidentielle juge que le problème de cette consultation, c’est que le chef de l’État parle de tout, «sauf de ce avec quoi il n’est pas d’accord». Un exemple? La fiscalité qui selon lui est «fondamentale et dont la répartition n’est pas évoquée». Or, «si l’on ne touche pas à la répartition des richesses, on ne s’en sortira pas», insiste-t-il, plaidant pour un retour de l’ISF. «Le président a tort en disant que ça ne changerait rien, je pense que les plus riches dans notre pays ne paient pas assez d’impôts. Quand vous avez un hôpital qui se tiers-mondise, ces quelques milliards d’euros sont utiles».

Fair play, il reconnaît malgré tout que l’intervention d’Emmanuel Macron pendant 7 heures devant les maires de Normandie, le jour du lancement du grand débat était une «belle performance en terme de communication politique mais qu’elle ne suffit pas». Il va lui-même prendre la plume et répondre dès aujourd’hui à Emmanuel Macron pour lui dire que «le débat doit tout aborder, notamment la réflexion d’une VIème République» mais aussi «une vraie taxe pollueur-payeur», en faisant payer les véritables pollueurs «comme l’entreprise Total».

Hamon veut faire connaître Génération.s

À quatre mois des élections européennes, Hamon confie qu’il conduira «une alliance citoyenne aux européennes». Des élections traitées jusqu’ici «avec beaucoup de négligence et de légèreté». À son sens, il y a un espace pour une réponse de gauche. «La liste que je porterai sera la seule liste de gauche», martèle-t-il. Dans le JDD, Yannick Jadot, tête de la liste EELV qui, dès le printemps derniers, avait annoncé qu’il ne ferait pas de nouvel accord avec Benoît Hamon après le fiasco de la présidentielle appréciera…

Hamon reconnaît que jusqu’ici Génération.s a peiné à se faire entendre et plaide la jeunesse du mouvement: «Il a un an, personne ne le connaît encore. C’est pour ça que je m’engage», dit l’ex-candidat à la présidentielle de 2017, qui ne veut pas faire une «liste de partis de gauche en panique». Et se refuse à partir dans «une alliance de tout et son contraire qui créerait la confusion». Le Figaro 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

E171 : l’additif alimentaire controversé ne sera pas 

 

 

 

 

David Plunkert

 

 

 

“Entre le ministère de l’économie et des finances et celui de la transition écologique et solidaire, le bras de fer durait depuis plusieurs mois. Bercy a, semble-t-il, remporté l’arbitrage. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a annoncé, mardi 8 janvier dans « C à vous » sur France 5, qu’à brève échéance l’additif alimentaire E171 ne serait pas suspendu en France.

Ce colorant controversé, formé de nanoparticules de dioxyde de titane (TiO2), est présent dans de nombreux produits alimentaires, en particulier des confiseries, des biscuits, des plats préparés ou des gommes à mâcher – même si plusieurs industriels se sont récemment engagés à l’ôter de leurs recettes. Suspecté de présenter un risque cancérogène, sa suspension est prévue par la loi Egalim (issue des états généraux de l’alimentation) adoptée en novembre 2018. Mais cette mesure conservatoire ne peut entrer en vigueur qu’après la prise d’un arrêté ministériel que M. Le Maire a exclu de signer dans l’immédiat, renvoyant cette décision au résultat de nouvelles expertises, qui ne seront pas réalisées avant plusieurs mois.

Dans une tribune publiée fin décembre 2018 par Le Monde, une vingtaine d’associations – dont la Ligue contre le cancer, Greenpeace, Foodwatch, 60 millions de consommateurs ou encore l’Alliance pour la santé et l’environnement, qui rassemble plusieurs dizaines d’ONG, de sociétés savantes et d’instituts de recherche européens – avaient enjoint au ministre de signer le fameux arrêté, afin de « ne pas entraver une décision importante de santé publique ». Le Monde 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment la France se dirige vers une société «zéro cash»

 

 

 

 

“D’année en année, les règlements en espèces reculent au profit des différents moyens de paiements dématérialisés. En ce sens, un rapport a été remis à l’État en juillet dernier préconisant la suppression progressive de la circulation du liquide en France.

Cela fait bien longtemps que plus aucun euro ne traîne dans les poches de Yoann. Cet étudiant orléanais de 23 ans a troqué, depuis plusieurs années déjà, son porte-monnaie contre divers moyens de paiements dématérialisés. Dans un premier temps, il s’est mis à utiliser exclusivement sa carte bleue. Puis, il y a un peu plus d’un an, Yoann a entendu parler du paiement par mobile. En quelques étapes simples, il a enregistré ses coordonnées bancaires sur son smartphone. Depuis, il effectue tous ses achats (inférieurs à 300 euros) en le posant sur les bornes de paiement des commerces, grâce à une puce présente, de base, dans son iPhone. «Mon téléphone a complètement remplacé ma carte bancaire classique. Je la transporte très rarement avec moi», explique-t-il. Les types d’achats? «Absolument tout. Que ce soit au supermarché, à la boulangerie, dans les bars, à La Poste ou chez l’opticien… En fait, partout où le sans contact est possible.» Et Yoann n’est pas le seul, loin de là, à s’être converti à ces nouvelles formes de transactions. 

De nombreux Français se tournent aujourd’hui vers des systèmes de paiements dématérialisés. Entre 2012 et 2017, l’usa du sans contact en France a été multiplié par mille, passant de 1,17 million à 1,23 milliard de transactions, d’après le groupement d’intérêt économique des cartes bancaires (CB). Le montant des échanges a lui aussi explosé, passant de 12 millions à 12,4 milliards d’euros. Et cette tendance s’accélère: les transactions ont doublé rien qu’entre 2016 et 2017. « On assiste à un réel effet de transformation des paiements. C’est-à-dire que les achats dans les commerces de proximité qui, hier, étaient faits en cash sont aujourd’hui de plus en plus souvent réalisés en sans contact», constate Loÿs Moulin, directeur du Développement du Groupement des Cartes Bancaires CB. 

Nul doute que la dynamique des paiements dématérialisés va s’amplifier. Pour 2018, le réseau CB devrait comptabiliser plus de 2 milliards de transactions sans contact dans l’Hexagone, soit une augmentation de plus de 70% par rapport à 2017. Et le système gagne également du terrain du côté des professionnels de la vente. «Le sans contact devient une norme commune et logique pour tous les terminaux de paiements. La quasi-totalité des TPE que nous distribuons ou remplaçons sont désormais équipés de cette technologie. C’est une demande systématique de nos différents clients», explique Romain Thérond, de la société Synalcom spécialisée dans la vente et maintenance de terminaux de paiement. Et cette transition est rapide. En juin 2017, 38% des commerçants étaient équipés d’une borne permettant l’utilisation du sans contact. Un an après, ils sont déjà 53%.”

Le Figaro 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suisse : l’énigme des billets de 500 euros retrouvés dans les toilettes résolue

 

 

 

 

 

“Au printemps 2017, des liasses de billets déchirés avaient été retrouvées dans les toilettes de plusieurs cafés et restaurants de Genève.

La police suisse a enfin résolu le mystère des liasses de billets retrouvées dans les toilettes de divers commerces genevois. Et après plus d’un an d’enquête, la justice a décidé d’offrir ce pactole de plusieurs dizaines de milliers d’euros aux personnes qui ont fait cette heureuse découverte, révèle la Tribune de Genève.

L’histoire se déroule le 11 mai 2017, lorsque des employés de la banque UBS de Genève constatent que les toilettes de l’établissement sont obstruées par des billets déchirés de 500 euros. Les salariés de la banque parviennent à récupérer 40.000 euros de coupures mouillées et alertent la police dans la foulée. Quelques jours après cet événement, les toilettes d’un salon de thé situé dans le même immeuble que la banque sont, elles aussi, bloquées par des liasses de billets préalablement découpés. Et cette fois, le personnel repêche près de 8500 euros, puis les remettent à la police. 

Quelques heures plus tard, c’est au tour d’un café avoisinant de faire la même découverte, à un détail près: 26.000 euros sont récoltés. Mais cela ne s’arrête pas là… Un mois après les premières découvertes, d’autres billets de 500 euros surgissent des toilettes d’une pizzeria. Les salariés réussissent à récupérer un butin de 60.000 euros. Puis en juillet, rebelote pour le gérant du café qui repêche 50 grammes de billets.

Un coffre à «vocation collective» 

Après vérification des images de surveillance fournies par UBS, l’attention des forces de l’ordre se porte sur cinq personnes – deux hommes et trois femmes – qui ont, peu avant le 11 mai, multiplié les allers-retours entre la salle des coffres et les toilettes de l’établissement bancaire. Ces derniers sont des clients espagnols. L’un des cinq protagonistes, entendu par les autorités en hiver dernier, a raconté qu’il disposait d’un coffre à «vocation collective». L’homme a expliqué que l’argent appartenait à la famille de sa femme qui avait reçu des menaces de malfaiteurs en Espagne et avait préféré mettre le trésor à l’abri en Suisse. L’homme n’a toutefois pas expliqué pourquoi les billets avaient été déchirés et jetés, mais il a remboursé immédiatement les propriétaires des trois établissements qui avaient porté plainte pour les dégâts occasionnés à leur installation de plomberie. La Tribune de Genève se demande si la famille espagnole n’a pas paniqué après l’adoption en Suisse de la loi sur l’échange automatique des renseignements bancaires. 

Quoi qu’il en soit, la justice a blanchi les cinq Ibères, qui ne revendiquent pas vouloir récupérer les billets «noyés». Résultat, comme la justice genevoise l’a décidé et comme le stipule le Code civil, ce sont les employés des café, salon de thé et pizzeria qui pourront empocher le pactole. Toutefois une question se pose: que faire de billets déchirés? Dans la pratique, les banques nationales (ici ce sera la banque de France car ce sont des euros et non des francs suisses) peuvent rembourser n’importe quelle coupure s’il existe une preuve de destruction de la partie manquante, ou si au moins 50% du billet est présenté aux autorités. Mais à l’avenir, retrouver des billets de 500 euros dans des toilettes devrait devenir encore plus rare… En effet, d’ici la fin de l’année, la Banque centrale européenne va stopper la création et la production de cette coupure pour notamment lutter contre la fraude et le blanchiment.” Le Figaro 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Quand un pays a eu des Jeanne d’Arc et des Napoléon, il peut être considéré comme un sol miraculeux. »

Guy de Maupassant

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