French Media 2022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           Octobre 2022:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le sud de la France, des agriculteurs font preuve d’imagination pour faire face à la sécheresse:

 

 

 

si certains parient sur des serres ultra-modernes, d’autres sélectionnent des plantes capables de supporter le manque d’eau et de produire des lignées de légumes plus résistantes.

 

 

 

 

 

 

 

« Un plan de tomates pratiquement privé d’eau peut-il arriver à maturité et, qui plus est, produire des descendants qui, à leur tour, pourront se passer presque entièrement d’arrosage ?

Pour Bertin, directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), il est “indéniable” que “l’effet mémoire existe au niveau épigénétique”, la science qui étudie justement comment l’environnement d’un être vivant, animal ou végétal, peut modifier ses gènes de manière transmissible.

“En revanche, le rendement n’est plus le même. Que ça soit un levier pour contrer la sécheresse, ça n’est pas prouvé”, avertit tout de suite la chercheuse.

Tout dépend de l’objectif des cultures, industrielles ou non”, ajoute-t-elle.

“La plante apprend”

Sur ses deux petites exploitations -huit et deux hectares, du nord de l’Hérault, à Olmet-et-Villecun et Romiguières-, Pascal Poot, maraîcher de 60 ans, a dû composer avec un manque d’eau permanent, accentué cette année par une longue canicule, certain que “la plante apprend” de ses expériences, qu’elle les “garde en mémoire”.

“Mon terrain était moins cher parce qu’il n’y avait pas d’eau”. La terre était caillouteuse, peu profonde et “dure comme du béton. J’ai donc dû m’adapter, et les plantes aussi”, a-t-il confié à l’AFP, chapeau de paille sur la tête, moustache et barbichette broussailleuses.

Prenant pour modèle les mauvaises herbes “que personne n’a jamais arrosées”, il a fait le pari de n’alimenter ses cultures en eau qu’une seule fois, lors de la plantation, puis de les laisser livrées à elles-mêmes, convaincu de leur capacité à puiser l’eau en profondeur.

Ses tomates, aubergines, poivrons, melons, concombres et courgettes s’épanouissent ainsi sur une terre craquelée, ou à même un tas de pierre. “Un énorme et constant travail de la terre (est nécessaire) pour qu’elle soit fertile”, convient-il néanmoins.

“Les plantes se sont habituées à grandir sans arrosage”, avance-t-il. “Si elles survivent, les graines de la génération suivante seront plus résistantes, et ainsi de suite”, ajoute le maraîcher, qui s’est spécialisé dans la vente en boutique et sur internet des semences et plants de ses légumes, dont plusieurs “variétés anciennes de tomates qui résistent bien à la sécheresse”.

Uchaux, dans le nord du Vaucluse, André Bernard produit également des légumes, dont des tomates destinées à l’industrie, mais à une bien plus grande échelle.

Depuis quatre ans, une partie de sa production se fait sous de vastes serres munies de panneaux solaires, prévues à l’origine pour protéger ses légumes de la grêle et du vent, mais qui ont aussi démontré leur utilité lors des fortes chaleurs. Dans les serres, “on arrive à mieux produire et à utiliser moins d’eau”.

Grâce à une irrigation “très maîtrisée”, faite de goutte-à-goutte par le sol et de brumisation ponctuelle, la température a pu être quelque peu réduite et l’hydrométrie maintenue, précise cet agriculteur influent, président de la Société nationale interprofessionnelle de la tomate destinée à la transformation (Sonito).

En revanche, en plein champ, André Bernard reconnaît avoir “connu énormément de difficultés” cette année, malgré les possibilités d’irrigation offertes par le Rhône tout proche.

“A cause de la canicule, les rendements sont en baisse et l’état des plantes est très dégradé”, constate-t-il.

Les techniques modernes d’arrosage qu’il utilise, avec des capteurs dans le sol et des programmes informatiques calculant au plus près les besoins, lui ont permis de réduire “de 10 à 20 fois” sa consommation en eau par rapport à ses débuts dans les années 1980.

Mais ce n’est même “pas la peine” de songer à se passer entièrement d’arrosage pour les grandes cultures, soutient-il.

“Je sais qu’il y a des techniques qui permettent de produire un peu” sans arrosage, “mais nous, si on veut arriver à produire ce qu’attendent les consommateurs à un prix raisonnable, sans irrigation, ce n’est pas possible”.

Le Point

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Septembre 2022:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pollution : « Les plastiques, on ne s’en passera jamais », estiment deux chercheurs

 

 

 

 

 

 

 

« A l’occasion d’une conférence-débat organisée deux experts répondent aux questions de 20 Minutes sur l’avenir des plastiques

Quels seront les plastiques de demain ? Une conférence-débat, gratuite et ouverte à tous, organisée par le laboratoire de chimie des polymères organiques (LCPO), propose de s’intéresser à cette question, ce mercredi. L’événement aura lieu à l’ INP (établissement regroupant plusieurs écoles d’ingénieurs), à 17h30. Daniel Taton, professeur à l’université de Bordeaux et directeur adjoint du LCPO, et Thomas Vidil, chercheur au LCPO, répondent aux questions de 20 Minutes sur leurs travaux, dont l’ambition est de réduire l’impact environnemental de ces matériaux.

Daniel Taton : On retrouve des matériaux plastiques, qui sont principalement constitués de polymères, dans tous les secteurs de notre vie quotidienne. A peu près 40 % des applications des plastiques sont pour l’emballage. On les retrouve dans le bâtiment, les transports, les dispositifs électriques et électroniques, les cosmétiques etc. Par exemple, dans les crèmes pour le visage ou les shampoings, il y a des polymères (lire encadré).

Je pense qu’on ne s’en passera jamais. Les plastiques ont contribué à la modernité de notre société (…) Il y a aussi des raisons économiques. En Europe, en 2018, cette industrie employait 1,6 million de personnes. Et générait environ 360 milliards d’euros. Et ça va continuer d’augmenter (…) La question, c’est de mieux gérer leur fin de vie.

Thomas Vidil : Et il y a des raisons sanitaires. Si on se rabattait sur des matériaux plus onéreux, toute une partie de la société ne pourrait plus subvenir à ses besoins les plus primaires. Nos hôpitaux, nos cantines fermeraient. Nous travaillons sur des solutions pour rendre les plastiques plus durables, à travers des partenariats avec des industriels. A Bordeaux, il y a notamment des initiatives menées par la Région.

Quel serait le plastique parfait ?

Daniel Taton : Le plastique idéal, c’est certainement celui qui est issu d’une ressource végétale renouvelable, qui ne concurrence pas la chaîne alimentaire.

Thomas Vidil : Il faut concevoir des plastiques qui pourront être recyclés, réutilisés. Ou qui pourront durer le plus longtemps possible, pour faire en sorte qu’ils puissent être utilisés sur des générations. Et c’est ça notre but : dire qu’aujourd’hui, il faut trouver les meilleures solutions pour que demain nos plastiques n’aient pas cet impact négatif sur l’environnement (…) C’est ce pourquoi on travaille tous les jours dans ce laboratoire. » 20 Minutes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Agir pour l’environnement dénonce la présence de micro plastique dans les bouteilles d’eau

 

 

 

 

 

 

Des analyses commandées par l’association Agir pour l’environnement révèlent l’existence de micro plastiques dans 7 bouteilles d’eau sur 9. L’ONG demande l’interdiction de ces contenants pour la fin du quinquennat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« L’eau en bouteille contaminée par des micro plastiques ? C’est le résultat d’une analyse menée par l’association Agir pour l’environnement. Sur neuf bouteilles présentes dans la grande distribution, sept d’entre elles contenaient des micro plastiques, même très faiblement. De manière plus inquiétante, la bouteille labellisée «pour enfant» présentait une concentration vingt fois plus importante que les autres.

L’association a confié les analyses au laboratoire public territorial d’analyses, de conseil et d’expertise breton Labocea. Les molécules retrouvées sont notamment Polyéthylène téréphtalates (composant les bouteilles) et des polyéthylènes (entrant dans la composition des bouchons).

Agir pour l’environnement s’appuie sur cette analyse pour demander l’interdiction des bouteilles en plastique d’ici la fin du quinquennat, un plan «zéro micro plastiques dans la chaîne alimentaire» et la transparence dans la composition des bouteilles.

Les fédérations des eaux minérales naturelles et des eaux de sources ont répondu à ces résultats dans un communiqué. Elles pointent du doigt le fait que l’analyse porte sur seulement neuf bouteilles «empêchant de s’assurer de la non-variabilité des résultats». Elles «réaffirment la qualité et la sécurité de leurs produits» et rappellent que «l’analyse de la source des micro plastiques est éminemment complexe du fait de leur présence généralisée dans l’air, le sol, la faune et la chaîne alimentaire».

De fait les micro plastiques sont partout. Dans l’océan, les sols, l’air que nous respirons, la nourriture que nous mangeons. Une étude réalisée pour WWF avait déjà estimé que l’être humain pouvait ingurgiter jusqu’à l’équivalent d’une carte bancaire de plastique (cinq grammes) par semaine. L’eau en bouteille peut être contaminée comme le reste. D’ailleurs l’analyse d’Agir pour l’environnement trouve aussi des traces de polyuréthane qui, a priori, n’entre pas dans la composition des bouteilles.

Ceci dit, ce n’est pas la première fois que la présence de micro plastiques dans l’eau en bouteille est mise en lumière. Les fédérations des eaux minérales naturelles et des eaux de sources vont aussi un peu vite en besogne en affirmant que le polyéthylène téréphtalate est un matériau inerte et non toxique.

Appel à une meilleur compréhension de l’exposition

«Notre corps n’est pas équipé pour s’en débarrasser. Nos enzymes ne vont absolument pas attaquer ce plastique qui va perdurer jusqu’à notre mort. Et ensuite, il va créer des déséquilibres, comme des destructions cellulaires, des cancers…» affirme, sur RMC, Nathalie Gontard, chercheuse à l’Institut de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.

Une étude publiée en décembre 2021 dans la revue Environmental Science & Technology montrait que les personnes atteintes d’une maladie inflammatoire de l’intestin (MII) présentent 50% de micro plastiques en plus dans leurs selles. En mars, une autre étude scientifique démontrait la présence de micro plastiques dans le sang. Les chercheurs appelaient à une meilleure «compréhension de l’exposition à ces substances chez l’homme et du danger associé à une telle exposition pour déterminer si l’exposition aux particules de plastique constitue ou non un risque pour la santé publique». Quoiqu’il en soit, l’humanité consomme, ingère et rejette trop de plastique. » Libération

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Été 2022:

 

 

 

 

 

 

 

 

Smartphones : l’UE va imposer le chargeur unique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Les consommateurs n’auront plus besoin d’un dispositif et d’un câble différents à chaque fois qu’ils achètent un nouvel appareil », justifie le Parlement

« Les 27 pays de l’UE et les eurodéputés se sont mis d’accord mardi pour imposer dans l’Union un chargeur filaire universel pour les smartphones, tablettes, consoles et appareils photo numériques d’ici à deux ans et demi, au grand dam d’Apple qui s’y opposait. « En vertu des nouvelles règles, les consommateurs n’auront plus besoin d’un dispositif et d’un câble de charge différents à chaque fois qu’ils achètent un nouvel appareil, et pourront utiliser un seul chargeur pour tous leurs appareils électroniques portables de petite et moyenne taille », a expliqué le Parlement européen dans un communiqué. D’ici à l’automne 2024, les téléphones mobiles, tablettes, liseuses électroniques, écouteurs et casques, appareils photo numériques, consoles de jeux vidéo portables et enceintes portatives, si elles sont rechargeables via un câble filaire, « devront être équipés d’un port USB Type-C, quel que soit leur fabricant », précise-t-il.

Les ordinateurs portables seront soumis à la même exigence d’un chargeur unique « dans les 40 mois suivant l’entrée en vigueur du texte », soit d’ici à 2026 (le texte devant être publié au Journal officiel de l’UE après l’été, après approbation formelle du Conseil et du Parlement européen). La réglementation prévoit également que la vitesse de charge soit harmonisée pour les appareils autorisant la charge rapide, pour éviter qu’elle soit bridée en cas d’utilisation avec un appareil d’une marque différente. En rendant possible le découplage entre la vente d’appareils électroniques et de chargeurs, le texte pourrait permettre aux consommateurs européens – qui dépensent environ 2,4 milliards d’euros par an pour des achats de chargeurs seuls – d’économiser au moins 250 millions d’euros annuellement, selon la Commission européenne.

Réduire les déchets de chargeurs non utilisés

De même source, les déchets de chargeurs non utilisés, évalués à 11 000 tonnes par an, pourraient être réduits de presque 1 000 tonnes. Ce projet avait été lancé dès 2009 par la Commission, mais il s’était jusqu’à présent heurté aux vives réticences de l’industrie, bien que le nombre de types de chargeurs existants se soit fortement réduit au fil des ans. D’une trentaine en 2009, ils sont passés à trois : le connecteur Micro USB qui a longtemps équipé la majorité des téléphones, l’USB-C, une connexion plus récente, et le Lightning utilisé par Apple. Le groupe californien, qui fait valoir que sa technologie de charge Lightning équipe plus d’un milliard d’appareils dans le monde, avait exprimé sa farouche opposition au texte européen, estimant qu’il « étoufferait l’innovation ». Des associations de consommateurs, tout en saluant le projet de l’UE, avaient de leur côté regretté qu’il ne concerne pas les systèmes de chargement sans fil, en plein essor. » Le Point

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juin 2022:

 

 

 

 

 

 

 

Les vols sans escale vers l’Australie sont-ils risqués pour la santé ?

 

 

 

 

 

 

 

Des vols de près de 20 heures vont devenir quotidiens avec la dernière génération d’Airbus long-courrier. Une révolution aérienne, mais est-elle sans risque ?

« En 1872, Jules Verne prévoyait 80 jours pour un tour du monde. En 2017, à la voile, Francis Joyon terminait en 40 jours. En 2025, l’Airbus A350-1000 pourra boucler un Sydney-Londres-Sydney en 40 heures. La nouvelle version de l’ultra long-courrier européen est taillée pour parcourir un demi-tour du monde sans escale. Sur la route mythique des kangourous, la compagnie nationale australienne Qantas a prévu pour 2025 – avec deux ans de retard liés au Covid – des vols commerciaux non-stop Sydney-Londres (17 750 kilomètres) en 19 heures et 20 minutes et un peu moins au retour Londres-Sydney avec les vents dominants soufflant d’ouest en est. L’avion, qui fera une courte escale en Grande-Bretagne, aura donc volé 40 heures.

La commande récente passée à Airbus compte 12 A350-1000 dans le cadre du projet « Sunrise » (à la poursuite du lever de soleil), ce qui laisse augurer l’ouverture d’autres très longs vols, comme Sydney-New York (15 988 kilomètres, mais aussi des dessertes vers Paris, Francfort, Chicago, etc. Le gain de temps par rapport aux vols avec escale est au minimum de quatre heures, sans compter moins de fatigue en raison d’une dépressurisation liée à l’atterrissage suivie d’une nouvelle pressurisation après le décollage ainsi évitées.

Pour l’Australie, c’est un vrai défi qui s’apparente, toutes proportions gardées, à notre volonté nationale de désenclavement. Les citoyens de l’État veulent pouvoir rejoindre n’importe quelle métropole mondiale sans être obligés de subir une longue correspondance en Asie ou ailleurs. Selon le patron de Qantas, Alan Joyce, l’A350 et le projet Sunrise « permettront à n’importe quelle ville d’être à un seul vol de l’Australie. C’est la dernière frontière et la dernière solution à la tyrannie de la distance ».

Contraintes techniques, sociales et commerciales

Un tel défi, qui écrit une nouvelle page de l’histoire de l’aviation, demande de s’affranchir de contraintes qui n’ont pas toujours été envisagées par la réglementation aéronautique internationale. Elles sont d’ordres techniques, sociaux et commerciaux.

Airbus, qui était en concurrence avec Boeing sur ce projet Sunrise, avait déjà rempli une grande partie du contrat technique en réalisant l’A350-900 ULR (ultra long range, à l’autonomie augmentée), prévu pour relier Singapour à New York (15 323 kilomètres) avec Singapore Airlines. L’A350-1000 de Qantas, le grand frère, un peu plus long avec les mêmes moteurs Rolls-Royce, est équipé d’un réservoir supplémentaire central de fuselage (et non dans les ailes) de 20 000 litres, portant son autonomie à 18 0000 kilomètres.

Sa cabine, qui pourrait accueillir 366 passagers, n’est pas densifiée, au contraire. Les six passagers de la première disposent d’un lit, mais aussi d’un fauteuil inclinable et d’une penderie. 52 fauteuils-lits seront prévus en classe affaires, 40 places en Premium et 140 en Économie (sièges écartés de 84 cm contre 79 cm habituellement). Avec seulement 238 sièges au total, des zones de détente ont pu être aménagées ici et là dans la cabine. Boeing, empêtré dans les problèmes de certification du B777X et dans les défauts de construction du B787, n’avait pas d’offre crédible Sunrise.

À LIRE AUSSIVoyages en avion : (presque) tous les chemins mènent en Amérique

Peu de détails ont été donnés sur le volet social de ces très longs vols concernant la composition des équipages, les temps de repos en vol et à l’escale, les salaires, etc. L’Australian and International Pilots Association, qui représente les pilotes de Qantas, avait demandé une « étude scientifique à long terme » pour savoir si les pilotes bénéficiaient du repos nécessaire lors de tels vols. Pour quantifier ces paramètres, les pilotes lors de vols tests portaient un EEG (enregistreur électroencéphalogramme) analysant les rythmes des ondes cérébrales et contrôlant la vigilance, le but étant de révéler des données visant à optimiser leurs cycles d’activité et de repos lors des vols long-courriers. Un accord avec les syndicats a été trouvé par Qantas.

Surveillance du taux de mélatonine

La réussite de Sunrise est liée aux réactions des passagers. Celles-ci ont été testées lors de vols expérimentaux. Qantas qui opère déjà un régulier Perth-Londres de 14 498 kilomètres en 17 heures, une ligne qui est la plus rentable avec, comme l’a précisé Alan Joyce, le plus fort taux de satisfaction client. Pour approfondir, Qantas a utilisé pendant trois mois trois livraisons d’avions neufs B787-9. Au lieu de rallier à vide Seattle, le site de Boeing où ils sont assemblés, à Sydney, les appareils ont emprunté les routes futures Sunrise en passant par New York ou par Londres et effectuer un non-stop vers l’Australie. Pas de passager payant à bord, mais une quarantaine de « cobayes », essentiellement des employés de Qantas, qui ont expérimenté les conditions de ces vols. La méthodologie est proche de celle de la recherche spatiale ! Elle est conduite en partenariat avec le centre Charles-Perkins de l’université de Sydney et l’université Monash, en collaboration avec le Centre de recherche australien sur la vigilance, la sécurité et la productivité.

Chaque passager était équipé de dispositifs médicaux d’enregistrement portables et participe à des expériences spécifiques à différents moments des dix-neuf heures de vol. « Les scientifiques et les experts médicaux du centre Charles-Perkins surveilleront le sommeil, l’alimentation, les mouvements physiques et les effets de l’éclairage et des divertissements à bord pour évaluer l’impact sur la santé, le bien-être et l’horloge biologique », a indiqué Qantas. Les chercheurs de l’université de Monash travailleront avec les navigants pour enregistrer avant, pendant et après les vols les taux de mélanine de l’équipage, un indicateur du « bien-être ».

Pas de vol sous pavillon français

Ces longs vols concernent-ils les compagnies françaises ? Le record du plus long vol commercial est détenu depuis le 15 mai 2020 par la compagnie French bee reliant Papeete à Paris (sans l’escale habituelle à San Francisco), sur 16 129 kilomètres, en 16 heures et 45 minutes en Airbus A350-900. Air Tahiti Nui avec un B787 Dreamliner avait réalisé un vol comparable deux mois plus tôt. Mais ces liaisons exceptionnelles ont été réalisées avec très peu de passagers rapatriés lors de la pandémie. Air France, qui opère la même ligne avec escale à Los Angeles, n’est pas intéressée sur la seule desserte de son réseau justifiant un très long vol. Car la clientèle venant ou se rendant en Polynésie n’est pas assez nombreuse pour financer une telle desserte par rapport aux flux de Londres-Sydney, par exemple. L’équilibre économique est possible seulement avec l’apport de passagers intéressés par l’escale en Californie. » Le Point

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mai 2022:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Privation, adaptation : quel impact a l’inflation sur la consommation des Français ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Une étude d’Ipsos pour l’Observatoire E.Leclerc des nouvelles consommations montre comment le choc inflationniste a perturbé les habitudes de consommation des Français.

Pour 85% des Français, avoir une alimentation de qualité coûterait trop cher. Voici comment l’Observatoire E.Leclerc des nouvelles consommations introduit son enquête de grande ampleur, destinée à dresser un aperçu des différents comportements liés à l’inflation qui s’accentue depuis plusieurs mois. Sans surprise, la hausse des prix s’installe dans le quotidien de la quasi-totalité des Français, puisque 96% d’entre eux disent la ressentir dans leur panier de courses. Le pouvoir d’achat est de fait nettement touché, avec près de 8 consommateurs sur 10 (77%) qui affirment qu’il a diminué au cours des derniers mois.

Près de 7 Français sur 10 se privent de fruits et légumes frais

Le choc inflationniste qui s’abat sur les ménages français a réellement changé les comportements de consommation. Alors que les postes de dépenses les plus sacrifiés restent les loisirs (66% des Français se priveraient des loisirs parce qu’ils sont trop chers) et l’habillement (64%), l’alimentaire est le troisième secteur le plus touché. En effet, selon l’Observatoire, près de 6 Français sur 10 (58%) ont dû restreindre leurs achats de denrées alimentaires, du fait de la hausse des prix. 46% d’entre eux ont choisi de diminuer leur consommation de viande et de poisson, 38% les fruits et légumes frais. Plus alarmant encore, 69% des Français déclarent se priver de fruits et légumes parce qu’ils sont trop chers, tandis que ce pourcentage s’accentue chez les ménages à faible revenu (81%).

Face à ces hausses fulgurantes, certains adaptent leur consommation, plutôt que de l’amputer. Ainsi, l’enquête souligne que 36% des Français achètent des produits simplement moins chers et que 23% dépensent en moins grande quantité. Cependant, le constat reste unanime après plusieurs mois de hausses successives des prix à la consommation : l’augmentation des prix et le renoncement à consommer certains produits ont conduit à une dégradation de la qualité de l’alimentation. En effet, 87% des Français affirment manger moins bien depuis qu’ils ressentent l’inflation, et 66% ajoutent même que leur santé et celle de leurs enfants sont impactées.

En clair, les récentes variations des prix à la consommation en France n’ont fait que dégrader et affaiblir le pouvoir d’achat des Français, en particulier celui des ménages les plus précaires, des ouvriers et des jeunes. Quand 71% des Français disent se priver de certaines dépenses pour limiter l’impact de la hausse des prix sur l’alimentaire, les moins de 35 ans sont, eux, 78%, les ouvriers 79% et les bas salaires 83%. Cette situation risque même de s’accentuer encore davantage dans les mois à venir, sans compter l’énergie et le carburant pour qui les prix hantent déjà les consommateurs. »

Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Climat : de plus en plus d’espèces d’oiseaux menacées d’extinction

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plusieurs milliards de volatiles sont morts ces dernières décennies. Les experts y voient un autre signe du changement climatique.

« Les oiseaux font partie des indicateurs du réchauffement climatique. Selon une étude mondiale, la moitié des 11 000 espèces de volatiles présents sur le globe verraient leur population baisser. Dans le même temps, seulement 6 % des espèces feraient face à une augmentation du nombre d’individus.

L’étude scientifique, publiée dans la revue Annual Review of Environment and Resources, révèle ainsi que 3 milliards d’oiseaux sont morts durant les dernières décennies. Un constat qui ne prend en compte que l’Amérique du Nord et l’Europe. Selon l’étude, dans ces régions tempérées et plus riches par rapport aux tropiques, jusqu’à 48 % des espèces connues pourraient voir leur population chuter, parfois jusqu’à l’extinction. Si des actions de conservation existent en direction de certaines espèces, l’étude dénonce l’absence de politique générale. Elle réclame un financement plus large pour « inverser le déclin mondial ».

Selon l’ONG Birdlife International, les oiseaux doivent être considérés comme les canaris « dans la mine de charbon ». Une référence à une pratique en vogue au XIX siècle qui consistait à mettre cet oiseau aux plumes jaunes au fond de la mine. Lorsque des émanations de gaz toxiques se produisaient, l’animal mourait. Pour Patricia Zurita, à la tête de Birdlife Inter International, les oiseaux sont un « indicateur de la santé de notre planète compte tenu de leur sensibilité aux changements de l’écosystème et de leur omniprésence autour de la planète ».

Bien qu’elle soit largement pessimiste sur la situation de ces animaux, une lueur d’espoir est quand même mise en avant par l’étude. Ainsi, les populations d’oiseaux aquatiques ont vu leur effectif progresser de 13 % depuis 1970, selon les scientifiques.

Ce recensement est loin d’être anecdotique. En effet, une bonne santé de ces espèces est nécessaire pour que l’écosystème que nous connaissons puisse continuer d’être le même. Ce sont les oiseaux qui sont responsables, par exemple, de la dispersion de certaines graines. Un apport primordial pour assurer la reproduction de certaines plantes. En parallèle, certains volatiles sont aussi de très bons prédateurs et permettent de réguler les populations de nuisibles. S’ils venaient à disparaître, il s’agirait donc d’un véritable bouleversement dans le fonctionnement de notre planète. » Le Point

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5 signes qui prouvent que vous avez perdu votre sang-froid dans un e-mail

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Smileys à répétition, lettres majuscules, utilisation du conditionnel, formules un peu abruptes qui peuvent être mal interprétées. Voici les erreurs à éviter quand vous envoyez un mail dans le cadre du travail.

Vous avez eu beau lire et relire inlassablement votre e-mail rédigé à l’attention de votre N+2, pour solliciter un rendez-vous «asap» avec elle, elle a compris entre les lignes – et à l’inverse de ce que vous souhaitiez – que vous êtes agacée, voire très énervée, et peut-être même contre elle. D’où une réponse sur la défensive. Effectivement, couchées par écrit, et faisant irruption dans le quotidien de l’interlocuteur dont on ne connaît pas forcément l’état d’esprit à l’instant T, certaines formulations ne pardonnent pas. Lesquelles éviter ?

UN GRAND CLASSIQUE… Mais toujours bon à rappeler tout de même. Jamais ô grand jamais n’écrivez en majuscule, ni même une seule phrase, et encore moins un e-mail entier. À la lecture, le ou la destinataire dudit e-mail vous imaginera en train de hurler derrière votre écran pendant que vous écriviez. «C’est tellement évident ! C’est peu ou prou la même chose avec le surlignage ou l’utilisation du gras, c’est trop injonctif et infantilisant», préconise l’autrice. On évite, donc.

L’excès de ponctuation

Loin de nous l’idée de vous en priver mais rappelez-vous seulement que vous écrivez un e-mail dans un contexte professionnel et non un roman supposé laisser son lecteur en suspens… Exit donc points d’exclamation et points de suspension : «Il n’y a rien de pire et pourtant, nous en voyons partout», déclare Anne-Marie Gaignard.

Les smileys sans modération

À force de communiquer essentiellement par e-mail ces dernières années, surtout pendant les confinements successifs, il semblerait que les formules de politesse et les tournures de phrases élégantes soient passées à la trappe. Et remplacées par des smileys à chaque fin de phrase pour en adoucir le contenu ou faire passer la pilule d’une demande urgente émise la veille pour le lendemain. «Ce qui est bien la preuve que peser ses mots a toujours son importance», souligne Anne-Marie Gaignard. Notre conseil ? Soignez les formulations, quitte à en faire un peu trop, et les émoticônes ne seront plus nécessaires.

Le fameux «Merci de»

Sous couvert de politesse, la formule est presque une injonction, analyse la spécialiste. Tout le monde veut venir à bout de ses messages non lus le plus vite possible, et répond trop rapidement. Nous sommes dans l’instantanéité à l’excès. Parfois, mieux vaut tourner une idée sept fois dans sa tête avant d’écrire». Car toute phrase abrupte sera à coup sûr reçue par son interlocuteur de façon agressive. Idem pour les fameux : «dans l’attente de votre réponse» ou «merci de votre retour», qui sous-entendent que la personne pourrait ne pas répondre. En résumé : plus de douceur, plus de confiance, c’est toujours bien.

L’usage du conditionnel

Dans un contexte professionnel, le conditionnel est à éviter puisqu’il suggère, comme son nom l’indique, une condition : «Comme s’il y avait un problème dans l’air qui n’est pas réglé, ou pire, dont on anticiperait déjà les conséquences. C’est presque une menace», alerte Gaignard. Pour éviter les mauvaises interprétations, les «Je souhaiterais» ou autres «j’aurais pensé que» sont donc à manipuler avec précaution. L’utilisation du présent est toujours conseillée dans un e-mail professionnel.

Avant de rédiger un e-mail dans lequel vous vous contenez, n’oubliez pas de vous relire voire, même, de vous l’envoyer. Que ressentiriez-vous si vous le lisiez ? Même si vous tutoyez son destinataire, imaginez que vous le vouvoyez avant de formuler votre message, cela vous aidera à trouver une juste distance plus respectueuse. «Un e-mail reste une preuve juridique, conclut Gaignard. Il faut donc faire attention et ne pas oublier à qui on s’adresse, même si on le rédige en leggings. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avril 2022:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Biennale de Venise ouvre ses portes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’exposition colossale présente 213 créateurs. Cette compétition de haut niveau de talents venus du monde entier est une vitrine pour les plus confirmés.

« C’est le Graal des artistes : représenter son pays à la Biennale de Venise, dont la nouvelle édition ouvre ses portes dans la Sérénissime le 23 avril. Ou tout simplement figurer parmi les 213 créateurs conviés par la commissaire Cecilia Alemani dans l’exposition colossale qui s’articule en parallèle à la fois dans l’Arsenal et le pavillon international, situé sous les frondaisons des Giardini.

Parmi les biennales qui rythment le monde de l’art, celle de Venise est à part. Jeux olympiques, Forum économique de Davos, Festival de Cannes, on cherche l’équivalent ailleurs : cette compétition de haut niveau de talents venus du monde entier est une vitrine pour les plus confirmés, un tremplin pour les plus jeunes, un rattrapage pour celles et ceux que l’histoire a oubliés.

Pour le galeriste parisien Hervé Loevenbruck, « un artiste présent à Venise marque des points ». Et la montée en puissance s’effectue en trois étapes. « D’abord un sursaut au moment de l’annonce, puis une consolidation si la participation se passe bien. » Et enfin un appel d’air si les collectionneurs prescripteurs, ceux dont chaque mouvement est scruté à la loupe, font savoir qu’ils ont acheté.

Hervé Loevenbruck peut déjà se frotter les mains : deux de ses artistes, Ashley Hans Scheirl et Jakob Lena Knebl, représentent l’Autriche à la Biennale. Et leur pavillon, joyeusement traversé par les questions de genre et d’identité, est parmi les plus attendus. « Les personnes qui se posaient la question d’acheter leurs œuvres se sont décidées », confie Hervé Loevenbruck. »

Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouveaux records: découverte de l’étoile et de la galaxie les plus distantes de la Terre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’aperçu d’«Earendel» et de «HD1» marque deux avancées marquantes dans l’astronomie, nous permettant de mieux déceler les premiers vestiges de l’univers datant de plusieurs milliards d’années.

« L’astronomie est une formidable machine à remonter le temps : plus les outils sont modernes, plus les technologies sont perfectionnées et mieux on arrive à dénicher les premiers vestiges de l’univers, de plus en plus proches du commencement de tout : le Big Bang. En l’espace d’une semaine, deux découvertes ont été annoncées : l’étoile et la galaxie les plus lointaines que l’on connaisse à ce jour.

L’étoile a été repérée par Hubble. Il faut s’y connaître un peu en lois de la physique pour la reconnaître, car elle n’a pas du tout l’allure d’un point blanc ou jaune scintillant. C’est un arc de cercle rouge foncé, en pointillés irréguliers, comme une traînée de confiture. C’est parce que son image est déformée par un énorme amas de galaxies, située entre l’étoile et la Terre. De notre point de vue, l’étoile est cachée derrière cet amas. On ne devrait pas la voir si la lumière voyageait en ligne droite. Mais l’amas de galaxies produit une telle attraction gravitationnelle qu’il distord l’espace-temps autour de lui, et que les rayons de lumière se retrouvent à le contourner puis continuer leur chemin jusqu’à nos yeux. On appelle cela l’effet de lentille gravitationnelle. Il nous permet d’apercevoir des astres faiblement lumineux et cachés, miraculeusement déformés et amplifiés comme à travers une loupe.

La lumière de l’étoile WHL0137-LS, qui a été surnommée Earendel (un vieux mot anglais pour l’«étoile du matin»), a mis 12,9 milliards d’années à atteindre la Terre. L’image d’elle captée par le télescope Hubble date donc de l’époque primitive où l’univers n’était âgé que de 900 millions d’années (soit 7% de son âge actuel). D’après les calculs des astrophysiciens, elle devait avoir 50 fois la masse de notre Soleil et être des millions de fois plus brillante. Mais aujourd’hui, elle n’existe plus. «D’après sa masse, elle n’a certainement pas survécu jusqu’à aujourd’hui», explique l’astrophysicien Welch, principal auteur de l’étude. «Les étoiles les plus massives brûlent leur carburant plus vite puis explosent ou s’effondrent en trous noirs. Les plus vieilles étoiles connues se sont formées à la même époque, mais elles sont moins massives, et ont continué de briller jusqu’à aujourd’hui.»

Le record précédent de l’étoile la plus lointaine avait été établi en 2018, avec une étoile datant de quand l’univers était âgé de 4 milliards d’années.

Une galaxie pleine d’énergie

Le record de la plus lointaine galaxie connue, lui, datait de 2016 : on avait découvert GN-z11, vue telle qu’elle était il y a 13,4 milliards d’années. Elle vient de se faire détrôner par HD1, dont la lumière aurait, pour sa part, voyagé pendant 13,5 milliards d’années. Elle apparaît particulièrement brillante dans les longueurs d’ondes ultraviolettes, ce qui indique une haute activité énergétique. D’où vient-elle ?

Les astronomes ont deux pistes : soit elle abrite un trou noir supermassif (100 millions de fois plus massif que notre Soleil) en son centre, ce qui en ferait le plus vieux trou noir que l’on connaît. Soit c’est une pouponnière pour quelques-unes des toutes premières étoiles de l’univers, qu’on n’a pas encore pu observer.

Les premières lumières de l’univers seront l’objet d’études du nouveau télescope spatial James Webb, lancé par la Nasa à Noël. Après des mois de réglages, le télescope devrait commencer à observer les temps anciens de l’univers cet été. »

Libération

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Filles et mathématiques : aux racines du problème

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Face à la désertion des filles en mathématiques, les associations s’inquiètent pour l’avenir. Mais à quoi est-ce dû ? Peur de l’échec, menace du stéréotype, effet pygmalion… Cette carence pourrait bien venir d’idées reçues tout au long de l’éducation.

Du plus loin qu’elle s’en souvienne, Amandine*, 17 ans, a toujours aimé les maths. Jongler avec les chiffres, déjouer les théorèmes… Il y a encore quelques années, l’adolescente faisait partie des rares filles de sa classe à être assise au premier rang de ses cours de maths, au collège d’Yvetot, en Normandie. Quand elle est rentrée en Seconde, en 2021, c’est donc tout naturellement qu’elle a choisi de mettre l’accent sur cette matière, grâce à l’option maths spé. S’inscrivant dans la réforme de Jean-Michel Blanquer, initiée en 2019, l’option s’affiche comme la grande remplaçante du Bac S, supprimant des heures de mathématiques dans le tronc commun enseigné pour privilégier la matière en tant que spécialité.

Mais lorsque j’ai pris maths spé en première, le niveau a d’un coup augmenté. Je ne comprenais plus rien, explique celle qui doit passer son bac, littéraire, en juillet prochain. Je suis descendue à 14/20 de moyenne, avec l’impression de ne plus avoir le niveau.» Avec son tempérament plutôt timide et en retrait, Amandine se souvient qu’elle s’enfonçait dans son siège à mesure que l’année défilait. Alors, lorsqu’il a fallu décider de la suite pour son passage en terminale en septembre, elle a décidé d’arrêter, remplaçant sa spécialité renforcée par une simple option maths complémentaires, composée de moins d’heures par semaine et d’aucune épreuve au bac. «C’était un bon compromis pour moi, car j’aime les maths, mais je ne me sentais pas capable d’avoir cette matière au bac», continue la jeune fille.

Cerveau bleu, cerveau rose ?

Comme Amandine, elles sont nombreuses à avoir déserté la filière maths spé en terminale depuis la réforme Blanquer, préférant abandonner plutôt que d’échouer. «Ce qu’il se passe, c’est qu’on supprime des heures de maths dans l’enseignement général, et on dit que pour continuer il faut prendre l’option maths spé, aussi appelée “maths expertes”, dont le niveau est deux fois plus élevé. Cela convoque l’imaginaire des filles selon lequel elles ne vont pas y arriver», replace Clémence Perronnet, sociologue et auteur de l’ouvrage La bosse des maths n’existe pas. Ainsi, selon le ministère de l’Éducation nationale, elles étaient encore 44% à choisir cette option en terminale en 2020, contre 24% l’année suivante (avec le nouveau bac). Une chute considérable qui interroge, moins sur leurs capacités, que sur les raisons de ce manque de confiance en elles.

D’autant que pour Catherine Vidal, neuroscientifique et auteur de l’ouvrage Les filles ont-elles un cerveau fait pour les maths ?, aucune différence neurologique entre filles et garçons ne pourrait justifier la carence de ces dernières en maths. «Chaque cerveau est différent, assure la scientifique. L’idée selon laquelle il existerait un déterminisme strict a été démentie depuis la découverte de la plasticité cérébrale. C’est-à-dire que notre cerveau se développe ou se rétracte, en fonction de nos expériences et de nos apprentissages», reprend-elle. Ainsi, concernant les mathématiques, Catherine Vidal garantit que d’un point de vue neurologique, aucune différence n’est observée entre les sexes entre 3 mois et 4 ans, comprenez l’«âge où les enfants ne sont encore touchés par aucuns stéréotypes de genre». Pour elle comme pour ses homologues, comprendre la désertion des filles dans ces filières nécessite avant tout de remonter aux prémices de l’éducation, là où s’opèrent les premières formes de conditionnement.

«Je pense donc tu es»

Clémence Perronnet aime comparer l’apprentissage des rôles sociaux à celui de la marche. «Les nourrissons apprennent à se tenir debout en moins d’un an. Soyez-en sûr, ils apprennent aussi vite ce que c’est que d’être un homme ou une femme dans la société», ironise-t-elle. L’auteur de La bosse des maths n’existe pas cite volontiers une vieille doctrine selon laquelle le monde fonctionne par couple d’opposés : masculin/féminin, chaud/froid, émotivité/rationalité. «Dans cette catégorisation, les filles se placent du côté des émotions, de l’empathie, de la communication, et les hommes du côté de la raison, de la froideur et de la science». Une construction mentale liée à des normes culturelles ancrées malgré nous dans notre inconscient, qui influencerait nos comportements, et par ricochet, ceux des enfants.

C’est ce qu’ont nommé les docteurs Robert Rosenthal et Lenore Jacobson d’effet Pygmalion, dans leur ouvrage L’effet Pygmalion : Je pense donc tu es. «C’est parce que l’on pense que les filles ont plus de facilité à s’exprimer, qu’on leur parlera plus et qu’elles le feront davantage, explique Clémence Perronnet. Plus tard, elles penseront qu’elles sont “meilleures” dans ces domaines et se dirigeront “naturellement” dans des métiers liés au care – soin et santé.» À l’inverse, les garçons, étant “plus bouillonnants”, seront canalisés avec des sports collectifs, comme le football ou le basket, leur permettant, par la suite, de développer certaines capacités, comme le repérage dans l’espace. «Des activités sportives servant d’entraînement pour des matières comme la géométrie par exemple, tout en laissant penser que cela est naturel», pointe-t-elle.

En 2018, une étude baptisée Qu’apprend-on des évaluations de CP-CE1, allait dans le même sens, révélant qu’en mathématiques «aucune différence entre filles et garçons n’existait en début de CP». Mais que, quelques mois de scolarisation suffisaient «pour qu’un avantage apparaisse en faveur des garçons et croisse au cours de l’année». Sébastien Godeau, professeur dans une école élémentaire de Paris (7e), est de cet avis. Passé par la petite section, puis par le CP, il donne désormais des cours à des classes de CM1. «Avant le CP, tous les enfants sont au même niveau. Les mathématiques sont enseignées grâce à des jeux de numérisation, avec des formes et des couleurs. En revanche, il est vrai qu’en CE2 et CM1, des écarts se dessinent car la confrontation à des jeux collectifs va augmenter l’esprit de compétition chez les garçons», ajoute-t-il, précisant cependant qu’il n’y voit pas de réelle «incidence sur les résultats.»

Ainsi, pour Clémence Perronnet, la véritable fracture entre filles et mathématiques s’opérerait au collège. «À l’heure où la préadolescence entraîne un fort questionnement sur soi, les filles qui aiment les maths vont prendre conscience qu’elles n’y sont représentées», analyse-t-elle. Des illustrations de matheux dans les manuels scolaires, jusqu’aux émissions télévisées, comme C’est pas Sorcier, mettant en vedette deux hommes, Jamy Gourmaud et Frédéric Courant. «Tout est une question d’accumulation, relance la sociologue. À un moment, la contradiction entre filles et mathématiques devient trop forte.»

Bien sûr, des figures féminines sont toujours portées en étendard auprès du grand public, comme c’est le cas de Marie Curie ou Sophie Germain. Mais que valent-elles vraiment pour les adolescentes ? «Marie Curie est une femme dont le parcours est extraordinaire. Trop extraordinaire», déplore Isabelle Régner, professeure de psychologie sociale à l’université Aix Marseille. Et d’ajouter : «Surtout elle est trop morte. Pour que des femmes se projettent dans les sciences, il leur faut des modèles vivants et pluriels.» À ce titre, plusieurs associations préconisent encore l’effet Scully, tiré du nom du personnage de Dana Scully dans la série X-Files, sorti en 1993. Agente au FBI, incarnée à l’écran par Gillian Anderson, cette dernière aurait influencé de nombreuses femmes à se diriger, cette même année, vers des études scientifiques. Mais, bien que la culture populaire ait toujours son importance pour convaincre la jeune génération, les héroïnes féminines manquent encore dans ces domaines.

Ainsi, Clémence Perronnet ose parler d’un «sappage de la confiance en soi» pour ce qui est des filles face aux maths. Ce conditionnement s’est d’ailleurs observé lors d’une expérience menée en 2007 par Isabelle Régner et Pascal Huguet, directeur de recherche au CNRS. Connue sous le nom de «menace du stéréotype», celle-ci consistait à donner à deux groupes, tous sexes confondus, un exercice sur la figure complexe de Rey-Osterrieth. Les élèves devant la mémoriser et la reproduire. Face au premier groupe, l’expérimentateur se présentait comme un enseignant en géométrie. Dans le second, il était professeur de dessin. «À l’issue de ce test, nous avons observé des performances nettement supérieures chez les filles pour le test de dessin, alors qu’une grande majorité avait échoué en géométrie», analyse Isabelle Régner. Et d’argumenter : «À partir du moment où l’on est la cible d’un stéréotype négatif, le cerveau panique et enclenche des zones liées au stress et à l’anxiété. Cela va générer des pensées interférentes et une peur de l’échec, s’immisçant de manière inconsciente sur la performance».

Mais alors, comment expliquer que celles qui passent la frontière du lycée aient souvent des résultats excellents en école supérieure scientifique ? Marie, 25 ans, ingénieur chargée d’expertise en simulation, a fait partie des meilleures de sa promo lorsqu’elle étudiait à l’Isen (Grandes Écoles d’ingénieurs basées dans plusieurs villes, dont Marseille et Lilles), en 2017. La jeune femme, qui a fait une prépa intégrée maths sup et maths spé, assure pour sa part n’avoir jamais ressenti le poids des stéréotypes peser sur elle. Quand elle était petite, son père lui faisait réciter ses tables de calculs avec la même rigueur que pour son frère aîné. «Quand tu passes le bac et que tu entres en parcours sup, tu sais pourquoi tu es là et dans quoi tu t’embarques. Ce sont des milieux bien plus compétitifs, il faut avoir un fort caractère. C’est sûr que si tu t’attardes sur les remarques, tu ne peux pas y arriver», explique-t-elle. À l’inverse, Marie explique que cela l’a «boosté». «Les générations changent, les filles font des études et ont cette envie de réussir professionnellement», reprend-elle.

Cependant, une vérité perdure : le nombre de filles en parcours sup reste trop réduit. Ainsi, nombreuses sont les associations à faire preuve de créativité pour tenter de fédérer. «À l’heure où l’on met l’accent sur les innovations, l’intelligence artificielle et le Big Data, le vivier des hommes n’est plus assez suffisant pour assurer l’avenir des métiers liés aux sciences», tranche Véronique Chauveau, présidente de l’association Femmes et Mathématiques, qui multiplie les initiatives sur le territoire français.

Le 10 mars dernier, elle organisait, en collaboration avec Animaths, une journée de débats sur le campus de l’école d’ingénieurs INSA, à Valenciennes. Ce jour-là, au cœur d’un grand amphithéâtre, une centaine de jeunes filles, issues de collèges et lycées, étaient venues assister à une pièce de théâtre. Codée, une création interactive, narrant l’histoire d’une adolescente à l’approche du bac, adorant les maths mais ne se sentant pas capable de continuer. «Vous aussi, vous aimez les maths ?», lançait alors la comédienne à l’assemblée. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Agir pour le vivant: «l’Albatros hurleur»

Le vol de la mort du papillon monarque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Chaque semaine sur notre site, «l’Albatros hurleur», une chronique écologique de David Grémillet, directeur de recherche au Centre d’études biologiques de Chizé (CNRS-La Rochelle Université). Aujourd’hui, les migrations et les parasites de ces étonnants lépidoptères.

Nous percevons les papillons comme des créatures éphémères qui nous ravissent de leur élégance colorée, pour bientôt disparaître. Certaines espèces perdurent pourtant des mois en phase adulte et migrent sur des milliers de kilomètres. C’est notamment les cas des monarques, qui quittent le nord-est des Etats-Unis à l’automne pour aller passer l’hiver 4 000 kilomètres plus au sud-ouest, dans une zone très restreinte du centre du Mexique. Des dizaines de millions d’individus, dont les mœurs sont plutôt solitaires en été, s’agglutinent alors sur moins de dix hectares, recouvrant certains arbres pendant les mois d’hiver.

L’effort de migration est gigantesque, à raison d’une centaine de kilomètres parcourus quotidiennement en battant des ailes par ces insectes d’un demi-gramme. La performance est d’autant plus étonnante que nombre d’entre eux transportent un passager clandestin. Du nom de Ophryocystis elektroscirrha, ce micro-organisme parasite les monarques, réduisant leur condition corporelle et leur capacité de vol. Les papillons infestés portent ce protiste (1) en eux-mêmes et sont recouverts de ses spores, qui sont transmises à la génération suivante : elles sont présentes sur la végétation consommée par les chenilles, ainsi que sur les œufs des papillons.

Zones infestées de parasites

Chez les monarques, comme chez bien des espèces animales (insectes, oiseaux, mammifères), la migration permet aux individus d’échapper à l’hiver, mais aussi de quitter des zones infestées de parasites. De plus, le voyage vers le Mexique se transforme en vol de la mort, au cours duquel les papillons les plus parasités disparaissent. Grâce à cette sélection brutale, des populations assainies parviennent à destination.

Ce déparasitage annuel fonctionne-t-il encore à l’heure où le réchauffement climatique et l’agriculture intensive transforment les paysages visités par les monarques ? La question est pertinente et urgente, notamment parce que les populations de monarques, emblème de la nature sauvage aux Amériques, ont régressé de 80 % depuis l’an 2000. Afin d’y répondre, Ania Majewska et ses collègues de l’université Emory à Atlanta et de l’université de Géorgie, ont recueilli un demi-siècle d’informations sur les abondances et les taux de parasitage des monarques, ainsi que sur les températures et le couvert végétal de leurs habitats (2). Ce faisant, les chercheurs ont non seulement étudié les populations migratrices entre le nord-est des Etats-Unis et le Mexique, mais aussi d’autres qui se déplacent sur de plus faibles distances entre l’ouest des Montagnes Rocheuses et la Californie.

Amoureux des papillons

En inspectant 58 926 monarques de 1968 à 2019, l’équipe de recherche a constaté que les vols de la mort conservent toute leur utilité : les populations de monarques qui ne migrent que sur des courtes distances sont beaucoup plus parasitées que celles qui se déplacent sur tout le continent. De manière surprenante, les chercheurs n’ont trouvé aucun lien entre températures de l’air, changements de végétation et taux de parasitisme des papillons. Et pourtant, ces taux augmentent de manière significative depuis 2002. A qui la faute ? Les auteurs soupçonnent qu’en hiver les papillons s’agglutinent dans des zones naturelles mexicaines en constante régression, ce qui favorise la transmission du parasite. En outre, de plus en plus d’amoureux des papillons capturent, élèvent et relâchent des monarques. Leurs volières, dans lesquelles ils ont tout loisir d’observer les sublimes créatures, seraient des nids à parasites qui infecteraient chaque nouveau groupe de papillons. »

Libération

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tulipes, jonquilles et coquelicots : où admirer les plus belles floraisons du printemps en France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Elles annoncent le retour des beaux jours. À l’heure où nos campagnes se couvrent de bourgeons, balade bucolique dans les plus beaux paysages fleuris de l’Hexagone.

Pour voir les tulipes : cap au Sud

Un petit air de Hollande flotte en Haute-Provence . De Manosque à Forcalquier, des centaines de milliers de tulipes couvrent les champs de leurs robes multicolores. Roses, rouges, jaunes, mauves, violettes… Un feu d’artifice qui fait le bonheur des photographes. Ces tulipes sont cultivées pour leurs bulbes (ceux-ci sont exportés vers les Pays-Bas dès qu’ils ont atteint leur taille « adulte »). Même spectacle du côté de Jonquières, près d’Orange (Vaucluse) mais aussi à la pointe de la Torche, en pays Bigouden (Finistère) ! Il n’est pas interdit de s’arrêter à proximité des champs pour immortaliser le spectacle…

Dans un registre plus cossu, les châteaux du Val de Loire rivalisent d’imagination pour mettre en valeur leurs jardins. Au château de Cheverny, 350.000 bulbes de tulipes Triumph composent un ruban qui dans le parc sur 250 m de long. Une œuvre d’art naturelle, qui se termine dans la pièce d’eau du parc du château (ouvert dès le 3 avril). La tulipe est aussi la reine du domaine de Chaumont-sur-Loire. À chaque printemps, une rivière de tulipes fait une superbe vague au pied des tours Renaissance.

On l’appelle muguet bleu, bleuet des bois, coucou, martinet… Début avril, la jacinthe des bois fleurit dans les sous-bois, où elle se déploie en beaux tapis bleu lavande. La fleur se reconnaît à ses petites clochettes pendantes. Impossible de la manquer dans les hêtraies chênaies, principalement dans le nord, l’ouest et le centre de la France. À Saint-Jans-Cappel, dans les monts de Flandre (Nord), un Sentier des Jacinthes rend hommage à Marguerite Yourcenar, grande amoureuse de cette fleur. Les Franciliens trouveront leur bonheur en forêt de Fontainebleau , Rambouillet ou Compiègne .

La jacinthe des Pyrénées, elle, comblera les promeneurs du piémont pyrénéen. Du Pays basque au col de Jau (Aude), on retrouve ces mêmes tapis bleutés en lisière de forêt… À la différence que la jacinthe des Pyrénées se présente sous forme de grappes dressées, au feuillage plus large. Sa floraison est précoce en fond de vallon forestier, plus tardive en montagne (jusqu’à 1700 m d’altitude). Les hêtraies des vallées d’Ossau ou de Campan sont de bons spots pour les observer.

Des prés d’or dès la mi-avril ! En Auvergne, dans les terres basses autour du puy de Sancy, sur le grand plateau volcanique du Cézallier et jusque sur les pentes du mont Mézenc s’épanouissent les jonquilles tout juste sorties de terre. Dans les pâturages d’altitude, ces étoiles d’or au cœur pâle poussent un peu avant les narcisses, cousins de la famille des amaryllidacées dont les fleurs blanches embaument l’air d’effluves délicieux. Ces deux fleurs sont d’ailleurs cueillies pour être utilisées en parfumerie.

Véritable jardin botanique suspendu en plein ciel à 1100-1400 mètres d’altitude, le plateau de l’Aubrac va bientôt prendre des airs de paradis terrestre. Les floraisons, quoique tardives, y sont spectaculaires. Les jonquilles ouvrent le bal au mois d’avril, suivies de près par des millions de narcisses qui recouvrent les prairies de fauche d’un manteau blanc (fin mai lors de la montée des vaches en estive). Viennent ensuite les cohortes d’orchidées (une vingtaine d’espèces), les anémones pulsatiles, les scilles à deux feuilles, les linaigrettes et les grandes gentianes jaunes qui dressent leur grande hampe.

Ils essaiment un peu partout en France, avec leurs jolies feuilles rouge vif si fragiles. À la mi-avril, le sud du Luberon se couvre de champs écarlates. Il faut se promener entre la Tour d’Aigues, Cucuron, Mirabeau et Ansouis pour tomber sur l’une de ces terres en jachères où le petit pavot sauvage pousse en liberté. On le rencontre aussi dans les champs de blé et d’épeautre où la chimie est peu intervenue.

Pour voir les roses : près de Paris, allons voir si…

Dès le mois de mai, la rose Centifolia, la fleur emblématique de Grasse, embaume les collines du pays grassois. Hélas, les parcelles sont privées et difficiles d’accès. Heureusement, les jardins du Musée International de la Parfumerie de Grasse (ouverts dès le 27 mars) permettent d’admirer et de humer leur parfum. S’y mêlent les iris (autres fleurs à parfum) et d’adorables fleurs des champs (pavot de Californie, moutarde sauvage, bourrache), sans oublier les prunus et cerisiers en fleurs.

En Île-de-France, la roseraie du Val-de-Marne, à L’Haÿ-les-Roses, rouvre ses portes le 1er mai. La première roseraie du monde (1899) permet de respirer les parfums de plus de 11 000 rosiers, provenant de 2900 espèces et variétés différentes : églantiers, aubépines, roses galliques, capucine bicolore, roses thés de Chine, roses d’Orient, etc. Autour du miroir d’eau, les rosiers forment de véritables colonnades colorées et embaumantes. Les Parisiens se rendront au parc de Bagatelle, parsemé de jacinthes, scilles de Sibérie, narcisses, tulipes, en attendant la floraison des rosiers qui en font la plus belle roseraie de Paris. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mars 2022:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi les muscles s’affaiblissent avec l’âge ?

 

 

 

 

 

 

« Douleurs à l’effort, manque de souplesse et endurance… Jusqu’à 50 ans, la masse musculaire diminue progressivement et perd en tonicité. Explications et solutions.

Passé un certain âge, lorsque l’on peine à rattraper son bus ou à faire la posture du chien tête en bas, le corps nous rappelle fatalement le temps qui passe, et le tonus qui s’envole avec. En effet, «entre 30 et 50 ans, on perd environ 10% de masse musculaire, nous apprend Christine Le Page, docteure en sciences de la vie et de la santé et maître de conférences à l’UFR STAPS de l’université Paris Descartes, spécialisée dans la physiologie de l’exercice. Et cette perte est de 30% entre 50 et 80 ans.»

Cette perte musculaire s’explique d’abord par un phénomène physiologique «naturel», indique Christine Le Page. Selon la spécialiste, à partir de 30 ans, et davantage après 50 ans, les protéines nécessaires à la bonne formation des muscles, sont moins bien synthétisées par le corps. Or, «les personnes âgées ont souvent tendance à négliger cet apport dans leur assiette, souligne la docteure en sciences de la vie et de la santé. C’est pourquoi, il faut veiller à en consommer suffisamment et régulièrement pour y remédier.»

Le vieillissement expose aussi l’organisme aux maladies inflammatoires, qui peuvent de façon indirecte endommager davantage nos muscles. «Avec l’âge, le système immunitaire s’altère et est, en partie, responsable d’une inflammation chronique susceptible d’être impliquée dans de nombreuses pathologies (cardiovasculaires, musculaires, neurologiques ou encore articulaires comme l’arthrite, par exemple)», précise Christine Le Page.

Tout au long de la vie, des éléments extérieurs vont aussi accélérer la perte de tonicité musculaire, ajoute la spécialiste de la physiologie du sport. L’exposition aux rayons UV, à la pollution, aux pesticides, la consommation de tabac, d’alcool ou encore une mauvaise alimentation entraînent un stress dit oxydation qui altère toutes les cellules de l’organisme, y compris celles liées à la fonction musculaire.

Pour s’en protéger, l’alimentation est une véritable alliée. Christine Le Page recommande justement de faire le plein d’antioxydants. Parmi eux, la les fruits rouges, betterave, le cacao, le thé ou encore les fruits secs.

Enfin, la pratique sportive régulière est vivement recommandée pour la bonne santé de ses muscles. «La sédentarité est la quatrième cause de décès prématurés dans le monde», rappelle Christine Le Page. Et peu importe l’âge auquel on se met au sport. La spécialiste insiste : même à 80 ans, il est important de continuer à contracter ses muscles pour préserver le bon fonctionnement de tous nos organes.

Selon la docteure en sciences de la vie et de la santé, le programme sportif idéal pour préserver la masse musculaire doit comprendre 5 séances de 30 minutes minimum par semaine, en alternant des exercices d’endurance et du renforcement musculaire. «En sollicitant les systèmes respiratoire et cardiovasculaire, ainsi que les grands groupes musculaires (bras, jambes, dorsaux et abdominaux), l’activité physique ralentit les mécanismes du vieillissement. Au bout de deux mois, on peut voir les effets», assure Christine Le Page.

Et si cet entraînement intensif effraie, la spécialiste suggère quelques bons réflexes à mettre en application au quotidien, comme prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur ou encore marcher, même une partie du trajet. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«C’est le retour de la liberté» : les Français se préparent à abandonner les restrictions sanitaires

 

 

 

 

 

 

 

TÉMOIGNAGES – À quelques exceptions près, les dernières restrictions sont levées ce lundi 14 mars. Bise, serrages de main, insouciance… Beaucoup de Français ont hâte de renouer avec «la vie d’avant». Mais cela sera-t-il si simple?

«J’ai hâte d’enlever mon masque et d’arrêter de penser à tout ça.» Il règne en France comme un léger vent de liberté. Louise a 24 ans et comme de nombreux Français, elle se languit de voir disparaître les dernières restrictions sanitaires encore en vigueur. Après le télétravail obligatoire levé début février, restaient encore le masque et le passe vaccinal. Conformément aux annonces du premier ministre, ces deux derniers deviennent caducs à partir du lundi 14 mars, excepté dans les établissements de santé et les transports en commun.

Finies donc les discussions avec comme barrière un morceau de tissu bleu. Il sera désormais possible d’entrer dans un restaurant tout sourire, sans sortir son téléphone et chercher son laissez-passer dans l’application «Tous Anti Covid». Alors que les contaminations repartent légèrement à la hausse, la France ouvre, après la plupart des autres pays européens, une porte vers le retour «à la vie d’avant». Une vie sans masque, sans test, sans protocole sanitaire (ou presque) qui réjouit certains mais en angoisse d’autres.

« Retrouver la liberté»

La levée du port du masque dans les lieux clos ? «C’est un soulagement», souffle Jean-Yves, 68 ans. Le jeune retraité, qui vit avec son épouse à côté du Mans (Sarthe), «en avait ras le bol». Triplement vacciné, il attend avec impatience de «retrouver sa vie d’avant». Mais qu’est-ce que cela signifie, renouer avec nos habitudes de vie ? «Sortir dîner chez des amis, arrêter de se faire tester, voyager», sourit Jean-Yves, imaginant ses prochaines destinations. Mais un retour à la normale, comme si le Covid n’était jamais passé par là, est-il vraiment envisageable ?

Pour Louise, ce sera difficile car des habitudes ont été prises. «Je ne suis pas sûre que le réflexe de la bise revienne, par exemple.» Déjà pas une grande adepte, elle l’évite aujourd’hui. Jean-Yves, lui, s’en est privé pendant des mois, «même avec ses petits enfants». Mais il compte bien y revenir. S’embrasser, se serrer la main, se tenir proche des autres ou même partager une assiette : des petites manies que nous ne nous autorisions plus, par peur de contaminer les autres. Gaspard, lui, insiste pour conserver ces «éléments de camaraderie» dans la vie quotidienne. «Quand je serre la main à un client, ça veut dire beaucoup, c’est beaucoup plus qu’un simple geste de politesse. Et se cogner le coude, ce n’est pas tout à fait pareil», s’amuse ce cadre commercial dans la trentaine.

Le retour des gestes du quotidien est lui aussi attendu avec impatience par Marie-Liesse, institutrice à Lyon. «Je suis très contente que les élèves puissent enlever leur masque en classe. L’apprentissage était plus difficile avec un masque, surtout chez les petits pour apprendre à bien distinguer certains phonèmes comme les ‘n’ et les ‘m’ par exemple, note-t-elle. Et en été, ils auront moins chaud. Moi aussi par ailleurs, je suis ravie de ne plus en porter.»

La fin des restrictions est aussi une bonne chose pour Philippe, propriétaire d’un restaurant parisien. «On sait qu’avec le passe vaccinal, on a perdu entre 10 et 20% de notre clientèle. Avec sa suppression, on va donc voir revenir d’anciens clients qui avaient déserté notre établissement depuis près d’un an.» Pour autant, il ne s’attend pas à un «vrai retour à la normale». «Les gens ont pris des habitudes, ils ont trouvé d’autres façons de consommer, analyse le restaurateur. Puis certains vont rester stressés par les virus, et pas seulement par le Covid ; les gens ont compris qu’ils pouvaient tomber malades n’importe où et même au restaurant.»

Je préfère rester sur mes gardes»

La soif de liberté de Gaspard, Louise, Marie-Liesse ou encore Philippe, Noa ne la partage pas. «À vrai dire, même, cela m’angoisse», confie-t-elle au Figaro. En surpoids, la Parisienne de 36 ans «n’est pas prête à retourner dans le monde sans protection». En deux ans, elle a construit comme une forteresse, construite sur de solides rituels sanitaires. «Je n’arrive pas à m’imaginer quitter mon masque dans un lieu avec du monde, complète-t-elle. Je me lave encore les mains une trentaine de fois par jour et je vais continuer.» A la question de savoir si elle s’inquiète d’être mise de côté face à ses collègues, amis, membres de la famille qui vont s’affranchir des gestes barrières, Noa répond par l’affirmative. Elle craint que «cela attire encore plus l’attention sur son poids» mais ne veut pas trop y penser. «Les personnes proches de moi connaissent mes antécédents médicaux et mes problèmes actuels, je compte sur eux pour être indulgents.»

Luna a elle aussi pris des habitudes, qu’elle ne compte pas abandonner de sitôt. «Ce sont de nouveaux réflexes qui persisteront, observe la Parisienne. Comme la distanciation sociale, la méfiance vis-à-vis de notre voisin dans les transports.» Sa vigilance s’est accrue en deux ans, elle a pris conscience des lieux et des personnes «à risques». Elle continuera donc de porter son masque dans les lieux clos et les endroits de grande affluence. Par ses précautions, même si elle ne la «craint pas personnellement», elle espère limiter la reprise épidémique, qui sera «inévitable» avec la levée des restrictions.

Risque inévitable d’une reprise épidémique ?

Sur ce point, l’infectiologue Anne-Claude Crémieux, professeur à l’Hôpital Saint-Louis à Paris et membre de l’Académie de médecine se montre mesurée. «La vague suivante semble être inévitable», analyse-t-elle, selon plusieurs points d’observation. Premièrement, le risque de vague peut être lié à une baisse de protection trop importante ou alors à l’arrivée d’un nouveau variant, ou encore, à la saison. «Il faut être assez prudents, car nous ignorons encore beaucoup d’éléments sur les différentes mutations du virus, ses façons d’évoluer et la durée de résistance de la dose de rappel.»

Simon Cauchemez, modélisateur pour l’Institut Pasteur, a établi plusieurs scénarios d’évolution de l’épidémie à la suite du relâchement des gestes barrière. «Dans tous les [cas], le pic des cas reste très inférieur au pic de janvier», assure-t-il sur Twitter. Au pire, nous aurions 160.000 contaminations quotidiennes contre 315.000 en janvier dernier.

Notons qu’actuellement, nous comptabilisons 74.000 cas par jour. Si le taux de reproduction est inférieur à 1, le taux de positivité lui, décolle et dépasse les 20%. «L’enjeu n’est pas le nombre de cas mais les hospitalisations, rappelle le professeur Anne-Claude Crémieux. Nous avons vu qu’avec Omicron, nous pouvions avoir un nombre très important d’infections. Il va falloir surveiller le nombre de personnes hospitalisées comme du lait sur le feu, tout en continuant à vivre !» Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Droits voisins: Google signe un accord avec 300 médias français

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



L’Alliance pour la presse d’information générale (Apig) et l’entreprise américaine ont annoncé un accord pour la rémunération des titres de presse française lorsque le géant du numérique exploite leurs contenus, pour son moteur de recherche ou le service Google Actualités.

« C’est une avancée majeure dans un dossier qui empoisonne depuis plus de deux ans les relations entre la presse française et Google. Jeudi, l’entreprise américaine a signé un accord avec l’Alliance pour la presse d’information générale (Apig) pour rémunérer celle-ci au titre des «droits voisins». Institués en 2019 par une directive européenne, les «droits voisins du droit d’auteur» permettent aux journaux, magazines ou agences de presse de se faire rémunérer lorsque leurs contenus sont réutilisés sur internet par les grandes plateformes. S’agissant de Google, les droits voisins doivent rémunérer les extraits de presse qui apparaissent dans les pages de résultats du moteur de recherche ou dans son service «Google Actualités». Leur mise en place s’est révélée être une rude bataille, tant le principe était combattu par les géants du net, et Google en particulier. C’est par ailleurs un dossier suivi avec attention à l’étranger, la France occupant une position de pointe dans la bataille mondiale pour la rémunération des contenus de presse par les grandes plateformes d’internet.

L’accord annoncé jeudi entre Google et l’Alliance pour la presse d’information générale (Apig), qui regroupe près de 300 titres de presse nationale, régionale et locale, remplace ainsi un précédent accord annoncé en janvier 2021. Celui-ci avait été rendu inopérant par une décision de l’Autorité de la concurrence en juillet 2021, condamnant Google à 500 millions d’euros d’amende pour ne pas avoir négocié «de bonne foi» avec les éditeurs de presse. L’autorité reprochait notamment à la firme américaine d’avoir inclus son futur service Showcase – qui proposera prochainement une sélection d’articles piochés chez divers titres d’information en ligne – dans les négociations. Le nouvel accord annoncé jeudi constitue en tout cas «une étape historique dans la mise en œuvre» des droits voisins, ont souligné Google et l’Apig dans un communiqué commun. Il «fixe les principes» pour une rémunération de la presse «sur la base de critères transparents et non discriminatoires», ont-ils expliqué. Le précédent accord, de janvier 2021, a, lui, été amendé pour ne concerner finalement que le service Showcase.

Ni Google, ni l’Apig n’ont souhaité donner d’indication sur le montant estimé des droits à répartir. Ils différeront selon les titres en fonction de plusieurs critères : l’audience, le nombre de cartes de presse dans la rédaction ou le statut du titre (notamment s’il s’agit d’une publication d’information politique et générale). Avant cela, plusieurs quotidiens (dont Libération) avaient fait cavaliers seuls en signant des accords individuels avec Google. Certains ont déjà donné des indications sur les montants qu’ils avaient réussi à négocier. Le Monde, par exemple, a trouvé un accord qui représente environ 1 million d’euros par an, avait déclaré le 1er février son patron, Louis Dreyfus, sur BFM Business. Jean-Michel Baylet, le directeur du groupe la Dépêche du Midi, a de son côté estimé «autour de 2 millions d’euros» le montant annuel que son groupe devrait percevoir dans ses accords avec Google et avec Facebook, autre plateforme américaine concernée par les droits voisins. Facebook a déjà signé un accord-cadre avec l’Apig en octobre. D’autres géants du numérique (Apple, Microsoft, Twitter…) devront aussi passer par des négociations avec la presse sur ces droits voisins. » Libération

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le portefeuille de cryptomonnaies des Français

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Qui détient des cryptomonnaies en France ? Quelles sont les motivations ? Qu’achètent-ils ? Pour la première fois, une étude décortique l’utilisation de ces actifs en France. Avec quelques surprises.

En janvier 2022, 8% des Français détiennent des actifs numériques, très majoritairement dans des cryptomonnaies et dans une moindre mesure dans des NFT (jetons non fongibles). Dans une première étude conduite par le cabinet KPMG, l’Adan (l’association des professionnels du secteur des actifs numériques et des technologies blockchain en France) a voulu mieux connaître le niveau de démocratisation de ces nouveaux actifs dans la population française et mieux connaître le profil et la motivation de ceux qui ont déjà plongé dans le bain.

Première surprise : les détenteurs de cryptomonnaies ont plutôt de faibles revenus. 37% des investisseurs déclarent disposer d’un revenu inférieur à 18 000 € par an. L’explication est assez simple : les acheteurs de cryptomonnaies sont plutôt des hommes jeunes, de moins de 35 ans (46%). Plus on monte dans la pyramide des âges, plus la proportion baisse. Les 35-44 ans ne représentent
que 21% des investisseurs cryptos, les plus de 66 ans seulement 10%.

La surprise Bitcoin cash

Pour compléter le profil type des investisseurs crypto français, ce sont plutôt des hommes (60%), qui habitent en région parisienne ou dans une grande ville de province, même si le critère géographique n’est pas ultra-déterminant. Parmi les détenteurs, 61% se sont lancés il y a moins de trois ans, après le krach de 2018.

Contrairement à une idée préconçue, l’étude montre que ces investisseurs sont relativement prudents : un peu plus de trois quarts d’entre eux (76%) déclarent consacrer moins de 10% de leur épargne globale aux cryptos. Ils sont 16% à déclarer avoir entre 26-50% de leur épargne en cryptos, et 7% y ont placé plus de la moitié de leur épargne.

Deuxième surprise : le bitcoin cash est la troisième cryptomonnaie la plus achetée (28%) par les utilisateurs après le bitcoin (49%) et l’ether (29%). «L’hypothèse la plus probable est que le bitcoin cash profite d’un nom proche de bitcoin, attirant ainsi les néophytes.» écrivent les auteurs de l’étude. À noter que des cryptomonnaies comme le BNB (Binance) ou le DOT (Polkadot) connaissent une
progression importante.

La motivation du rendement

Pourquoi achète-t-on des cryptomonnaies ? Pour la moitié des propriétaires de cryptos, le premier motif invoqué est d’obtenir des rendements intéressants. Mais rapidement derrière arrive la motivation d’un placement long terme et d’un moyen de se protéger contre l’inflation (pour 22% d’entre eux). «On constate que, parmi les Français ayant une opinion sur le sujet, la majorité (58%) considère que les cryptos peuvent être un refuge contre
l’inflation. Cette tendance dans l’opinion montre qu’un consensus est en train de s’affirmer quant à la capacité des cryptos à préserver l’épargne de l’inflation.» écrivent les auteurs.

Parmi les autres motivations évoquées, la volonté de confidentialité sur les transactions (pour 18%), l’absence de confiance dans les banques (12%) ou l’aspect pratique des transferts d’argent à l’étranger (7%).

Euro numérique

Et qu’est ce qui retient les Français qui n’en ont pas de ne pas en acheter ? Des connaissances insuffisantes quant à leur fonctionnement. Ils sont 30% à considérer que ces actifs sont trop risqués. Et 20% ne disposent pas d’une épargne mobilisable afin de passer le cap de l’investissement.

Interrogés sur leur rapport à la monnaie numérique de Banque centrale, 37% des Français – plus seulement les détenteurs de cryptomonnaies – se disent intéressés mais la grande majorité conditionne cet intérêt à des garanties sur la confidentialité des données et la protection de la vie privée. Le même constat avait été dressé par la Banque centrale européenne après une consultation lancée fin 2020. En revanche, 63% restants se déclarent soit hostiles au principe, soit contre les monnaies numériques en général. »

Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Février 2022:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le ventre de la mer, aonorie, dulse, nori ou pioka

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le long de la presqu’île de Guérande, entre marais salants et côtes rocheuses, Jean-Marie et Valérie Pédron vivent de la mer et des algues. Au rythme des marées, ils parcourent l’estran à la recherche de ces végétaux aux ressources insoupçonnées.

Quelle est l’activité de votre ferme marine «Les jardins de la mer» ?

Nous sommes une entreprise agricole, agréée par la préfecture pour cueillir des algues. Avec 250 sorties par an, et 4 salariés, nous pêchons sur le littoral de la presqu’île guérandaise. Si les algues sont surtout présentes en Bretagne, nous avons aussi une ressource en Loire-Atlantique. Elle est moindre mais de qualité, charge à nous de la gérer de façon raisonnable. Avec notre ferme, nous avons donc décidé de nous adresser à la gastronomie. Nous leur proposons de l’algue vivante fraîchement cueillie, un produit prêt à l’emploi. Une fois ramassées, les algues sont installées dans des bacs, où elles se détendent quelques jours avant d’être expédiées partout en France. Paludiers au Croisic, mes parents s’étaient lancés dans l’aquaculture pour compléter leurs revenus. Ce sont eux qui m’ont appris à maîtriser la qualité de l’eau nécessaire à notre activité.

Quelles sont les algues que vous récoltez ?

En France, une quinzaine d’espèces sont autorisées à la consommation et nous en commercialisons une douzaine. En résumé, nous pouvons les classer par couleur. D’abord les vertes, la laitue de mer ou l’aonorie. Les rouges, la dulse, le nori ou le pioka. Les brunes comme les laminaires ou les haricots de mer. Elles se situent à différents niveaux de l’estran. Les algues n’ont pas de racines. Elles se maintiennent sur les rochers grâce à un crampon. Nous les collectons donc au couteau et elles peuvent repousser derrière. C’est un modèle résilient, d’autant plus que nous respectons la rotation des endroits de cueillette. Les algues constituent un échelon crucial de la vie des océans. Elles abritent une faune incroyable.

Quelles sont leurs utilisations en cuisine ?

Elles sont très variées. Cela va du condiment, de l’huile parfumée au kombu, aux desserts avec un sorbet à la laitue de mer par exemple. Les chefs en font des chips de nori, utilisent les spaghettis de mer en pickles. Pour le grand public, pour qui nous avons aussi quelques produits, nous les retrouvons souvent émincées, en salade. Le caviar d’algues est très apprécié, à utiliser sur un filet de poisson, des toasts ou des pommes de terre. Les algues sont riches en vitamines. Ce sont des super légumes. C’est bon, c’est beau et ça nous fait bien. Je suis sûr qu’elles ont beaucoup d’avenir surtout dans un pays avec 5 500 kilomètres de côtes, comme la France. » Libération

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un gardien de musée qui s’ennuyait dessine au stylo des yeux sur une toile d’avant-garde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« L’air surpris, les Trois figures d’Anna Leporskaya nous regardent de leurs (tous nouveaux) grands yeux ronds. Comme nous, elles semblent stupéfaites : peintes entre 1932 et 1934, les voilà, presque 90 ans plus tard, décorées de deux paires de petits cercles gribouillés au stylo à bille par un gardien de nuit de la galerie d’art du Centre Eltsine (Ekaterinbourg, Russie) qui, selon ses dires, « s’ennuyait »…

C’était son premier jour de travail. Et probablement le dernier ! Dès le lendemain, des visiteurs aguerris ont remarqué les ajouts et en ont informé la galerie. La toile, estimée à plus de 800 000 euros, pourra être restaurée sans laisser de stigmates, l’encre n’ayant entamé que légèrement la peinture ; quant au gribouilleur, Alexander Vasiliev, vétéran âgé de 63 ans, il risque jusqu’à 3 ans de prison et plusieurs millions de roubles d’amende. Le vigile a admis : « Je suis un imbécile d’avoir fait ça », tout en précisant ne pas apprécier les œuvres de l’exposition qu’il surveillait, « Le monde comme non-objectivité : La naissance d’un nouvel art », et avoir agi à la demande d’un groupe d’adolescentes…

Élève et assistante de Malévitch, Anna Leporskaya (1900–1982) s’est fait connaître dès les années 1930 en exposant ses peintures parmi les avant-gardes russes, dont ces Trois figures, œuvre conservée à la célèbre galerie Trétiakov de Moscou. L’occasion peut-être d’ajouter sous son cartel : « Attention, ne pas dessiner » ? »

Beaux-arts

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous repérez ces solécismes, vous êtes un maître de la langue française

 

 

 

 

 

 

 

 

« Sacrés solécismes. Ce nom sonne pourtant agréablement à l’oreille. Du latin soloecismus, «fautes de syntaxes», son histoire est savoureuse. Le mot nous vient du sud de la Turquie actuelle, en Cilicie. Il y avait là-bas une cité grecque appelée Soles, renseigne Julien Soulié dans Par humour du français, l’orthographe comme on ne vous l’a jamais expliquée (la librairie vuibert). Cette île attirait un grand nombre d’Athéniens, qui se mêlaient aux anciens habitants. Ils «perdirent alors dans leur commerce la politesse de leur langage, et parlèrent bientôt comme des barbares» (L’Encyclopédie, 1751).

C’est ainsi qu’est né le «solécisme», nom qui désigna ces habitants identifiés par leur patois disgracieux. Aujourd’hui, il se dit quelquefois, figurément et par plaisanterie, d’une faute quelconque. On entend ainsi quelqu’un regretter «un solécisme en conduite», ou affirmer: «il fait dans cette science d’étranges solécismes». Le mot désigne plus couramment ces erreurs de grammaire comme: «j’ai été au coiffeur ce matin», «j’arrive de suite» ou «donne-moi pas». Si ces dernières sont fréquentes, il est possible de les éviter. Un peu d’entraînement, et le tour est joué!

Le Figaro vous propose un test pour ne plus commettre ces bourdes, aussi piquantes qu’irritantes. Ferez-vous un sans-faute? »

 

 

 

 

 

Et aussi:

 

 

 

 

 

 

Le nouvel émoji «homme enceint» fait polémique

 

 

 

 

 

 

 

« Il fait partie d’une nouvelle série d’emojis va être ajoutée sur les appareils Apple avec la mise à jour iOS 15.4.

En septembre 2021, plus de 3600 émojis différents étaient recensés par le site spécialisé «Emojipedia». Des animaux, des objets, des humains… Et la liste continue de croître.

Dan les prochaines semaines, une gamme de nouvelles petites icônes va être ajoutée sur iOS, le système d’exploitation d’Apple, pour sa version 15.4. L’un d’eux, «l’homme enceint», a fait éclater une controverse aux États-Unis en fin de semaine dernière.

S’il est souvent mentionné qu’Apple serait l’auteur de cet émoji, ce n’est pas le cas. Toutes les petites icônes sont créées par l’organisation à but non lucratif Unicode. Elles sont ensuite reprises par les constructeurs.

Justification avancée par Emojipedia : le site spécialisé affirme que «les hommes enceints» existent. «Que ce soit dans le monde réel avec par exemple, les hommes trans ou dans la fiction avec Arnold Schwarzenegger dans le film Junior. Les personnes de tout sexe peuvent être enceintes, maintenant, il y a des emojis pour représenter cela». Et d’indiquer «les nouvelles options de grossesse peuvent être utilisées pour la représentation par des hommes trans, des personnes non binaires ou des femmes aux cheveux courts, bien que, bien sûr, l’utilisation de ces emojis ne se limite pas à ces groupes», peut-on lire sur la page dédiée au sujet. On propose également d’utiliser l’image pour illustrer «un repas copieux».

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Sur FoxNews, les éditorialistes Tucker Carlson et Mark Steyn ont consacré quelques minutes à cet ajout qu’ils critiquent vigoureusement. «À quoi ça sert ?», s’interrogent-ils. Depuis, plusieurs articles de presse se répondent sur le sujet qui semble cliver outre Atlantique. Un débat qui a été également repris en France lors de l’émission Touche pas à mon poste. La chroniqueuse Danielle Moreau s’inquiète d’une société qui «marche sur la tête» et appelle à «descendre dans la rue». Une tirade interrompue par l’invité Gilles Verdez qui se fait l’avocat d’un ajout «moderne et profondément humain».

L’essayiste Paul Melun s’est lui aussi saisi de la question au micro de RMC Story pour dénoncer «une propagande des théories du genre», avant de fustiger «une forme de dystopie. »

Ce n’est pas la première fois qu’un emoji fait polémique : l’an dernier, il s’agissait d’un emoji «femme à barbe». Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces néobanques qui n’en sont pas : quels risques pour les clients ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De nombreuses fintech proposent des services bancaires. S’il s’agit rarement de vraies « banques », l’argent des utilisateurs est quand même protégé par différents mécanismes. Mieux vaut toutefois vérifier à qui l’on a affaire.

« De Nickel à Lydia en passant par Aumax, Kard ou Qonto, les fintech proposant des comptes et des moyens de paiement ressemblent à des banques mais n’en sont pas. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) est d’ailleurs vent debout contre la dénomination de « néobanque », qui laisse entendre que ces nouveaux acteurs sont des banques alors que, pour l’être, il faut avoir reçu l’agrément, en tant qu’établissement de crédit, de l’ACPR ou d’une autorité équivalente d’un autre pays européen.

Celui-ci implique des obligations en matière de fonds propres et de moyens techniques, les autorise à recueillir des fonds du public et à octroyer des crédits. « Il s’agit du statut historique des banques. Le processus d’agrément par l’ACPR prend du temps (au moins douze mois) et est exigeant », rappelle directeur des autorisations de l’ACPR.

De  rares fintech, comme Younited et Memo Bank, bénéficient de cet agrément d’établissement de crédit. Tout comme certains acteurs étrangers (Bunq, N26 ou Revolut) opérant en France et agréés ailleurs en Europe. « Il nous a fallu deux ans pour obtenir l’agrément en 2011 afin de démarrer notre activité », confirme le directeur général de Younited Credit, spécialiste du crédit à la consommation en ligne.

Comme pour toutes les banques françaises, ses clients bénéficient du Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) : en cas de défaillance, la garantie des dépôts couvre les comptes courants et les livrets d’épargne jusqu’à 100 000 euros, par client et par banque. Mais l’immense majorité des fintech proposant des services bancaires n’opèrent pas comme établissements de crédit.

Simples « agents » ou « distributeurs »

Certaines sont agréées en tant qu’établissement de paiement ou de monnaie électronique. C’est le cas notamment d’Aumax, de Shine ou de Qonto. Leurs clients ne sont donc pas couverts par la garantie du FGDR mais d’autres mécanismes existent pour garantir la sécurité des avoirs. »

Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Janvier 2022:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Rijksmuseum d’Amsterdam entame la restauration de La Ronde de Nuit de Rembrandt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Un changement de cadre dans les années 1970 avait soumis la toile à des ondulations. Une nouvelle structure en aluminium doit lui redonner sa bonne tension.

Une nouvelle étape est franchie. Des experts du Rijksmuseum à Amsterdam ont entamé mercredi la restauration du plus célèbre tableau du maître néerlandais Rembrandt, La Ronde de Nuit, qui supprimera notamment les ondulations qui se sont formées sur la toile depuis un changement de cadre dans les années 1970.

« Au cours des deux dernières années, nous avons fait des recherches sur la Ronde de nuit, cartographiant chaque fibre, chaque pigment sur la peinture», a expliqué Taco Dibbits, le directeur du musée. «Et maintenant nous allons commencer la conservation, la restauration», a-t-il annoncé à l’AFP. Des conservateurs ont décroché la pièce maîtresse du musée du mur, qui mesure 3,8 mètres de haut sur 4,5 mètres de large et pèse 337 kilos, pour la poser sur une table faite sur-mesure. Dans les prochains jours, ils retireront la toile de 1642 de son cadre d’origine. «Après un certain temps, nous verrons que la toile actuelle perdra ses déformations», a expliqué à l’AFP Pieter Roelofs, responsable de la peinture et de la sculpture du musée. Le cadre en bois sera remplacé par un cadre en aluminium pouvant «continuellement maintenir un peu de pression sur la peinture afin qu’elle ne puisse pas se gonfler», a indiqué M. Dibbits. Ils évalueront ensuite si une restauration complète de l’œuvre est nécessaire.

Appelé «Opération Ronde de nuit», le projet de restauration, qui coûte plusieurs millions d’euros, constitue le travail de recherche et de restauration le plus vaste et le plus complet du chef-d’œuvre. Une trentaine d’experts travaillent depuis deux ans et demi à la vue des visiteurs sur la toile, l’une des plus célèbres au monde, l’étudiant méticuleusement avec des techniques d’imagerie et de technologie informatique des plus avancées. Lors de la première phase du projet, les experts ont notamment découvert un croquis sous les couches de peinture, révélant la «genèse» du chef-d’œuvre du maître néerlandais. M. Dibbits a affirmé que l’équipe était également parvenue à faire «la photographie la plus haute résolution jamais réalisée d’une œuvre d’art. Maintenant, le public peut vraiment zoomer sur l’image, plonger dans l’image et voir presque tous les pigments», a-t-il salué.

Le Néerlandais Rembrandt van Rijn (1606-1669) avait reçu en 1642 une commande du capitaine de la milice bourgeoise d’Amsterdam Frans Banninck Cocq pour portraiturer les officiers et membres de sa milice. En près de quatre siècles, le tableau a connu bien des épreuves. Il a échappé aux nazis et en 1715, il avait carrément été rogné pour être installé à l’Hôtel de ville d’Amsterdam. La dernière restauration majeure remonte à plus de quarante ans, après une attaque en 1975 d’un déséquilibré qui l’avait tailladée à coups de couteau. »

Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Certains termes et formules résistent à l’exercice de la traduction

 

 

 

 

 

« Espagnols ou Portugais peinent parfois à trouver des équivalents aussi explicites que nos mots.

Le français jouit d’une popularité certaine au-delà de nos frontières. Pour preuve, le nombre de mots que les étrangers disent dans notre langue. C’est une autre paire de manche lorsqu’il s’agit de les traduire dans leur langue maternelle. Récemment, l’usage du verbe «emmerder» par le président de la République à l’égard des non-vaccinés a provoqué hors de l’Hexagone quelques migraines: comment traduire un mot «typiquement français» ? S’il est possible de trouver une métaphore ou un mot qui s’approche le plus de notre langue, certains termes et formules résistent à l’exercice de la traduction.

Ces mots français intraduisibles:

Emmerder»

On n’en finit plus de parler et d’analyser l’utilisation de ce verbe peu châtié par un chef d’État. Au point que la presse étrangère s’est emparée du sujet. «To piss off», «to annoy»… Les journaux anglophones ont peiné à trouver le mot juste, qui traduirait au mieux l’idée de «couvrir, souiller d’excréments», selon la définition française. Dans le langage courant, notre verbe signifie plus globalement: «importuner, déranger ou contrarier fortement quelqu’un», qu’il est ardu de traduire avec son sous-entendu trivial.

«Affrioler»

Voilà un mot qui a un je-ne-sais-quoi de français. «Attirer, séduire par des aspects engageants, alléchants», «affrioler» est dérivé de l’adjectif du moyen français friolet, «friand, gourmand», dérivé de frire, renseigne l’Académie française. Il se traduit en espagnol par seducir, qui contient l’idée d’attraction, mais reste en surface de l’idée de badinage, des codes du jeu amoureux qui fit la fortune des romans français du XVIIIe siècle. Les traductions anglaises «to attract» ou «to tempt» comportent cette même imprécision.

«Ras-le-bol»

Composé de «ras», issu du latin rasus qui signifie «raser», et de «bol», pris dans un sens imagé, cette formule illustre le fait d’être excédé, d’en avoir assez au plus haut point. Oserait-on dire qu’il n’y a pas meilleure formule pour qualifier ce sentiment d’exaspération et de bouillonnement qui caractérise les descendants de Gaulois que nous sommes? Elle évoque ce récipient qui s’emplit jusqu’au bord, à l’extrême limite, sans toutefois déborder. Au figuré, «en avoir ras-le-bol» traduit ce sentiment désagréable qui monte en intensité, et menace de nous faire exploser au moindre instant. Les anglophones la traduisent par «to be fed up» ou «be sick and tired», formules moins évocatrices, quand les Allemands disent, selon le Larousse, «Unzufriedenheit die», qui signifie littéralement: «mécontentement face à quelque chose» .

«Lanceur d’alerte»

L’absence d’équivalents de certains mots dit quelque chose du pays en question. Ainsi de l’expression «lanceur d’alerte», qui désigne un «salarié qui révèle ou signale, de manière désintéressée et de bonne foi, un risque grave pour la santé publique ou l’environnement dans l’entreprise ». Ce concept est notamment populaire dans les pays anglo-saxons, où il se dit en un mot: «whistleblower» (littéralement: «personne qui souffle dans un sifflet»). Il semble plus compliqué de le traduire en italien, selon les différents dictionnaires en ligne consultés. On trouve bien «segnalante» ou «informatore», qui sont plus vagues. Même chose en espagnol, qui ne dispose pas de formule aussi évocatrice.

«Pied-à-terre»

Les traductions littérales proposées par certaines plateformes de traductions en ligne sont pour la plupart approximatives. L’expression «pied-à-terre», ce logement que l’on occupe à l’occasion, est par exemple traduite en anglais par «foot on the ground». En réalité, les anglophones ont du mal à trouver une traduction fidèle à notre formule. Il y a bien «temporary» ou «secondary housing», mais rien qui reproduise aussi bien cette image du pied que l’on pose à peine dans un lieu avant de repartir. Pour l’anecdote, cette formule est née au XVIIe siècle, pour «désigner une sonnerie de trompette indiquant au cavalier qu’il devait mettre pied à terre», relate l’Académie française. »

Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un promoteur immobilier victime d’une «arnaque au président» de plus de 35 millions d’euros

 

 

 

 

 

 

 

« Un escroc s’est fait passer pour le patron de la société auprès de sa comptable, lui ordonnant d’effectuer des virements. Une enquête a été ouverte, a fait savoir le parquet de Paris.

Une enquête a récemment été ouverte après qu’un promoteur immobilier a été victime d’une «arnaque au président», qui lui a causé un préjudice de plusieurs dizaines de millions d’euros, a fait savoir mardi le parquet de Paris, confirmant une information du Parisien.

Selon les informations du quotidien, la responsable de la comptabilité de la société Sefri-Cime a été contactée par e-mail début décembre par un escroc se faisant passer pour le directeur général de l’entreprise. Prétextant qu’il préparait l’entrée en Bourse de la firme, il a ordonné à la comptable d’effectuer dans la plus grande discrétion plusieurs virements vers des comptes bancaires à l’étranger.

L’arnaque a tourné court lorsqu’une autre comptable de la société a reçu des mails similaires et a donné l’alerte, selon Le Parisien. D’après une source proche du dossier, le préjudice pour le promoteur s’élèverait à plus de 35 millions d’euros. Contactée par Le Figaro comme par l’AFP, la société Sefri-Cime n’a pas donné suite.

Après une plainte déposée par la direction au commissariat du XIVe arrondissement de Paris, une enquête a été ouverte le 30 décembre pour «escroquerie en bande organisée» et «blanchiment en bande organisée». Les investigations ont été confiées à la Brigade des fraudes aux moyens de paiement de la police judiciaire parisienne.

Les arnaques «aux faux ordres de virements», ou «arnaques au président», sont apparues vers 2010 et se sont multipliées avec le développement d’internet. Des entreprises comme Vallourec (Nord) ou le CDER (Marne) en ont notamment été victimes, se faisant dépouiller de millions d’euros.

En septembre 2020, il a aussi été condamné à sept ans de prison pour s’être fait passer pour le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian auprès de riches personnalités, afin de subtiliser des dizaines de milliers d’euros. Son histoire a inspiré un film sorti la même année («Je compte sur vous», de Pascal Elbé). » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Télétravail : la piste d’un renforcement à 3-4 jours par semaine gagne du terrain

 

 

 

 

 

« Vers un nouveau renforcement du télétravail ? À l’issue d’une réunion avec les partenaires sociaux, destinée à «regarder tous les leviers» mobilisables face au variant Omicron, le ministère du Travail affirme qu’ «il y a un relatif consensus sur le fait de remonter la cible actuelle à 3 à 4 jours de télétravail par semaine». «En revanche, le télétravail obligatoire à 100% est rejeté unanimement», a fait savoir au Figaro l’entourage de la ministre du Travail Élisabeth Borne. Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a lui aussi également relevé ce mardi qu’un consensus s’était «nettement dessiné» sur «la nécessité de renforcer le télétravail».

Les syndicats partagés

Du côté des organisations syndicales, on ne rapporte pas le même son de cloche que le ministère. «Il n’y a pas eu de consensus particulier sur un renforcement du télétravail», assure Catherine Pinchaut, secrétaire nationale de la CFDT en charge de questions liées au travail, soulignant par ailleurs qu’il s’agit d’une demande de longue date de la CGT. À la CFDT, premier syndicat du privé, on se montre favorable, plutôt qu’à une hausse du nombre de jours de télétravail mentionné dans le protocole sanitaire, à une forme d’obligation. «On pourrait aller vers un objectif fixe et ferme de trois jours de télétravail par semaine à partir de la rentrée», estime Catherine Pinchaut, selon laquelle la CFTC est allée dans le sens de la CFDT sur cette proposition. Pour cela, le protocole sanitaire devra se montrer «plus directif», juge Marylise Léon, secrétaire générale adjointe de la CFDT. Interrogée sur une adaptation de ce document de référence, Élisabeth Borne a jugé que «cela paraît raisonnable».

Le syndicat Force ouvrière (FO) se dit, lui, opposé à toute forme d’obligation et ne souhaite pas plus de trois jours de télétravail par semaine. «Au-delà, on va retomber sur des problèmes psychologiques que l’on a connus au début de la pandémie», estime Michel Beaugas, secrétaire confédéral de FO. La CFE-CGC est elle aussi contre la mise en place de «mesures contraignantes pour le monde du travail, en particulier sur le télétravail». Sur l’hypothèse d’un renforcement du télétravail comme de la mise en place du passe sanitaire en entreprise, «rien n’est acté pour le moment», insiste-t-on au ministère du Travail, expliquant que «les consultations se poursuivent». Le Figaro

 

 

 

 

 

French Press 2021

 

 

Alexandre Dumas:

 

 « Il y a deux regards: le regard du corps et le regard de l’âme. Le regard du corps peut oublier parfois, mais celui de l’âme se souvient toujours. »

 

 

 

 

 

« Quand un pays a eu des Jeanne d’Arc et des Napoléon, il peut être considéré comme un sol miraculeux. »

Guy de Maupassant

Sur l’eau