French Press 2021

 

 

 

 

 

 

Décembre 2021:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux plumes pour un conte : la double maternité de «la Belle et la Bête»

 

 

 

 

 

 

 

 

« Chaque mois, la Bibliothèque nationale de France met en lumière une œuvre d’écrivaine, à télécharger gratuitement dans Gallica. Aujourd’hui, deux versions du célèbre conte «la Belle et la Bête», publiées au XVIIIe siècle par deux autrices, Gabrielle-Suzanne de Villeneuve et Jeanne-Marie Leprince de Beaumont.

Q’un conte soit connu sous plusieurs versions n’a rien de très mystérieux. C’est même la singularité du conte d’être raconté, repris, écrit, réécrit et adapté. L’histoire de la Belle et la Bête a ceci de plus curieux qu’il fût publié deux fois au XVIIIe siècle, par deux autrices au style bien différent. La première version du conte est l’œuvre de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve. Publié en 1740 dans le recueil la Jeune Américaine et les contes marins, c’est une fantaisie onirique. Seize ans plus

tard, en 1756, Jeanne-Marie Leprince de Beaumont publie le Magasin des enfants dans lequel figure sa réécriture du conte. Cette version abrégée et au dessein pédagogique affirmé est celle qui accède à la postérité. Pourtant, les deux contes méritent la lecture.

Aristocrate écrivant sous pseudonyme et bourgeoise engagée dans l’éducation des enfants, Mme de Villeneuve et Mme Leprince de Beaumont ont en commun d’avoir connu un mariage tourmenté et commencé une carrière littéraire pour subvenir à leurs besoins.

Née en 1685 dans une famille de la noblesse protestante de La Rochelle, Gabrielle-Suzanne Barbot épouse en 1706 le lieutenant-colonel d’infanterie Jean-Baptiste Gaalon de Villeneuve. Quelques mois seulement après son mariage, la jeune épouse demande la séparation des biens en raison de la passion du jeu de son mari mais aussi de sa mauvaise conduite. Veuve à 26 ans, Gabrielle-Suzanne de Villeneuve monte à Paris et rencontre le dramaturge Prosper Jolyot de Crébillon, appelé Crébillon père. Elle s’installe sous son toit officiellement en tant que gouvernante et l’aide sans doute également dans sa fonction de censeur royal qui lui assure une autorité complète sur toutes les pièces alors publiées. L’autrice y demeure jusqu’à sa mort en 1755. Peut-être est-ce l’influence littéraire du dramaturge qui l’incite à écrire son premier texte, le le Phenix conjugal, nouvelle du temps en 1734 ? Suivent plusieurs recueils de contes et romans, la plupart non signés. Le recueil la Jeune Américaine et les contes marins est publié sous le pseudonyme de «Madame de V***». Cependant, lors de sa réédition en 1786 dans un volume de la collection le Cabinet des fées, l’autrice apparaît bien sous le nom de Mme de Villeneuve. » Libération

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que sait-on de la mort du chimiste antivax?

 

 

 

 

 

 

 

Contrairement à la rumeur qui circule sur les réseaux, le scientifique connu pour son positionnement antivax, s’il est bien décédé, n’a pas été victime d’une agression.

« Vous nous avez demandé de vérifier une information selon laquelle «le docteur Andreas Noack, chimiste autrichien (sic), est mort quelques heures après avoir dénoncé les risques de l’hydroxyde de graphène».

L’Allemand Andreas Noack, né en 1964, diplômé de l’université technique de Darmstadt, s’est d’abord fait connaître grâce à ses conférences sur l’alimentation diffusée sur YouTube et la vente de séminaires dédiés à la nutrition. Sur son site, il se présentait comme un «chimiste, ingénieur, inventeur, penseur, non-conformiste», qui prétendait être «le nutritionniste le plus populaire sur Internet ; avec plus de 10 millions de minutes sur YouTube (sic), il obtient un taux d’approbation de plus de 95%, ce qu’aucun autre “gourou de la nutrition” germanophone n’atteint». Avec la crise du Covid, il a connu un regain de popularité dans les milieux complotistes et antivax, grâce à des vidéos dans lesquelles il avance que les fabricants ajoutent secrètement de l’hydroxyde de graphène à leurs vaccins, composé ayant l’effet d’«un rasoir moléculaire» qui nuirait à l’organisme – la présence d’hydroxyde de graphène, fake news répandue, a toujours été démentie par les producteurs de vaccins.

Andreas Noack avait fait les titres de presse en novembre 2020, lorsque des policiers avaient pris d’assaut son domicile alors qu’il était en plein live. La police avait ensuite expliqué que cette intervention n’était pas dirigée contre le chimiste.

La mort d’Andreas Noack a été signalée à plusieurs reprises dans le canal Telegram Arche Noack, qu’il avait l’habitude d’alimenter. La première fois, dans une vidéo de quatre minutes publiée le 27 novembre, une personne se présentant comme sa femme, enceinte de son enfant annonce la mort de l’Allemand. Elle raconte que le 23 novembre, après que son époux a publié une vidéo sur le graphène «qui a eu l’effet d’une bombe», il a répondu à une interview de deux heures Il aurait, ensuite, discuté avec elle.

La femme déclare : «Peu après, Andreas a été violemment attaqué. L’attaque était extrêmement brutale et inattendue. Et j’ai le terrible devoir de vous annoncer qu’Andreas n’a malheureusement pas survécu. Cette nouvelle est extrêmement choquante pour nous tous.» Ces propos ont aussitôt été interprétés dans les sphères antivax comme le fait que le chimiste avait été agressé physiquement. Certains sites écrivent même qu’Andreas Noack «a été assassiné quelques heures après avoir dénoncé les risques de l’hydroxyde de graphène» et que sa femme affirmait qu’il «est tombé dans une embuscade inattendue et n’a pas survécu à cette agression».

Agression physique démentie

L’expression utilisée en allemand par la femme est assez équivoque. Face à la confusion, elle a «précisé» son propos dans une nouvelle vidéo de onze minutes, publiée le 29 novembre sur le canal Telegram, démentant toute agression physique. Dans cette longue vidéo, elle reprend en pleurs la chronologie des derniers jours du chimiste.

Elle raconte qu’Andreas Noack a fait une première crise dans leur cuisine le 23 novembre, au cours de laquelle il a vomi et «ne pouvait pas parler, il était comme paralysé». Andreas Noack a ensuite repris ses esprits et s’est reposé. «Il a dit qu’il allait mieux et qu’il ne voulait pas que quiconque soit au courant». Après une coupe dans la vidéo, la femme reprend et raconte que «dans la nuit du 25 au 26 novembre», il a eu de la fièvre et n’arrivait plus à respirer ou à parler. Elle a appelé les urgences, fait du bouche-à-bouche et des massages cardiaques à son mari pour l’aider. Une fois les secours arrivés, il a été transporté à l’hôpital de Wolfsberg, en Autriche, où il est finalement décédé «d’un arrêt cardiaque», selon le constat des médecins. La mort du chimiste a été confirmée par un avis de décès sur le site des pompes funèbres de Wolfsberg. »

Libération

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Connaîtra-t-on une pénurie de fromage au moment des fêtes ?

 

 

 

 

 

 

« La demande, qui augmente beaucoup à l’approche de Noël, perturbe un secteur déjà fragilisé par la mauvaise météo de l’été dernier.

Les Français aiment le fromage, c’est bien connu. Qu’il soit au lait de vache, de brebis ou de chèvre, cette denrée typique de la gastronomie française se vend très bien toute l’année. En 2020, les ventes ont même explosé : + 9,4 % pour les fromages au lait de vache, + 7,2 % pour les fromages de chèvre et 5,5 % pour ceux au lait de brebis, selon les données de FranceAgriMer et de l’organisme Kantar. Mais ces derniers mois, la production a diminué. En cause, la météo très pluvieuse de cet été, qui a altéré la qualité du foin brouté par les vaches. Celles-ci ont produit moins de lait, et par conséquent moins de fromage, laissant planer le doute d’une pénurie à l’approche de Noël.

Les fromages qui pourraient être concernés par des tensions sur la disponibilité des stocks sont les fromages auvergnats d’appellation d’origine protégée (AOP). Au nombre de cinq (le Saint-Nectaire, le Cantal, la Fourme d’Ambert, le Bleu d’Auvergne et le Salers), ils sont très demandés. D’autant que le prestigieux label AOP des producteurs de ces fromages les empêche de les préparer à partir de lait importé d’autres régions.

«Il y en aura pour tout le monde !»

Alors faut-il craindre une pénurie de fromage pendant la période des fêtes ? «Certainement pas !» répond Claude Maret, le président de la FFF (Fédération des Fromagers de France). «La production n’est en baisse que très localement. Il peut manquer 1 ou 2 fromages à Noël dans certains endroits car il y a un pic de demande, et encore, mais parler de pénurie, ça non !» ajoute-t-il. Sans nier qu’il pourrait y avoir au mois de décembre «quelques difficultés» pour certains fromages très spécifiques «dont le Saint Nectaire» reconnaît-il, Claude Maret défend qu’«il n’y a pas de raisons de faire paniquer les gens».

Chaque année il y a des ruptures sur certains fromages. Et c’est normal !», assure-t-il.« Il y a la saisonnalité, les modes qui changent… Il y a 10 ans, le fromage laitier représentait 70% des ventes. Aujourd’hui, la tendance est aux fromages fermiers, comme les AOP d’Auvergne. Lors des pics de consommation, certains producteurs ont un peu de mal à suivre. Ce sont les aléas d’un marché fluctuant, il faut savoir s’adapter. Mais on a plus de 1000 fromages différents, il y en aura pour tout le monde !». Pas (trop) d’inquiétude, donc. Pour ces fêtes de fin d’année, les Français devraient pouvoir trouver leurs fromages préférés sans trop de difficulté. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Novembre 2021:

 

 

 

 

 

 

 

 

Baudelaire, le spleen de la modernité: au bord de l’eau à Honfleur

 

 

 

 

 

« Après avoir cacheté la lettre qu’il vient d’écrire à Sainte-Beuve pour l’assurer qu’il n’a pris aucune part à un article désobligeant rédigé par un de ses amis, Baudelaire se lève de sa table de travail et ouvre la fenêtre pour laisser entrer dans son bureau l’air salé de la mer. Avant de venir s’installer dans la villa de sa mère, Charles avait beaucoup atermoyé. Sous divers prétextes. Un article à terminer pour une revue. L’espoir d’obtenir la direction d’un théâtre qui lui permettrait d’avoir un revenu stable ou encore de recevoir la Légion d’honneur que lui avait fait miroiter Mérimée avant de se dérober.

Au mois d’octobre 1858, il avait fait une brève incursion en Normandie pour « voir le local ». Il en a été charmé et l’a surnommé la maison-joujou. Tout lui plaît. Le site sur la falaise, la vue sur l’estuaire, le jardin, les deux pièces que sa mère lui destine. En janvier, Charles se décide enfin à rejoindre la « bonbonnière » de Caroline Aupick. Depuis, son estomac, ses intestins le laissent en paix. Ou presque. Il n’a plus de maux de tête et il travaille pour « réparer seize ans de fainéantise ». Il veut désormais « battre monnaie sans répit, n’ayant plus de prétexte pour transiger avec le travail ».
Baudelaire s’est attelé à la traduction de l’Opium de De Quincey et de trois nouveaux textes de Poe. Il rédige aussi une critique littéraire sur Théophile Gautier et compose quelques nouveaux poèmes pour ses Fleurs du mal en vue d’une deuxième édition.

Les habitants de Honfleur ne lui ont guère fait bon accueil ? Baudelaire s’en moque. Il sait qu’ils l’ont surnommé « le Fait-nul-bien » et jasent à qui mieux mieux sur ses trop fréquentes incursions à la pharmacie de M. Allais pour acheter ses drogues. Il a eu en revanche le bonheur de rencontrer sur un chemin côtier Eugène Boudin qui l’a entraîné à la ferme Saint-Siméon où il travaille avec Jean-François Millet et Frédéric Bazille. Baudelaire a été ébloui par ses ciels « chiffonnés de couleurs », et ses nuages « tumultueux » à l’architecture changeante.

soir, Charles tient le plus souvent compagnie à sa mère. Comme au temps où elle avait loué la maison blanche de Neuilly, ils regardent, en silence, le soleil se coucher par-delà l’horizon. Ils n’évoquent jamais le souvenir du général Aupick, mais sa veuve tient à ce que son couvert soit toujours dressé à table. Ce qui paraît ridicule à son fils. Mais il évite de le lui dire.

Au fil du temps, Baudelaire découvre cependant les inconvénients de vivre loin de Paris. Il se plaint parce qu’il ne reçoit pas assez rapidement le salaire de son travail. Au début du mois de mars, n’y tenant plus, il part chercher son dû. Il restera six semaines dans la capitale parce qu’on tarde à le payer, parce qu’il a accepté d’écrire un Salon pour la Revue française, parce qu’il est heureux de retrouver ses amis, mais également parce qu’il doit s’occuper de Jeanne. Elle est frappée d’une attaque de paralysie. Il la traite désormais comme si elle était sa sœur ou une enfant et va la placer dans une maison de santé.
Le 20 avril, Baudelaire est de retour à Honfleur où il rédige son étude sur le Salon. L’exposition s’est révélée décevante. Elle lui offre cependant l’occasion de réaffirmer son attachement à l’art pur, celui qui crée « une magie suggestive » comme le font les nuages de Boudin. Il en profite aussi pour affirmer que la photographie, qui a participé pour la première fois à la manifestation, n’est pas un art mais « une industrie nouvelle », le refuge des peintres ratés ou trop paresseux.

Sa santé s’est rétablie. Son travail avance. Mais plus le temps passe, plus Baudelaire s’assombrit, maugrée. Il s’agace des « petitesses » dont fait preuve sa mère. De ses idées bourgeoises. Étriquées. Et puis, Paris décidément lui manque. Il se languit des salles de rédaction, des maisons d’édition, des théâtres, des bouquinistes, des bibliothèques, des musées. Avec qui parler à Honfleur de son projet d’étude sur la peinture espagnole ?

Au mois de juin, il n’y tient plus et rentre dans la capitale « infâme ». Il s’y installe à l’hôtel de Dieppe. Il se plaint à sa mère de son existence qui serait redevenue un cauchemar, de sa santé qui de nouveau périclite. Caroline l’adjure de revenir à Honfleur. Il n’y retournera qu’au mois de décembre. Brièvement. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brassens, poète anti-moderne et contempteur féroce des aberrations de son temps»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« FIGAROVOX/ENTRETIEN – Dans un essai enlevé, le journaliste Théophane Leroux dresse un portrait de Georges Brassens : bon copain, chanteur gaillard et anarchiste rétif au culte du progrès.

Théophane Leroux est journaliste et auteur de Brassens, à rebrousse-poil aux éditions Première Partie.

FIGAROVOX. – Vous avez écrit ce livre pendant la crise sanitaire. Brassens aurait-il supporté cet isolement que nous avons connu lors des confinements à répétition ?

Théophane LEROUX. – Ce n’est pas forcément facile d’imaginer Brassens confiné. Le personnage est complexe, parfois contradictoire et sa réaction aurait sans doute été à son image : ambivalente. D’un côté, Brassens aimait bien avoir sa tranquillité et voir son pré carré respecté : c’est pour cela qu’il n’a jamais cohabité avec la femme de sa vie, pour ne pas avoir à partager – ou plutôt à subir –les mille petits tracas du quotidien. On peut imaginer qu’il aurait pu se réjouir, à première vue, de pouvoir profiter de la tranquillité forcée, du silence imposé et du temps donné par le confinement.

On imagine volontiers Brassens comme auteur de chansons légères ou gaillardes, mais aussi engagées – et toujours dans l’air du temps, n’est-ce pas ? Il n’aimait pas vraiment se définir comme poète, mais il est évident qu’il en est un, peut-être l’un des meilleurs de la seconde moitié du XXe siècle.

Mais Brassens, c’est peut-être d’abord le copain par excellence, celui qui laissait porte ouverte à ses différents cercles d’amis. Il est difficile, dans ce cas, d’imaginer qu’il aurait apprécié cette séparation forcée. À quoi bon, sinon, chanter Les copains d’abord ou Au bois de mon cœur ?

J’ai été très frappé en écrivant mon livre du décalage croissant entre ce que je vivais dans mon appartement et ce que Brassens décrivait dans ses chansons : qu’il chante un enterrement, une femme volage ou un arbre, il y a toujours du monde, du brassage, du mouvement, des humains. Brassens est un chanteur incarné, un homme de chair et de sang : je ne suis pas sûr qu’une société du sans contact, des distances sanitaires, des masques et des visières, des enterrements à la va-vite et sous plastique lui aurait convenu. Comme elle ne convient à personne, d’ailleurs.

Si dans l’imaginaire collectif le chanteur fredonne surtout des chansons à boire, diriez-vous que celui-ci est un poète ?

On imagine volontiers Brassens comme auteur de chansons légères ou gaillardes, mais aussi engagées – et toujours dans l’air du temps, n’est-ce pas ? Il n’aimait pas vraiment se définir comme poète, mais il est évident qu’il en est un, peut-être l’un des meilleurs de la seconde moitié du XXe siècle.

L’homme à la moustache, avant de connaître le succès, a lu et relu les grands classiques de la poésie française, de Villon à Hugo en passant par Apollinaire ou Aragon. Il a mis beaucoup de poésies en chanson, et contribué à en sortir quelques-uns de l’oubli, comme Richepin dont il chante Les oiseaux de passage ou Antoine Pol, qu’il a sublimé en chantant Les passantes.

Au-delà de ces filiations, le texte de Brassens est fouillé, truffé de références plus ou moins implicites à la littérature classique. Même dans ses chansons les plus gaillardes : «Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !» dans Le Bulletin de santé est une parodie évidente de Mallarmée : «Je suis hanté ! L’Azur ! L’Azur ! L’Azur ! L’Azur !» Mais Brassens n’est pas qu’un aimable imitateur : ses textes sont somptueux, polis par les années de travail – Supplique pour être enterré sur la plage de Sète lui a pris sept ans d’écriture – et certains traverseront sans doute les siècles, comme ceux de Villon, son modèle. Et Brassens n’est pas non plus qu’un grand auteur de texte : c’est aussi un excellent musicien, dont les musiques sont travaillées d’arrache-pied pour paraître simples.

Peut-on définir cet homme à la pipe et à la moustache comme un anti-moderne ?

Tout dépend de ce que vous entendez par anti-moderne : s’il s’agit d’une personne rétive à toute forme d’innovation, une sorte d’ours réactionnaire, ce n’est pas le cas. Brassens adulait les nouvelles technologies de son époque, il collectionnait les enregistreurs et les caméras – et les armes aussi – dont il était fasciné.

Cela dit, l’ensemble de ses textes et de ses déclarations tendent à prouver chez lui un vrai amour pour le passé, qui se teinte parfois d’une certaine nostalgie. On pourrait faire une longue liste des chansons de Brassens qui font l’éloge d’un passé plus ou moins fantasmé : du Moyenâgeux, dans laquelle il déclare ne regretter qu’une seule chose : de n’être pas né au Moyen-Âge aux Châteaux de sable où il chante la nostalgie de son enfance, il y a toute une palette de l’histoire de France qui se révèle sous nos yeux.

Nombre de ses chansons brocardent les manifestations bruyantes et les émeutes. Brassens a détesté la période de Mai 68, au grand dam de beaucoup de ses admirateurs, qui admiraient sa liberté que lorsqu’elle flattait leurs idées.

Théophane Leroux

Mais Brassens se fait aussi le féroce contempteur des aberrations de son temps : il regrette que sa ville natale, Cette, ait été rebaptisée Sète pour ne pas être confondu avec le pronom. Il brocarde le progrès forcené et la bétonisation qu’il constate tous les jours : «Dieu merci ! Le béton, les Romains l’ignoraient. / Leurs ruines sont si belles qu’on en mangerait ! / Taudis à retardement. Le béton est un con !» écrivait-il dans son carnet. Il regrette le désenchantement du monde dans Le grand pan, il s’indigne avec Bruant de la gentrification de Paris en reprenant La place Maubert… Décroissant avant Greta, il crée un éphémère Parti préhistorique et conchie le progrès dans une chanson, Le Progrès, où il s’offusque de la perte du charme et de la poésie des petites choses du quotidien… En cela, Brassens est bien anti-moderne.

Quel était son rapport à la politique ?

Brassens est passé d’un anarchisme militant à une position plus tempérée, et plus individualiste. Le Brassens qui meurt à soixante ans n’est plus capable de crier «mort aux vaches !» ou «à bas la calotte !» : il a rencontré des personnes l’ayant fait réfléchir à ses idées. Il n’en demeure pas moins fidèle à un idéal anarchiste que l’on peut résumer avec les paroles de Don Juan : «Gloire à qui n’ayant pas d’idéal sacro-saint / se borne à ne pas trop emmerder ses voisins».

Le chanteur disait souvent qu’il n’avait pas de «solution collective» à proposer aux autres, et qu’il se contentait donc – plutôt avec succès, au vu des nombreux témoignages – à être aussi sympathique que possible avec son prochain. Il détestait les groupes, la masse, les foules, les endoctrineurs et les endoctrinés. Brassens est conscient que chaque idéologie peut contenir en germe une dictature, et que, bien souvent, le combat politique ne se fait que pour prendre le pouvoir des mains de l’autre. Nombre de ses chansons brocardent les manifestations bruyantes et les émeutes. Brassens a détesté la période de Mai 68, au grand dam de beaucoup de ses admirateurs, qui n’applaudissaient sa liberté que lorsqu’elle flattait leurs idées. Lorsqu’on lui demandait ce qu’il avait fait durant ce fameux mois de mai, il répondait : «des calculs rénaux».

Je me permets de reprendre le titre d’un de vos chapitres… «Et Dieu dans tout ça» ?

Juger de la relation entre un homme et Dieu est toujours une chose délicate, je n’ai en tout cas pas eu accès aux archives que Saint-Pierre doit tenir dans le firmament, et n’étant pas pape, il m’est impossible d’inscrire Georges Brassens au canon de l’Église catholique.

On a toujours en tête l’image d’un Georges Brassens anticlérical et athée militant. On l’aura compris, la réalité est bien plus complexe que la caricature que les brassensistes «canal historique» veulent bien colporter. L’étude des textes, des carnets et des déclarations de Brassens montre qu’il n’était pas du tout catégorique sur la question de l’existence de Dieu. Ses chansons sont truffées de références bibliques, de références à Dieu – le fameux «Père éternel» de la Chanson pour l’auvergnat – et il a déclaré sans aucun complexe que son poème préféré était la Bible et son poète préféré, le Christ.

Il a passé son temps à souffler le chaud et le froid à ce sujet. Un jour, il disait «Dieu, s’il existait, comme je l’aimerais !», et un autre, il écrivait dans son carnet : «je crois en Dieu, mais comme je suis un menteur, je dis le contraire». Tout en se moquant des bigots et des hypocrites, il confessait croire en une «présence», inculquée par sa mère, une bigote d’origine italienne.

S’il n’avait pas réussi à trancher cette question, il estimait tout de même – et sans doute à raison – vivre de manière suffisamment honnête et bienveillante pour être considéré comme chrétien. Il a déclaré un jour : «Je suis un chrétien dans ce qui est essentiel parce que j’aime vraiment les gens. Je me dis que, si Dieu existe, il n’accueillera pas trop mal Brassens». Nous avons toutes les raisons de penser comme lui. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux-roues: le marché continue de grossir en Europe

 

 

 

 

 

« 792.819 motos et scooters ont été vendus entre janvier et septembre dans les cinq principaux marchés européen, soit 10,6% de plus qu’à la même période en 2020.

Alors que les ventes de voitures sont au ralenti, le marché des deux-roues motorisés a continué de croître dans cinq des principaux marchés européens depuis le début de l’année, a indiqué mercredi l’Association des constructeurs européens de motocycles (ACEM).

Avec 792.819 motos et scooters vendus entre janvier et septembre en Italie, Allemagne, France, Espagne et au Royaume-Uni, le marché a grossi de 10,6% par rapport à la même période en 2020 et de 8,2% par rapport à 2019, précise l’ACEM dans un communiqué. Le secteur avait été paralysé par les restrictions sanitaires début 2020 mais avait rebondi fortement au printemps et à l’été, le deux-roues étant vu comme un moyen sûr de se déplacer en temps de pandémie. Ce mouvement s’est poursuivi au printemps et à l’été 2021.

Rebond italien

Le marché italien a notamment rebondi de 27,9% sur un an, le marché britannique de 13,5%, le français de 8,7% et l’espagnol de 8,5%, tandis que les ventes ont légèrement reculé en Allemagne (-4,9%). «Les immatriculations des 9 premiers mois de 2021 montrent que le marché s’est redressé», a commenté le secrétaire général de l’ACEM Antonio Perlot. «Les deux-roues motorisés ont même dépassé les chiffres pré-Covid 19».

«Ces résultats auraient même pu être encore meilleurs s’il n’y avait pas eu cette pénurie mondiale de semi-conducteurs qui touche l’automobile et cause indirectement des problèmes logistiques à certains producteurs de motos», a ajouté M. Perlot.

Le marché des cyclomoteurs (limités à 45 km/h) est resté stable à 206.751 exemplaires sur les 9 premiers mois de 2021, après une forte progression de 13,7% sur l’année 2020, sur les marchés français, hollandais, belge, allemand, italien et espagnol. La part de cyclomoteurs électriques a continué de croître (+22,2% sur un an), avec 55.836 immatriculations, et de fortes progressions en France et aux Pays-Bas. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Français restent attachés à l’argent liquide

 

 

 

 

 

 

 

 

« D’après une étude menée pour la Monnaie de Paris, huit Français sur 10 tiennent encore à l’argent liquide, notamment pour les petits paiements du quotidien.

Certains aiment en avoir toujours une réserve sous le matelas, d’autres encore ont régulièrement de belles sommes sur eux. Si le paiement sans contact par carte bleue s’est largement développé durant la pandémie de covid-19, ceux-ci ne délaissent pas pour autant leur bonne vieille monnaie, sonnante et trébuchante. Selon une enquête menée par Ipsos pour la Monnaie de Paris, une grande majorité d’entre eux privilégient le cash pour les petits achats du quotidien ou pour les actes de solidarité.

Ainsi 91% des Français interrogés ont déclaré avoir recours régulièrement aux espèces, quand 70% les utilisent «au quotidien». Cet usage régulier de l’argent liquide n’est «pas l’apanage d’une cible particulière», souligne l’enquête, mais concerne tous les profils socio-démographiques. Seules 9% des personnes interrogées ont déclaré n’avoir jamais recours aux espèces.

Petits paiements

L’utilisation d’argent liquide est particulièrement prégnante pour les petits paiements du quotidien. Ainsi 87% des personnes interrogées déclarent se servir de cash chez les petits commerçants et 72% dans les distributeurs automatiques. Par ailleurs, les Français utilisent encore beaucoup leurs espèces pour faire des donations.

Ainsi l’argent liquide tient-il une véritable place de choix dans le cœur des Français, avec 83% d’entre eux qui déclarent y être attachés. Parmi les raisons qui les poussent à utiliser de le cash figure en tête la gratuité d’utilisation mais aussi la facilité des échanges entre particuliers. Par ailleurs, «la matérialité des espèces en fait un moyen de transmission de la valeur de l’argent aux plus jeunes», note encore l’étude.

Les modes de paiement dématérialisés provoquent selon l’étude «une réaction ambivalente». «On leur prête des avantages fonctionnels (gain de temps pour 89% des gens, simplicité pour 72%) dans les mêmes proportions qu’ils inquiètent par leur caractère discriminant -[car excluant une partie de la population]- et le manque de transparence de leur écosystème», explique l’étude. Par ailleurs, 83% des personnes interrogées se disent «inquiets de voir disparaître les espèces». Un sentiment partagé par les utilisateurs au quotidien de ce mode de paiement (87%) mais aussi par ceux qui leur préfèrent les paiements dématérialisés (73%).

Liberté de choix

Pour Marc Schwartz, le président-directeur général de la Monnaie de Paris, «cette étude confirme l’attachement des Français aux espèces comme moyen de paiement, en dépit du développement des alternatives dématérialisées. La liberté de choix entre les moyens de paiement demeure, plus que jamais, un pilier de la confiance dans la monnaie. L’étude montre aussi que la monnaie fiduciaire est perçue non seulement comme pratique et facile à utiliser, mais comme vecteur de lien social. Au-delà de son usage au quotidien, l’argent liquide continue à jouer un rôle dans notre société, pour la transmission entre générations, la pédagogie, et la solidarité».

Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Octobre 2021:

 

 

 

 

 

Transports : « Le rationnement, une alternative d’avenir à la taxe carbone ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Comment respecter nos engagements climatiques ? Aujourd’hui, l’objectif d’atteindre la « neutralité carbone » en 2050, fixé par la stratégie nationale bas carbone, reste tellement abstrait que nous sommes loin de nous donner les moyens de le respecter. Ni les innovations technologiques (l’amélioration des moteurs, les voitures électriques, etc.), ni les incitations à utiliser des moyens de déplacement peu polluants (vélo, transports collectifs…) ne parviennent à faire baisser les émissions de CO2 du secteur des transports en France.

Pour réduire leur volume, experts et acteurs politiques misaient jusqu’en 2018 sur l’augmentation progressive de la taxe carbone. Mais elle s’est heurtée au mouvement des « gilets jaunes » comme au rejet de la convention citoyenne pour le climat. Dénoncée comme étant inéquitable, dans la mesure où elle pèse plus fortement sur le budget des ménages les plus pauvres, elle est également inefficace parce qu’elle a peu d’effets sur les modes de vie des plus riches, pourtant les plus émetteurs de CO2.

Deux avantages

Le rationnement, une alternative d’avenir à la taxe carbone ? Cette idée, portée depuis plusieurs années par des militants et chercheurs présenterait au moins deux avantages que n’a pas la taxe : empêcher d’émettre plus de CO2 que décidé au niveau national, et donner à chaque Français le droit d’émettre la même quantité de CO2, quels que soient ses moyens financiers.

Repartir ainsi individuellement la quantité de carbone à émettre rend concret l’effort collectif à fournir pour lutter contre la crise climatique. L’idée émerge dans les débats, comme on a pu l’entendre lors de la primaire des écologistes. Alors que les discussions entre partisans et détracteurs en restent trop largement au niveau des principes, l’Université de Paris, sous la direction de l’historien des transports et ingénieur Arnaud Passalacqua, a mené pour le Forum vies mobiles une étude qui montre comment il serait possible de rationner les déplacements et quels en seraient les effets.

Quel scénario pour une mise en œuvre du rationnement ? Pour ses déplacements, chaque Français se verrait attribuer la même quantité de CO2, convertie en litres de carburant, sans prendre en compte quelques critères comme la composition du foyer, le lieu de résidence, ou encore l’état de santé. L’effort porterait ainsi principalement sur les personnes dont le mode de vie est le plus émetteur, autrement dit, les plus riches. » Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5G : Juliette Binoche déboutée par le Conseil d’État

 

 

 

 

 

« Plusieurs personnalités opposées au déploiement de la 5G en France avaient saisi la haute autorité. Le contentieux est désormais «clos»

Beaucoup de bruit pour rien. Le Conseil d’État a tranché : l’ensemble des recours déposés contre l’attribution des fréquences 5G ont été rejetés. Les opérateurs peuvent donc continuer à déployer la nouvelle génération de téléphonie mobile. Cette décision clôt le dossier.

L’année dernière, la saisine du Conseil d’État par plusieurs associations, dont Agir pour l’environnement, Liberté

Environnement Bretagne, et quelques personnalités parmi lesquelles Juliette Binoche et Camille Dalmais, avaient attiré le feu des projecteurs. Elles reprochaient à la 5G d’être potentiellement dangereuse pour la santé et nuisible pour l’environnement et visaient à stopper son déploiement.

Les conclusions rendues par le Conseil d’État mettent un point final aux recours. Les principes de sobriété et d’efficacité énergétiques imposés par l’Europe sont respectés par la 5G, tout comme le principe de précaution. En effet, les opposants à la 5G estimaient que cette technologie pouvait présenter un risque sanitaire, or, le Conseil d’État a estimé qu’au vu des études existantes sur le sujet, le principe de précautions avait été respecté.

Les opérateurs télécoms et le régulateur du secteur (Arcep) sont les grands gagnants de cette opération. En effet, la décision du Conseil d’État clôt tous les contentieux sur le sujet. Un bémol toutefois, les conclusions concerne la 5G et 3,5 Ghz, or, l’ouverture attendue de nouvelles bandes de fréquences risque de donner lieu à de nouvelles contestations.»

Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Observer le ciel en ville malgré la pollution lumineuse

 

 

 

 

 

 

 

 

«L’éclairage artificiel excessif cache la plupart des astres en milieu urbain, mais les étoiles les plus brillantes, la Lune et les planètes sont observables à l’œil nu et aux instruments.

Éclairage public pléthorique ou mal conçu, vitrines et bureaux allumés à longueur de nuit, parkings et entrepôts éclairés outrancièrement, façades, monuments, arbres ou paysages naturels « mis en lumière », les sources de la pollution lumineuse ne manquent pas et les quelques lois qui tentent de les endiguer sont peu ou pas appliquées. Cet éclairage artificiel envahissant qui se diffuse largement autour des centres urbains perturbe profondément le mode de vie de près d’un tiers des vertébrés et de deux tiers des invertébrés, qui sont partiellement ou exclusivement nocturnes, et les chercheurs considèrent que son augmentation rapide au cours des dernières décennies en fait l’une des causes majeures de la dégradation de la biodiversité, avec la destruction des milieux et l’épandage excessif des pesticides.

En plus de ses effets délétères sur la biodiversité, la pollution lumineuse altère notre vision du ciel et élime notre lien ancestral avec un environnement céleste qui a largement contribué à l’élaboration des mythologies et des cultures humaines, ainsi qu’au développement de notre imaginaire et des sciences. Je vous renvoie à la lecture attentive de la motion « Agir pour réduire la pollution lumineuse » adoptée lors du congrès mondial de la nature qui s’est tenu à Marseille début septembre et qui, si elle n’a aucun caractère contraignant pour les signataires, témoigne cependant de la prise de conscience des multiples problèmes engendrés par la pollution lumineuse. J’espère qu’agir pour réduire la pollution lumineuse deviendra rapidement une préoccupation majeure pour nos sociétés, mais, en attendant, les observateurs du ciel sont bien obligés de faire avec cet excès de lumière !

Dans un environnement urbain ou périurbain, il ne faut pas s’attendre à voir la Voie lactée qui se dresse comme un pilier au-dessus de l’horizon sud-ouest au début des nuits d’automne ou le magnifique fuseau de la lumière zodiacale qui brille à l’est avant l’aube ; ces délicats éclats naturels ne sont plus visibles que dans les sites suffisamment protégés de la pollution lumineuse (voir ce billet). En revanche, les rendez-vous entre les planètes et la Lune que je présente plus loin dans ce billet sont parfaitement observables en ville. Il suffit de choisir un site offrant un horizon bien dégagé dans la direction indiquée. La pollution lumineuse n’est pas gênante lorsque la rencontre se déroule dans un ciel clair, au crépuscule ou à l’aube, mais, une fois la nuit venue, évitez de vous installer en vue directe d’un lampadaire ou d’une source lumineuse éblouissante ; un parc, un jardin entouré d’arbres ou une terrasse sur un toit feront l’affaire.

La plupart du temps, la solution de facilité consiste à observer par une fenêtre ouverte ou à s’installer sur un balcon. Cela ne pose aucun problème pour une observation à l’œil nu ou aux jumelles, mais pour une observation avec une lunette ou un télescope cela peut se révéler gênant à cause de la turbulence. Les différents matériaux qui composent un bâtiment emmagasinent en effet la chaleur solaire pendant le jour et la restituent plus ou moins vite pendant la nuit. Il se crée ainsi un courant d’air chaud qui se mélange à l’air plus froid du soir, ce qui provoque des turbulences qui déforment les images ; si l’on regarde la Lune ou une planète, par exemple, on a l’impression que les images dansent ou frétillent comme l’air surchauffé au-dessus d’une route en été. À la belle saison, l’équilibre thermique entre le bâtiment et l’air ambiant n’intervient que tard dans la nuit et votre temps d’observation s’en trouve alors très raccourci. En hiver, quand les bâtiments sont chauffés, la turbulence est une gêne constante. Malgré tout, si le choix qui s’offre à vous se résume à observer sur un balcon ou ne pas observer du tout, alors n’hésitez pas une seconde et admirez le ciel ! » Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pandémie a changé la façon dont les gens s’habillent pour aller au bureau

 

 

 

 

 

 

 

 

« Certains cadres ont adopté sans problème la nouvelle organisation hybride du travail, et sont heureux de télé travailler certains jours. Cette alternance entre maison et bureau a toutefois remis en cause la définition du “dresse code” en entreprise. Les marques de mode confirment cette nouvelle tendance plus décontractée au quotidien, avec des nouvelles collections adaptées.

vêtements de détente, hybride entre les pyjamas et les survêtements, ont particulièrement gagné en popularité ces derniers mois, tout comme les articles de sport tels que les ensembles assortis de soutiens-gorge de sport, de leggings et de sweats à capuche. De nombreuses marques et créateurs de mode se sont tournés vers la création de lignes de vêtements de sport et de vêtements de détente afin de répondre aux attentes des clients pendant les confinements, et ainsi augmenter leurs ventes. La tendance est plus forte dans les pays anglo-saxons qui suivent les politiques de télétravail des grandes groupes du numérique mais elle est en train de se généraliser partout dans le monde. Amy Robichaud, directrice exécutive de la fondation à but non lucratif Dress for Success Vancouver, déclare pour CBC que la pandémie a accéléré la « précarisation » de la garde-robe de nombreux travailleurs en faveur du confort physique, mais aussi pour le confort psychologique. Cela est expliqué par une volonte de redéfinir les priorités entre le travail et la vie personelle, une quête de sens, une interrogation sur la finalité du travail comme il s’organise aujourd’hui.

La pandémie a amené de nombreuses personnes à quitter leur emploi en quête de meilleures conditions, mais aussi pour prendre leurs distances avec un format de travail basé sur la quantité et non pas sur la qualité des heures passées au bureau. Pour Amy Robichaud, la tendance vers des habits plus décontractés améliore la productivité du travail. “Pour beaucoup d’entre nous, lorsque nous sommes assis à la maison sans crainte ni jugement sur notre apparence ou notre présentation, nous sommes meilleurs dans notre travail.” Au contraire, les vêtements de travail formels et peu confortables, ainsi que les attentes qui les accompagnent, peuvent être une source de stress pour les salariés, qui s’ajoute au stress des horaires contraignants et des déplacements difficiles vers les centres urbains.

En outre, les attentes imposées par des habits professionnels sont souvent “sexospécifiques”, explique Robichaud. “Les hommes et les femmes sont soumis à des normes différentes”, a-t-elle déclaré, notant que les femmes sont censées suivre les tendances de la mode et utiliser du maquillage, alors que les hommes peuvent se contenter d’être propres et de suivre des standards vestimentaires qui n’évoluent pas.

Une occasion de repenser les standards de la mode au travail 

Pour la psychologue de mode Shakaila Forbes-Bell, la façon de s’habiller est un moyen utile de décrire ce qui se passe autour de nous. Le style permet d’imaginer et de refléter la personne que nous voulons être maintenant, la personne que nous voulons être à l’avenir et la personne que nous craignons d’être. “Quand nous nous sentons à l’aise, cela nous donne la confiance nécessaire pour penser à la personne que nous voulons être dans le futur” explique Forbes-Bell. Assouplir les exigences vestimentaires au travail ne peut donc qu’être positif pour l’estime de soi des salariés, et leur santé mentale. » FranceSoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Septembre 2021:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fille de Picasso cède neuf œuvres du peintre à la France dans le cadre d’un arrangement fiscal

 

 

 

 

 

Ces œuvres feront leur entrée en 2022 dans les collections nationales au musée Picasso. Elles seront présentées dans leur intégralité au public à partir d’avril.
« Six peintures, deux sculptures et un carnet de dessins. Neuf œuvres de Pablo Picasso ont été cédées à la France par sa fille Maya Widmaier-Picasso dans le cadre d’une dation, ont annoncé les ministres de la culture, Roselyne Bachelot, et de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, lundi 20 septembre.
« C’est un honneur pour notre pays d’accueillir de nouvelles œuvres de Picasso. Elles viennent enrichir et étoffer notre patrimoine culturel », a écrit Bruno Le Maire sur son compte Twitter. Le Figaro et BFM avaient précédemment rapporté que la fille de Picasso avait décidé de faire ce don.
Lors d’une conférence de presse lundi, au musée Picasso, à Paris, une seule œuvre a été présentée à la presse : un tableau cubiste de 1938 baptisé L’Enfant à la sucette assis sous une chaise. D’après Olivier Widmaier-Picasso, petit-fils de l’artiste, présent à la conférence de presse aux côtés de sa sœur Diana, ce tableau représente sa mère Maya. Le tableau le plus ancien de cette collection date de 1895 ; il s’agit du portrait du père de Picasso, Don José Ruiz.
Ces œuvres feront leur entrée en 2022 dans les collections nationales au musée Picasso, a précisé la ministre de la culture Roselyne Bachelot, ajoutant qu’elles seront présentées dans leur intégralité au public à partir d’avril 2022. « C’est avec une profonde émotion que je viens célébrer l’entrée dans les collections nationales » de cette dation, a déclaré la ministre qui a évoqué un « événement exceptionnel ».
Crée par la loi du 31 décembre 1968, la dation en paiement est une opération permettant de s’acquitter d’une dette fiscale par la remise d’œuvres d’art, de livres, d’objets de collection, de documents de haute valeur historique ou artistique. Le montant global de la collection n’a pas été précisé, les ministres faisant valoir le secret fiscal.” Le Monde 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trains de nuit : deux nouvelles lignes ouvriront en décembre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le Paris-Tarbes et le Paris-Vienne, en Autriche, ouvriront à quelques jours d’intervalle. Une étape importante dans la relance des liaisons ferroviaires nocturnes en France et en Europe.

L’une reliera Paris aux Hautes-Pyrénées. L’autre circulera entre les capitales française et autrichienne en traversant l’Allemagne. En décembre, les voyageurs pourront emprunter deux nouvelles lignes de train de nuit au départ de Paris. À partir du vendredi 10 décembre, la liaison Paris-Tarbes via Toulouse sera de nouveau assurée, a annoncé le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, le 12 septembre dans l’émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Une extension jusqu’à Hendaye via la côte basque est prévue lors de la saison estivale. La durée du trajet et les gares desservies n’ont pas encore été communiquées.

Cette réouverture intervient plusieurs mois après celle du Paris-Nice, le 20 mai dernier, qui a déjà transporté 24.000 passagers selon le patron de la SNCF. Ces deux lignes d’Intercités de nuit avaient été supprimées en 2017 faute de rentabilité. Elles bénéficient d’un plan de relance du gouvernement, qui inclut par ailleurs la rénovation des voitures affectées aux liaisons nocturnes. Un Paris-Vienne en 15 heures

En décembre, les voyageurs pourront également embarquer à bord du Paris-Vienne via Munich. Cette liaison démarrera le lundi 13 décembre dans le sens Vienne-Paris et le mardi 14 décembre dans le sens inverse. Si les horaires, les gares desservies et les tarifs devraient être communiqués à la mi-octobre, on sait déjà que l’ensemble du trajet devrait durer environ 15 heures. Il s’agira alors du seul train de nuit transfrontalier desservant la France, le Paris – Venise de Thello ayant été définitivement arrêté en juin dernier.

Ce train, né de la volonté de quatre opérateurs ferroviaires européens, dont la SNCF, arborera la marque Nightjet, la filiale des chemins de fer autrichiens (ÖBB) dédiée au train de nuit. La SNCF, en tant que partenaire commercial, assurera la vente des billets et déploiera son personnel à bord. Ces trains autrichiens se distingueront des trains français grâce, notamment, à leur service de restauration ou à leurs compartiments individuels équipés de douches.” Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les limites du passe sanitaire

Le système est-il trop facile à frauder ?

 

 

 

 

 

 

 

« Les faits en attestent. Depuis l’apparition du passe sanitaire, de nombreuses filiales de faux certificats se sont développées, qu’elles soient le fait de médecins trop conciliants ou de faussaires appâtés par le gain, alors que le QR code se monnaie aux alentours de 300 euros. L’ampleur du phénomène est difficile à chiffrer. Dans les Yvelines, l’usurpation du nom d’un seul médecin a suffi à générer une centaine de faux ; au niveau national, ils se comptent probablement en dizaines de milliers, si ce n’est plus. Ce trafic pose de nombreux problèmes éthiques, médicaux et pratiques : chiffres d’efficacité faussés, absence de protection contre le virus, blocages administratifs, etc.

L’usage d’un faux passe sanitaire est pourtant illégal. La loi adoptée début août prévoit que la présentation d’un passe frauduleux, ou appartenant à quelqu’un d’autre, est passible d’une amende de 135 euros. En cas de récidive (plus de trois fois en trente jours), la peine monte à six mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende. Mais dans les faits, de nombreuses infractions passent inaperçues, faute de contrôle.

En effet, les employés et gérants des lieux où le passe sanitaire est obligatoire ne sont ni contraints, ni autorisés à vérifier l’identité de leurs clients. Louable pour les défenseurs des libertés individuelles, cette impossibilité de contrôle donne l’impression d’un trou important dans la raquette. En revanche, les forces de l’ordre peuvent vérifier l’identité des porteurs de passes sanitaires lors de contrôles aléatoires. » Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Été 2021:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À quelle fréquence faut-il changer sa brosse à dents ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«On sait l’importance de se brosser les dents au moins deux fois par jour, mais on se perd un peu plus quand il s’agit de savoir à quel moment il faut changer sa brosse. En jeu ? Garantir l’hygiène de l’objet que l’on porte à sa bouche, bien sûr, mais aussi s’assurer que le brossage est efficace.

La durée de vie d’une brosse à dents

Dans l’idéal, les professionnels de santé recommandent de changer sa brosse tous les trois mois. Passée cette période, l’objet et les gestes effectués ne sont plus efficaces. «Le brossage de dents implique une action chimique avec le dentifrice, et une action mécanique, via le geste de brosser, rappelle la Dr Élodie Terrer chercheuse en microbiologie et cheffe de service de la dentisterie restauratrice à l’APHM (Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille). Si la brosse est usée, on perd donc le rôle primaire du brossage : le tartre et la plaque dentaire seront moins bien éliminés, les bactéries vont alors proliférer et cela va favoriser l’apparition de caries.»

On peut changer de brosse à dents avant trois mois si les poils en nylon paraissent affaissés et sont usés par le temps ou un brossage trop fort. En plus d’entraîner un brossage inefficace, «les poils peuvent irriter la gencive et causer des blessures ; du simple saignement à des choses plus graves comme le décollement de la couche externe de la muqueuse», indique la chercheuse.

Rinçage à l’eau chaude

Pour optimiser le rôle de sa brosse à dents, il est aussi primordial de la nettoyer après chaque utilisation. « Le plus simple, tout en restant efficace, est de la rincer sous l’eau chaude quelques secondes», conseille la praticienne. Pour ceux qui veulent aller plus loin, il est possible d’utiliser des produits de désinfection comme du peroxyde d’hydrogène, dans lequel on laisse tremper la brosse à dents.

Une fois le rinçage effectué, laissez votre brosse sécher à l’air libre dans la salle de bains. «Elle ne doit pas rester humide trop longtemps sinon les bactéries prolifèrent » indique la Dr Élodie Terrer. On évite donc de la remettre dans un étui ou dans une trousse de toilette après l’utilisation.

Dans l’idéal (de nouveau), il est recommandé de changer sa brosse à dents si cette dernière tombe au sol. Des millions de bactéries y prolifèrent, elles s’accrocheront sur les poils et se poseront dans la bouche. Enfin, il est tout indiqué d’opter pour une nouvelle brosse lorsque l’on rentre de voyage. Élodie Terrer l’explique : «Quand on voyage, on peut la laisser traîner dans un environnement différent et ramasser des bactéries, mauvaises pour le microbiote buccal». Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Os de poulet, clou et vase gravé : une chytra athénienne, catalyseur d’une malédiction politique ou judiciaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARCHÉOLOGIE – Découvert en 2006 pendant des fouilles sur l’agora, cet ex-voto porte les noms d’une cinquantaine d’Athéniens.

« Il y avait quelque chose de pourri sur l’agora d’Athènes. Et quelque chose de maudit. Poumon vibrant de la thalassocratie athénienne, la vaste place publique accueillait, pendant l’Antiquité, des monuments civiques, des édifices politiques et des bâtiments cultuels bordés d’une forêt de colonnades. Côté nord, cet espace donnait sur des bâtiments commerciaux et artisanaux au milieu desquels des archéologues américains ont mis au jour, en 2006, un étrange petit vase. Les parois extérieures de cette chytra en céramique commune, destinée d’habitude au stockage d’une petite quantité d’aliments, étaient recouvertes de graffites mal conservés d’une demi-centaine de noms, tandis qu’à l’intérieur, les vestiges démembrés d’un poulet accompagnaient un long clou en fer niché dans la poterie, une pièce de monnaie en bronze encastrée dans sa tête métallique. Peu de doute sur le sujet : il ne s’agissait sans doute pas d’une curieuse recette de poulet clouté, mais d’une puissante offrande incantatoire. Qui pouvait bien avoir été visé par ce sinistre ouvrage de sorcellerie ?

Les pratiques magiques sont attestées pour la période ancienne, tant en Grèce qu’à Rome. Relativement bien documentée par l’archéologie, la pratique d’une malédiction – une defixio – antique passait traditionnellement par une inscription gravée sur une plaque ou une tablette de plomb et que l’on rayait ou perçait alors, de manière rituelle, avec un clou, avant de l’enfouir, par exemple dans un vase. On pouvait également accompagner la plaque d’une figurine, alors elle aussi percée de clous ou d’aiguilles, comme on peut l’admirer au Louvre, sur un lot de l’époque romaine conservé au département des Antiquités égyptiennes. Or dans le cas de la chytra athénienne, la malédiction était inscrite à même le vase et accompagnée de la tête, des pattes et des cuisses d’un jeune poulet : un assortiment unique en son genre, quoique plausible. La pratique de defixiones sur céramique est bel et bien attestée dans l’Attique de la période classique, tandis que l’usage d’animaux dans ces malédictions est connu par les textes ; tout comme une statuette, il s’agissait alors de représenter par une effigie le résultat cruel attendu du maléfice. Mais outre cet assemblage peu commun, comme bricolé, les archéologues américains qui se sont intéressés à ce vase ont été en particulier fascinés par l’ensemble des inscriptions qui recouvrent l’objet maudit.

Court-circuiter un procès

Daté de la toute fin du IVe siècle av. J.-C., le vase a été presque entièrement recouvert de noms. Au moins 55, si ce n’est plus, bien que seuls une trentaine sont aujourd’hui lisibles et déchiffrables. Inscrite au stylet par deux personnes différentes, cette liste assez formidable, qui dénombrait pas moins de 10 femmes, permettrait selon l’historienne Jessica Lamont de l’université de Yale, d’identifier avec assez de précision le champ d’application de cette malédiction. Plutôt qu’un cas de jalousie extrême ou de sorcellerie pathologique, il faudrait en réalité voir dans ce document la trace d’une fin plus pragmatique. «Les malédictions qui visent autant d’individus sont souvent de nature judiciaire, car elles énumèrent les témoins, les avocats et les partisans impliqués dans les procès athéniens», affirme Jessica Lamont dans un article publié cet hiver dans la revue scientifique Hesperia. Ces malédictions judiciaires sont, là encore, attestées dans l’Athènes du IVe siècle ; elles visaient notamment le cercle élargi du camp opposé, comme les femmes, dont l’on redoutait l’influence au cours des procès, mais également les amis et les alliés. Mais pourrait-on aller jusqu’à retrouver la trace du différend en question ? »

Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juin 2021:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fête des mères: ce que les cadeaux disent de notre époque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DÉCRYPTAGE – Voilà plus de 70 ans, que les Français, petits et grands, célèbrent la journée des mamans avec des bouquets de fleurs, des compliments écrits à la main ou encore… de l’électroménager.

« Sur le papier, elle n’a pas bonne presse, cette Fête des mères, brocardée par les féministes depuis aussi longtemps qu’elle existe, fustigée (à tort) pour avoir été créée par le maréchal Pétain, régulièrement accusée d’être l’œuvre du système capitaliste, des vendeurs d’électroménager et autres fleuristes (qui enregistrent le dernier dimanche de mai plus de 20 % de leur chiffre d’affaires annuel tout de même). En réalité, elle continue d’être largement célébrée par 8 Français sur 10! «Malgré les a priori, cette fête est très importante pour notre société actuelle où il existe un déficit de lien social. Particulièrement en cette période, nous avons tous besoin de moments festifs, “extraordinaires”. D’autant qu’on tend à parler surtout des problématiques autour du lien parents-enfants, (l’enfant-roi, la défaillance de l’autorité parentale, etc., NDLR), décrypte Christine Castelain-Meunier, sociologue au CNRS et auteur d’Et si on réinventait l’éducation des garçons?, aux Éditions Nathan. Le rôle des fêtes est d’aller vers quelque chose d’un peu transcendant. D’ailleurs, la Fête des mères trouve ses origines dans l’Antiquité.» Avec les Grecs, qui honoraient Rhéa, mère de Zeus (lui, étant bien moins porté sur la Fête des pères pour les raisons qu’on connaît). Puis, au fil des siècles, les chrétiens ont également dédié un dimanche à la maternité.

C’est à la fin du XIXe siècle, aux États-Unis, qu’est proclamée la Journée de la mère à l’initiative de l’activiste Julia Ward Howe, qui voulait inviter les mamans du monde entier à s’unir pour la paix. Puis, Anna Jarvis instituera le mouvement du Mother’s Day à travers des clubs ayant le même objectif dans les années 1910. En France, on date la première fête du genre en 1906 dans le village d’Artas où deux mères de neuf enfants se voient décerner le prix du haut mérite maternel. L’initiative fait école après la Première Guerre mondiale, tandis que, dans le cadre de sa politique nataliste, le gouvernement officialise une journée des mères en 1926. Évidemment, nos contemporains auront surtout retenu l’intervention du maréchal Pétain en 1942 s’adressant aux mères de France à la radio: «Vous seules, savez donner à tous ce goût du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect qui font les hommes sains et les peuples forts. Vous êtes les inspiratrices de notre civilisation chrétienne.» Enfin, en 1950, la loi du 24 mai fixe la date au quatrième dimanche de mai (sauf si la Pentecôte tombe le même jour, ce qui repousse l’événement d’une semaine).

En pleines Trente Glorieuses, ladite fête devient celle du collier de nouilles confectionnée à l’école et des commerçants qui rivalisent de créativité dans leur publicité vantant l’amour filial. Ainsi, rituellement, Le Figaro y consacre quelques colonnes. Le 23 mai 1961, la page «Chez vous Madame» dresse la liste des cadeaux à moins de 100 nouveaux francs et interroge quelques lecteurs, dont le rugbyman Pierre Albaladejo, papa de Denis, 3 ans et Françoise, 18 mois, qui explique: «Je crois que ma femme sera très contente d’avoir une photo de ses enfants… avec leur père. Je me propose de la faire, naturellement, encadrer.» Le 24 mai 1967, une sélection à hauteur de tirelire contient un ramasse-miettes électrique à 14 francs vendu au Bazar de l’Hôtel de Ville et autres porte-photos fleur de lys en faïence de Gien. Le 22 mai 1979, la rubrique renommée «Féminin», relaie le témoignage de Valentine, 10 ans, qui achète aux Galeries Lafayette «un briquet à gaz rechargeable Winston, la marque que fume ma maman» à 30 francs. Le 22 mai 1980, changement de ton, on ne parle plus des présents d’écoliers, mais «du fils-qui-a-réussi-dans-la-vie», dont les cadeaux deviennent proportionnels à son compte en banque… Et, en l’occurrence, à l’aube de cette décennie yuppie: le sac en croco (dont une pochette Hermès en photo, à 7 200 francs – on n’ose vous dire le prix d’un modèle équivalent chez le sellier de nos jours).

Toujours dans le journal, la publicité se met à l’heure des mères avec des réclames en tout genre, surtout dans les années 1960, de «la pendule murale en formica Odo» à «la crustavette, le bavoir permettant de manger “sans malheurs” des crustacés», et l’incontournable lave-vaisselle Westinghouse qui «évitera à votre mère la corvée quotidienne de la vaisselle, travail très fatigant et fastidieux». Un cadeau domestique sous couvert d’émancipation? «C’est exactement la démarche d’une manifestation comme le salon des arts ménagers en 1965, patronné par le CNRS, où l’on explique comment un aspirateur ou un fer à repasser, toute cette technologie domestique, est en train de libérer les femmes. Et va leur permettre d’être plus disponibles et pomponnées pour leurs maris quand ils rentrent le soir au foyer, rappelle Christine Castelain-Meunier. Un demi-siècle après, l’impératif domestique n’est plus du tout le même. En revanche, celui de la bonne mère est plus fort que jamais, en raison de plusieurs facteurs comme la baisse démographique, l’allongement de la vie ou l’obligation d’excellence éducative.» Effectivement, parmi les pires cadeaux aux yeux des mamans, selon un sondage Toluna en 2017, on retrouve le fer à repasser, l’aspirateur et la centrale vapeur. À l’inverse, parfum, bijou et bon pour un spa figurent en tête de leur choix. Rien de nouveau sous le ciel maternel… Si ce n’est la recrudescence des petits présents manuels.

Alors que la question «faut-il fabriquer un cadeau à l’école?» divise parents et enseignants, la jeune génération fait preuve d’une inventivité surprenante à l’heure du tout-virtuel. «De plus en plus d’enfants, filles et garçons, élaborent des témoignages d’amour créatifs. Si l’on n’est plus tellement dans le collier de nouilles qui renvoie à l’image de la mère au foyer et aux macaronis bon marché, on voit toutes sortes de réalisations faites maison, qui s’affranchissent de la société de consommation, décrypte la chercheuse. Même chez les très jeunes générations, on mesure l’impact de la prise de conscience de la consommation sur la planète. Certains continuent d’acheter un petit bijou mais c’est moins systématique et on est sorti en tout cas de cette pensée qu’on prouve son amour en dépensant del’argent.»

Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un collectif de coopératives se propose comme alternative aux plateformes des géants du Web

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Louer des appareils comme les ordinateurs au lieu de les acheter, ou acheter des produits et objets d’occasion : ce sont autant de pratiques écologiques qui soutiennent l’économie solidaire et circulaire. Pour cela, il faut cependant souvent passer par les services des géants du web, comme la “marketplace” de Facebook par exemple… Heureusement, il existe des alternatives, des plateformes avec une économie sociale et solidaire, qui unissent leurs efforts pour offrir des services plus en accord avec les attentes et besoins d’aujourd’hui.

Des plateformes alternatives au green washing des GAFAM

La crise sanitaire a accéléré le développement d’une conscience écologique chez de nombreux Français. Selon une enquête Opinion Way, 77% des personnes intérrogées déclarent avoir changé certaines de leurs habitudes de consommation lors de l’année dernière, pour mieux protéger l’environnement. La réduction de la consommation d’énergie est, avec les préoccupations des déchets alimentaires, en tête des préoccupations des Français. C’est dans ce contexte que les Géants du Web commencent à proposer des alternatives écologiques. Pour mieux faire face à leur puissance, des acteurs de l’économie sociale et solidaire se sont organisés en coopérative pour mutualiser leurs forces.

Un collectif des représentants de la sobriété numérique

Il s’agit de neuf plateformes qui ont comme dénominateur commun de s’organiser en coopérative et de proposer des services qui s’adaptent aux intérêts éco-responsables d’aujourd’hui, soit pour une mobilité décarbonée, soit pour mettre fin à la surconsommation. Ces plateformes proposent des alternatives plus responsables, pour remplacer nos habitudes de transport, de consommation et de communication. Enercoop par exemple, propose de l’électricité renouvelable en circuit court. Pour ceux qui fuient la consommation abusive de données mobiles, Telecoop, propose un forfait de données limité. La consommation responsable et circulaire est représentée par la plateforme de location longue durée d’ordinateurs et de smartphones. Coopcircuits est une plateforme qui met en relation producteurs et clients désireux de consommer en circuit court et le Label Emmaus, propose une plateforme de commerce en ligne d’objets d’occasion. Enfin, on retrouve aussi dans ce groupement des acteurs de la mobilité responsable comme Citiz, un réseau d’opérateurs d’autopartage, Mobicoop, un service de covoiturage et d’autopartage solidaire et Railcoop qui relance la ligne Bordeaux-Lyon abandonnée par la SNCF. La Nef, coopérative financière qui offre des solutions d’épargne aux projets dédiés à l’économie sociale et solidaire, fait aussi partie de ce collectif. En se regroupant, ces acteurs peuvent proposer des services plus complets : un Citiz pour aller à la gare, enchaîné avec un train Railcoop, et une voiture Mobicoop pour arriver à destination.

Le modèle des coopératives pour plus de transparence et pour rester en ligne avec les intérêts des clients

Leur organisation en coopérative permet aux citoyens de participer tout en permettant aux services de s’actualiser, pour rester à l’écoute des vrais besoins du consommateur. Par exemple, chez Enercoop, lors d’une assemblée générale, un sociétaire a proposé que les clients d’Enercoop, puissent réinvestir des microdons sur la consommation d’énergie auprès d’associations qui assistent les ménages en précarité énergétique, ce qui est maintenant possible. En outre, les clients ont un droit de regard sur les comptes de la coopérative, les bilans comptables, les rapports d’activité, et les assemblées générales.

Les « licoornes », le modèle du future

Bien que les coopératives sociales et solidaires soient de petites structures en général, elles paraissent bien correspondre à l’air du temps. Julien Noé, fondateur d’Enercoop, raconte pour Reporterre qu’il y a 17 ans, lorsqu’il a fondé la coopérative, il rencontrait beaucoup plus de difficultés. Désormais, “on sent une vraie demande des jeunes qui sortent d’écoles d’ingénieurs d’investir ces secteurs”, demande que l’on retrouve aussi chez les consommateurs. En quelques mois, Télécop, qui propose une vraie écologie de la consommation des données Internet, a conquis mille clients ce qui était inimaginable il y a dix ans. »

FranceSoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mai 2021:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous n’acceptez pas la mise à jour polémique de Whatsapp, votre messagerie ne servira plus à rien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les utilisateurs refusant les nouvelles conditions d’utilisation perdront à partir de samedi l’accès à des fonctionnalités essentielles.

« La date butoir approche. Les deux milliards d’utilisateurs de la messagerie WhatsApp ont jusqu’à ce samedi 15 mai pour se soumettre à la nouvelle politique de confidentialité de l’application, qui avait provoqué une polémique mondiale en début d’année. Difficile d’oublier cet ultimatum : depuis plusieurs semaines, ceux qui n’ont pas donné leur accord reçoivent de la part de WhatsApp de nombreux rappels les incitant à cliquer sur «Accepter».

Que se passera-t-il à partir du 15 mai pour les récalcitrants ? WhatsApp se veut faussement rassurant. «WhatsApp continuera de fonctionner normalement et personne ne verra son compte supprimé suite à cette mise à jour», indique-t-il dans son centre d’aide.

Mais en réalité, ceux qui n’ont pas cliqué sur «Accepter» vont perdre l’accès à des fonctionnalités essentielles de la messagerie, qui finira par devenir totalement inutile. Les utilisateurs de WhatsApp n’ont en définitive pas d’autre choix que de se plier à la nouvelle politique.

Impossible d’initier une conversation audio, vidéo ou écrite

Voici ce qui attend les réfractaires à partir du 15 mai. L’écran principal de WhatsApp, où sont regroupées les conversations écrites et qui permet de lancer des appels audio ou vidéo, sera inaccessible. L’utilisateur ne pourra donc plus initier des discussions avec ses proches. Mais il pourra répondre aux sollicitations de ses derniers.

«Vous aurez toujours la possibilité de répondre aux appels téléphoniques et vidéo entrants», explique WhatsApp dans son centre d’aide. Pour répondre aux messages écrits, il faudra activer les notifications sur son smartphone. «Vous pourrez appuyer dessus pour lire ou répondre à un message.»

Cet usage très restreint durera «quelques semaines». Au-delà de cette période, «vous ne pourrez plus recevoir d’appels entrants ou de notifications, et WhatsApp cessera d’envoyer des messages et des appels sur votre téléphone». Autrement dit, WhatsApp ne fonctionnera plus.

Accepter la mise à jour pour retrouver une application normale

Le groupe Facebook manie le bâton et la carotte. L’utilisateur récalcitrant, qui verra donc sa messagerie devenir chaque jour un peu plus inutile, aura la possibilité de revenir à la normale en un clic . Pour cela, une seule solution : approuver la nouvelle politique de confidentialité. Cette dernière sera constamment affichée au sein de l’application, jusqu’à ce qu’il appuie sur «Accepter».

Ceux qui refusent de se plier aux nouvelles règles devront donc aller jusqu’au bout de leurs convictions et quitter WhatsApp au profit d’une autre messagerie. Depuis le début d’année, deux concurrents directs ont le vent en poupe : Telegram et Signal, qui ont gagné des dizaines de millions de nouveaux utilisateurs. Mais décider de changer de messagerie implique de convaincre ses proches de faire de même. Un travail qui peut être de longue haleine, et est parfois sans espoir.» Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voyage en Italie : ouverture le 15 mai, certificat, quarantaine… Ce qu’il faut savoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Italie prévoit d’accueillir les touristes à partir de la mi-mai, en levant de la quarantaine obligatoire. Mais les modalités restent à préciser, de l’instauration d’un «certificat vert» à la circulation entre régions.

« Encore un peu de patience, une escapade en Italie va à nouveau être possible. Alors que le pays a mis en place des dispositifs assez stricts pour décourager le tourisme et contenir la pandémie, Mario Draghi, le président du Conseil, a annoncé lundi 4 mai l’accélération de l’ouverture de la Botte aux visiteurs étrangers : «Nos plages, nos montagnes, nos villes et nos campagnes rouvrent leurs portes». Qu’en est-il très concrètement ?

Certificat, quarantaine, test… Quelles sont les conditions d’accès pour les touristes ?

À compter du 15 mai, toute personne munie d’un «certificat vert» attestant d’une vaccination complète (avec rappel), d’une guérison du Covid-19 certifié par un test négatif, ou d’un test PCR ou hygiénique négatif réalisé dans les 48 heures avant le départ, pourra entrer en Italie pour y faire du tourisme. Mais aussi circuler entre les régions, quel que soit leur régime de restrictions. Et ce, sans faire de quarantaine à l’arrivée. Mais ce certificat ne sera valable que six mois. Au-delà, un test négatif sera demandé à l’entrée. Bien sûr, à compter de la sortie du «pass européen», prévu pour la mi-juin, les laissez-passer de tous les états membres de l’Union seront reconnus par l’Italie. À noter que le certificat n’est plus valable si son titulaire est à nouveau positif pour Covid-19, indépendamment de la vaccination ou de l’attestation de guérison de l’infection.

Ce changement de régime à la mi-mai tranche par rapport aux restrictions en vigueur jusqu’alors. Pour les arrivées et retours des pays de l’Union européenne vers l’Italie, le ministère de la santé exige actuellement un test PCR ou antigénique dès l’âge de 2 ans réalisé dans les 48 heures avant le départ, avec l’obligation de se signaler à l’autorité sanitaire (ASL) de la région de destination. Mais surtout il impose une quarantaine de 5 jours à l’adresse indiquée aux autorités sanitaires, et ce même si le test est négatif. Un nouveau test doit être réalisé à l’issue de cette période.

Pour les personnes qui arrivent des pays hors Union européenne, la quarantaine obligatoire passe à dix jours. Ce dispositif, en vigueur jusqu’au 15 mai, vise précisément à freiner l’afflux de touristes, et ne s’applique pas en cas de voyages de moins de 120 heures, pour des besoins prouvés de travail, de santé, ou pour un cas de force majeure.

Où en est la campagne de vaccination ?

En ce début mai, la situation sanitaire en Italie est en nette amélioration par rapport aux semaines passées, avec au total sur tout le territoire moins de 10.000 cas par jour selon le ministère de la Santé, équivalent à un taux de résultats positif de moins de 3% des personnes testées. Un peu plus de 6,5 millions d’habitants ont été entièrement vaccinés, ce qui représente 10,81% de la population, d’après John Hopkins.

Pour autant, l’Italie conserve depuis l’automne 2020 un système de restrictions plus ou moins strictes par région, marquées par des couleurs allant du blanc (risque réduit – aucune région n’est actuellement concernée), au jaune, orange et rouge (risque élevé). L’attribution des couleurs étant révisée chaque semaine en fonction de la situation sanitaire, il faut garder à l’esprit que les restrictions de déplacement peuvent changer régulièrement. Passer d’une zone jaune à une zone orange par exemple, requiert aussi une attestation de vaccination ou un test négatif… Sauf si vous vous y arrêtez moins de 48 heures. Par conséquent les voyageurs sont invités à vérifier leur statut avant tout déplacement en consultant la carte géographique et la FAQ du government Italien ainsi que les sites officiels des régions. A ce jour, seul le Val d’Aoste est en zone rouge, la Basilicate, la Calabre, les Pouilles, la Sicile et la Sardaigne sont en zone orange.

Nombre de cas, confinement, ouvertures… Quelle est la situation en Italie ?

Une fois arrivé à destination, les règles du lieu d’arrivée s’appliquent. À commencer par le port du masque obligatoire à l’air libre comme au sein des lieux publics. Mais ce n’est pas tout. D’abord, toutes les régions sont encore soumises au couvre-feu national de 22 heures à 5 heures, ce qui exige d’éviter les dîners trop tardifs au restaurant.

En zone jaune (15 régions italiennes sur 20 actuellement), les visites de musées ou sites touristiques, les séances au cinéma ou les spectacles au théâtre, doivent être réservées au préalable via Internet. Tous les commerces, bars et restaurants sont ouverts et offrent un service sur place, mais seulement à l’extérieur. Pour dîner en salle, il faudra patienter jusqu’au 2 juin et seulement et jusqu’à 18 heures. Bénéficient de ce régime de restrictions allégé, les Abruzzes, la Campanie,l’ Émilie Romagna , le Frioul-Vénétie Julienne, le Latium, la Ligurie, la Lombardie, les Marches, Molise, la Province autonome de Bolzano, la Province autonome de Trente, le Piémont, la Toscane, l’Ombrie et la Vénétie.

Si votre lieu de séjour se trouve dans une zone orange (actuellement cinq régions au sud de la Botte), vous ne pourrez pas quitter la ville même pour rejoindre une plage, ou faire une balade sur les monts alentour. Et les cinémas et musées seront toujours fermés. Quant aux bars et restaurants, ils n’offriront pas de service à table et ne fonctionneront alors que pour les plats à emporter. Et ce, même si vous êtes vacciné, guéri ou négatif.

Autres règles à avoir à l’esprit : les modalités de déplacement. Dans la même voiture, vous pouvez voyager à quatre, cinq, six ou sept, mais uniquement si vous cohabitez. Si vous partez avec un groupe d’amis, le nombre maximum est de trois personnes à bord : le conducteur et deux passagers, assis sur les sièges arrière. Tout le monde doit porter un masque, sauf les enfants de moins de six ans. Dans le cas de voitures plus grandes, le nombre maximum de passagers à l’arrière est toujours de deux par rangée. Et pour l’instant, il n’y a pas d’exception à cette règle pour ceux qui sont vaccinés.

En train, les règles diffèrent selon la nature des lignes. À bord des trains Frecciarossa, Frecciargento, Frecciabianca et Intercity, les sièges doivent être réservés et vous devez vous asseoir uniquement à la place assignée, indiquée sur le billet, pendant toute la durée du voyage. Pas question de faire des échanges avec un voisin pour être près des amis, les billets étant nominatifs ce qui permet de tracer les éventuels foyers d’infection. En revanche, dans les trains régionaux, les réservations ne sont pas obligatoires mais il faut vérifier la disponibilité des places. Pendant le trajet, vous devez respecter toutes les règles sanitaires.

L’Italie a créé des trains «Covid free» entre Rome et Milan, dans lesquels seuls les passagers testés négatifs au Covid-19 dans les 48 heures avant le départ sont autorisés à monter. Sachez que le test peut être effectué gratuitement, après la réservation du billet, y compris le jour du départ, dans les centres à la gare Termini de Rome ou à la gare Centrale de Milan. Seuls les enfants jusqu’à 6 ans sont exemptés du test. »

Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route Napoléon, les “soldats” de la reconstitution historique fraternisent

 

 

 

 

 

 

 

« On est tous passés par les petits soldats, pourquoi pas jouer aux grands?”: sur la Côte d’Azur, au départ de la route empruntée par Napoléon pour reconquérir le pouvoir en France en 1815, des passionnés de reconstitution historique fraternisent autour d’un hobby pris de plus en plus au sérieux.

En ce mois de mars, ils sont une dizaine seulement à prendre la pose pour l’Office du tourisme de Golfe-Juan (sud-est), franges dorées de colonel aux épaules, panier de vivandière au bras, baïonnette de voltigeur au pied, la plupart retraités, tous bénévoles et membres de l’association “Pour le Panache”.

Avec les restrictions sanitaires, la centaine de figurants qui rejouent habituellement le débarquement clandestin de l’empereur le 1er mars 1815 sont restés chez eux et le sosie officiel Napoléon, Jean-Gérald Larcin, un quinquagénaire belge, ne s’est pas déplacé, un comble pour une année de bicentenaire. Napoléon est mort à Sainte-Hélène le 5 mai 1821.

“Rapport à notre ennemi, Covid-19, l’empereur ne débarque pas cette année!”, déplore Patrick Batrelle, 70 ans, trésorier du groupe. Ce retraité du secteur bancaire n’a eu que deux reconstitutions dans des châteaux privés à se mettre sous la dent en un an. En temps ordinaire, l’association fait une reconstitution par mois en France ou en Europe. Avant d’embrasser l’épopée napoléonienne, il reconstituait surtout des westerns.

– “Véritablement des spécialistes” –

Confidentielles avant les années 2000, les associations spécialisées comme la sienne ont pris du galon et servent une branche scientifique en développement appelée “l’histoire vivante”, dont les municipalités sont “très demandeuses”, observe Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon.

“C’est une activité associative qui ne mérite pas les moqueries dont elle fait parfois l’objet car ce sont véritablement des spécialistes”, souligne-t-il pour l’AFP: “Uniformes, méthodes, ils ont une connaissance de la vie des armées qui est unique”.

Et le phénomène est européen. Lors des reconstitutions de batailles, “les Français forment souvent la moitié de l’effectif, le reste vient d’Europe et paradoxalement, même en Angleterre ou en Italie, ils préfèrent reconstituer la partie napoléonienne des troupes, ce qui fait que les organisateurs ont un peu de mal à trouver les adversaires des Français !”, dit-il.

“Napoléon est la figure par excellence du surhomme”, souligne l’historienne Laure Murat dans son ouvrage “L’homme qui se prenait pour Napoléon”. Elle rappelle qu’au XIXe siècle, sa figure cristallisera des délires mégalomanes consistant à se prendre pour l’empereur, encouragés par la cérémonie grandiose de 1840 pour le retour des cendres de Napoléon.

– “De tous les pays” –

Ancien officier avant une seconde carrière chez un opérateur de télécommunications, Daniel Mathieux, 72 ans, campe le colonel baron Antoine Darnay de la Ferrière, membre de l’état-major napoléonien.

Plumet blanc, veste verte, pantalon rouge et sacoche en cuir impériale de directeur général des postes, il ne se lasse pas: “Quelque part, je continue ma vraie vie”.

“On se retrouve à 200, parfois des milliers sur un campement, des gens de toutes les régions et de tous les pays, animés par la même passion, le même amour des tenues historiques, et bien sûr, de la vie de Napoléon (…), l’oeuvre civile largement autant que la gloire militaire”, dit-il.

D’une main, il manipule sa longue-vue, sa pipe à motif de cerfs ou présente ses lunettes copies d’anciennes, à deux détails près, l’épaisseur du verre et les branches.

Le coût de la tenue n’a d’ailleurs rien d’anecdotique et dépasse rapidement plusieurs milliers d’euros.

“Ils ne sont pas déguisés, ni costumés, ils sont en tenue et il ne faut pas confondre avec le carnaval”, souligne Philippe Mottier, président de l’Office de tourisme de Golfe-Juan, hameau de pêcheurs que Napoléon a fait entrer dans les livres d’histoire. Itinéraire touristique, la route Napoléon sera créée bien plus tard, en 1932.»

FranceSoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avril 2021:

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces signes qui prouvent que vous entretenez une amitié toxique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Certaines amitiés, qu’elles soient récentes ou vieilles de dizaines d’années, ne sont pas toujours bienfaisantes et bienveillantes. Une psychologue et une psychanalyste aident à identifier une amitié qui nuit.

Des amis qui envoient des piques, des remarques désobligeantes, à qui l’on doit rendre des comptes, qui brillent par leur absence lorsqu’on a besoin d’eux mais exigent de nous une entière disponibilité… S’il peut évidemment arriver de manquer à ses devoirs d’ami(e), de commettre des erreurs ou de blesser l’autre, la répétition de certains comportements peut poser question. Un déséquilibre dans la relation peut même prouver une amitié dite « toxique».

Le terme peut effrayer mais en réalité, il résume simplement un lien avec l’autre qui ne nous satisfait plus voire nous fait souffrir. Elle peut être source d’un mal-être, d’un inconfort ou d’une emprise, ressentis par l’une des deux personnes. Certains signes évidents ou insidieux permettent d’y voir plus clair et de faire le point avec soi-même.

Donner beaucoup à l’autre en recevant moins en retour, voire sans rien recevoir du tout, prouve que la relation entretenue avec l’autre n’est pas saine et ce déséquilibre mène les deux protagonistes à leur perte. «La réciprocité, la mutualité, est essentielle dans une amitié, explique Marion Blique, psychologue clinicienne et auteure de J’arrête les relations toxiques (1). Il faut se sentir respecté et soutenu autant qu’on respecte et soutient l’autre. Si l’amitié est trop déséquilibrée, cela devient rapidement un poids.»

Par mimétisme, au gré d’expériences ou simplement parce que l’on apprend de l’autre, il est bien normal que certaines de nos attitudes ou notre mode de fonctionnement changent. Si ces modifications sont positives, tant mieux. Attention en revanche aux paroles ou actions contraires à nos valeurs. «Certaines personnes peuvent pousser l’autre vers des chemins dangereux, commente Danièle Brun (2), psychanalyste et professeure émérite de l’Université de Paris. On peut les suivre parce qu’on a l’impression de prendre de la distance avec ce que l’on connaissait avant, l’impression de se détacher de ce à quoi on était habitué, mais il faut prendre garde à ne pas transformer l’image que l’on a de soi à n’importe quel prix.»

Sans parler d’ami toxique, certains, parce qu’ils ne vont jamais bien, dégagent une onde de négativité et tirent l’autre vers le bas. «Ce n’est pas parce qu’on est amis qu’on doit absorber toute la négative de l’autre. Agir constamment en paratonnerre peut être extrêmement pesant et mener du mal-être à la véritable dépression», indique la psychologue Marion Blique.

D’autant plus que ce genre de profil a tendance à ne pas tenir compte des conseils que l’on tente de leur prodiguer. «Une vraie amitié est un partage de réalité. Un ami toxique fait entrer l’autre dans une réalité où l’on ne partage, où l’on ne peut pas agir à moins que l’autre ne le décide», poursuit la professionnelle. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Covid-19 : le Portugal rouvre les musées, les terrasses de café et les collèges

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les lycées, les universités et les salles de spectacle devront attendre jusqu’au 19 avril pour rouvrir. Les restaurants devraient pouvoir accueillir des clients début mai.

« Musées, collèges et terrasses de café rouvrent lundi 5 avril au Portugal, plus de deux mois après leur fermeture, deuxième étape d’un plan de déconfinement progressif pour éviter une reprise de l’épidémie de Covid-19 qui a durement frappé le pays en début d’année.

Après la réouverture des écoles primaires le 15 mars dernier, c’est au tour lundi des collégiens de reprendre le chemin de leurs établissements. Les autres secteurs d’activité qui rouvrent au public devront observer des règles sanitaires strictes. Les rassemblements seront limités à quatre personnes par table sur les terrasses de café, tandis que les cours collectifs restent interdits dans les salles de sport et les musées devront adapter leurs horaires d’ouverture.

«On s’attend à accueillir très peu de visiteurs» en raison de l’absence de touristes étrangers, a expliqué à l’AFP Antonio Nunes Pereira, directeur du palais national de Pena à Sintra, à une trentaine de kilomètres de Lisbonne. «Nous attendons une vraie reprise l’été prochain» quand «le processus de vaccination sera plus avancé en Europe» et que les règles de voyage seront assouplies, a ajouté le responsable de l’un des monuments les plus visités au Portugal, avec près de deux millions de visiteurs en 2019, dont plus de 85% d’étrangers.

Pour favoriser ce retour en sécurité dans les écoles, le gouvernement s’appuie sur un dépistage de masse et un plan de vaccination du personnel enseignant. Selon le plan de déconfinement du gouvernement, les lycées, les universités et les salles de spectacle devront attendre jusqu’au 19 avril pour rouvrir et les restaurants devront attendre début mai.

La situation sanitaire est réévaluée toutes les deux semaines avec la possibilité d’introduire des restrictions dans les municipalités affichant le plus grand nombre de cas, selon le plan du gouvernement. Pendant cette période, les autorités ont décidé de maintenir les restrictions de voyages. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une maison virtuelle vendue à 500.000 $ en jetons numériques

 

 

 

 

 

 

 

 

« La folie des NFT (non-fungible token, jetons non fongibles), ces titres de propriété numériques réputés inviolables, vient de toucher indirectement le monde de l’immobilier. Une maison digitale baptisée «Mars House» vient d’être vendue par Krista Kim, une artiste installée à Toronto, au Canada, pour la coquette somme de 288 Ether.

Il s’agit d’une cryptomonnaie en vogue actuellement représentant un peu plus de 500.000 dollars, soit 420.000 euros. Elle a été vendue sur le site SuperRare, spécialisé dans la vente d’œuvres d’art numériques. Il s’agit d’un fichier numérique en 3D décrit par SuperRare comme «la première maison digitale au monde en NFT». À en croire le site Dezeen, l’artiste Krista Kim a conçu cette «maison» en 2020 à l’instar d’un lieu prévu pour habiter sur la planète rouge, comme l’indiquent son nom mais aussi un témoignage de sa philosophie d’un design «méditatif».

Une «sculpture légère»

Elle a utilisé un logiciel utilisé habituellement pour le jeu vidéo afin de concevoir cet habitat et s’est accompagnée d’un architecte pour la conseiller. Elle décrit sa maison avec son plan ouvert, ses baies vitrées du sol au plafond et son mobilier translucide comme une «sculpture légère».

L’expérience numérique proposée par l’artiste se vit bien sûr en réalité virtuelle avec la possibilité de cheminer dans ce logement mais est aussi prévue pour fonctionner en réalité augmentée dans un futur proche, grâce à l’application SuperWorld. Cette dernière permettra de superposer des éléments virtuels sur la réalité qui nous entoure et est actuellement cartographiée à la manière de Google par les équipes de SuperWorld. Le tout se savoure sur un fond musical assuré par un titre du groupe smashing pumpkins. Reste à savoir si tout cela vaut vraiment l’équivalent de près de deux fois l’achat immobilier moyen d’un bien – réel pour le coup – en France… »

Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mars 2021:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Existe-t-il un système cérébral propre à l’effort?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Allez, encore un effort, tu y es presque.» Tout le monde a déjà entendu cette phrase et vécu cette sensation d’effort, quand il est question de serrer les dents et de trouver l’énergie pour atteindre ce but qu’on s’était fixé. On savait que ce serait difficile, mais on décide de le faire malgré tout. Au moment d’agir, il faut trouver les ressources pour atteindre l’objectif fixé.

Comment cela se passe-t-il? Quels mécanismes permettent de faire cet effort? Cette question est essentielle, puisque la gestion de l’équilibre entre les coûts et les bénéfices est cruciale pour la survie de tous les animaux. On peut donc imaginer que les processus neurobiologiques et comportementaux impliqués dans la régulation de cet équilibre occupent une place centrale. Mais encore faut-il les identifier.

La recherche en neurosciences comportementales propose un processus très simple pour la gestion de l’effort: dans un cadre utilitariste, la quantité d’énergie fournie pour l’action est proportionnelle à la récompense attendue à l’issue de cette action, selon un processus appelé motivation incitative, dans lequel la dopamine joue un rôle central.

La dopamine est produite par un petit groupe de neurones situés dans les profondeurs du cerveau, dans des régions assez anciennes sur le plan phylogénétique. Ces neurones dopaminergiques (DA) innervent les régions antérieures et dorsales du cerveau, impliquées dans le contrôle moteur (et la dégénérescence de ces neurones DA dans la maladie de Parkinson est responsable des symptômes moteurs). Mais ils innervent également des régions ventrales, impliquées plus directement dans la motivation, pour constituer avec elles ce qu’on appelle parfois le «circuit de la récompense».

Le rôle crucial de la dopamine dans la motivation incitative a largement été démonte. D’une part les neurones dopaminergiques sont activés par des informations sur la récompense, et leur niveau d’activation est proportionnel à la valeur de la récompense attendue. Plus la récompense attendue est plaisante, plus l’activation des neurones est importante. D’autre part la perte de l’innervation dopaminergique (soit dans des cas pathologiques chez l’être humain, soit de façon expérimentale chez l’animal en laboratoire) induit une diminution de la motivation incitative: l’influence positive de la récompense sur l’intensité de l’action diminue.

Par exemple, si on entraîne un animal à sauter une barrière pour obtenir une récompense, on observe que les animaux sont prêts à sauter plus haut quand celle-ci est plus grande. Quand on bloque le système dopaminergique, la hauteur qu’ils sont prêts à sauter pour une même récompense diminue: on a bloqué la capacité de la récompense à énergiser l’action. En d’autres termes, la dopamine permet de travailler plus quand on peut gagner plus.

Mais est-ce bien ça, l’effort? Ou plutôt, est-ce que la dopamine et la motivation incitative peuvent rendre compte de tous les aspects de l’effort?

Au premier abord, ce système permet d’équilibrer les dépenses avec les bénéfices, puisque la dépense énergétique est ajustée en fonction de la récompense attendue. Mais subjectivement, la question de l’effort se pose justement quand on doit faire face à une difficulté. On doit pouvoir rendre compte des situations où justement on fait l’effort, où on dépense de l’énergie surtout en fonction de la difficulté envisagée, et moins du bénéfice attendu (ou du moins pas directement).

Nous avons formulé l’hypothèse selon laquelle il existe un système spécifique à la gestion de l’effort. Ce système serait mobilisé pour fournir de l’énergie directement en fonction du coût escompté, c’est-à-dire de la performance recherchée sachant la difficulté attendue. Intuitivement, quand la difficulté augmente, il faut faire un effort supplémentaire pour maintenir une bonne performance.

Mais quand la difficulté est grande, on peut aussi bien «ne pas faire d’effort», c’est-à-dire se contenter d’une performance médiocre et réaliser ainsi une économie d’énergie. C’est typiquement pour arbitrer ce type de décision que nous pensons qu’il existe un système propre à l’effort. En d’autres termes, le système d’effort permettrait de réguler l’énergie non pas en fonction des bénéfices attendus (ou du moins pas directement), mais plutôt du rapport entre la difficulté et la performance attendue. Mais au-delà de ces questions théoriques, un tel système cérébral propre à l’effort existe-t-il vraiment dans le cerveau?

Des études récentes suggèrent que le système dopaminergique aurait un rôle limité dans la gestion de l’effort, quand on peut séparer l’influence des coûts potentiels des niveaux de récompense potentielle sur le comportement (ce qui n’est pas le cas dans les expériences où la taille de la récompense est proportionnelle à la force exercée). En effet, l’activité des neurones DA reflète principalement les informations sur la récompense: elle augmente avec la taille du bénéfice et la probabilité que l’on puisse l’obtenir.

Bien que le risque ou le délai puissent être considérés comme des coûts, ils n’impliquent pas nécessairement une dépense énergétique supplémentaire, et donc un effort. En revanche, l’activité des neurones DA diminue assez peu avec le niveau de force à exercer pour obtenir la récompense. Le système dopaminergique est sensible aux bénéfices (quantité, probabilité et délai) mais il n’est pas sensible aux coûts (quand ceux-ci correspondent à une dépense énergétique). » Slate fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Egalité femmes-hommes : « Quand le juge consent à reconnaître le principe d’une discrimination, il réduit l’indemnité au minimum »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour Clara Gandin, avocate chez Boussard-Verrecchia et Associés, « souvent, malgré une égalité apparente entre les femmes et les hommes, dans la majorité des entreprises, plus on s’élève dans la hiérarchie, plus l’écart de salaire est fort ».

« Clara Gandin, avocate chez Boussard-Verrecchia et Associés, défend des femmes victimes de discrimination au travail.

Votre cabinet est spécialisé dans la défense des salariés discriminés, notamment des femmes. Quel est le thème majeur de discrimination dans vos dossiers ?

Le grand thème, c’est l’évolution de la carrière avec ses conséquences sur les rémunérations. Souvent, survient un événement après lequel la carrière décline. Par exemple, la maternité. Mais les femmes sans enfants sont aussi concernées, quand elles atteignent la trentaine, parce que l’entreprise s’attend à ce qu’elles fassent des enfants. Il y a une sorte d’anticipation de l’employeur pour qui les femmes seraient moins orientées vers leur carrière que les hommes.

Souvent, malgré une égalité apparente entre les femmes et les hommes, dans la majorité des entreprises, plus on s’élève dans la hiérarchie, plus l’écart de salaire est fort. De plus, si les écarts se réduisent, les femmes mettent davantage de temps au cours de leur carrière pour atteindre le même niveau de salaire et de responsabilités que les hommes.

Comment les juges accueillent-ils ces sujets sur l’inégalité ?

L’idée qu’il existe une discrimination systémique dans une entreprise, un ensemble de règles et de pratiques qui désavantagent les femmes, n’est pas encore reconnue, parce que l’on est dans des contentieux individuels. Les juges prennent rarement en compte les éléments collectifs que nous apportons comme étant un des éléments de preuve dans tel ou tel dossier.

On s’appuie notamment sur les données du rapport annuel de situation comparée des conditions générales d’emploi et de formation des femmes et des hommes, qui est obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés. Dans une décision du conseil des prud’hommes de Nanterre, par exemple, cet élément a été pris en compte. Il a été reconnu que la situation de la salariée illustrait ce contexte général. Mais c’est rare.

Quelle conséquence a cette non-prise en compte du contexte de discrimination dans une entreprise ?

Dans certains dossiers, le juge retient que toute comparaison entre salariés est impossible, parce que chacun a eu son propre parcours de carrière. Pourtant, pour prouver qu’une salariée a été discriminée, il faut pouvoir évaluer les postes que lui a proposés l’entreprise. Cela implique la comparaison de son parcours avec celui des hommes embauchés en même temps à un niveau similaire.

Si on refuse ce principe de comparaison à l’embauche, aucune réparation intégrale du préjudice n’est possible pour ces femmes aux carrières brisées. Et quand le juge consent à reconnaître le principe d’une discrimination, il réduit l’indemnité au minimum. Quant au préjudice moral pour une femme qui, pendant vingt ou trente ans, a vu tous ses collègues hommes évoluer plus qu’elle, ce qui lui a créé une souffrance, il n’est pas du tout indemnisé. Ce n’est pas dissuasif pour les entreprises, qui font, là, une économie sur le dos des femmes. » Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rebranchonslaculture. Un triste anniversaire pour le secteur culturel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Concert annulé. Pièce de théâtre annulée. Spectacle annulé. Le 29 février 2020, les lieux culturels fermaient pour cause de crise sanitaire. 365 jours se sont écoulés depuis et rien n’a changé. Un groupement d’acteurs du secteur culturel a publié une lettre  dans les colonnes du Parisien, ce dimanche, pour réclamer le « déconfinement de la culture » au chef de l’Etat.

Parmi la vingtaine de signataires figurent des syndicats et des fédérations importants du secteur, comme la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique), la SRF (Société des réalisateurs de films), et le Syndeac (Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles). Et bien d’autres.

Rebranchonslaculture, voici le nom du mouvement qui est en train d’éclore doucement. « Depuis un an, la culture est soumise à un stop & go répétitif et imprévisible : musées, théâtres, cinémas, salles de spectacles ou lieux d’expositions ont dû fermer, puis rouvrir, et fermer à nouveau. Elle n’a jamais pu bénéficier de visibilité sur son calendrier de reprise », écrivent les signataires de la lettre. « C’est un appel de bon sens, et extrêmement responsable. Un an a passé. Nous avons désormais besoin de visibilité. Nos protocoles sanitaires sont de plus en plus au point. On a suffisamment de recul, aujourd’hui, pour demander un cadre clair et complet de reprise », explique Jean-Noël Tronc, directeur de la SACEM, à l’initiative de la lettre.  « On est des professionnels de l’accueil. On veut dire à l’Etat : faites-nous confiance ! », insiste Malika Seguineau, directrice générale du Prodiss (syndicat de 400 producteurs de spectacles musicaux, d’humour et de festivals).

Un appel au déconfinement de la culture qui a fait réagir la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, qui selon elle, « n’est pas à l’arrêt dans notre pays. » Elle met en avant les initiatives prises ces derniers mois, comme la création de la chaîne télévisée culturebox permettant de visionner gratuitement des spectacles. »

FranceSoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce qui se passe dans votre corps quand vous mangez trop vite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Vos habitudes alimentaires reposent sur une prise de repas à la vitesse de l’éclair ? Découvrez ce qu’il se passe dans votre organisme pendant que vous ne faites qu’une bouchée de votre risotto.

Qu’il s’agisse du petit-déjeuner, du déjeuner ou du dîner, le constat est le même. Vous engloutissez vos assiettes en quinze minutes montre en main. Mauvaise habitude. Votre coup de fourchette peut être impitoyable pour votre corps. Coup d’œil sur ce qu’il se passe à l’intérieur de vous lorsque vous mangez trop rapidement.

Peu importe le temps pris pour ingérer votre assiette, «il faut environ trente minutes au corps pour qu’il s’aperçoive qu’il n’a plus faim. Le tout se fait via des hormones dans l’intestin grêle, qui s’activent et envoient un message à l’hypothalamus, partie qui régit, entre autres, la satiété», renseigne Gilles Mithieux, physiologiste de la nutrition. Donc, s’il vous faut dix minutes chrono pour venir à bout de votre plat, vous aurez encore faim pendant les vingt minutes restantes du processus. Bilan ? Vous continuerez de manger.

Les petits maux de ventre sont l’une des principales conséquences de cette prise de repas express. «La digestion commence dès l’étape de la mastication», indique la diététicienne nutritionniste Laëtitia Suisse. Dans les faits, si vous ne prenez pas le temps d’utiliser vos dents, les aliments ne sont pas assez broyés quand ils arrivent dans l’estomac. Ce dernier doit donc mobiliser beaucoup d’énergie pour le faire. C’est cet effort supplémentaire qui engendre des maux de ventre. Pour éviter ces désagréments, il est conseillé de marquer des pauses pendant le repas. «En parlant ou en se demandant si l’on a encore faim, par exemple», illustre la professionnelle.

Après votre pause déjeuner, vos paupières sont lourdes devant votre ordinateur, et vous vous apprêtez à cliquer sur un test qui vous dira quel dessert vous êtes.Vous avez ce que l’on nomme communément un coup de barre. La faute à votre club-sandwich dévoré en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. «La digestion demande toujours beaucoup d’énergie au corps, c’est pour cela que peut survenir une fatigue en sortant de table. Ici, comme les aliments arrivent en morceaux plutôt qu’en bouillie dans l’estomac, cela demande encore plus d’énergie à l’organisme pour les assimiler. La fatigue s’avère encore plus assommante», détaille la diététicienne nutritionniste.

Selon Gilles Mithieux, notre qualité de vie dépend directement de la façon dont on s’alimente bien sûr, mais aussi de la façon dont on ingère les aliments. «Il y a 10% des neurones du corps dans les intestins, élément clé de la digestion. Il est donc évident que cet organe est en lien direct avec le cerveau. Si l’on se nourrit trop rapidement, les intestins vont s’en rendre compte, et envoyer un message au cerveau. Ce dernier va perturber notre humeur», précise le physiologiste. La preuve, nous ressentons une sensation de sérénité après avoir mangé correctement et lentement. «La façon dont nous mangeons nous définit. Il ne faut surtout pas sous-estimer cette étape», insiste le professionnel.

En moyenne, la sensation de satiété pointe le bout de son nez après une demi-heure de repas environ. Comme vu précédemment, si vous consommez votre plat rapidement, la satiété tardera à se faire sentir et vous continuerez de manger. Conséquences ?Un léger embonpoint poindra à l’horizon. «Pour déguster correctement son mets, il doit s’écouler environ une vingtaine de minutes entre la première et la dernière bouchée», indique la diététicienne nutritionniste Laetitia Suissa.

Il est aussi conseillé d’entamer son repas avec soupe ou des crudités : «les deux sont pauvres en termes de valeurs énergétiques, mais amorcent le procédé qui mène à la sensation de satiété. Il sera plus difficile de finir le plat de résistance qui va suivre. C’est une astuce pour maintenir son poids de forme, encourage Gilles Mithieux.

Autre point non-négligeable, mieux vaut ne pas s’attabler en étant affamé. Laetitia Suissa conclut : «dans ce cas, il est très difficile de ne pas tout dévorer en cinq minutes. L’idéal est d’entamer son repas en ayant une légère faim».

Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Février 2021:

 

 

 

 

 

 

 

 

«Syndromes grippaux de forte intensité»: vigilance accrue face aux effets secondaires du vaccin AstraZeneca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

149 soignants qui ont reçu une dose de ce vaccin ont fait état de fièvres, courbatures et de maux de tête, a annoncé jeudi l’ANSM.

“Le vaccin AstraZeneca, qui est utilisé pour vacciner le personnel de santé de moins de 65 ans est sous surveillance. L’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) rapportait jeudi avoir reçu 149 déclarations de pharmacovigilance, sur 10.000 personnes vaccinées, entre le 6 et le 10 février. Des symptômes grippaux de «forte intensité» sont décris : fièvre élevée, courbatures ou céphalées… Au centre hospitalier de Cherbourg et à l’hôpital Mémorial de Saint-Lô, rapporte La Presse de la Manche, la “situation aurait conduit à plusieurs arrêts de travail.» Ce dernier établissement a d’ailleurs interrompu la campagne de vaccination du personnel, le temps d’adapter les plannings. L’ANSM recommande désormais de «vacciner de façon échelonnée le personnel d’un même service.» En France, la moyenne des personnes touchées est de 34 ans. Aucun des 21 autres pays de l’UE utilisant le même lot n’a relevé d’effets secondaires similaires, même s’ils étaient «connus et décrits».

L’ANSM communique aussi sur les effets indésirables rapportés après une utilisation du vaccin Pfizer-BioNTech. Depuis le début de la campagne de vaccination, 2140 cas d’effets secondaires ont été analysés par l’agence. Elle met en garde en particulier une «augmentation de la tension artérielle», brève et sans gravité. «Nous recommandons aux personnes vaccinées d’effectuer un contrôle de la pression artérielle pour une prise en charge médicale la plus précoce possible si cela s’avère nécessaire», note l’ANSM.

Le vaccin Moderna, quant à lui, ne fait pas l’objet de signaux de sécurité particuliers. 40 cas d’effets secondaires ont été recensés.” Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Covid a provoqué une récession massive en France en 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le produit intérieur brut (PIB) enregistre une contraction de 8,3%, en raison de la pandémie et du confinement drastique mis en place au printemps.

L’économie française a subi une récession massive en 2020 sous le coup de l’épidémie de Covid-19, avec une chute du produit intérieur brut (PIB) de 8,3%, selon une première estimation publiée ce vendredi par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Après une croissance de 1,5% en 2019, l’une des plus importantes de la zone euro, la France a connu en 2020 sa plus forte récession depuis la Seconde Guerre mondiale. L’épidémie de Covid-19, en poussant le gouvernement à stopper ou restreindre fortement l’activité économique pour endiguer les contaminations, s’est notamment traduite par une chute de la consommation des ménages de 7,1% sur l’ensemble de l’année.

Malgré toutes les difficultés économiques que ce recul de la croissance traduit, il est moins mauvais que ce que l’Insee anticipait : l’institut prévoyait en effet un plongeon du PIB d’environ 9%, mais l’économie française a mieux résisté au deuxième confinement à l’automne, avec un recul du PIB de 1,3% sur le seul dernier trimestre, pénalisé surtout par la chute de la consommation des ménages tandis que l’investissement et le commerce extérieur se sont redressés. Le gouvernement tablait, lui, sur une chute du PIB de 11% en 2020, même si le ministre de l’Economie reconnaissait qu’il s’agissait d’une prévision prudente.

Un rebond de la consommation de 18,2% au deuxième trimestre 2020

Durant le deuxième confinement, la perte d’activité a été «bien plus modérée que celle constatée lors du premier confinement de mars-mai 2020», et sur le dernier trimestre, le PIB «est inférieur de 5% à son niveau un an auparavant», souligne l’Insee. La consommation a ainsi de nouveau baissé «fortement» de 5,4% sur la période, en raison des fermetures de commerces, après un rebond de 18,2% au trimestre précédent. A l’inverse, l’investissement a poursuivi sa reprise, en hausse de 2,4%.”

Libération

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi les médias se mettent tous à la linguistique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jamais le paysage médiatique n’a été aussi saturé d’analyses linguistiques. Podcasts, chaînes YouTube et réseaux sociaux: la discipline universitaire semble avoir quitté ses bancs pour essaimer.

« Le 13 janvier 2021, France Culture mettait en ligne un fichier audio faisant revivre un parler parisien de 1912. L’accent du XIVe arrondissement se fait entendre, c’est une véritable capsule temporelle et sonore.

Des exemples comme celui-ci, il en éclot quasiment toutes les semaines. Lorsque ce n’est pas France Culture, c’est alors l’INA qui dévoile les parlers jeunes en 1983, ou qui revient sur le langage SMS du début des années 2000. Ces archives montrent une appétence de longue date pour les questions de langue. Mais les linguistes, eux, se sont souvent tenus loin du débat médiatique.

Peu connue du grand public, la linguistique n’est pourtant pas si confidentielle. En sciences humaines, elle fut longtemps un paradigme incontournable. «Parler, c’est articuler des phonèmes […]. Cette théorie a servi de référence à toute la linguistique, puis à l’anthropologie culturelle, puis à toutes les sciences humaines», rappelle le philosophe Francis Wolff lors d’un séminaire donné à l’EHESS.

Sans linguistique, pas de Roland Barthes, ni de Michel Foucault. Cependant, son arrivée dans le monde de la vulgarisation s’est fait attendre. Que s’est-il passé pour que la discipline phare du XXe siècle connaisse si peu de retombées médiatiques?

«Avant, la vulgarisation était très mal vue à l’université. Il y avait une méfiance de mes collègues quant au fait d’aller sur les plateaux télé. Avec la crainte qu’on déforme les propos, qu’on les simplifie ou d’apparaître comme quelqu’un de “moins scientifique”», explique le linguiste Mathieu Avanzi.

Tandis que les linguistes désertent sciemment les plateaux, l’Académie française comble le vide médiatique laissé par les sciences du langage. «Les académiciens ont leur journal dédié, Le Figaro. Internet et les réseaux sociaux ont permis l’émergence de gens plus qualifiés pour parler de la langue», développe Monté, de la chaîne Linguistique.

Peu à peu, une lassitude s’installe quant à la légitimité de l’Académie à contrôler la langue, et leur traduction des anglicismes devient source de railleries. » Slate Fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Janvier 2021:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les parents opposés au masque à l’école de nouveau déboutés

Un collectif du Maine-et-Loire craint les conséquences du port du masque sur la santé physique et mentale des enfants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Conseil d’Etat ayant rejeté leur recours, ils envisagent de saisir la Cour européenne des droits de l’homme. Les enfants continueront bel et bien à porter le masque à l’école primaire. Le juge des référés du Conseil d’Etat a rejeté lundi le recours d’un collectif du Maine-et-Loire «Questions-Masques-Enfants 49», déposé le 21 décembre. Il réunit 183 parents opposés à cette mesure sanitaire visant à endiguer la propagation de l’épidémie de Covid-19. Ils craignent les conséquences du port du masque sur la santé physique et mentale des élèves âgés de 6 à 10 ans.

«Dans le présent état de la connaissance scientifique, et au vu de la circulation encore très intense du virus […], l’obligation faite aux enfants de 6 à 10 ans de porter le masque à l’école et dans les lieux de loisirs périscolaires ne porte pas d’atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales des enfants», fait valoir le juge. Si le port du masque était obligatoire au collège dès le mois de mai, les écoliers  y sont enjoints depuis le ré confinement du 29 octobre. « Moins exposés que leurs aînés, les enfants ne sont néanmoins pas immunisés et demeurent contaminants, même lorsqu’ils sont asymptomatiques», rappelle le Conseil d’Etat, en appuyant la difficulté, voire l’impossibilité, de faire respecter la distanciation physique dans ces établissements scolaires.

«Pas de contre-indication médicale»

Le juge des référés s’appuie sur l’avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), qui recommande le port du masque à l’école élémentaire«par précaution», et a précisé qu’il n’existait «pas de contre-indication médicale générale au port du masque chez l’enfant de plus de 3 ans». «Ni l’OMS, ni l’Unicef, ni la Société française de pédiatrie ne font non plus état de tels risques»,ajoute le juge tout en reconnaissant la nécessité de prendre des «précautions particulières» pour cette tranche d’âge.

L’ombre du variant anglais, qui augmente significativement tant la transmissibilité que la sensibilité à l’infection des enfants», plane aussi sur cet avis. Pour l’avocat du collectif, Me Bertrand Salquain, cette décision illustre «le clivage opposant les citoyens à une administration aveugle et sourde à leur protestation». Malgré l’épuisement des recours nationaux, le collectif ne compte pas s’arrêter là et «réfléchit dans l’immédiat à une saisine de la Cour européenne des droits de l’homme pour dénoncer l’absence d’indépendance entre le pouvoir exécutif et les juges administratifs», a-t-il ajouté dans un courriel comme le rapporte l’AFP.” Libération

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Loin des aigreurs sociétales et des interdits, vive le cinéma français des années 70-80!»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Journaliste et collectionneur iconoclaste de passions surannées, Thomas Morales récidive. Après la bagnole ou les vieux nanars, il plonge cette fois son lecteur dans les vieux films de Jean-Pierre Marielle, Jean-Paul Belmondo et Philippe de Broca, dont il salue la légèreté suave et l‘incorrigible liberté.

« FIGAROVOX. – «Ma dernière séance» c’est, alors que les salles obscures restent désespérément fermées, une invitation à se replonger dans la filmographie de deux acteurs et d’un réalisateur français: Jean-Pierre Marielle, Jean-Paul Belmondo et Philippe de Broca. Pourquoi ces trois-là?

Thomas MORALES. – Parce qu’ils sont ma France! Ils incarnent une forme d’élégance décontractée, une allure grand siècle, un style virevoltant, des dérapages verbaux et des accélérations sur des départementales, le plaisir du jeu et le goût de l’action, une absence totale de sérieux, une sensibilité aux beaux textes à la diction parfaite, en somme, un monde aujourd’hui totalement englouti.

Nous avons oublié, à force de polémiques épuisantes et absurdes, ce que le cinéma français et plus particulièrement la comédie populaire de qualité a généré dans nos esprits au cours des années 70-80, une forme avancée de civilisation ce que j’appelle la nostalgie rieuse et partageuse. Loin des aigreurs sociétales et des interdits en cascade. Une sorte de parenthèse enchantée où les conversations étaient libres et dépourvues d’amertume, où les relations entre les hommes et les femmes n’avaient pas une rigueur contractuelle, où le second degré était compris par tous, où les sentiments étaient juste esquissés, où les individus se regardaient moins le nombril, où des valeurs communes animaient les Hommes de bonne volonté.

En ce temps-là, je parle des années 60-80, on ne travaillait pas encore au burin le scénario, on ne se complaisait pas dans le drame social et névrotique, les émotions passaient tout en légèreté dans le dialogue ou dans le regard d’un acteur, on ne prenait pas le spectateur pour un imbécile à éduquer. On le divertissait avec un certain panache, on ne draguait jamais ses bas instincts. Le cinéma n’avait pas vocation à instrumentaliser le public.

Nous sommes nombreux à avoir eu comme modèles, Jean-Pierre Marielle, Philippe de Broca et Jean-Paul Belmondo et, rassurez-vous, nous nous portons excellemment bien. Ce sont des modèles solides, joyeux, bons camarades, cultivés, courageux et pas du tout datés. Des honnêtes hommes visionnaires même! Quand le cafard nous emporte et que les emmerdes volent en escadrille, en gros tout ce qui nous est arrivé durant l’année 2020, on regarde un film de Phillipe de Broca et on se sent tout de suite revivre.

Je ne connais pas de meilleurs antidotes à la morosité. Ces trois-là ont une capacité à réenchanter notre quotidien, à nous élever, à faire de la fiction un refuge, cet abri si bien protégé. Avec eux, on irait jusqu’au bout du monde. Durant la crise sanitaire, ils ont été nos sauveurs. Alors, je leur devais bien ce témoignage, cette déclaration d’amour si vous voulez. Et puis je souhaitais leur redonner une place de choix à la table du cinéma français.

Si tout le monde sait pertinemment que Marielle et Belmondo sont deux immenses acteurs et que Broca est un réalisateur superbement doué, j’avais l’impression désagréable parfois qu’on ne les considérait toujours pas à leur véritable rang, celui de génie. Et, je pèse mes mots.

Dans notre pays, le divertissement est toujours un peu dénigré, un peu sous-estimé, relégué à la séance télé du dimanche soir, je voulais juste rappeler qu’il y a des moments dans la filmographie de Broca ou des répliques des deux comparses du Conservatoire qui sont prodigieuses d’intelligence, de talent et d’émotion contenue. Ces types-là savaient se tenir. Ils nous guidaient vers un monde meilleur. Si l’on pouvait encore s’inspirer d’eux, la France s’en porterait mieux!

Vous écrivez: «Nous nous lovons dans les vieux films pour entrapercevoir des notions aujourd’hui bannies: l’audace, le bon mot, l’ironie amusée, les amours ancillaires et le désengagement vindicatif». Vous nous parlez d’un temps où la légèreté était encore une vertu…

La légèreté se portait à la boutonnière. On avait la décence de ne pas indisposer le public avec ses tracas intimes. Les ennuyeux étaient bannis dans ce cinéma-là, primesautier et carnavalesque. On savait rire de soi. C’était une autre époque où le sérieux n’avait pas emporté les débats et les égos.

Je ne me fais pas d’illusions, je ne panthéonise pas le passé. Je sais que les chapelles cinéphiles se faisaient une guerre par revues interposées et que le cinéma d’auteur avait déjà gagné la bataille idéologique chez les bien-pensants. »

Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La population française reste en majorité réfractaire à la vaccination

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SONDAGE – Une enquête menée par Odoxa révèle des disparités de réactions chez les Français face au vaccin contre le Covid-19.

“La vaccination contre le coronavirus fait naître chez les Français des réactions bien contradictoires. C’est ce que révèle le sondage d’Odoxa qui, pour Le Figaro et Franceinfo, a interrogé, les 22 et 23 décembre, 1004 personnes. Ainsi, et même si la découverte des vaccins remonte un peu le moral d’un pays où l’inquiétude recule de 6 points en deux mois, la population reste quand même en majorité réfractaire à la vaccination avec un taux de refus de 58 %. Soit une augmentation de 8 points par rapport au mois précédent, au moment où les premiers vaccins étaient découverts. «Chose incroyable, en France, plus les scientifiques censés vanter la vaccination parlent des vaccins, et moins les Français veulent se faire vacciner!», relève Gaël Sliman, le président d’Odoxa, lors de son analyse de l’enquête.

Dans le détail, ce front du refus dissimule de notables disparités, selon divers critères. Si l’on retient celui de l’âge, ce sont les plus de 65 ans qui naturellement, et pour 58 % d’entre eux, sont prêts à se faire piquer conte 32 % chez les 35-49 ans. Plus étonnant, les femmes sont plus rétives au vaccin. 69 % d’entre elles s’y opposent contre 54 % chez les hommes. Quant au milieu social, celui-ci révèle une nette fracture entre les ouvriers qui dans une large majorité (73 %) refusent le vaccin alors que 62 % des cadres se disent prêts à s’y soumettre. Politiquement, l’analyse est intéressante: les plus fortes réticences sont ancrées dans l’électorat de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Le refus atteint respectivement 68 % et 60 %. Les électeurs d’Emmanuel Macron acceptent, quant à eux, cette solution à hauteur de 56 %.

Les tenants du refus du vaccin assument leur choix. 60% d’entre eux disent que «ne pas se vacciner est une décision raisonnable face à une nouvelle maladie et un nouveau vaccin». Ce sondage a par ailleurs interrogé les Français sur la confiance qu’ils accordent au gouvernement «pour déployer rapidement la vaccination». Il en ressort des résultats plutôt positifs mais déjà dépassés car engrangés avant le lancement de la vaccination en France et de la polémique qu’elle a suscitée en raison d’un timide démarrage. Ainsi, l’enquête révèle que 53 % des personnes interrogées font confiance au gouvernement pour une campagne rapide. Sans doute que le taux, recueilli aujourd’hui, serait plus bas…

Avec l’arrivée de ce vaccin – considérée comme une étape décisive par 53 % des Français – le combat contre le virus, va être de longue haleine, jugent nombre de personnes. Seuls 17 % pensent en effet que le Covid sera terrassé dans les six à neuf mois à venir. 36 % estiment qu’il faudra un an ou deux. Mais 46 % ne se prononcent pas aujourd’hui sur l’issue du combat.” Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Français rêvent d’habiter dans du bois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

“Et si au lieu de s’installer au milieu des champs et des bois, on vivait tout simplement dans du bois? C’est peut-être ce que se sont dit les Français à en croire un sondage mené à la fin de l’été (mais dévoilé seulement aujourd’hui) par l’Ifop pour le compte de Woodeum, promoteur spécialisé dans les immeubles en bois. «Nous avons été surpris de constater à quel point les sondés ont compris qu’il y a un enjeu autour de l’empreinte carbone du logement», souligne Julien Pemezec, président du directoire de Woodeum. Ils sont en effet 81% à estimer que construire des bâtiments émettant peu de CO2 est essentiel pour lutter contre le réchauffement climatique. Ils ne sont que 79% à penser la même chose pour la réduction de la consommation d’énergie des entreprises ou encore 77% à considérer que c’est le développement des énergies vertes qui est le plus important.

D’autres réponses viennent confirmer une série d’envies nées ou renforcées durant le confinement. La présence d’espaces extérieurs est un élément essentiel de choix pour un achat immobilier pour 58% des Français et la luminosité du logement est incontournable pour 54% des sondés. Ils sont aussi 53% à estimer que disposer d’un espace commun de détente et de verdure est «très intéressant» et même 29% à penser de même pour un garage à vélos. «Nous constatons également une vraie prise de conscience du lien entre habitat et santé», poursuit Julien Pemezec.

Là encore, l’expérience d’un séjour prolongé chez soi a rappelé à tous l’importance de faire de son chez-soi un cocon douillet. Pour 55% des sondés, le confort acoustique est essentiel et le confort thermique est placé à ce même niveau par 54% des personnes interrogées. Et la perception du rôle que joue notre logement sur notre état général est plus forte encore: 63% des Français pensent que l’habitat a un impact très important sur le calme, la sérénité et sur la qualité de sommeil, 55% sur le bien-être et 50% sur la santé en général.

Syndrome des Trois petits cochons

Le promoteur n’a pas oublié de prêcher pour sa paroisse en testant auprès des Français leur perception du matériau bois aux côtés d’autres matériaux courants de construction (pierre, béton et verre). Un vrai plébiscite: le bois obtient les meilleurs résultats pour toutes les questions, à l’exception d’une seule. Victime du syndrome des Trois petits cochons, le bois se classe derrière la pierre et le béton lorsque l’on évoque sa solidité. Et pourtant, bon nombre de tours en bois sont actuellement en projet.

Le bois obtient de très bons résultats pour son aspect chaleureux (score maximal: 61% loin devant tous les autres), son côté agréable à l’œil (56%), facile à recycler (56%) et au toucher (53%). Plus étonnant: il est perçu comme moins cher que la pierre et le verre et il se classe devant les trois autres matériaux pour son aptitude à offrir une bonne qualité acoustique.” Le Figaro

 

 

 

Press: French

 

 

 

 

 

 

 

 

Alexandre Dumas:

 

 « Il y a deux regards: le regard du corps et le regard de l’âme. Le regard du corps peut oublier parfois, mais celui de l’âme se souvient toujours. »

 

 

 

 

 

« Quand un pays a eu des Jeanne d’Arc et des Napoléon, il peut être considéré comme un sol miraculeux. »

Guy de Maupassant

Sur l’eau