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Janvier2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pinocchio de Matteo Garrone, de nouvelles images sombres et nostalgiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une deuxième bande-annonce de l’adaptation du conte de Carlo Collodi, orchestrée par le réalisateur italien vient d’être diffusée. Sortie le 18 mars 2020.

« Point de mafieux ou de sombre histoire de toiletteur pour chien maltraité dans le prochain film de Matteo Garrone. Le réalisateur de Gomorra et de Dogman revient le 18 mars avec Pinocchio, nouvelle adaptation du conte de Carlo Collodi marquant le retour de Roberto Benigni au grand écran, sous les traits de Gepetto.

Au vu des nouvelles images diffusées hier, l’histoire revisitée par Matteo Garrone s’éloigne de l’imagerie colorée et lisse de la version Disney pour offrir un conte à la photographie plus ténébreuse, sans se départir d’une dimension fantaisiste et d’une dose d’humour.

Aux côtés de Roberto Benigni, la Française Marine Vatch campe la fée bleue tandis que le jeune Federico Lelapi incarne Pinocchio. Les images promettent une savoureuse interprétation du facétieux pantin de bois.

Adaptations en série

Le réalisateur italien s’est déjà frotté au genre du conte fantastique avec Tale of Tales où il a exploré la noirceur des histoires pour enfants. Une vision dont il semble s’inspirer dans cette adaptation. Roberto Benigni, lui s’est déjà confronté en 2002 à l’histoire du petit menteur en tant que metteur en scène et acteur dans son Pinocchio.

Le personnage créé en 1881 par le journaliste et écrivain Carlo Lorenzini, plus connu sous le nom de Carlo Collodi, n’a pas fini de nous enchanter. Une version en stop motion est actuellement en tournage dirigée par Guillermo de Toro, pour Netflix. Le réalisateur mexicain a choisi de replacer l’histoire dans l’Italie des années 1930, une période marquée par l’emprise du fascisme et la dictature de Mussolini.

Disney n’est pas en reste. La firme aux grandes oreilles a annoncé son intention d’adapter l’histoire du petit pantin, avec Tom Hanks pressenti pour le rôle de Gepetto. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un fragment de cerveau humain de 2600 ans très bien conservé

 

 

 

 

 

 

 

« C’est l’histoire d’un cerveau humain datant de 2600 ans que des biologistes et archéologues britanniques ont étudié afin de comprendre comment il a pu être préservé pendant plus de deux millénaires. Ces scientifiques rapportent leurs résultats dans un article publié le 8 janvier 2020 dans le Journal of Society Interface.

En août 2008, des archéologues découvrent un crâne humain contenant les restes d’un cerveau dans une fosse aux abords du village de Heslington, non loin d’York.Les fouilles ont été entreprises avant la construction d’un nouveau campus sur un site préhistorique occupé de l’âge du bronze jusqu’au milieu de l’âge du fer.

Le crâne noirâtre avec sa mandibule articulée repose face contre terre sur un fond humide, une boue argileuse et sableuse. A travers le trou occipital situé à l’arrière et en bas du crâne, les chercheurs aperçoivent à la lumière d’une lampe électrique le cerveau sous la forme d’une masse de couleur jaune-brunâtre. La datation au carbone 14 du collagène osseux a permis de dater le crâne entre 673 et 482 ans avant notre ère.

Après ouverture du crâne, les chercheurs découvrent cinq masses ainsi que de nombreux minuscules fragments de tissu cérébral. Les plus gros ont une surface lisse et une texture semblable à celle du tofu. A la lumière du jour, le cerveau est de couleur rose-brun ou bronzé. Il est rétréci, avec un volume réduit à environ 20 % de celui d’un cerveau frais. Le plus gros fragment cérébral, qui mesure environ 70 mm x 60 mm x 30 mm, comporte également une membrane noire, sans doute une méninge.

Décapitation

Le crâne découvert est celui d’un homme dont tout indique qu’il a été décapité. L’examen a montré que la décapitation avait été réalisée au moyen d’un couteau à lame mince, introduit à la face antérieure de la gorge puis enfoncé sur toute la profondeur du cou. « Il est peu probable que cela ait pu être entrepris sur un individu conscient », déclaraient déjà, en 2011, ces chercheurs dans un article publié dans le Journal of Archaeological Science qui relatait la découverte du crâne de « l’homme de Heslington ».

Ces scientifiques de l’Institut de neurologie de l’University College de Londres et des archéologues de l’université de Bradford vont alors entreprendre d’étudier les protéines contenues dans un grand fragment de tissu cérébral retrouvé en excellent état de conservation. Après nettoyage des sédiments qui le recouvrent, les circonvolutions et sillons apparaissent distinctement à sa surface. La répartition entre substance blanche et grise n’est cependant pas discernable à l’œil nu.

La préservation de ce tissu cérébral humain est un mystère dans la mesure où la décomposition débute quelques minutes après la mort. Après le décès, il se produit en effet une autolyse, autrement dit une nécrose tissulaire liée à une digestion massive des constituants cellulaires sous l’action d’enzymes (protéases, phospolipases) qui détruisent les protéines et les lipides. Contrairement à d’autres régions du corps, l’autolyse débute très rapidement dans le cerveau. Dans un délai de 36 à 72 heures, la putréfaction commence, le corps entier étant réduit à l’état de squelette en 5 à 10 ans. Logiquement, la préservation de protéines du cerveau humain à température ambiante dans des circonstances naturelles durant des millénaires n’aurait donc pas du se produire. Dans le cerveau humain, la stabilité des neurones et de leurs prolongements (les axones) dépend en grande partie d’un réseau dense de protéines constituant le cytosquelette de ces cellules nerveuses. Parmi ces protéines, on trouve les « filaments intermédiaires ». Ces fibres, d’un diamètre compris entre 8 et 12 nanomètres, assurent normalement le maintien de la forme des neurones et des astrocytes, ces cellules jouant un rôle de support des neurones. Les filaments intermédiaires des neurones et de leurs axones sont appelés neurofilaments. Ceux des astrocytes renferment la protéine GFAP (protéine gliale fibrillaire acide). » Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carlos Ghosn: il a été victime d’une complot japonais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce que l’affaire Carlos Ghosn révèle de la justice japonaise

 

 

 

La Tribune, Michel Santi

“Emprisonnement qui se prolonge indéfiniment sans inculpation, interdiction d’avoir accès au dossier, interrogatoires à répétition à toute heure du jour et de la nuit en l’absence d’un avocat, conditions de détention extrêmement rudes, quasi-impossibilité de libération sous caution sont autant de moyens de pression intenses couramment employés – y compris pour les cas n’impliquant aucune violence physique – par une démocratie japonaise qui ne se préoccupe donc ni de la présomption d’innocence ni des droits du mis en cause. Je ne sais si la justice est le reflet – ou la conséquence – du milieu des affaires nippon qui est violent et où la parole donnée compte pour fort peu de choses, toujours est-il que le fondement suprême du système judiciaire nippon est la présomption de culpabilité. Il faut en effet en venir aux extrêmes dans ce pays – tant moralement que physiquement – pour prouver son innocence! Ainsi, Carlos Ghosn – pour revenir à cet exemple- serait bien mieux traité et aurait une bien meilleure chance d’être libéré sous caution en attente de son procès…s’il avouait ses crimes, avérés ou pas! Il restera emprisonné, autrement dit, dans de telles conditions, et ce tant qu’il continuera à nier.

Il va de soi qu’un tel rouleau compresseur favorise les fausses confessions de prisonniers qui craquent d’autant plus facilement et rapidement qu’ils ne sont assistés d’aucun défenseur pendant ces épreuves sordides, et qu’ils sont totalement coupés du monde. Cette justice japonaise qui se targue d’un taux de condamnation de 99% devrait pourtant se poser de sérieuses questions tant il semble évident que la limitation dans le temps de la détention provisoire combinée à l’assistance d’un avocat réduirait considérablement ce palmarès digne d’un régime dictatorial. De fait, une telle procédure inique où l’accusation ne prévaut que par et que grâce à l’aveu – seule et unique technique d’investigation – est indigne d’une grande démocratie. Ce taux de condamnation de 99% n’honore effectivement pas une justice qui – en toute logique – n’instruit donc que les dossiers qu’elle est certaine de gagner, quand ce sont précisément les relaxes et les non-lieux qui caractérisent une justice impartiale, ou tout simplement humaine.”

 

 

Ghosn déterminé à «combattre» la notice rouge d’Interpol

Ghosn a répondu à un «interrogatoire […] pour écouter son témoignage au sujet de la notice rouge» d’Interpol, avait précisé le parquet libanais. Émis par la justice japonaise, ce document a été reçu par Beyrouth la semaine dernière. Il demande l’arrestation de l’homme d’affaires pour qu’il puisse être jugé au Japon, d’où il s’est enfui dans des circonstances rocambolesques fin décembre. La rencontre a eu lieu «sous la supervision de la Cour générale de Cassation», précise l’agence ANI.

Le Japon a accentué la pression sur le Liban, afin de récupérer Carlos Ghosn pour qu’il soit jugé dans l’Archipel. Carlos Ghosn a déclaré hier faire confiance à la justice du Liban, remerciant le pays pour l’avoir accueilli et protégé. Le pays n’a pas d’accord d’extradition avec l’Archipel, il devrait donc pouvoir y rester sans être inquiété. «On peut combattre une notice rouge» d’Interpol, a également voulu croire l’ancien PDG durant sa conférence de presse, citant ses avocats. Il a aussi dit ne pas se considérer comme «un prisonnier au Liban», se disant «ravi d’être ici» et prêt à y rester un long moment.” Le Figaro

 

Carlos Ghosn se pose en victime d’un complot, orchestré par “une poignée d’individus sans scrupules”

“L’ancien PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn a dénoncé, ce mercredi, un “coup monté” contre lui et s’est dit décidé à “laver son honneur”, lors de sa première apparition publique à Beyrouth depuis sa fuite rocambolesque du Japon, où il est accusé de malversations financières.

Devant un parterre de quelque 150 journalistes méticuleusement choisis par son équipe de communication, le capitaine d’industrie déchu, théâtral et doigt accusateur, l’a proclamé: “présumé coupable”par le système judiciaire japonais, il n’avait “d’autre choix” que de fuir face à des accusations “sans fondements”. “J’étais otage” au Japon, a-t-il ajouté, arguant de son “innocence”. L’homme s’est dit “prêt à rester longtemps” au Liban, tout en précisant qu’il était “prêt à être jugé n’importe où à condition d’avoir un procès équitable”.

M. Ghosn, 65 ans, qui fait l’objet de quatre inculpations au Japon, a dénoncé la “collusion, partout”entre Nissan et le procureur japonais, particulièrement au sujet de son arrestation, “un coup monté”selon lui, alors qu’il s’apprêtait à organiser une fusion entre Renault et Nissan. “Mon calvaire inimaginable résulte d’une poignée d’individus sans scrupules et vindicatifs”, a-t-il insisté.” MSN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paris bloque l’exportation du Cimabue de tous les records, vendu 24 millions d’euros en octobre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ministre de la Culture Franck Riester souhaite que ce rare tableau du peintre italien rejoigne les collections nationales. Il a 30 mois pour réunir les fonds nécessaires.

« C’est un mauvais cadeau de Noël… Après l’euphorie des enchères qui ont propulsé le Christ moqué de Cimabue, jusqu’à 24 millions d’euros le 27 octobre sous le marteau de Dominique Le Coënt à Senlis, c’est une grosse déception pour les vendeurs qui ne verront pas de si tôt la couleur de leur argent…

 

C’est par un simple communiqué diffusé lundi que le ministère de la Culture a annoncé que ce petit panneau de bois trouvé dans un inventaire à Compiègne et finalement attribuée au maître de la pre Renaissance italienne par le cabinet d’Eric Turpin, était classé « Trésor national « . Le ministre Riester a en effet décidé de refuser la délivrance du certificat d’exportation pour cette œuvre majeure et inédite peinte autour de 1280. Ce qui lui laisse un délai de 30 mois pour faire une proposition d’acquisition. Le jour de la vente, l’État avait bien envoyé un émissaire pour préempter ce Christ moqué à hauteur de 15 millions d’euros mais il avait du rapidement s’incliner dans une bataille serrée qui avait opposé plusieurs acheteurs. Le Metropolitan de New York, dernier sous-enchérisseur, ne lâcha prise que face à un courtier agissant pour le compte des propriétaires de la célébre collection Alana dont les trésors sont exposés en ce moment au musée Jacquemart-André.

Ce prix record de 24 millions d’euros qui en fait la plus haute enchère de l’année en France a braqué tous les projecteurs sur ce Cimabue, obligeant inévitablement l’État à réagir, en ne le laissant pas partir. Pour se justifier, le communiqué reprend les éléments de l’expertise du cabinet Turquin qui en a fait une formidable découverte. Ce Christ moqué ou Dérision du Christ est un tableau peint provenant d’un diptyque de dévotion réalisé autour de 1280, auquel appartenaient deux autres panneaux connus: la Flagellation du Christ (New York, Frick Collection) et La Vierge et l’Enfant (Londres, National Gallery). Comme ces derniers, il partage des particularités, telles que les architectures, le décor incisé d’or et le type de nimbes, ainsi que l’emploi de riches pigments. Il montre aussi, à l’arrière, les veines du bois, qui sont dans la continuité de celles existantes sur les autres panneaux. Ces trois œuvres ornaient très probablement le volet droit d’un grand diptyque, peut-être commandé pour la chapelle de notables ou d’une congrégation religieuse à Pise. Et pour asseoir cette décision, le communiqué ajoute que «cetteDérision du Christ, demeurée en bon état de conservation, révèle, plus encore que dans les deux autres compositions, l’usage par Cimabue d’un langage plastique nouveau. Cette évolution est notamment visible dans le traitement humaniste de la figure de Jésus, le rendu des expressions des personnages ou celui de l’espace». À l’issue de la vente, l’expert Éric Turquin déclarait avoir bon espoir sur une autorisation de sortie de territoire de ce Christ moqué, le musée du Louvre possédant une des plus belles œuvres de Cimabue: une Maesta de plus de 4 mètres de haut. Mais le commissaire-priseur, Dominique Le Coënt avait rapidement déchanté à l’issue d’une convocation par la Comission consultative des trésors nationaux pour présenter le panneau. Dans le communiqué Franck Riester se félicite d’ailleurs du «rôle éminent que joue le dispositif de contrôle à l’exportation des biens culturels pour la protection et l’enrichissement du patrimoine national» et remercie cette commission, «sous l’impulsion de son président, Edmond Honorat, dont l’examen attentif des propositions de refus de certificat» a éclairé sa décision. «Grâce au temps donné par cette mesure, tous les efforts pourront être mobilisés afin que cette œuvre exceptionnelle vienne enrichir les collections nationales», ajoute le ministre. Pour l’heure, la situation n’est pas simple pour les vendeurs qui vont devoir s’acquitter des droits de succession pour un montant d’environ 9 millions d’euros. Entre-temps, la propriétaire du Cimabue, une dame qui avait été placé en Ehpad, est décédée deux jours après la vente, laissant trois héritiers. «J’espère que l’État va trouver rapidement les fonds nécessaires, pour ne pas faire traîner la situation pendant trente mois, ce qui est beaucoup trop long pour les vendeurs qui ne peuvent toucher leur argent. D’autre part, il y a aussi des frais d’assurance, à raison de 10.000 euros par mois, qui sont pour l’instant à leur charge» explique le commissaire-priseur. Il va nous falloir négocier avec Bercy pour différer le paiement des droits réclamés alors que l’État bloque le tableau».

La situation pourrait se compliquer si l’État et les vendeurs ne parviennent pas un accord sur le montant. Auquel cas, selon l’article L121-1 du code du patrimoine, chacune des parties peut nommer un expert de leur choix en se renvoyant la balle pour finir par une décision du Tribunal de Grande instance de nommer un nouvel expert. De quoi faire durer la bataille pendant au minimum neuf mois. «Il n’est pas envisageable d’obtenir un prix à moins de 24 millions d’euros, plus les indemnités pour tous les frais engagés, d’autant que nous avons la chance d’avoir l’enchère du Metropolitan de New York avant celle finale, prix qu’un musée est prêt à payer» observe Dominique Le Coënt. Ce dernier n’avait guère d’autres solutions que de mettre en vente ce Cimabue pour connaître sa vraie valeur, avant l’obtention du certificat… » Le Figaro

 

 

 

 

France Press

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Quand un pays a eu des Jeanne d’Arc et des Napoléon, il peut être considéré comme un sol miraculeux. »

Guy de Maupassant

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