Press: French

 

 

 

 

 

avril 2020:

 

 

 

 

 

 

 

En pleine pandémie, le secteur de la santé est ciblé par les cybercriminels

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les hôpitaux de Paris, un hôpital tchèque, le ministère américain de la Santé… Ces dernières semaines, tous ont fait les frais de cyberattaques. Mais la résistance s’organise, parfois menée par les hackers eux-mêmes.

« Dans la matinée du 22 mars, en pleine crise d’épidémie de coronavirus, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), chargée de gérer 39 hôpitaux publics en Île-de-France a été victime d’une attaque informatique. Cette attaque visant à surcharger ses serveurs a heureusement été déjouée rapidement, évitant ainsi un impact critique. Seul l’accès externe à la messagerie, à Skype et aux applications de l’AP-HP a été brièvement bloqué, le temps de gérer la situation.

La santé ciblée partout dans le monde

Les hôpitaux de Paris ne sont pas les premiers à subir pareilles attaques depuis le début de l’épidémie. Le 13 mars déjà, l’hôpital de Brno, deuxième plus important de République tchèque a été contraint de couper son réseau, de déconnecter ses postes informatiques, et de décaler des opérations chirurgicales à la suite d’une cyberattaque majeure. Quelques jours plus tard, le ministère américain de la Santé est à son tour devenu la cible des hackers. Comme le relate le média Bloomberg, le site du ministère a été submergé par des millions de requêtes simultanées.

En France, les professionnels du secteur de la santé gardent en mémoire l’attaque du CHU de Rouen, survenue un novembre dernier. Infectés par un ransomware (rançongiciel en français), les ordinateurs de l’hôpital étaient complètement paralysés, obligeant le personnel à revenir pendant plusieurs jours au bon vieux papier crayon.

La résistance s’organise

En réaction, des initiatives de cyber sécurité ont été lancées aux quatre coins du monde pour tenter de protéger le secteur de la santé, particulièrement fragile depuis quelques semaines. Il y a quelques jours, le cyber expert israélien Ohad Zaidenberg a créé un groupe visant à combattre les hackers qui profitent de la situation pour déstabiliser les services de santé. Il a depuis été rejoint par plus de 200 volontaires. Un autre groupe, Cyber Volunteers 19, poursuit les mêmes objectifs.

Certains hackers habituellement malveillants semblent conserver un brin d’humanité. Contactés par le site Beeping Computer, de grands groupes de piratage, comme Maze, ont assuré qu’ils ne s’attaqueraient pas aux hôpitaux jusqu’à ce que la situation se stabilise. Ils précisent cependant que l’industrie pharmaceutique, «qui gagne beaucoup d’argent», ne serait pas épargnée. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mars2020:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Coronavirus : le Covid-19 peut survivre trois jours sur certaines surfaces

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une étude menée par des scientifiques américains publiée ce mercredi apporte de nouveaux éléments sur la durée de vie du Covid-19 en dehors du corps humain. Il peut survivre jusqu’à 72 heures sur des surfaces plastiques et en acier. Pas de quoi expliquer pour autant sa forte contagiosité.

« C’est l’une des grandes questions entourant la propagation du coronavirus : quelle est sa durée de vie en dehors du corps humain ? Autrement dit : est-il possible d’être contaminé sans un contact direct avec une personne infectée ? A mesure que la connaissance du virus s’affine, la réponse se fait plus précise.

Des scientifiques de plusieurs universités et des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains ont réalisé plusieurs séries de tests pour connaître les capacités de survie du Covid-19. Ils l’ont notamment déposé sur plusieurs types de surfaces inertes et l’ont pulvérisé dans l’air à l’aide d’un nébuliseur, une sorte de brumisateur.

72 heures sur du plastique ou de l’acier

Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans le NEJM. Selon cette étude, le Covid-19 est détectable dans l’air jusqu’à trois heures après son émission et peut rester jusqu’à trois jours sur certaines surfaces.

Dans le détail, le coronavirus survit très bien sur le plastique et l’acier inoxydable, jusqu’à 72 heures. Sur du carton, il reste détectable pendant 24 heures.

Survie ne veut pas dire contagiosité

Mais une telle durée de survie ne signifie pas nécessairement que le Covid-19 conserve la même capacité à se propager que lors de contacts directs entre personnes. Les scientifiques notent ainsi que, si le virus reste détectable aussi longtemps, sa charge virale (le nombre de copies du virus présentes) diminue très rapidement et le rend moins puissant.

L’utilisation d’un nébuliseur pour simuler la présence du coronavirus dans l’air est également discutée. La pulvérisation en aérosol ne simule pas efficacement la toux ou les éternuements d’un malade et présente un risque d’augmenter artificiellement l’ampleur de la présence du Covid-19. Celui-ci se transmet principalement par des microgouttelettes de salive émises. Sous cette forme, il ne serait viable que quelques secondes.

Une viabilité similaire à celle du SRAS de 2003

Des tests similaires pratiqués avec le coronavirus du SRAS de 2003 avaient abouti à une viabilité équivalente hors du corps humain. Cela ne permet donc pas d’expliquer pourquoi la pandémie de Covid-19 touche désormais près de 200.000 personnes, alors que le SRAS n’a contaminé que 8.000 patients.

Les différences épidémiologiques « viennent probablement d’autres facteurs. Notamment une charge virale plus élevée dans les voies respiratoires supérieures » et la capacité des patients ne présentant pas de symptômes à transmettre le nouveau coronavirus, estiment les auteurs de l’étude. » Les Échos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bourse : l’Espagne et l’Italie bannissent la vente à découvert sur des dizaines de titres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les régulateurs espagnol et italien des marchés financiers ont décidé d’interdire le short selling – la vente à découvert – sur les marchés ce vendredi. L’opération vise à protéger les titres les plus touchés des traders qui voudraient continuer à parier sur leur chute.

“Après le krach de jeudi, les régulateurs boursiers prennent des mesures pour éviter de nouvelles déroutes. L’Espagne et l’Italie ont décidé de bannir pour la journée les « ventes à découvert » (short selling) sur plusieurs dizaines de titres.

En Espagne, ce sont les actions liquides – qui s’échangent facilement sur les marchés – ayant perdu 10 % de leur valeur qui sont concernées, ainsi que toutes les actions illiquides qui ont perdu plus de 20 %. Soit 69 titres. En Italie, l’interdiction concerne 85 titres.

Ces mesures visent à protéger ces titres contre les traders qui voudraient parier sur une aggravation de leur chute. Parmi les entreprises mises sous cloche, la banque italienne UniCredit, le constructeur automobile Fiat Chrysler ou encore le géant des télécoms Telefonica. Jeudi, les Bourses italienne et espagnole ont toutes deux connu la pire journée de leur histoire, perdant respectivement 14 % et 17 %.

A rebours de ses consoeurs, l’autorité française des marchés (AMF) dit ne pas avoir constaté « à ce stade » de hausses alarmantes de la vente à découvert. Cette interdiction est « une mesure d’urgence prévue à l’article 23 du règlement européen ‘ventes à découvert’, précise l’AMF. Il s’agit d’une mesure technique temporaire, un coupe-circuit en quelque sorte ». Le CAC 40 a pourtant également vécu jeudi la pire séance de son histoire (-12 %). Mais le régulateur dit préférer une réponse européenne.

Techniquement, un investisseur qui vend à découvert commence par emprunter un titre qu’il va vendre immédiatement, en espérant pouvoir le racheter plus tard à un prix inférieur, pour le rendre à son propriétaire. Problème, cette pratique est accusée d’aggraver les mouvements baissiers étant donné que cela crée un grand nombre de ventes « artificielles » sur un titre.” Les Échos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

César de Polanski: Nicolas Bedos au secours de Fanny Ardant, pleine d’«humanité et de décence»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La comédienne avait déclaré vouloir «défendre cet homme seul contre tous» à l’issue de la cérémonie qui a sacré le réalisateur de J’accuse.

« Après Carla Bruni, c’est au tour de Nicolas Bedos de soutenir Fanny Ardant. Le réalisateur de La Belle Époque est venu au secours de son amie sur Instagram, quatre jours après la cérémonie tant controversée des César.

«Face à celles et ceux qui saturent [ses] comptes Facebook et Instagram d’insultes sur Fanny Ardant», Nicolas Bedos a une réponse toute prête en cinq points. «Je l’aime et quand j’aime, c’est à vie», rappelle-t-il dans une publication, refusant de condamner celle qui a affiché ouvertement son soutien à Roman Polanski.

Récompensée du César de la meilleure actrice dans un second rôle, Fanny Ardant avait pris la défense du réalisateur, accusé d’agressions sexuelles et poursuivi par la justice américaine, peu après la cérémonie. «J’aime beaucoup Roman Polanski, donc je suis heureuse pour lui», avait-elle confié, se moquant bien de choquer les ligues féministes.

Je n’aime pas la condamnation», disait-elle en parlant de Polanski. L’actrice entend bien défendre «cet homme seul contre tous», qui est «comme la famille». «J’ai envie de lui apporter une chaleur», avait-elle poursuivi.

Elle n’a jamais remis en question l’indignation et la colère d’Adèle Haenel», affirme Nicolas Bedos en faisant référence au départ de l’actrice en pleine cérémonie. Pour le réalisateur, Fanny Ardant, qui joue dans La Belle Époque, était dans son droit en soutenant «un ami, qu’elle refusait d’accabler davantage ce soir-là».

Le cinéaste récompensé du César du meilleur scénario original lors de cette 45e édition reproche également aux internautes de voir de «l’aveuglement et de l’indécence» dans les propos de Fanny Ardant. Lui n’y perçoit que de «l’humanité et de la décence».

«Qui sommes-nous pour juger leur histoire?», poursuit-il, avant d’appeler à plus de «respect et de modestie» envers la comédienne.

Depuis la remise du César du meilleur réalisateur à Roman Polanski vendredi 29 février, le monde du cinéma se divise. Les acteurs Patrick Chesnais et Lambert Wilson ont jugé les César pathétiques, dénonçant un «terrorisme du politiquement correct», tandis qu’Alexandra Lamy a exprimé tout son soutien à Adèle Haenel. Jean Dujardin a quant à lui déclaré «Je me casse, ça pue dans ce pays», accompagné d’une photo de lui sur un tapis roulant d’aéroport, masque de protection au visage. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affaire Bamberski : Le combat d’une vie

 

 

 

 

 

Affaire Bamberski : libération du médecin allemand pour raison médicale

Dieter Krombach avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle en 2011 pour le meurtre de sa belle-fille.

Un médecin allemand de 84 ans, Dieter Krombach, condamné pour le meurtre en 1982 de sa belle-fille Kalinka Bamberski, a été remis en liberté vendredi 21 février en France pour raison médicale, épilogue d’un feuilleton judiciaire datant de près de 40 ans.

Condamné en 2011 à 15 ans de réclusion criminelle pour violences volontaires aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner, l’ex-cardiologue a quitté vendredi la prison de Melun, en région parisienne.

La persévérance et la volonté d’un père en quête de justice

André Bamberski et Kalinka, 1982

Kalinka Bamberski, 14 ans, avait été retrouvée morte le 10 juillet 1982 à son domicile de Lindau, en Allemagne, où elle passait des vacances. Malgré les efforts d’André Bamberski, le père de la jeune fille, la justice allemande avait abandonné en 1987 toute poursuite à l’encontre du médecin, qui vivait libre. La justice française, en revanche, l’avait condamné par contumace à 15 ans de prison. En 2009, l’affaire avait connu un rebondissement retentissant quand Dieter Krombach avait été retrouvé ligoté et bâillonné sur un trottoir de Mulhouse, dans l’est de la France, après un enlèvement orchestré par André Bamberski. Il avait alors été arrêté, jugé devant une cour d’assises en 2011, puis en appel en 2012.

Pour son enlèvement, exécuté par deux hommes de main, l’un kosovar et l’autre géorgien, André Bamberski sera condamné en juin 2014 à Mulhouse à un an de prison avec sursis. Lors du procès, le procureur avait déclaré «comprendre» le combat du prévenu et confié rester «le souffle court devant tant de persévérance et de volonté».

Daniel Auteuil dans le rôle du père

André Bamberski reste persuadé, comme il l’est depuis qu’il a lu le rapport d’autopsie, quatre mois après le décès de sa fille, que Dieter Krombach l’a violée avant de la tuer pour cacher son crime sexuel. Le médecin avait quant à lui émis lors de son procès en appel l’hypothèse de l’erreur médicale, expliquant avoir administré à Kalinka un somnifère qu’il ne connaissait pas et qui aurait pu provoquer le décès. Invoquant le droit à ne pas être jugé ou puni deux fois, Dieter Krombach avait introduit en octobre 2014 une requête devant la Cour européenne des droits l’Homme. Sans succès. Il réclamait depuis cinq ans d’être libéré pour raison médicale. En 2016, une expertise avait montré qu’il souffrait d’une pathologie cardio-vasculaire «susceptible de menacer son pronostic vital».

L’octogénaire avait été réexaminé à l’été 2019 et les experts avaient conclu que son état de santé était désormais incompatible avec une détention dans des conditions ordinaires. Le détenu souffrait de pathologies neurologiques et cardiaques.

L’«affaire Bamberski», a également inspiré le réalisateur Vincent Garenq qui en a fait un film, Au nom de ma fille,sortie en 2016 avec en tête d’affiche Daniel Auteuil interprétant André Bamberski, le père de la jeune fille. Un film poignant et d’un réalisme saisissant qui témoigne de l’amour d’un père pour sa fille assassinée injustement.

André Bamberski : «J’en ai assez des procédures judiciaires, je veux tourner la page»

INTERVIEW – André Bamberski a été condamné mercredi à Mulhouse à un an de prison avec sursis pour avoir fait enlever en Allemagne Dieter Krombach, afin qu’il soit jugé en France pour la mort de sa fille. Il n’a pas envie de faire appel. Et veut désormais en rester là.

Publié le 18 juin 2014

André BAMBERSKI. – Je suis déçu que l’on ai pas retenu la contrainte morale comme mon avocat l’avait plaidée en demandant la relaxe. Mais à titre personnel, je n’ai pas envie de faire appel. Je veux en rester là car j’en ai assez des procédures judiciaires, je veux tourner la page. Toutefois, je vais m’entretenir avec mes avocats pour savoir ce que l’on va faire. Nous allons étudier les motivations du jugement.

Que pensez-vous de la peine d’un an ferme prononcé contre les deux autres prévenus qui avaient enlevé le docteur Dieter Krombach?

Comme je l’avais signalé à la barre du tribunal, je leur suis reconnaissant d’avoir fait ce qu’ils ont fait. J’aurais préféré que les juges m’infligent une peine ferme plutôt qu’à eux.

Avez-vous l’intention de réagir concernant la procédure civile?

Le tribunal a ordonné une nouvelle expertise pour évaluer les dommages de Krombach liés à l’enlèvement. Une première expertise avait estimé qu‘il n’y avait aucune séquelle d’incapacité permanente liée aux blessures provoquées durant l’arrestation et l’enlèvement. Je ne vois pas pourquoi il devrait y avoir un nouvel examen. Krombach va tenter de démontrer que ses maladies pourtant antérieures sont la conséquence de l’enlèvement. Je vais voir avec mes avocats comment réagir dans le cadre de cette procédure civile.” Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

février2020

 

 

 

 

 

 

Pesticides: Bayer et BASF condamnés à verser 265 millions de dollars à un cultivateur aux États-Unis

 

 

 

 

 

 

 

Le cultivateur reprochait au pesticide dicamba des deux groupes allemands d’avoir détruit ses vergers de pêches.

« Les groupes allemands Bayer et BASF ont été condamnés par un tribunal américain à verser un dédommagement de 265 millions de dollars (244 millions d’euros) à un cultivateur reprochant à leur pesticide dicamba d’avoir détruit ses vergers de pêches. La décision a été rendue samedi par le jury du tribunal fédéral de Cape Girardeau, dans le Missouri (centre), à la suite d’une requête de Bill Bader affirmant que les deux sociétés encourageaient les cultivateurs à utiliser le dicamba de manière irresponsable. Le dicamba est un pesticide populaire mais controversé pour sa tendance à se propager facilement et à tuer les plantes moins résistantes.

Selon l’agence Bloomberg, il s’agit du premier procès aux États-Unis concernant le pesticide dicamba. Comme le RoundUp, un autre pesticide controversé commercialisé par Monsanto, le dicamba est sur le marché depuis de nombreuses années. Un peu partout aux États-Unis, des agriculteurs ont porté plainte contre Bayer pour les pertes subies à cause du dicamba. Cette décision de justice intervient après une autre affaire dans laquelle Bayer a été condamné par un jury californien à verser 290 millions de dollars (267 millions) à un jardinier atteint d’un cancer incurable, pour ne pas avoir suffisamment informé de la dangerosité du RoundUp.

Bayer, qui a fait valoir que le dicamba était sans danger pour les cultures tant que les utilisateurs suivaient les instructions, a annoncé dans un communiqué lundi son intention de faire appel «dans les plus brefs délais». BASF n’était pas joignable dans l’immédiat pour réagir. Bayer a racheté en 2018 le mastodonte américain des OGM et des semences, Monsanto, et a dû céder à BASF une partie de ses activités agrochimiques pour satisfaire les autorités de la concurrence. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un père et son fils arrêtés pour pillage archéologique au lac d’Aiguebelette en Savoie

 

 

 

 

 

 

Pointes de flèche, haches, couteaux, statuettes ainsi que pièces de monnaie, datant du néolithique à l’Antiquité, ont été retrouvés au domicile des suspects.

« Un père et son fils ont été interpellés lundi en Savoie pour le pillage des années durant de milliers de pièces archéologiques, certaines datant de l’âge de bronze, qu’ils trouvaient au fond et aux abords du lac d’Aiguebelette, ont indiqué mercredi 12 février les gendarmes.

Âgés de 43 ans et de 19 ans, les deux hommes ont reconnu les faits lors de leur garde à vue à l’issue de laquelle ils sont ressortis libres, ont-ils précisé, confirmant une information de France Bleu Isère. «C’est le parquet de Chambéry qui décidera des poursuites dans l’attente d’un rapport d’expertise de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et en fonction des investigations», a-t-on ajouté de même source. Le père et le fils sont visés par une enquête préliminaire pour «destruction ou modification sans autorisation d’un territoire classé», «dégradation d’un patrimoine archéologique», «vol d’objets classés et »utilisation sans autorisation de détecteurs de métaux«.

Les faits remontent à mai 2019 quand les gardes du lac d’Aiguebelette, qui recèle un site palafittique, des vestiges d’habitations lacustres préhistoriques classé au patrimoine mondial de l’Unesco, remarquent le comportement suspect des deux hommes. Ces derniers, équipés de détecteurs de métaux, longeaient les bords du lac ou effectuaient des plongées en bouteilles pour remonter des artefacts.

De nombreux artefacts retrouvés

Pointes de flèche, haches, couteaux, statuettes ainsi que pièces de monnaie de grande valeur, datant du néolithique, de l’Âge du Bronze et de l’Antiquité, ont été retrouvés au domicile des suspects. L’ensemble des pièces, près de 3.000 au total, a été saisie dans le cadre de l’enquête, qui n’a pas permis pour l’instant de déterminer s’il y avait eu un trafic.

Deux experts de la direction régionale des affaires culturelles de Lyon et un du département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines de Marseille ont assisté les gendarmes lors de la perquisition et confirmé la valeur du trésor archéologique à au moins «plusieurs dizaines de milliers d’euros», selon la même source. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Restauration des vieux films : le CNC peut solliciter les mécènes

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Centre national du cinéma a consacré 68 millions d’euros à la restauration des vieux films du patrimoine entre 2012 et 2019. Mais le budget va baisser et l’argent du privé doit prendre le relais.

“Après un faux départ l’an dernier, le Centre national du cinéma (CNC) vient officiellement de lancer son plan en faveur du mécénat pour la restauration des vieux films de patrimoine. En dépit de l’effort général d’équilibrage des comptes publics, l’institution au coeur du cinéma français a réussi à obtenir le droit d’émettre un reçu fiscal donnant droit à des allègements d’impôts. Comme les mécènes d’autres arts, ceux qui veulent sauver des Rohmer ou des Franju obtiendront ainsi une réduction d’impôt sur le revenu de 60 % du montant du don, pour les entreprises (dans la limite de 0,05 % du chiffre d’affaires), et de 66 % pour les particuliers (dans la limite de 20 % de l’impôt).

Le CNC prévoit des « bonus ». Ceux qui donneront plus de 20.000 euros auront droit à une projection du film, à une visite d’entreprise du site de conservation du CNC et à des « goodies ». Ceux qui donneront plus de 1 million d’euros auront droit à la mention de leur nom et logo au générique de début, à une invitation au gala des mécènes et à un déjeuner avec le président du CNC ou le réalisateur du film, ainsi qu’à leur nom sur le coffret DVD. Plusieurs autres gradations sont prévues. De 2012 à 2019, 68 millions d’euros ont été attribués aux ayants droit d’oeuvres de patrimoine pour la numérisation et la restauration de 1.200 films, précise le CNC. Mais l’institution ne peut budgéter désormais que 2,8 millions par an pour ce poste si elle veut équilibrer son budget. Or « la richesse du patrimoine à restaurer et le coût très élevé de ces opérations particulièrement complexes génèrent un besoin de financement considérable », dit le CNC. D’où le recours au mécénat.

Des entreprises ont déjà soutenu la restauration de films : la fondation GAN ou des marques de luxe (Chanel pour « L’Année dernière à Marienbad »). Il s’agit dans ce cas-là de sponsoring. Les montants peuvent être passés en charges pour réduire le bénéfice imposable mais c’est moins avantageux que le mécénat.

Le CNC se propose d’agir en « tiers de confiance » car une entreprise ou personne privée, le propriétaire du film, ne peut pas recevoir de mécénat. « L’ayant droit du film autorise le CNC à restaurer son film grâce à l’argent du mécénat ; le mécène et le CNC s’accordent sur les contreparties dont bénéficiera le mécène ; les travaux se font sous la seule responsabilité du CNC en lien étroit avec l’ayant droit du film, par des prestataires et dans le cadre de marchés conclus par le CNC ; enfin, l’ayant droit informe le mécène et le CNC des exploitations ultérieures du film et autorise le CNC à utiliser la version restaurée dans le cadre d’actions culturelles non commerciales, de contreparties, et de communications autour du dispositif », précise le CNC.”

Les Échos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’anarchie des gènes : la preuve du poulet

 

 

 

 

 

 

 

« La nouvelle expérience (1) publiée par l’équipe d’Olivier Gandrillon va un peu plus loin. Elle soumet les cellules souches de sang de poulet en phase de différenciation à des produits chimiques qui vont soit diminuer, soit augmenter l’expression au hasard des gènes. Si la théorie génétique en vigueur a raison, alors plus il y a d’expression au hasard et moins la différenciation va pouvoir se produire, car le « programme » sera contrarié. Si Kupiec a raison, alors plus il y aura de variations au hasard… et plus le processus de différenciation sera actif, augmentant le pourcentage de cellules différenciées. Et qui a raison ? Kupiec et sa théorie anarchiste, énoncée pour la première fois dès 1983, répondent les résultats de l’expérience !

Cette théorie affirme le rôle prépondérant de la variabilité au hasard de l’activation de gènes, écartant la métaphore et le concept de « programme génétique », dans le fonctionnement intime du vivant.  Bien sûr, s’il n’y avait que la variation au hasard… les chats pourraient engendrer des canaris. Ce hasard est donc contraint par la sélection naturelle due à l’environnement – constitué des autres cellules – selon le concept du grand Charles Darwin. Et chaque cellule y poursuit son seul objectif égoïste : manger et survivre. C’est ce jeu à fortes contraintes qui produit l’apparence d’ordre et de « programme » du vivant qui impressionne tant les biologistes comme tous les êtres humains qui s’interrogent sur l’origine de cet ordre apparent : les embryons semblent se développer selon un plan, les espèces semblent résulter de l’obéissance à un « modèle » par les individus qui les constituent.

Mystère profond

Ce nouvel article, nouveau pavé dans la mare aux idées, oblige à se poser sérieusement la question  :  la biologie est-elle confrontée à un mystère profond, mettant en cause des décennies de recherches ? Ou plutôt la conviction théorique la plus répandue dans les laboratoires : les gènes et le génome des individus sont vraiment des instructions que suivent les cellules.

L’affaire n’est pas nouvelle puisque les articles fondateurs de Jean-Jacques Kupiec remontent aux années 1980 et 1990. Le débat fut tout d’abord très discret, et plutôt rude, entre spécialistes, Kupiec se heurtant à une hostilité générale. Puis, il y a près de 20 ans lançaient un débat plus large. Leur thèse ? La génétique se fourvoie en essayant depuis son origine de penser l’action du génome sous la forme d’un programme contenant des instructions à suivre à la lettre par la machinerie de chaque cellule – qui est le véritable niveau élémentaire de la vie et non les gènes.  Une pensée qui a longtemps puisé dans la métaphore de l’informatique pour sa vulgarisation, mais aussi pour le travail scientifique, tant théorique que pratique, comme pour l’organisation et le financement des recherches. » Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Janvier2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pinocchio de Matteo Garrone, de nouvelles images sombres et nostalgiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une deuxième bande-annonce de l’adaptation du conte de Carlo Collodi, orchestrée par le réalisateur italien vient d’être diffusée. Sortie le 18 mars 2020.

« Point de mafieux ou de sombre histoire de toiletteur pour chien maltraité dans le prochain film de Matteo Garrone. Le réalisateur de Gomorra et de Dogman revient le 18 mars avec Pinocchio, nouvelle adaptation du conte de Carlo Collodi marquant le retour de Roberto Benigni au grand écran, sous les traits de Gepetto.

Au vu des nouvelles images diffusées hier, l’histoire revisitée par Matteo Garrone s’éloigne de l’imagerie colorée et lisse de la version Disney pour offrir un conte à la photographie plus ténébreuse, sans se départir d’une dimension fantaisiste et d’une dose d’humour.

Aux côtés de Roberto Benigni, la Française Marine Vatch campe la fée bleue tandis que le jeune Federico Lelapi incarne Pinocchio. Les images promettent une savoureuse interprétation du facétieux pantin de bois.

Adaptations en série

Le réalisateur italien s’est déjà frotté au genre du conte fantastique avec Tale of Tales où il a exploré la noirceur des histoires pour enfants. Une vision dont il semble s’inspirer dans cette adaptation. Roberto Benigni, lui s’est déjà confronté en 2002 à l’histoire du petit menteur en tant que metteur en scène et acteur dans son Pinocchio.

Le personnage créé en 1881 par le journaliste et écrivain Carlo Lorenzini, plus connu sous le nom de Carlo Collodi, n’a pas fini de nous enchanter. Une version en stop motion est actuellement en tournage dirigée par Guillermo de Toro, pour Netflix. Le réalisateur mexicain a choisi de replacer l’histoire dans l’Italie des années 1930, une période marquée par l’emprise du fascisme et la dictature de Mussolini.

Disney n’est pas en reste. La firme aux grandes oreilles a annoncé son intention d’adapter l’histoire du petit pantin, avec Tom Hanks pressenti pour le rôle de Gepetto. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un fragment de cerveau humain de 2600 ans très bien conservé

 

 

 

 

 

 

 

« C’est l’histoire d’un cerveau humain datant de 2600 ans que des biologistes et archéologues britanniques ont étudié afin de comprendre comment il a pu être préservé pendant plus de deux millénaires. Ces scientifiques rapportent leurs résultats dans un article publié le 8 janvier 2020 dans le Journal of Society Interface.

En août 2008, des archéologues découvrent un crâne humain contenant les restes d’un cerveau dans une fosse aux abords du village de Heslington, non loin d’York.Les fouilles ont été entreprises avant la construction d’un nouveau campus sur un site préhistorique occupé de l’âge du bronze jusqu’au milieu de l’âge du fer.

Le crâne noirâtre avec sa mandibule articulée repose face contre terre sur un fond humide, une boue argileuse et sableuse. A travers le trou occipital situé à l’arrière et en bas du crâne, les chercheurs aperçoivent à la lumière d’une lampe électrique le cerveau sous la forme d’une masse de couleur jaune-brunâtre. La datation au carbone 14 du collagène osseux a permis de dater le crâne entre 673 et 482 ans avant notre ère.

Après ouverture du crâne, les chercheurs découvrent cinq masses ainsi que de nombreux minuscules fragments de tissu cérébral. Les plus gros ont une surface lisse et une texture semblable à celle du tofu. A la lumière du jour, le cerveau est de couleur rose-brun ou bronzé. Il est rétréci, avec un volume réduit à environ 20 % de celui d’un cerveau frais. Le plus gros fragment cérébral, qui mesure environ 70 mm x 60 mm x 30 mm, comporte également une membrane noire, sans doute une méninge.

Décapitation

Le crâne découvert est celui d’un homme dont tout indique qu’il a été décapité. L’examen a montré que la décapitation avait été réalisée au moyen d’un couteau à lame mince, introduit à la face antérieure de la gorge puis enfoncé sur toute la profondeur du cou. « Il est peu probable que cela ait pu être entrepris sur un individu conscient », déclaraient déjà, en 2011, ces chercheurs dans un article publié dans le Journal of Archaeological Science qui relatait la découverte du crâne de « l’homme de Heslington ».

Ces scientifiques de l’Institut de neurologie de l’University College de Londres et des archéologues de l’université de Bradford vont alors entreprendre d’étudier les protéines contenues dans un grand fragment de tissu cérébral retrouvé en excellent état de conservation. Après nettoyage des sédiments qui le recouvrent, les circonvolutions et sillons apparaissent distinctement à sa surface. La répartition entre substance blanche et grise n’est cependant pas discernable à l’œil nu.

La préservation de ce tissu cérébral humain est un mystère dans la mesure où la décomposition débute quelques minutes après la mort. Après le décès, il se produit en effet une autolyse, autrement dit une nécrose tissulaire liée à une digestion massive des constituants cellulaires sous l’action d’enzymes (protéases, phospolipases) qui détruisent les protéines et les lipides. Contrairement à d’autres régions du corps, l’autolyse débute très rapidement dans le cerveau. Dans un délai de 36 à 72 heures, la putréfaction commence, le corps entier étant réduit à l’état de squelette en 5 à 10 ans. Logiquement, la préservation de protéines du cerveau humain à température ambiante dans des circonstances naturelles durant des millénaires n’aurait donc pas du se produire. Dans le cerveau humain, la stabilité des neurones et de leurs prolongements (les axones) dépend en grande partie d’un réseau dense de protéines constituant le cytosquelette de ces cellules nerveuses. Parmi ces protéines, on trouve les « filaments intermédiaires ». Ces fibres, d’un diamètre compris entre 8 et 12 nanomètres, assurent normalement le maintien de la forme des neurones et des astrocytes, ces cellules jouant un rôle de support des neurones. Les filaments intermédiaires des neurones et de leurs axones sont appelés neurofilaments. Ceux des astrocytes renferment la protéine GFAP (protéine gliale fibrillaire acide). » Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carlos Ghosn: il a été victime d’une complot japonais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce que l’affaire Carlos Ghosn révèle de la justice japonaise

 

 

 

La Tribune, Michel Santi

“Emprisonnement qui se prolonge indéfiniment sans inculpation, interdiction d’avoir accès au dossier, interrogatoires à répétition à toute heure du jour et de la nuit en l’absence d’un avocat, conditions de détention extrêmement rudes, quasi-impossibilité de libération sous caution sont autant de moyens de pression intenses couramment employés – y compris pour les cas n’impliquant aucune violence physique – par une démocratie japonaise qui ne se préoccupe donc ni de la présomption d’innocence ni des droits du mis en cause. Je ne sais si la justice est le reflet – ou la conséquence – du milieu des affaires nippon qui est violent et où la parole donnée compte pour fort peu de choses, toujours est-il que le fondement suprême du système judiciaire nippon est la présomption de culpabilité. Il faut en effet en venir aux extrêmes dans ce pays – tant moralement que physiquement – pour prouver son innocence! Ainsi, Carlos Ghosn – pour revenir à cet exemple- serait bien mieux traité et aurait une bien meilleure chance d’être libéré sous caution en attente de son procès…s’il avouait ses crimes, avérés ou pas! Il restera emprisonné, autrement dit, dans de telles conditions, et ce tant qu’il continuera à nier.

Il va de soi qu’un tel rouleau compresseur favorise les fausses confessions de prisonniers qui craquent d’autant plus facilement et rapidement qu’ils ne sont assistés d’aucun défenseur pendant ces épreuves sordides, et qu’ils sont totalement coupés du monde. Cette justice japonaise qui se targue d’un taux de condamnation de 99% devrait pourtant se poser de sérieuses questions tant il semble évident que la limitation dans le temps de la détention provisoire combinée à l’assistance d’un avocat réduirait considérablement ce palmarès digne d’un régime dictatorial. De fait, une telle procédure inique où l’accusation ne prévaut que par et que grâce à l’aveu – seule et unique technique d’investigation – est indigne d’une grande démocratie. Ce taux de condamnation de 99% n’honore effectivement pas une justice qui – en toute logique – n’instruit donc que les dossiers qu’elle est certaine de gagner, quand ce sont précisément les relaxes et les non-lieux qui caractérisent une justice impartiale, ou tout simplement humaine.”

 

 

Ghosn déterminé à «combattre» la notice rouge d’Interpol

Ghosn a répondu à un «interrogatoire […] pour écouter son témoignage au sujet de la notice rouge» d’Interpol, avait précisé le parquet libanais. Émis par la justice japonaise, ce document a été reçu par Beyrouth la semaine dernière. Il demande l’arrestation de l’homme d’affaires pour qu’il puisse être jugé au Japon, d’où il s’est enfui dans des circonstances rocambolesques fin décembre. La rencontre a eu lieu «sous la supervision de la Cour générale de Cassation», précise l’agence ANI.

Le Japon a accentué la pression sur le Liban, afin de récupérer Carlos Ghosn pour qu’il soit jugé dans l’Archipel. Carlos Ghosn a déclaré hier faire confiance à la justice du Liban, remerciant le pays pour l’avoir accueilli et protégé. Le pays n’a pas d’accord d’extradition avec l’Archipel, il devrait donc pouvoir y rester sans être inquiété. «On peut combattre une notice rouge» d’Interpol, a également voulu croire l’ancien PDG durant sa conférence de presse, citant ses avocats. Il a aussi dit ne pas se considérer comme «un prisonnier au Liban», se disant «ravi d’être ici» et prêt à y rester un long moment.” Le Figaro

 

Carlos Ghosn se pose en victime d’un complot, orchestré par “une poignée d’individus sans scrupules”

“L’ancien PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn a dénoncé, ce mercredi, un “coup monté” contre lui et s’est dit décidé à “laver son honneur”, lors de sa première apparition publique à Beyrouth depuis sa fuite rocambolesque du Japon, où il est accusé de malversations financières.

Devant un parterre de quelque 150 journalistes méticuleusement choisis par son équipe de communication, le capitaine d’industrie déchu, théâtral et doigt accusateur, l’a proclamé: “présumé coupable”par le système judiciaire japonais, il n’avait “d’autre choix” que de fuir face à des accusations “sans fondements”. “J’étais otage” au Japon, a-t-il ajouté, arguant de son “innocence”. L’homme s’est dit “prêt à rester longtemps” au Liban, tout en précisant qu’il était “prêt à être jugé n’importe où à condition d’avoir un procès équitable”.

M. Ghosn, 65 ans, qui fait l’objet de quatre inculpations au Japon, a dénoncé la “collusion, partout”entre Nissan et le procureur japonais, particulièrement au sujet de son arrestation, “un coup monté”selon lui, alors qu’il s’apprêtait à organiser une fusion entre Renault et Nissan. “Mon calvaire inimaginable résulte d’une poignée d’individus sans scrupules et vindicatifs”, a-t-il insisté.” MSN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paris bloque l’exportation du Cimabue de tous les records, vendu 24 millions d’euros en octobre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ministre de la Culture Franck Riester souhaite que ce rare tableau du peintre italien rejoigne les collections nationales. Il a 30 mois pour réunir les fonds nécessaires.

« C’est un mauvais cadeau de Noël… Après l’euphorie des enchères qui ont propulsé le Christ moqué de Cimabue, jusqu’à 24 millions d’euros le 27 octobre sous le marteau de Dominique Le Coënt à Senlis, c’est une grosse déception pour les vendeurs qui ne verront pas de si tôt la couleur de leur argent…

 

C’est par un simple communiqué diffusé lundi que le ministère de la Culture a annoncé que ce petit panneau de bois trouvé dans un inventaire à Compiègne et finalement attribuée au maître de la pre Renaissance italienne par le cabinet d’Eric Turpin, était classé « Trésor national « . Le ministre Riester a en effet décidé de refuser la délivrance du certificat d’exportation pour cette œuvre majeure et inédite peinte autour de 1280. Ce qui lui laisse un délai de 30 mois pour faire une proposition d’acquisition. Le jour de la vente, l’État avait bien envoyé un émissaire pour préempter ce Christ moqué à hauteur de 15 millions d’euros mais il avait du rapidement s’incliner dans une bataille serrée qui avait opposé plusieurs acheteurs. Le Metropolitan de New York, dernier sous-enchérisseur, ne lâcha prise que face à un courtier agissant pour le compte des propriétaires de la célébre collection Alana dont les trésors sont exposés en ce moment au musée Jacquemart-André.

Ce prix record de 24 millions d’euros qui en fait la plus haute enchère de l’année en France a braqué tous les projecteurs sur ce Cimabue, obligeant inévitablement l’État à réagir, en ne le laissant pas partir. Pour se justifier, le communiqué reprend les éléments de l’expertise du cabinet Turquin qui en a fait une formidable découverte. Ce Christ moqué ou Dérision du Christ est un tableau peint provenant d’un diptyque de dévotion réalisé autour de 1280, auquel appartenaient deux autres panneaux connus: la Flagellation du Christ (New York, Frick Collection) et La Vierge et l’Enfant (Londres, National Gallery). Comme ces derniers, il partage des particularités, telles que les architectures, le décor incisé d’or et le type de nimbes, ainsi que l’emploi de riches pigments. Il montre aussi, à l’arrière, les veines du bois, qui sont dans la continuité de celles existantes sur les autres panneaux. Ces trois œuvres ornaient très probablement le volet droit d’un grand diptyque, peut-être commandé pour la chapelle de notables ou d’une congrégation religieuse à Pise. Et pour asseoir cette décision, le communiqué ajoute que «cetteDérision du Christ, demeurée en bon état de conservation, révèle, plus encore que dans les deux autres compositions, l’usage par Cimabue d’un langage plastique nouveau. Cette évolution est notamment visible dans le traitement humaniste de la figure de Jésus, le rendu des expressions des personnages ou celui de l’espace». À l’issue de la vente, l’expert Éric Turquin déclarait avoir bon espoir sur une autorisation de sortie de territoire de ce Christ moqué, le musée du Louvre possédant une des plus belles œuvres de Cimabue: une Maesta de plus de 4 mètres de haut. Mais le commissaire-priseur, Dominique Le Coënt avait rapidement déchanté à l’issue d’une convocation par la Comission consultative des trésors nationaux pour présenter le panneau. Dans le communiqué Franck Riester se félicite d’ailleurs du «rôle éminent que joue le dispositif de contrôle à l’exportation des biens culturels pour la protection et l’enrichissement du patrimoine national» et remercie cette commission, «sous l’impulsion de son président, Edmond Honorat, dont l’examen attentif des propositions de refus de certificat» a éclairé sa décision. «Grâce au temps donné par cette mesure, tous les efforts pourront être mobilisés afin que cette œuvre exceptionnelle vienne enrichir les collections nationales», ajoute le ministre. Pour l’heure, la situation n’est pas simple pour les vendeurs qui vont devoir s’acquitter des droits de succession pour un montant d’environ 9 millions d’euros. Entre-temps, la propriétaire du Cimabue, une dame qui avait été placé en Ehpad, est décédée deux jours après la vente, laissant trois héritiers. «J’espère que l’État va trouver rapidement les fonds nécessaires, pour ne pas faire traîner la situation pendant trente mois, ce qui est beaucoup trop long pour les vendeurs qui ne peuvent toucher leur argent. D’autre part, il y a aussi des frais d’assurance, à raison de 10.000 euros par mois, qui sont pour l’instant à leur charge» explique le commissaire-priseur. Il va nous falloir négocier avec Bercy pour différer le paiement des droits réclamés alors que l’État bloque le tableau».

La situation pourrait se compliquer si l’État et les vendeurs ne parviennent pas un accord sur le montant. Auquel cas, selon l’article L121-1 du code du patrimoine, chacune des parties peut nommer un expert de leur choix en se renvoyant la balle pour finir par une décision du Tribunal de Grande instance de nommer un nouvel expert. De quoi faire durer la bataille pendant au minimum neuf mois. «Il n’est pas envisageable d’obtenir un prix à moins de 24 millions d’euros, plus les indemnités pour tous les frais engagés, d’autant que nous avons la chance d’avoir l’enchère du Metropolitan de New York avant celle finale, prix qu’un musée est prêt à payer» observe Dominique Le Coënt. Ce dernier n’avait guère d’autres solutions que de mettre en vente ce Cimabue pour connaître sa vraie valeur, avant l’obtention du certificat… » Le Figaro

 

 

 

 

France Press

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Quand un pays a eu des Jeanne d’Arc et des Napoléon, il peut être considéré comme un sol miraculeux. »

Guy de Maupassant

Sur l’eau