Press: French

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Novembre 2020:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fumée de cigarette peut-elle transmettre le Covid-19 ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Espagne interdit de fumer à moins de 2 mètres de quelqu’un par crainte d’une transmission par microgouttelettes, explique Franceinfo.

S’il n’est plus nécessaire de prouver à quel point la cigarette est mauvaise pour la santé, a fortiori en pleine épidémie de coronavirus, son rôle éventuel dans la transmission de ce dernier intéresse les experts. Le virus s’immiscerait-il dans les volutes de fumée soufflées par un malade fumeur ? Pourrait-il ainsi voguer dans l’air et contaminer les passants alentour ?

C’est bien ce que craint l’Espagne par exemple, qui a décidé l’interdiction de fumer dans la rue si l’on ne peut se tenir à au moins 2 mètres des autres, comme le rappelle Franceinfo. Cette décision semble avant tout destinée à limiter le plus possible les exceptions au port du masque obligatoire dans les rues afin que le plus grand nombre porte son masque en permanence.

Le risque de transmission par microgouttelettes

Mais l’interdiction est également motivée par un risque de transmission du virus accentué par les fumeurs. Selon Alexandre Bleibtreu, un expert interrogé par le site d’information du service public, la décision de l’Espagne s’appuie sur l’hypothèse de la transmission aérienne du virus par microgouttelettes, qui ne fait pas consensus chez les scientifiques, mais inquiète de plus en plus.

Si tout le monde s’accorde à dire que le Covid-19 se transmet par les gouttelettes projetées par une personne infectée, le doute subsiste sur le cas des microgouttelettes, de moins de 5 micromètres. Il n’a jamais été prouvé « que ces particules étaient viables et pouvaient provoquer des infections », explique Franceinfo. Contrairement aux autres, plus grandes, les microgouttelettes sont susceptibles de rester en suspension dans l’air pendant plusieurs heures. Ainsi, à défaut d’être prouvée, la transmission par microgouttelettes ne peut être exclue, notamment dans un lieu bondé.

Poumons ouverts et fragiles

Regroupés dans une zone attribuée, les poumons grands ouverts, les fumeurs augmentent ainsi leur risque de contamination en cas de contact avec une personne infectée. Franceinfo rappelle que l’Organisation mondiale de la santé s’inquiétait déjà des risques encourus par les fumeurs. « Fumer implique le contact des doigts (et éventuellement des cigarettes contaminées) avec les lèvres, ce qui augmente la possibilité de transmission des virus de la main à la bouche », explique l’OMS. Le risque de transmission reste bien moindre que ceux que l’on connaît aujourd’hui, mais il n’est pas à écarter.

Une récente étude réalisée par des scientifiques américains et relayée par La Dépêche s’inquiète également de l’impact de la cigarette et de la cigarette électronique sur les poumons des jeunes fumeurs. « Les adolescents et les jeunes adultes doivent savoir que s’ils utilisent des cigarettes électroniques, ils courent probablement un risque immédiat de Covid-19, car ils endommagent leurs poumons », explique l’étude, qui évoque également un impact plus grand du virus sur des poumons de fumeur.”

Le Point

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Octobre 2020:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Corse : quatre bonnes raisons de découvrir Bonifacio à l’arrière-saison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En cette période de crise, la Corse apparaît comme une destination de choix pour des voyageurs en mal de paysages de rêve. Sur la pointe sud, l’ancienne cité génoise de Bonifacio conserve tous ses charmes à l’automne.

« Tous les Corses vous le diront, il est préférable de débarquer sur l’île de Beauté à l’arrière-saison. Et, parmi tous les villages de charme que compte la Corse, une ville apparaît comme un refuge de choix à l’automne : Bonifacio. Parmi les raisons, on citera une météo encore appréciable (20° C en journée, idem pour l’eau), des prix plus abordables et l’assurance d’éviter le flot estival des touristes (près de 2 millions chaque année). On s’y réfugiera d’autant plus volontiers en cette période où les voyages internationaux sont compromis.

Extrémité méridionale du pays, l’ancienne cité génoise offre des paysages et des plages que l’on croyait réservés aux voyages lointains. « Nous atteignons un port superbe qu’entoure de toutes parts une roche escarpée», vantait déjà Homère dans L’Odyssée. Depuis que les hautes falaises ivoire ont vu Ulysse accoster en terre Corse, Bonifacio semble avoir conservé tout son lustre sauvage, écrin suspendu entre mer et maquis, où se dessinent en toile de fond l’Italie et les côtes sardes.

Il faut gravir les chemins pédestres, plonger dans les essences méditerranéennes du maquis ou se hisser dans les ruelles sinueuses (et pentues) de la Vieille Ville, pour apprécier complètement la situation. Un archipel de calcaire sculpté par les vagues, bordé d’eaux turquoise et de criques déchiquetées, qui révèle toute son identité quand elle retrouve son rythme de village.

Hissons-nous, donc, à l’aube de préférence, sur les hauteurs de la vieille ville, pour une balade au départ de la chapelle Saint-Roch. Prendre le sentier de Campu Romanilu (littéralement : «champs du romarin») : en une poignée de minutes, on se retrouve immergé en plein maquis. La randonnée se poursuit en longeant les falaises, avec, dans le dos, les murs de la citadelle de Bonifacio qui s’illuminent peu à peu. Le panorama sur la ville attire les photographes du monde entier. À droite, la Sardaigne paraît à portée de brasse.

Passé l’été, pas un bateau, pas un son ne transperce l’immensité métal de la baie. Le maquis embaume : le romarin, bien sûr, le pistachier lentisque ou l’immortel, «l’or de la Corse» dont on fait des huiles à 3 000 euros le litre. Après le sémaphore, prendre le sentier du Pertusato pour arriver au phare éponyme. Encore un petit effort (l’endroit se mérite), et l’on débarque sur la plage de sable fin de Saint Antoine, son eau cristalline et poissonneuse, ses grottes lunaires à ciel ouvert. Un rocher en forme de bateau échoué servira de repère. Compter entre 1h30 et 2h.

La Corse du Sud se visite autant sur terre que sur mer. «Quand on voit la couleur de l’eau, la beauté de ces criques, pas besoin d’aller jusqu’aux Maldives», sourit en coin Yves, propulsant son hors-bord à 30 nœuds en longeant les falaises calcaires. Installé depuis 28 ans à Bonifacio, ce skipper n’en est jamais reparti, tombé amoureux fou de la pointe sud de l’île, comme bon nombre de ses 3 000 habitants à l’année. C’est en grande partie pour la beauté préservée des bouches de Bonifacio, réserve naturelle marine, qui prennent mille et un visages.

À 5 minutes du port, des mouillages déserts se révèlent. Comme l’anse de Fazzio où l’eau est si claire que l’on y repérerait une pièce de monnaie à 5 mètres de fond. Cap ensuite sur l’île de Cavallo, dite «des millionnaires» pour ses luxueuses maisons d’architectes cachant une poignée de stars. S’arrêter au restaurant de l’hôtel des pêcheurs, pour déjeuner les pieds dans l’eau. De là, la virée vers les îles Lavezzi semble obligatoire. On s’y baigne avec les poissons, pas timides pour un sou, en écoutant les puffins cendrés, dont le chant rappelle un bébé qui pleure. Les hommes, eux, ont le sourire aux lèvres.

C’est l’un des plus beaux d’Europe, vous diront les golfeurs. L’un des plus beaux du monde, vous corrigeront, à raison, les Corses. Le golf de Sperone est en tout cas le plus méridional de France métropolitaine. Incrustés en plein maquis sur près de 80 hectares, les 18 trous surplombent magnifiquement le golfe de Bonifacio en épousant les courbes des falaises.

Attention à ne pas se laisser distraire par la vue panoramique sur les criques de sable blanc aux eaux turquoise, les îles Lavezzi et la Sardaigne ne vous laisseront aucune intimité. Le 16e trou oblige même les joueurs à «driver» au-dessus de la mer, tant et si bien que les plus jeunes s’amusent à plonger pour récupérer les petites balles blanches au milieu des poissons…

Quoi de mieux que de prendre un peu de hauteur pour embrasser d’un seul regard toutes ces merveilles ? Vue du ciel, Bonifacio révèle son caractère véritable. De Porto-Vecchio à la citadelle, en survolant les îles Lavezzi, on découvre mieux ce petit bout d’île qui refuse encore le béton et les McDonald’s. Une anomalie heureuse, un pied de terre arraché à la mer, à peine dompté par l’homme. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le nouveau Parquet européen parlera English only

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’institution a décidé d’utiliser l’anglais comme langue de travail alors qu’aucun des 22 Etats membres y participant n’est anglophone.

C’est une décision étonnante pour la première institution communautaire créée après le Brexit : le Parquet européen, qui va entrer en fonction en novembre, vient de décider de travailler uniquement en anglais. Ou plutôt en globish, cette version abâtardie de l’anglais, d’autant plus que le seul pays anglophone de l’Union, l’Irlande, ne participe pas à cette «coopération renforcée» entre 22 Etats membres (le Danemark, la Pologne, la Hongrie et la Suède restent aussi en dehors, ce dernier pays venant d’annoncer qu’elle allait y participer). «C’est vraiment un coup dur, d’autant que la procureure européenne, l’ancienne procureure générale de Roumanie Laura Codruta Kövesi, a été nommée en octobre 2019 avec l’appui de la France (1)», commente amer un diplomate français.

Cette décision a été votée par une très large majorité du collège des 22 procureurs européens, un par Etat participant, qui assistent la procureure en chef. «A vrai dire, il était clair, sauf dans l’esprit des Français, qu’il fallait une langue unique pour travailler efficacement,explique un eurocrate. Et l’anglais est toujours l’une des langues de l’Union selon le règlement 1-58.» «Cela paraît lunaire alors qu’il n’y a aucun parquetier qui soit un “native english speaker”, mais il faut comprendre que ce sont des gens de terrain et non des diplomates. Il est donc rare qu’ils parlent autre chose comme langue étrangère que l’anglais», souligne un diplomate européen.

Déjà, la Commission, dans son projet de règlement sur le parquet européen (qui a été adopté le 12 octobre 2017), a tenté d’imposer l’anglais comme langue de travail : mais la France a réussi à faire supprimer cette précision en invoquant l’indépendance du parquet européen en matière de régime linguistique. «Ça se retourne contre le français, et on n’a aucun moyen d’attaquer cette décision devant la Cour de justice», regrette un diplomate français.

Mais attention : il s’agit seulement de la langue de travail interne à l’institution. Dans les rapports entretenus avec la Cour de justice de l’Union, dont la langue de travail est le français, la langue de Molière retrouve toute sa place au côté de l’anglais. De même, entre le Parquet européen et les «procureurs européens délégués» siégeant dans les 22 Etats participants (et désignés par eux) qui sont ceux qui mèneront sur le terrain les enquêtes ouvertes par Luxembourg – siège du Parquet européen – et procéderont aux poursuites pénales, les rapports se feront dans la langue nationale. Les pièces de procédure devront être traduites, ce qui est bien la moindre des choses.

Reste qu’une langue n’est pas seulement un instrument de communication. Elle véhicule des concepts juridiques que l’on ne retrouve pas dans l’ensemble des droits nationaux : c’est particulièrement vrai de l’anglais, les droits continentaux étant très différents du droit anglo-saxon. Or, avec le Parquet européen, on entre dans le domaine pénal qui affecte les libertés individuelles, même si ses compétences sont pour l’instant limitées à quelques infractions spécifiques liées à la lutte contre la fraude aux intérêts financiers de l’Union.

Mais la volonté de la Commission et du Parlement européen est d’étendre à terme ses compétences à l’ensemble de la criminalité transfrontalière : va-t-on décalquer le droit britannique pour obtenir la précision nécessaire dès lors que tout se fera en anglais ? L’influence britannique par-delà le Brexit, un délice pour les Brexiters.”

Libération

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grippe: vaccination sous le signe du Covid

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La campagne antigrippale prend une importance particulière alors que le coronavirus progresse de nouveau.

« Le mois d’octobre signe habituellement le lancement de la campagne de vaccination contre la grippe. Cette année n’y fera pas exception, avec un démarrage prévu le 13 octobre. L’enjeu est double: en plein rebond de l’épidémie de Covid-19, les autorités et le monde médical veulent à tout prix éviter que le virus saisonnier ne contribue à engorger les cabinets médicaux et les hôpitaux.

Le vaccin contre la grippe est d’ordinaire le moins populaire de tout le calendrier vaccinal en France. Moins d’une personne à risque sur deux (47 %) y avait eu recours en 2018-2019, loin des 75 % recommandés par l’Organisation mondiale de la santé. Mais dans le climat particulier lié au coronavirus, le gouvernement semble s’attendre cette année à davantage de réceptivité: Olivier Véran a indiqué que 30 % de doses supplémentaires ont été commandées pour cette saison. Qui est concerné? Dans quelles conditions et pour quelle raison? Nous décryptons les enjeux de cette campagne vaccinale pas comme les autres.

Qui doit se faire vacciner en priorité?

Les personnes vulnérables face à la grippe sont les mêmes que pour le Covid: plus de 65 ans, malades chroniques (diabétiques, insuffisants cardiaques, obèses, asthmatiques…) et femmes enceintes. Dans leur cas, la vaccination est prise en charge à 100 % par l’Assurance-maladie. Ils reçoivent pour cela un bon de prise en charge à leur domicile, ou, si ce n’est pas le cas, ils peuvent demander à leur médecin traitant de le télécharger pour eux.

Le gouvernement souhaite aussi convaincre un maximum de professionnels de santé de se protéger. La marge de progression est grande: en 2018-2019, on ne comptabilisait que 35 % de soignants vaccinés en milieu hospitalier, et 32 % en Ehpad, alors que la démarche est recommandée de longue date par les autorités sanitaires. Pour autant, et malgré les impératifs liés au Covid, ils n’auront pas l’obligation de se vacciner, a indiqué le ministre de la Santé en début de semaine, invoquant «le principe de réalité»: «C’est compliqué d’imposer en période épidémique». À la place, les autorités sanitaires misent sur une intense sensibilisation.

Et les autres?

Les adultes de moins de 65 ans sans maladie chronique ne sont pas à risque de complications liées à la grippe et ne sont donc pas particulièrement ciblés. Cela ne les empêche pas de pouvoir être vaccinés, pour protéger un proche vulnérable par exemple. Dans ce cas, l’injection est à leur charge, pour un coût oscillant entre 6 et 12 euros la dose. Il n’est pas nécessaire de présenter une ordonnance. À noter que certains pharmaciens formés proposent désormais de vacciner en officine.

Le vaccin antigrippal protège-t-il contre le Covid?

Le vaccin antigrippal ne protège pas contre le Covid-19, mais dans le contexte épidémique actuel, il peut avoir d’importants bénéfices indirects. On le sait, le vaccin contre la grippe n’est pas un modèle d’efficacité (selon les années, il protège à environ 60 %). Il permet toutefois de réduire la circulation du virus et les formes graves susceptibles de nécessiter une hospitalisation pouvant aller jusqu’à la réanimation. Une marge intéressante à préserver si le nombre de patients Covid continue en parallèle de progresser. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De la vie sur Vénus ? Radiographie d’une controverse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des astrophysiciens affirment avoir décelé dans l’atmosphère vénusienne des traces d’une molécule dont la présence semble difficilement explicable, sauf à considérer qu’elle a une origine biologique. Mais l’étude est remise en doute par beaucoup de leurs confrères.

“Longtemps délaissée par les agences spatiales au profit de Mars, Vénus, notre plus proche voisine dans le système solaire, vient subitement de se retrouver sous les feux de l’actualité. La raison de ce spectaculaire regain d’intérêt ? La publication,dans la prestigieuse revue , Nature Astronomy, des résultats plutôt fracassants d’une série d’observations menées sur deux radiotélescopes géants – le James Clerk Maxwell Telescope (JCMT) à Hawaï et le réseau d’antennes Alma au Chili – par une équipe de recherche internationale incluant des astrophysiciens du Royaume-Uni, des Etats-Unis. Au terme d’un long et délicat moulinage de données, cette équipe emmenée par l’astrophysicienne Jane Greaves, de l’université de Cardiff, prétend avoir détecté dans l’atmosphère vénusienne des traces d’un composé chimique, la phosphine, dont l’origine la plus probable serait, selon elle, biologique. En termes plus simples, cette étude suggère – sans l’affirmer – qu’il pourrait y avoir des microbes dans les nuages de Vénus. Des microbes… extraterrestres, donc.

« Quand nous avons obtenu les premiers indices de la présence de phosphine, cela a été un choc ! » a commenté Jane Greaves, qui a d’abord utilisé l’antenne parabolique de 15 mètres de diamètre du JCMT avant de chercher à confirmer sa découverte avec le beaucoup plus puissant réseau de 45 antennes d’Alma, opéré par l’Observatoire européen austral. Dans les deux cas, les radiotélescopes auraient mis en évidence la signature spectrale de la phosphine.

Au risque de refroidir d’emblée l’enthousiasme de tous les aficionados d’« E.T. », ajoutons tout de suite que cette publication est loin de faire l’unanimité dans la communauté scientifique. « C’est une annonce qui suscite une forte controverse. La présence de phosphine ne ressort pas clairement des données », commente prudemment l’astrophysicien Francis Rocard, chargé de l’exploration du système solaire au CNES.

Pourquoi cette excitation autour d’une molécule, composée d’un atome de phosphore entouré de trois atomes d’hydrogène (formule chimique : PH3), déjà découverte dans l’atmosphère de Saturne sans que cela ait jamais ému personne ? C’est que, contrairement au cas de cette géante gazeuse, sa présence dans l’atmosphère de Vénus, si elle était avérée, constituerait une énorme surprise. Pour ne pas dire un signal fort en faveur de l’existence d’une forme de vie bactérienne. « Dans l’atmosphère de Saturne, qui est constituée à plus de 93 % de dihydrogène, la présence de phosphine n’a rien d’étonnant, explique Francis Rocard. Mais il n’y a pas d’hydrogène dans l’atmosphère vénusienne, qui est en revanche saturée d’oxygène – donc extrêmement oxydante -, puisque constituée à plus de 96 % de dioxyde de carbone. Dans de telles conditions, on voit mal comment de la phosphine pourrait y subsister autrement que par un processus de fabrication continu et de nature biologique, à l’instar de celui que nous connaissons sur Terre, où des bactéries émettent en permanence de la phosphine. » L’astrophysicien du CNES insiste cependant sur le fait que cette hypothèse d’une origine biologique lui paraît à ce stade, en l’absence de nouvelles analyses, « hautement spéculative ».

Les auteurs de l’étude controversée parue dans « Nature Astronomy » écrivent avoir découvert ces traces de phosphine – en quantités modestes mais nullement négligeables : 20 molécules par milliard – dans la couche nuageuse située entre 53 et 61 kilomètres au-dessus du sol. Ils affirment également avoir étudié l’un après l’autre tous les mécanismes naturels abiotiques imaginables susceptibles de conduire à la présence de phosphine dans cette couche nuageuse : à chaque fois, leur conclusion a été que le mécanisme considéré ne pouvait pas expliquer une telle concentration de PH3. Ce qui, conformément au célèbre axiome de Sherlock Holmes (« Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité »), les a conduits à conclure en l’existence probable d’une source biologique, bactérienne.

Ce n’est pas la première fois que l’idée qu’il puisse exister une forme de vie microbienne dans les nuages recouvrant Vénus est évoquée : elle l’avait déjà été – à titre d’hypothèse – il y a plusieurs dizaines d’années par le regretté Carl Sagan. Les nuages vénusiens sont composés à 25 % de gouttelettes d’eau, le reste étant constitué de gouttelettes d’acide sulfurique. En outre, à cette altitude, les conditions de température et de pression sont relativement similaires à celles que nous connaissons sur Terre. Ce qui n’est pas le cas 50 kilomètres plus bas, sur la surface, où l’effet de serre maximal que connaît cette planète fait d’elle un véritable enfer, avec une température moyenne de 460°C et une pression de 92 bars (92 fois celle régnant sur Terre).

Un artefact de mesure ?

Sur le papier, il n’est donc pas impossible d’imaginer qu’une forme de vie puisse exister à l’intérieur de ces gouttelettes d’eau – encore faudrait-il qu’elle ait eu le temps de se développer à l’intérieur d’un milieu aussi peu pérenne que la vapeur d’eau. Ce scénario demeure pour l’instant de la pure science-fiction, et le restera aussi longtemps que de nouvelles observations n’auront pas confirmé la présence de phosphine dans les nuages de Vénus.

A moins qu’elles ne les infirment, option qui paraît bien plus probable aux yeux de nombreux astrophysiciens pour le moins circonspects à l’égard de cette prétendue découverte. C’est le cas de Thierry Fouchet, spécialiste des atmosphères planétaires à l’Observatoire de Paris. Plutôt qu’en la présence de phosphine, celui-ci croit bien davantage en un artefact de mesure. « Les signatures spectrales nous permettant de conclure à la présence de telle ou telle molécule dans l’atmosphère d’une planète se détachent de façon plus ou moins nette sur le fond continu de rayonnement émis par cette planète », explique-t-il. Et ce bruit de fond parasite est particulièrement gênant dans le domaine submillimétrique, gamme de longueur d’ondes située entre l’infrarouge et les micro-ondes dans laquelle, tant le JCMT qu’Alma, ont réalisé leurs observations. Sur les quatre spectres de Vénus publiés par l’équipe de Jane Greaves (l’un obtenu avec le JCMT, les trois autres avec Alma), Thierry Fouchet ne « voit » à peu près clairement la signature de la phosphine que sur l’un d’eux ; et encore, même là, il n’exclut pas la possibilité d’une erreur d’interprétation liée à la méthode d’analyse choisie par les auteurs de l’étude.” Les Échos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Septembre 2020:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MER, MONTAGNE, NATURE, PAYS ÉTRANGER…COMMENT LES FRANÇAIS VOIENT-ILS LEURS VACANCES EN 2021 ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Les Français sont massivement restés dans l’Hexagone cet été. Alors que la situation sanitaire et la fermeture des frontières a eu un impact direct sur le choix de leurs congés estivaux, les Français vont-ils modifier leurs comportements, et comment voient-ils leurs vacances en 2021 ?

L’étude « Quelles ont été les nouvelles tendances des vacances 2020 et vont-elles durer ? », réalisée par VVF ingénierie, filiale du groupe VVF, auprès de plus de 4 200 sondés entre le 7 et le 10 septembre dernier, s’est penchée sur la question. 

Près de 3/4 des Français qui avaient prévu de partir cet été ont pu le faire, et dressent un bilan positif de leurs congés. Ils sont ainsi 96 % à déclarer avoir passé de bonnes vacances, et ce malgré un contexte sanitaire et économique pesants. Un contexte qui n’entame pas leur envie d’évasion en 2021, mais ne semble pas modifier profondément leur conception des vacances. 

Les Français aspirent-ils à un retour à la normale et à leurs habitudes ? Si la France reste traditionnellement la destination numéro 1 des Hexagonaux l’été, le sera-t-elle tout autant la saison prochaine ? Alors que 90 % des vacanciers ont passé leurs séjours en France, soit 14 % de plus qu’en 2019, ils sont 79 % (contre 76 % en 2019) à songer à réitérer l’expérience en restant sur le territoire l’année prochaine. Un chiffre en hausse de 3 %, par rapport à 2019 qui s’accompagne à nouveau d’envie d’ailleurs, puisqu’ils sont 21 % à déclarer vouloir partir à l’étranger l’an prochain, notamment en Europe (15 % des voyageurs qui se projettent à l’étranger en 2021 envisagent un séjour en Europe, et 6 % hors des frontières européennes). Des chiffres relativement stables par rapport à 2019 puisqu’ils étaient 17 %  à vouloir partir au sein de l’escape Schengen et 7 % à l’international.  

Destination préférée des Français l’été, la mer reste une valeur sûre. Bien qu’elle ait moins séduit cet été, affichant un recul de 8 % par rapport à l’année dernier – 40 % en 2020 contre 48 % en 2019 – au profit notamment de la montagne et de la campagne, les stations balnéaires se positionnent en tête des intentions de départ des Français en 2021. Elles sont ainsi plébiscitées par 51 % des vacanciers. 

De son côté, la montagne, qui gagne du terrain chaque année, semble avoir fidélisé les touristes. Alors qu’elle a attiré 31 % de vacanciers cet été, soit 9 % de plus qu’en 2019, 28 % se disent prêts à y retourner. La campagne en revanche ne transforme pas l’essai. Seulement 18 % déclarent vouloir renouveler l’expérience contre 28 % en 2020. Avec seulement 3 % d’intentions de départ en 2021 versus 7 % en 2019, les villes et les escapades urbaines ne figurent pas non plus parmi les priorités des Français en 2021. 

Malgré les craintes sanitaires qui planent en cette rentrée, les Français restent optimistes et continuent de planifier leurs projets de vacances. Ils sont 28 % à projeter de partir en week-end en septembre et octobre. Du côté des vacances scolaires, 27 % envisagent des congés à la Toussaint, 28 % à Noël et 26 % en février. 

Sur toutes les lèvres à l’issue du confinement, le besoin de nature ne semble pas s’être étiolé. En tête de leurs aspirations dans les six prochains mois, les Français plébiscitent le dépaysement (39 %) et la nature (36 % ) dans le choix de leurs prochaines destinations. Un choix également motivé par des questions budgétaires pour 26 %. Le farniente attire de son côté 27 % des sondés et les lieux culturelles, mis en lumière cet été, 22 %. Largement plébiscitée en juillet et en août, l’envie de s’éloigner de la foule ne fait plus partie des priorités et ne concerne que 18 % des sondés au même titre que la pratique d’activités sportives (15 %). 

Si les envies d’évasion à court et moyen termes sont bien là, les Français restent toutefois prudents. Seulement 20 % des sondés ayant prévu des vacances dans les six mois vont réserver dès maintenant. Près de 40 % passeront à l’acte un mois avant leur départ et 10 % attendront la semaine précédant leur départ. » CNews

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AMAZON PROFITE DE LA PANDÉMIE POUR AUGMENTER LES PRIX DES PRODUITS DE PREMIÈRE NÉCESSITÉ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

“Amazon aurait profité de la crise du Covid-19 pour gonfler les prix de ses produits de première nécessité, parfois jusqu’à 1000%, selon un rapport d’une association de défense des consommateurs.

Masques jetables, gel hydroalcoolique, gants et même papier toilette : tous ces produits ont suibi des augmentations de prix entre 336% et 1000% par rapport au prix d’avant la pandémie, selon le rapport de Public Citizen. Ces produits sont vendus parfois dix fois plus cher que dans des enseignes de grande distribution américaines, telles que Target ou Walmart.

Ces augmentations ont été constatées aussi bien sur les biens produits par Amazon que sur les biens de revendeurs tiers disponibles à l’achat sur la plateforme américaine. Grâce à ses partenariats avec d’autres revendeurs, Amazon profite également de l’augmentation de leurs prix. 

Aux Etats-Unis, si certains États possèdent une législation pour éviter ces augmentations de prix abusives, «pour les plateformes en ligne, qui dépassent les frontières des États, la mise en place de ce type de loi très difficile au niveau des États», constate Public Citizen. «Nous insistons sur la nécessité de créer une loi de contrôle des prix au niveau fédéral», déclare l’association. 

«Amazon a profondément induit en erreur le public, les forces de l’ordre et les décideurs politiques concernant l’augmentation des prix pendant la pandémie», affirme Alex Harman, l’auteur du rapport. «Amazon a publiquement blâmé ses revendeurs tiers pour leurs augmentions de prix, tout en continuant d’augmenter les siens et en laissant tout de même le champ libre à tous ses revendeurs», dénonce-t-il. »

CNews

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand la reconnaissance faciale en France avance masquée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

“Enquête | La reconnaissance faciale en temps réel n’est toujours pas autorisée en France. De nombreuses expérimentations ont pourtant déjà lieu, et des sociétés se positionnent, avec dans leur viseur les Jeux olympiques de Paris en 2024, et à la clé un marché de sept milliards d’euros.

Imaginez : le 26 juillet 2024. Les Jeux olympiques de Paris débutent. Une foule compacte se presse devant les grilles d’entrée du Stade de France. À l’entrée sud, une file semble avancer plus vite que les autres. En effet, certains spectateurs ont accepté que leur visage soit scruté et analysé par des caméras afin d’accéder plus rapidement aux lieux. C’est-ce que l’on appelle la comparaison faciale.

Ce futur hypothétique se prépare en France. Plusieurs expérimentations de ce type ont déjà eu lieu ou sont programmées. Avec une question centrale, celle du consentement des personnes. 

Reconnaissance faciale : des expérimentations encadrées 

En 2020, en France comme en Europe, la reconnaissance faciale en temps réel sur la voie publique n’est pas autorisée. Depuis 2012, seule la reconnaissance a posteriori est permise, notamment par la police, à l’aide du fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ). D’après un rapport de l’assemblée nationale publié en 2018, plus de 18 millions de personnes, dont 8 millions avec photos, sont recensées dans le TAJ. 

C’est la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) qui contrôle et rend un avis pour des expérimentations très encadrées. “Il y a un ensemble de règles qui s’appliquent,confirme Patrice Navarro, avocat au cabinet Hogan Lovells. Il faut qu’il y ait consentement des personnes, et que ce soit pour un motif particulièrement fort et proportionné d’intérêt public ou de sécurité publique.” 

Mais plusieurs exercices qui se rapprochent de la reconnaissance faciale ont déjà été effectués. 

À Nice (Alpes-Maritimes), en février 2019, lors du carnaval, un logiciel israélien a permis d’identifier de supposés fichés S. Il s’agissait en réalité de volontaires figurants parmi des centaines de personnes consentantes, qui ont fourni leur photo, qui se savaient filmés et reconnus facialement. 

Une autre tentative dans la même ville a fait polémique. Il s’agissait cette fois-ci d’analyser les émotions des passagers d’un tramway, sans les identifier, afin d’anticiper les problèmes potentiels. L’essai n’a finalement pas fonctionné à cause d’un problème technique de transmission d’images. 

À Cannes (Alpes-Maritimes), pendant le confinement, la mairie a voulu vérifier si la population portait bien un masque en allant au marché. Pour cela, elle a fait appel à un prestataire, la start-up Datakalab. Un dispositif également installé dans la station de RER Châtelet Les Halles à Paris.

Pour le directeur de Datakalab, Xavier Fischer, il ne s’agissait pas d’identifier les gens, mais seulement de compter les personnes portant un masque. Mais la CNIL n’a pas vu les choses ainsi. Elle a estimé que les personnes ne pouvaient exercer leur droit d’opposition puisqu’elles ne savaient pas qu’on analysait leur visage. Résultat, à Cannes, l’opération s’est arrêtée naturellement avec le déconfinement, et à Châtelet, la CNIL a mis un terme à l’essai. 

Un système prêt à être utilisé à Metz 

A Metz (Moselle), l’avancée en la matière semble plus concrète. Après des débordements lors d’un match de Ligue 1 de football en 2016 contre Lyon, des supporters ont été interdits de stade. Comme l’autorise la loi L’arrivé relative à la lutte contre le hooliganisme, le FC Metz a mis en place un fichier de ces supporters ultras avec leurs photos, et a investi dans un logiciel de reconnaissance faciale, prêt à être utilisé le cas échéant. 

Des supporters se sont d’ailleurs demandé si ce logiciel n’a pas déjà été testé sur eux. Cette hypothèse a d’abord été émise par le journaliste Olivier Tesquet dans son livre À la Trace (premiers Parallèle, 2020). Ces supporters ont ensuite fait le rapprochement avec d’étranges consignes données un soir de match. 

A-t-on vraiment testé la reconnaissance faciale en temps réel ce soir-là ? Guillaume Cazenave, directeur de la société messine Two-I, qui a vendu le matériel de vidéosurveillance au FC Metz, dit ne pas le savoir. “Nous ne sommes pas opérateur de système, se défend-il. À notre connaissance, il n’a pas été activé. 

Du côté du club, on dément fermement avoir fait un test. La directrice du FC Metz, Hélène Schrub, a assuré par écrit à la cellule investigation de Radio France que la reconnaissance faciale n’avait été ni décidée ni testée, même si elle reconnaît que le projet existe et que le matériel le permet. 

Des caméras qui ne s’intéressent pas qu’aux visages 

À Marseille (Bouches-du-Rhône), la Cannebière est équipée d’une cinquantaine de caméras intelligentes. Elles ne reconnaissent pas formellement les gens, mais identifient des situations bien précises. “Ce projet a été mis en place 2019, détaille Felix Treguer, membre fondateur de l’association La Quadrature du net. Un algorithme d’analyse automatisée reconnaît des comportements et des événements suspects, et déclenche automatiquement des alertes et des suivis dans le centre de supervision.” 

Concrètement, il s’agit de repérer des objets abandonnés, des individus au sol, des taggeurs ou de la destruction de mobilier urbain. “Une fois que les caméras ont filmé et que les vidéos sont archivées, la police peut utiliser des filtres, complète Martin Drago, juriste pour La Quadrature du net, c’est-à-dire repérer des visages ou des silhouettes, pour identifier les personnes.” 

Des projets retoqués par la CNIL 

Certaines communes ont tenté d’expérimenter d’autres dispositifs, tels que la reconnaissance sonore par exemple. C’est le cas à Saint-Etienne (Loire) où une filiale d’une société d’armement a proposé en 2019 à la mairie de coupler des caméras avec des micros pour identifier des bruits anormaux au sein d’un quartier sensible. “Les capteurs sonores peuvent déclencher une alerte qui permet l’envoi de drones automatiques pour voir ce qui se passe, décrit Martin Drago, avec ensuite la possibilité d’envoyer une patrouille humaine.” 

Ce projet a cependant été rétorqué par la CNL. Elle a considéré qu’il y avait un risque d’atteinte à la vie privée, la ville n’ayant pas apporté assez de garanties sur la possibilité ou non de reconnaître les voix des personnes. 

“Les habitants sont sous-informés sur ces questions-là” 

Pour le journaliste Olivier Tesquet, c’est par ces différentes expérimentations dans les communes que le terrain se prépare : “Ces municipalités se sont transformées en showrooms sécuritaires,analyse-t-il. À Valenciennes, Huawei offre des caméras de vidéosurveillance à la commune. À Nice et à Marseille, c’est l’américain Cisco qui a approché la région Paca pour l’installation de portiques de reconnaissance faciale à l’entrée des lycées. Le problème, c’est qu’il n’y a pas d’appel d’offres, et les habitants sont assez cruellement sous-informés sur ces questions-là.” 

Le consentement : une question centrale 

Au-delà de ces expérimentations temporaires, limitées ou retoquées, la loi autorise tout de même de faire de la reconnaissance faciale dans certains cas. 

Le ministère de l’Intérieur développe actuellement une application d’identité numérique pour smartphones, Alicem. Reliée à FranceConnect, elle doit permettre, par comparaison faciale, d’ouvrir un compte pour renouveler ses papiers à distance (carte grise, permis de conduire, carte d’identité numérique, etc.). Cette technologie est déjà présente sur de nombreux appareils pour les déverrouiller. 

Mais est-elle vraiment sûre ? “Pour lutter contre l’usurpation d’identité, on a de la reconnaissance faciale, mais également ce qu’on appelle de la reconnaissance du vivant, rassure Jérôme Letier, directeur de l’Agence nationale des titres sécurisés. On demande aux gens de bouger, pour être capable de distinguer une simple photographie ou un montage grossier du véritable visage de la personne.” 

Le développement de l’application a pu être autorisé car elle ne fonctionne qu’avec le consentement de l’utilisateur : si vous utilisez Alicem, cela veut dire que vous en acceptez le principe. Pour Jérôme Letier, les questions éthiques soulevées par la surveillance en temps réel dans la rue ne se posent pas ici. 

Un QR code sur son billet dans les aéroports 

La question du consentement, essentielle donc, est étudiée par les autorités pour équiper les infrastructures sportives ou touristiques d’équipements légaux de reconnaissance faciale.  

Sont principalement concernés : les Jeux olympiques de Paris en 2024, ainsi que les aéroports. La société Idemia a déjà effectué des essais d’embarquement sur des vols avec des volontaires. 

Les conditions générales de vente des billets pourraient contenir une clause de consentement qui permette de mettre en place un système de files différenciées, grâce à un QR code individuel qui incorpore une transcription de la photo d’identité, pour gagner du temps et de ne plus être obligé de présenter ses papiers à chaque étape. Guillaume Cazenave, de la société Two-I, rassure : “Si la personne ne donne pas son consentement,et c’est son droit qu’il est important de le respecter, il y aura toujours une file avec filtrage humain et manuel.” 

Un appel d’offres a officiellement été lancé par l’Agence nationale de la recherche. 

La CNIL n’exclut pas de rendre un avis favorable pour les JO 

Globalement, ce nouveau marché est évalué à sept milliards d’euros en France. Les Jeux de 2024, dont l’enjeu sécuritaire est très fort, ainsi que la Coupe du monde masculine de rugby en 2023, devraient être le laboratoire de ces technologies. “La filière industrielle française en matière de sécurité est en train de se positionner, analyse Félix Treguer, sociologue et fondateur de La Quadrature du net. Des sociétés comme Atos, Dassault Systèmes, Capgemini, sont en lien avec le ministère de l’Intérieur, via un comité, pour rafler les marchés publics autour des JO de 2024.” 

La CNIL n’exclut pas de rendre un avis favorable à la reconnaissance faciale pour les Jeux olympiques de Paris. “C’est envisageable, indique Marie-Laure Denis, présidente de la CNIL, à la cellule investigation de Radio France. Soit sur la base d’un consentement réel, soit par un texte qui autorise pour une durée limitée et sur un périmètre défini l’utilisation de ces pratiques. Tout cela est anticipable et faisable. Il s’agit encore une fois de concilier la protection des Français et la protection de leurs libertés, ce qui est également important.” 

Faire à l’étranger ce qui est interdit en France 

Comme la France ne peut pas tester à grande échelle ces futurs équipements sur son territoire, certaines sociétés en profitent pour exporter du matériel à l’étranger, où les réglementations en la matière sont plus souples. La société Idemia équipe par exemple les services du FBI aux États-Unis, ou encore des espaces publics en Chine. 

Le ministère de l’Intérieur, via la préfecture de police de Paris, teste à l’étranger des dispositifs interdits en France. Toujours dans l’optique des JO, ils ont expérimenté une solution de reconnaissance à grande échelle, avec Idemia. “La CNIL a émis une fin de non-recevoir à cette expérimentation en France, raconte Félix Tréguer. Du coup, le ministère de l’Intérieur a passé une convention avec Interpol et le gouvernement de Singapour pour qu’elle puisse avoir lieu dans une plateforme de transports de la cité-État.” 

“Ces technologies ne sont pas encore parfaitement au point” 

De nombreuses études montrent pourtant que beaucoup de ces solutions ne sont pas fiables. 

Des craintes à propos de la possible mutualisation des fichiers et des réseaux 

De plus en plus de voix se font entendre pour exprimer leurs craintes quant à un possible fichage général de la population. Avec la mise en place de la carte d’identité numérique, obligatoire en Europe à l’horizon 2021, le risque d’un maillage global existe, selon Olivier Tesquet : “Le site d’investigation américain The Intercept a révélé qu’une dizaine de pays européens, sous l’impulsion de l’Autriche, songent à mutualiser leurs bases de données de reconnaissance faciale, un peu comme on échange déjà des fichiers de police dans le cadre d’Europol.” 

La crainte des anti-reconnaissance faciale est qu’à terme la technologie permette de mailler les réseaux de caméras. La SNCF, sur la Côte d’Azur, est déjà équipée en caméras intelligentes. Or, selon Martin Drago de La Quadrature du net, elles sont parfaitement compatibles avec d’autres. “On pourra avoir une imbrication des différents outils liés à différents marchés de collectivités, d’entreprises publiques ou privées, avec à la fin un maillage de surveillance algorithmique de l’espace public assez impressionnant.” 

“L’usage va créer le besoin, et le besoin va créer un nouvel usage” 

D’où la mise en garde lancée par le député Modem Philippe Latombe, membre du groupe de travail sur les droits et libertés constitutionnels à l’ère numérique de l’Assemblée nationale. Selon lui, un tel outil placé entre de mauvaises mains pourrait dériver vers une surveillance de masse à des fins autres que sécuritaires : “Tout le monde se dit qu’on pourrait utiliser la reconnaissance faciale afin de retrouver par exemple une personne atteinte d’Alzheimer qui a disparu. Sauf que les Chinois ont aussi commencé par ça, en contrôlant dans leur population des criminels qui avaient donné l’autorisation de faire de la comparaison. Au fur et à mesure, ils ont fait grossir le fichier jusqu’à avoir la totalité de la population, pour leur donner des notes de crédit social.”

Pour l’heure, le RGPD (règlement européen sur la protection des données) offre une protection aux citoyens européens, et en France, la CNIL veille à son application. Mais le RGPD n’a pas de régulateur, et la seconde n’intervient qu’a posteriori, alors que dans le même temps, les fabricants de matériel comptent bien s’engouffrer dans la brèche, grâce au soutien d’élus locaux réceptifs à leur demande, avec à la clé des enjeux financiers considérables.”

FranceCulture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La culture face aux incertitudes de l’avenir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

S’ils représentent une réelle bouffée d’oxygène pour le secteur culturel, les 2 milliards d’euros annoncés par le premier ministre, Jean Castex, ne régleront pas tous les problèmes liés à la crise due au Covid-19.

« Editorial du « Monde ». L’exécutif a enfin pris au sérieux la détresse du monde de la culture. En annonçant, mercredi 26 août sur France Inter, une enveloppe de 2 milliards d’euros pour ce secteur sinistré par la crise due au Covid-19, le premier ministre, Jean Castex, a envoyé un signal fort : au même titre que l’automobile, l’aviation ou le tourisme, la culture doit être massivement soutenue dans cette période de salles de concerts fermées, de festivals annulés et de théâtres ouverts avec un siège sur deux inoccupé.

Venue apporter son soutien à Avignon, privé de son grand rendez-vous théâtral, Roselyne Bachelot, tout juste nommée ministre de la culture, avait déclaré fin juillet que le secteur représentait « autant que l’agriculture et sept fois l’industrie automobile » dans le PIB français. La culture comme source de revenus et de richesses et non plus comme facteur de dépenses. Le changement de dialectique est important.

L’étendue des dégâts est, il est vrai, immense. La chute de chiffre d’affaires liée à la crise sanitaire est évaluée par la Rue de Valois à 22,3 milliards d’euros par rapport à 2019 (soit un recul de 25 %). Parmi tous les domaines passés à la loupe, le spectacle vivant – théâtre, cirque, concerts, festivals –, mais aussi les musées, les sites touristiques, les galeries d’art et les arts plastiques sont ceux qui ont le plus souffert. Au Musée d’Orsay, par exemple, les pertes de recettes propres de l’établissement sont estimées cette année à 28 millions d’euros – dont 22 millions rien qu’en billetterie.

L’attitude du public sera déterminante

Depuis le début de la pandémie, le gouvernement n’est pas resté inactif. Entre mars et juillet, il a mobilisé plus de 5 milliards d’euros. La fameuse « année blanche » préserve les droits des intermittents du spectacle jusqu’au 31 août 2021. Mais la dérogation accordée au Puy du Fou pour s’affranchir de la jauge des 5 000 spectateurs autorisés et le flou concernant les règles de distanciation dans les salles ou sur les plateaux ont alimenté l’incompréhension et le ressentiment des milieux culturels.

S’ils représentent une réelle bouffée d’oxygène, les 2 milliards annoncés par Jean Castex ne régleront pas tous les problèmes. La ventilation des aides entre les différents opérateurs publics et privés n’est pas encore réalisée. Elle fera forcément des déçus. Mais ce qui mine le plus le moral est l’incertitude qui plane sur l’avenir, en raison du risque épidémique. Comment concevoir une programmation culturelle pérenne, lancer un artiste en tournée ou faire venir des artistes étrangers alors que des départements peuvent à tout moment basculer du vert au rouge ?

Au-delà des aides, l’attitude du public sera déterminante pour la relance – et la survie – de nombreux lieux culturels. « Quand il aura déjà mis un masque toute la journée pour aller travailler, supportera-t-il aussi de l’avoir le soir pour aller au spectacle ? », interroge Laurent Bayle, directeur général de la Philharmonie de Paris. Un sondage réalisé pour la revue L’Oeil du public début juin auprès d’un panel représentatif de 1 250 personnes montrait que parmi les Français habitués à fréquenter les lieux artistiques, 54 % se disaient « prêts à retourner au musée », autant à pousser les portes d’un cinéma, 44 % à assister à un concert ou à un festival. Mais, sur l’ensemble de la population, un tiers seulement déclarait envisager une sortie culturelle.

Premières à rouvrir avec les musées, les salles de cinéma ont vu leur fréquentation plonger de 74 % en juillet. Un chiffre qui donne la mesure de la difficile reconquête des spectateurs pour l’ensemble de la culture. » Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Août 2020:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’inquiétante multiplication de mystérieux actes de barbarie envers les chevaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un pur-sang a été retrouvé égorgé mardi dans les Côtes-d’Armor, s’ajoutant aux nombreux autres cas de cruauté animale comptabilisés depuis janvier. La Fédération française d’équitation a annoncé ce mercredi qu’elle se portait partie civile.

Sorcellerie?!

« Extension du domaine de le sauvagement. Un pur-sang a été retrouvé, égorgé, par ses propriétaires mardi près de Lannion (Côtes-d’Armor). Une enquête a été ouverte, a indiqué ce mercredi 19 août le parquet de Saint-Brieuc. Aucune piste n’est privilégiée pour le moment par les enquêteurs. Aucun fait similaire n’avait à ce jour été signalé dans les Côtes-d’Armor.

Depuis vendredi, il s’agit du troisième cheval mutilé, dans différentes régions françaises, confirmant une préoccupante vague de cruauté animale à l’échelle nationale. Une porte-parole de la Police nationale avait recensé mardi dernier une dizaine de cas similaires depuis le début de l’année, au départ dans le Nord, essentiellement dans des prairies isolées. Barbarie gratuite? Sorcellerie? Les pouvoirs publics en restent pour l’instant au stade des conjectures. La Fédération française d’équitation a annoncé ce mercredi qu’elle se portait partie civile aux côtés des propriétaires de chevaux, poneys et ânes qui ont été tués ou mutilés ces derniers mois en France

Décédé de mort naturelle vendredi, l’avant-dernier cheval concerné était entreposé dans un pré à Sainte-Colombe-sur-Gand, dans le nord de la Loire, en vue de son envoi à l’équarrissage. Lundi matin, son propriétaire a découvert qu’il avait été mutilé durant la nuit, avec une oreille coupée, un œil retiré et le nez tranché, selon la même source confirmant une information du quotidien régional Le Progrès.

Prévenue de ce prélèvement post mortem, la gendarmerie de la Loire avait ouvert une enquête pour «vol et recel d’organes d’animaux» afin de tenter d’identifier le ou les auteurs des faits. «Les gendarmes ont fait le rapprochement entre cette affaire et une quinzaine de cas de mystérieux actes de tortures et de mutilations de chevaux vivants à travers la France ces dernières semaines», a indiqué à l’AFP le parquet de Roanne.

Vendredi, une jument avait été retrouvée morte et mutilée à Thoiria, dans le Jura. Le ou les agresseurs avait retiré à l’animal un œil et une châtaigne, excroissance formée par de la corne et localisée sur les jambes des chevaux, détaille France Bleu Besançon. Il s’agirait du deuxième cas en Bourgogne-Franche-Comté en moins d’une semaine. Le 8 août dernier, des éleveurs de Saône-et-Loire avaient trouvé une de leurs pouliches morte, mutilée, dans le village de Cortambert. L’oreille droite ainsi que les parties génitales avaient été coupées, et un œil retiré.

La vague actuelle a commencé en janvier, alors qu’un ancien trotteur de course, Démon du Médoc, avait été retrouvé mort, l’oreille sectionnée. Plus tard, c’est un poney qui connaissait le même sort à Saint-Germain-lès-Arpajon (Essonne). D’autres découvertes macabres ont été comptabilisées, dans le Puy-de-Dôme, la Somme… Un âne de 14 ans avait également retrouvé mort, un œil arraché, dans une pâture de Grumesnil, en Seine-Maritime.

Les enquêtes en cours bénéficient du soutien de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP), en appui aux brigades locales. La gendarmerie envisage de publier sur Facebook «des recommandations vis-à-vis des éleveurs et des centres équestres» et d’appeler à la vigilance.

Des cas de barbarie de ce type avaient été enregistrés entre 2014 et 2016. Des pratiques du même ordre ont également été recensées dans le passé en Belgique et en Allemagne. Mais les chiffres semblent déraper avec une recrudescence sans précédent ces derniers mois. «Nous ne comprenons pas les motivations. Est-ce un rite satanique, de la fraude à l’assurance, la recherche de trophées macabres, ou un défi internet? Nous ne savons pas. Tout cela est très traumatisant» avait déclaré la porte-parole de la police la semaine dernière. La police nationale a dit assister et coordonner les antennes locales dans leurs enquêtes. La France aurait également envoyé des alertes à d’autres pays européens. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un masque en or et en diamants de 1,5 million de dollars pour se protéger et briller en société

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’objet a été spécialement conçu par un créateur israélien et réalisé par une équipe de 25 personnes à la demande d’un collectionneur chinois qui veut soutenir le joaillier.

« L’art, plutôt que l’ostentation, est le principe qui a guidé la création du masque anti-coronavirus le plus cher du monde. C’est du moins la certitude des bijoutiers israéliens qui ont conçu et réalisé cet objet des plus surprenant d’une valeur de 1,5 million de dollars pour un client chinois de Shanghai vivant aux États-Unis.

Le masque est composé d’une structure en or 18 carats de 250 grammes parsemée de 3608 diamants noirs et blancs représentant un total de 210 carats. Il sera équipé d’un filtre N99 pour offrir un haut niveau de protection, a déclaré Isaac Levy, propriétaire de la marque de joaillerie Yvel. «Je ne pense pas (que le client) va l’utiliser en allant au supermarché, mais il va l’utiliser ici et là, j’en suis sûr», a déclaré Isaac Levy.

Le commanditaire, un Chinois collectionneur d’art vivant aux États-Unis, est un habitué de la maison. «C’est un de nos jeunes clients, très charmant, très sociable, très riche et il aime se démarquer», a simplement expliqué Isaac Levy en soulignant que la commande était, pour lui, un acte de mécénat et de soutien financier envers la société qui emploie 150 personnes. Le bijoutier prévoit de porter le masque en personne à son commanditaire lorsqu’il sera terminé, en principe en octobre. «Nous devons absolument livrer le masque avant le 31 décembre, précise Orna Levy sur son site Internet. Sans quoi la commande sera annulée.»

Le masque, sur lequel travaillent une équipe d’environ 25 artisans, pourrait être considéré comme une démonstration de richesse un peu déplacée en période de difficultés économiques, mais pour Isaac Levy, c’est avant tout une œuvre d’art. »

Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le télétravail à l’épreuve de la chaleur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors qu’une canicule s’installe sur la France, les télétravailleurs vont-ils rentrer au bureau?

« Comme à chaque pic de chaleur, le quotidien des travailleurs devient plus éprouvant. Les transports en commun sont un supplice, le port du masque n’arrange rien et la climatisation excessive de certains bureaux n’est parfois guère plus agréable. L’été dernier, lors de la canicule, plusieurs membres du gouvernement avaient appelé les entreprises à favoriser le télétravail. Un an plus tard, la donne a changé, le télétravail est bien implanté mais est-ce réellement la solution contre la chaleur?

«Nous sommes en open space et à cause du protocole sanitaire, nous ne pouvons utiliser ni climatisation, ni ventilateur, ce qui rend, en fin de journée, la température relativement pesante», explique Benjamin Slagmulder, qui travaille dans l’informatique à Chartres. Ses collègues et lui ont le choix de venir ou non au bureau, lors des vagues de chaleur. Une initiative facilitée par l’organisation mise en place pendant le confinement et saluée par Benjamin Slagmulder, qui l’assure: «Lorsqu’il fait chaud, c’est vraiment plus agréable d’être chez soi.»

Damien Viot, responsable d’un bureau d’études dans la mécanique, est lui nettement moins emballé par le télétravail par fortes chaleurs. «Lorsqu’il fait vraiment chaud, je travaille dans le noir, je mange froid et je peux plus facilement adapter mes vêtements. Ça me permet de tenir mais ça ne remplace pas la climatisation du bureau», souligne t-il.

L’air conditionné n’est toutefois pas toujours optimal pour tout le monde. «Au bureau, j’ai froid», affirme Elisa Samourcachian. Entre les quarante degrés du RER et les vingt degrés de la rédaction, la journaliste indique avoir eu des maux de tête les premiers jours. En télétravail la moitié du temps, elle a effectué l’achat dont beaucoup rêvent en ces fortes chaleurs: «Hier j’ai craqué et j’ai couru acheter un ventilateur, raconte t-elle. Je n’en pouvais plus, ma chambre, où je travaille, devenait une fournaise l’après-midi.» A présent bien équipée, elle hésite sur son lieu de travail des prochains jours.

Pour Philippe Planterose, président de l’Association française du télétravail et des téléactivités: «Il vaut mieux avoir un peu chaud que d’être mal installé.» Un avis que vient renforcer le Dr Faiza Bossy. «Beaucoup restent assis sur une chaise toute la journée sans faire de pauses, au risque d’oublier de boire de l’eau et de bouger un peu», souligne t-elle en ajoutant que la climatisation peut aussi faire oublier de boire. «L’important est de rester en mouvement et de s’hydrater, c’est primordial pour être en bonne santé.» Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cathédrale de Nantes : sur les traces du tableau de Flandrin détruit dans l’incendie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La célèbre peinture baptisée Saint-Clair guérissant les aveugles a été ravagée par les flammes dans l’enceinte de Saint-Pierre-et-Saint-Paul samedi. C’était l’un des chefs-d’œuvre de l’artiste lyonnais (1809-1864), élève d’Ingres.

« Si l’État a promis de prendre en charge l’ensemble de la restauration de la cathédrale nantaise, il ne pourra pas faire de miracle. Le Flandrin n’est plus que cendres. «Il y a des choses irrécupérables, comme le tableau d’Hippolyte Flandrin, Saint-Clair guérissant les aveugles. Il est perdu définitivement. C’est un grand chagrin», résume la ministre de la Culture Roselyne Bachelot.

La fameuse toile du peintre français, œuvre majeure du XIXe siècle avait peu de chance de s’en sortir. Elle était en effet située juste au-dessus d’une armoire électrique qui a, semble-t-il, pris feu. Elle surplombait le tombeau de François II et Marguerites de Foix dans la partie droite du transept de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul.

Commandée pour l’édifice en 1833, la peinture n’a pas quitté la cathédrale depuis 1836. Elle représentait, Saint-Clair, le premier évêque de Nantes en plein miracle vers la fin du IIIe siècle.

«Elle est importante dans la carrière du peintre et elle est touchante car le sujet de l’aveuglement, commandé par le diocèse de Nantes, le concerne. À l’époque, il avait de graves problèmes aux yeux et craignait de devenir aveugle», explique Stéphane Paccoud, conservateur en chef du Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Spécialiste du grand décor religieux, Hippolyte Flandrin était l’un des meilleurs élèves de Jean-Auguste-Dominique Ingres et est rapidement devenu un des peintres français les plus importants de son époque, inspirant ses contemporains. Edgar Degas (1834-1917) le considérera notamment comme un maître.

Cette toile a été composée lors d’un séjour à Rome, alors qu’il était pensionnaire à la Villa Médicis, en 1836. Un séjour effectué après qu’il a reçu le prestigieux prix de Rome en 1832.

Un symbole du patrimoine lyonnais

Son œuvre est aujourd’hui visible à travers le monde entier (Louvre, musée d’Orsay, Cleveland Museum of Art ou Detroit Institute of Art), mais reste un symbole du patrimoine artistique lyonnais. «L’incendie emporte avec lui un peu de notre ville avec la destruction totale du tableau Saint-Clair guérissant les aveugles, peint par le lyonnais Hippolyte Flandrin», regrette sur Twitter Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture de la capitale des Gaules.

Dans le 1er arrondissement de Lyon, une rue porte son nom et la collection du musée des Beaux-Arts de la ville comprend une grande partie de ses peintures, dessins et gravures. On y trouve notamment son album dit des «portraits», qui regroupe la quasi-totalité de ses créations dans ce genre ou encore l’esquisse pour Jésus Christ et les petits enfants.

Le musée du Louvre conserve de son côté une petite copie du Saint-Clair guérissant les aveugles, réalisée par le frère du peintre, Paul Flandrin, à la même date. Car Hippolyte Flandrin n’était pas le seul artiste de sa famille. Ses frères, Auguste et Paul peignaient également.

Le musée des Beaux-Arts de Lyon a d’ailleurs prévu de leur consacrer une exposition au printemps 2021. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juillet 2020:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’accord sur le transfert de données personnelles entre l’UE et les Etats-Unis annulé par la justice européenne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce dispositif adopté en 2016 est utilisé par la quasi-totalité des grandes entreprises américaines pour traiter les données personnelles (identité, comportement en ligne, géolocalisation…) de leurs utilisateurs européens.

“La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a annulé, jeudi 16 juillet, l’accord dit « Privacy Shield » (« bouclier de protection des données ») qui permet aux entreprises du numérique de transférer légalement les données personnelles de citoyens européens aux Etats-Unis.

Ce dispositif est utilisé par la quasi-totalité des grandes entreprises américaines pour traiter les données personnelles (identité, comportement en ligne, géolocalisation…) de leurs utilisateurs européens. Très strictement réglementée en Europe, l’utilisation de ces données est moins encadrée aux Etats-Unis ; pour permettre aux entreprises américaines de les utiliser, le Privacy Shield prévoyait une dérogation, à condition qu’elles s’engagent à respecter certaines mesures.

Il avait été adopté en juillet 2016, près d’un an après l’invalidation de l’accord « Safe Harbor », par la CJUE. Dès son adoption, le Privacy Shield avait été attaqué par le militant autrichien de la vie privée Max Shrems: “Il le est terriblement clair que les règles [du Privacy Shield] n’arrivent pas à la cheville des règles imposées par l’UE. (…) Etant donné ses nombreux manquements, il est très probable que [cet accord] soit invalidé par la justice européenne », prédisait-il en juillet 2016 dans une tribune publiée par The Irish Times. Le G29, le groupe qui rassemble les différentes autorités de protection de la vie privée en Europe, s’était également montré très critique sur cet accord, regrettant notamment des dispositions essentielles trop faibles et un mécanisme de réparation difficilement applicable.

Légalité des « clauses contractuelles »

La décision de la justice européenne ne concerne pas les transferts de données jugés « nécessaires » – par exemple le contenu d’un e-mail envoyé aux Etats-Unis. La Cour a par ailleurs, conformément aux conclusions de l’avocat général, validé une autre décision de la Commission européenne, sur la légalité des « clauses contractuelles » en matière de transfert de données. En clair, la CJUE invalide l’accord global que constituait le Privacy Shield, mais confirme que les entreprises peuvent se conformer à la loi européenne en s’engageant, individuellement, à respecter certaines précautions quant à l’usage des données de leurs utilisateurs européens.

Le commissaire européen à la justice, Didier Reynders, avait assuré avant la décision que la Commission avait déjà anticipé plusieurs « scénarios ». « En fonction du contenu de la décision, on verra quels sont les outils – déjà préparés – à utiliser pour à la fois conforter les droits fondamentaux et vérifier que la protection donnée par l’UE voyage avec les données », avait-il expliqué à l’Agence France-Presse.

Dans un communiqué du ministère du commerce, les Etats-Unis se sont dits « profondément déçus » par la décision. Washington continuera à travailler avec la Commission européenne, et étudie la décision de justice en détail pour en comprendre tous les effets concrets, a affirmé Wilbur Ross, le secrétaire américain au commerce. Nous « espérons pouvoir limiter les conséquences négatives pour la relation économique transatlantique qui pèse 7 100 milliards de dollars et qui est vitale pour nos citoyens, entreprises et gouvernements respectifs », a ajouté M. Ross.” Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ENNIO MORRICONE : LES HOMMAGES SE MULTIPLIENT APRÈS LA MORT DU CÉLÈBRE COMPOSITEUR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

“Sa musique restera à jamais associée au cinéma et aux westerns spaghetti. Depuis l’annonce de la disparition d’Ennio Morricone ce lundi à 91 ans, les hommages de personnalités et d’anonymes se multiplient, tous saluant le talent du célèbre compositeur de musiques de films.

Le ministre de la Santé italien fut l’un des premiers à faire part de sa tristesse. «Adieu maestro et merci pour les émotions que tu nous a offertes», a réagi Roberto Speranza sur son compte Twitter. «Nous nous souviendrons pour toujours, et avec une infinie gratitude, du génie artistique du maestro Ennio Morricone. Il nous a fait rêver, il nous a émus et fait réfléchir, écrivant des notes inoubliables qui resteront pour toujours dans l’histoire de la musique et du cinéma», a ajouté, de son côté, le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte.

Ce décès laisse par ailleurs des milliers de musiciens et d’artistes orphelins à travers le monde. Parmi eux, le violoniste français Renaud Capuçon. «Si triste de la disparition de l’immense Ennio Morricone. Le petit Toto de Cinéma Paradiso et tous les amoureux du compositeur sont bouleversés aujourd’hui», a-t-il écrit. Même émotion pour le chanteur Patrick Bruel : «Ces quelques notes d’harmonica ont probablement changé ma vie. J’avais dix ans… Ce jour-là, j’ai décidé que je ferai de la musique et ce fut mon premier instrument…». Au micro de RTL, Calogero a également rappelé que la musique d’Ennio Morricone est comme «un porte-bonheur» pendant ses concerts.

Morricone fait partie de mon intimité, il a été omniprésent dans ma vie. Sans (lui), comme beaucoup d’autres musiciens je pense, je ne serais pas là de la même façon. Au bout de dix secondes d’une musique de film, on sait que c’est la sienne, de quel film il s’agit, on voit les images. Il écrivait la musique du futur, ce mélange unique de mélodies incroyables et ce son d’une modernité totale», a expliqué le musicien Jean-Michel Jarre, à l’AFP.

L’ancien directeur du Festival de Cannes, Gilles Jacob, a souhaité lui aussi adresser un dernier message à cet homme qu’il a eu l’habitude de croiser sur la Croisette. «Ennio Morricone l’empereur de la musique au cinéma, un harmonica, des rythmes, mélodies, instruments inattendus, des trilles, 3 notes faciles à retenir, la prodigalité de ses partitions», note-t-il. 

Dans un post sur Twitter, le réalisateur britannique Edgar Wright a précisé qu’Ennio Morricone «était capable de transformer un film moyen en un film à voir absolument, un bon film en art et un très bon film en légende».

L’actrice italienne Monica Bellucci a enfin rappelé : «Il y a des personnes qui ont la capacité de rendre le monde meilleur parce qu’elles savent créer de la beauté ». Ennio Morricone était l’une d’entre elles.” CNews

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les paquebots polluent-ils beaucoup plus que les voitures ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une rumeur qui circule sur Facebook s’oppose à l’idée de limiter la vitesse sur les autoroutes, car ce serait un enjeu marginal pour l’environnement comparé à la pollution des paquebots.

« Plusieurs messages partagés des dizaines de milliers de fois sur Facebook à la fin du mois de juin s’opposent à l’idée de limiter la vitesse à 110 km/h sur l’autoroute. A les croire, il s’agirait d’un enjeu marginal pour l’environnement comparé.

La rumeur ne précise pas quand le paquebot en question aurait fait escale à Marseille, mais l’événement n’a en soi rien d’exceptionnel. Le cliché qui accompagne le message a été pris par la photographe Michèle Clavel à l’occasion d’une escale de l’Allure of the Seas à Marseille le 26 mai 2015. Ce dernier était alors présenté comme le « plus gros paquebot du monde ». Mais ce qualificatif revient depuis 2018 au Symphony of the Seas, qui mesure 362 mètres de long et 66 mètres de large. Il a fait escale à Marseille à plusieurs reprises, notamment lors de sa croisière inaugurale, en mars 2018.

Dans tous les cas, l’afflux des navires de croisière géants dans le port de Marseille est indéniable et soulève un vif débat sur ses conséquences environnementales depuis des années. Les paquebots consomment en effet un important volume de carburant lorsqu’ils stationnent à quai, de l’ordre de « 500 à 2 000 litres » par heure contre environ « 7 litres par heure » pour une voiture, relève la région Provence-Alpes-Côte d’Azur dans un rapport sur le sujet présenté en 2020.

De plus, les carburants utilisés par les paquebots (et le transport maritime d’une manière générale) sont plus chargés en polluants que ceux des voitures. Ces deux facteurs cumulés font qu’on lit beaucoup qu’un paquebot ou un cargo peuvent polluer autant que des millers voir des millions de voitures.

Résultat : l’activité portuaire émet une quantité importante de certains types de polluants dans l’air. Le transport maritime était responsable d’un peu plus d’un tiers des émissions d’oxydes d’azote (NOx) à Marseille en 2017, l’observatoire local de la qualité de l’air. Le port et les armateurs se sont engagés à faire des efforts pour réduire leurs émissions dans les années qui viennent en signant une « charte bleue » à l’automne 2019.

La comparaison entre les différents types de transports n’est cependant pas si simple, prévient le même organisme. Tout dépend en réalité de quel polluant on parle, et de l’endroit étudié.

Si le trafic maritime est une source importante de pollution à Marseille, elle n’est « majoritaire que dans l’enceinte du port ». La forte pollution émise dans le port a quant à elle tendance à se disperser, si bien qu’elle ne serait responsable que « de l’ordre de 5 % » des concentrations de particules fines sur les niveaux de fond de la ville, toujours selon AtmoSud.

Au niveau national, il est certain que le trafic maritime contribue nettement moins que les voitures en ce qui concerne un autre type de polluants : les gaz à effet de serre (GES), responsables du réchauffement climatique. Les voitures des particuliers sont à elles seules responsables de 15,7 % des émissions de GES en France métropolitaine en avril 2019.Le transport maritime national, quant à lui, pèse moins de 1 % du total (le transport maritime international, non comptabilisé dans cet inventaire, représenterait quant à lui autour de 1,2 % supplémentaire). Sur ce plan, donc, les paquebots et cargos ne polluent pas plus que les voitures.

Si la convention citoyenne sur le climat a proposé dans son rapport publié en juin d’abaisser la vitesse maximale autorisée sur les autoroutes de 130 km/h à 110 km/h, c’est pour réduire les émissions de GES sur ces trajets de l’ordre de 20 %. » Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Demain, voyagera-t-on sans avion?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Explorer le monde par d’autres voies que celle des airs, un choix que font de plus en plus de vacanciers, à l’heure où les questions environnementales se placent en tête des préoccupations des Français.

« Le Covid avait éclipsé le «Flygskam», la «honte de prendre l’avion» incarnée par la farouche militante du combat climatique suédoise, Greta Thunberg. Mais à peine déconfinés, les Français se sont tournés vers le ciel pour voir passer les avions. «Pour la génération Y dont je suis, l’avion est consubstantiel à notre liberté», reconnaît Matthieu Jousset, directeur du pôle Action carbone solidaire de la Fondation GoodPlanet de Yann Arthus-Bertrand qui, lui, ne veut plus prendre l’avion.

Alors que l’aéroport d’Orly a rouvert hier, à l’aube des grandes transhumances estivales, le débat s’invite dans l’organisation des vacances. Faut-il privilégier une autre voie que celle des airs pour protéger l’environnement? Dans un nouveau livre, Voyager sans avion, qui vient de paraître (*), Audrey Baylac et Cindy Chapelle ne se posent plus la question: «Voyager sans avion [est] une idée qui fait sens face à l’urgence écologique», affirment-elles. Leur «beau livre d’inspiration», joliment illustré par Marcel Travel Posters au style vintage, évite l’écueil de la morale. «On ne sensibilise pas en culpabilisant», déclare Audrey Baylac, sociolinguiste, diplômée en valorisation du patrimoine culturel et auteur du blog l’Atelier Bucolique, dédié au slowtourisme.

Derrière le titre: une réflexion sur notre rapport au voyage et au temps. «Et si nous n’avions pas d’autre choix que de ralentir?», interrogent les deux jeunes femmes de 32 et 39 ans. Leur livre est truffé d’idées pour explorer le monde à pied, à vélo, en bateau, à dos d’ âne, en train ou en mode road-trip. «Ralentir, c’est prendre du recul», arguent-elles. Mais prendre l’avion, c’est aussi prendre de la hauteur, rétorque-t-on. «Le problème, c’est que l’avion va tellement vite que les gens ne voyagent plus, ils consomment le voyage, “font un pays” comme ils disent», poursuivent-elles. Mais l’on objecte encore: l’affranchissement de la distance temps permet d’aller plus loin, de découvrir d’autres cultures, de voir du pays. Le City-break a du plomb dans l’aile.

Habilement, les deux auteurs confrontent le temps objectif (celui de la montre) et le subjectif (ressenti) pour mieux soumettre au lecteur un test: «Quel voyageur êtes-vous?». Le résultat incite à changer de regard… «Personnellement, j’ai toujours remis en question l’avion par rapport au paysage. L’impact écologique, le carbone, on ne le voit pas, c’est comme le Covid, confie Audrey Baylac. Et puis le train m’inspire beaucoup plus, c’est un lieu de rencontres, avec beaucoup de poésie. Là, je me sens voyageuse. Rejoindre un autre pays par la terre ouvre les portes du rêve. Ce temps de trajet est un retour à soi.» Perception intime. Dans l’habitacle d’un avion aux contours arrondis, les passagers bercés par le ronron des moteurs, recentrés dans leur «bulle», font aussi décoller leur imagination.

En réalité, il ne s’agit pas à l’avenir de voyager sans avion, mais de voyager sans carbone», nuance Jean-François Rial, PDG du groupe Voyageurs du monde, leader du voyage sur mesure en France. Il y a presque trois ans, le dirigeant est devenu le premier professionnel du tourisme français à s’ engager dans l’absorption totale des émissions de CO2 générées par le transport aérien et terrestre de ses clients. Mais pas question pour lui de se passer d’avion.

Jean-François Rial défend son «utilité sociale»: «Ça génère de l’emploi et c’est un facteur exceptionnel de rapprochement des peuples», dit-il. En outre: «contrairement à la plupart des activités économiques qui émettent des gaz à effet de serre, l’aéronautique ne peut pas faire sa transition en trente ans.». Rial est un militant de «l’absorption» carbone. Celui-ci est un projet «additionnel», comme la plantation de palétuviers en Inde, qu’aucun autre programme n’aurait financé, à la différence d’un projet «compensatoire» qui aurait dans tous les cas existé. «Pour moi, la compensation, c’est de l’évitement. Et j’estime qu’on est capable d’absorber 100 % de nos émissions de CO2, cela permettrait de planter des centaines de milliards d’arbres.»

«On ne voulait pas faire un livre contre le monde de l’aviation. Le problème est la mobilité excessive», poursuit Audrey Baylac. On ne tire pas sur une ambulance. Après des mois d’avions cloués au sol, le secteur aéronautique est exsangue. En France, le gouvernement vient d’éviter la faillite à la compagnie nationale en lui prêtant sept milliards d’euros, mais pas sans contrepartie. «Il n’y a pas de raison de prendre un avion lorsqu’il y a un train qui permet de faire la même distance en moins de 2 h 30», indiquait, le 25 mai, Bruno Le Maire. Une contrainte imposée à Air France mais aussi aux low cost tentés de prendre le créneau. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

juin 2020:

 

 

 

 

 

 

 

 

Suisse : le passager d’un train recherché après avoir oublié… son or

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les autorités suisses cherchent le propriétaire de 3 kilos d’or qui ont été oubliés dans un train au mois d’octobre dernier

Dans les transports, on peut parfois être tête en l’air. Oublier un sac, une partie de ses affaires, ou encore faire tomber son portefeuille sur le siège. Mais, en Suisse, un passager du rail a laissé derrière lui… 3 kilos d’or. Huit mois plus tard, les autorités cherchent toujours à identifier l’étourdi. Faute d’y parvenir, elles ont décidé de communiquer officiellement sur cette affaire.

C’est au mois d’octobre dernier que plus de 3 kilos d’or ont été oubliés dans le wagon d’un train qui effectuait le trajet entre Saint-Gall et Lucerne, deux villes situées dans l’est du pays. À l’issue de ce voyage qui dure de 2 heures à 2 h 30, un passager a donc laissé derrière lui de l’or, pour une valeur estimée à environ 170 000 euros. Au cours des derniers mois, les autorités suisses ont tenté de retrouver le propriétaire, sans succès. C’est face à cet échec qu’elles ont décidé de communiquer publiquement sur le sujet, espérant avoir plus de chance. Le passager qui a oublié l’or doit se faire connaître sous un délai de cinq ans maximum. On ignore, en revanche, comment les autorités pourront confirmer qu’il est bien le propriétaire de ce véritable trésor.” Le Point

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’organisateur d’Art Basel dégringole en bourse après l’annulation de l’édition 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Victime de la pandémie, le groupe suisse MCH à l’origine de la foire d’art contemporain a déjà perdu 41% de sa valeur depuis janvier et continue de chuter.

« Le groupe suisse MCH a dû se résoudre à annuler l’édition 2020 d’Art Basel, la grande foire d’art contemporain qui se tient chaque année à Bâle, ce qui faisait chuter son cours lundi à la Bourse suisse. La foire, qui se tient habituellement en juin, avait initialement été reportée à septembre en raison de la pandémie.

Cependant, entre les risques sanitaires, les risques financiers pour les exposants, les restrictions de voyages ainsi que les incertitudes concernant les autorisations pour la tenue de grands événements, le groupe suisse a estimé ne «pas avoir d’autre option» que d’annuler cette édition. «La décision d’annuler Art Basel a été prise après des consultations poussées avec de nombreuses galeries (exposant) à Art Basel, des collectionneurs et partenaires ainsi que des experts externes», a indiqué MCH Group dans un communiqué publié samedi.

En conséquence, l’action du groupe MCH Group, qui a déjà perdu 41% de sa valeur depuis début janvier, chutait de 3,35%, à 15,85 francs suisses, peu avant 10 h. Par comparaison, le SPI, l’indice élargi des valeurs de la Bourse suisse, se repliait de 0,29%.

De retour en juin 2021

Pour lutter contre la pandémie de Covid-19, le gouvernement suisse avait pris une série de mesures, à commencer par l’interdiction des événements de plus de 1.000 personnes. Cette première mesure, imposée fin février, avait conduit à l’annulation des grands événements qui ponctuent habituellement l’année en Suisse, dont le salon de l’auto de Genève et les grandes foires horlogères.

Bâle est le berceau historique de cette foire très prisée des collectionneurs. Mais avec son succès grandissant, les organisateurs de la foire tiennent aussi chaque année une édition supplémentaire à Miami depuis 2002 à Hong Kong depuis et 2013. À cause de la pandémie, l’événement avait également dû être annulé à Hong Kong où il aurait dû se tenir mi-mars, mais les organisateurs ont pour l’heure maintenu celle de Miami, qui doit avoir lieu début décembre. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel Maffesoli : “Ce port du masque risque soit d’être largement détourné, soit aboutira à diverses formes de révoltes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Salutaire et solidaire, le masque est devenu le centre de toutes les attentions. Avant d’en faire bon usage, découvrons avec le sociologue Michel Maffesoli ce que cet accessoire dissimule sous son aspect protecteur. Objet de rébellion, instrument du pouvoir, accessoire identitaire… il véhicule tant de symboles !

Figaro. – Quelle est en général la symbolique du masque? Quelle est sa part de mystère?
Michel Maffesoli. – Les acteurs des tragédies et des comédies grecques étaient masqués : persona est le personnage de théâtre masqué. Il y a eu, de tout temps, de nombreux rituels dans lesquels on utilisait des masques : spectacles, carnavals, cérémonies religieuses. Dans les sociétés traditionnelles, le masque est un instrument rituel, un objet d’art religieux, ce n’est pas un objet fonctionnel. Il le devient dans deux types d’actes : les actes délictueux ou déviants pour lesquels les protagonistes ne veulent pas être reconnus, ainsi des libertins au XVIIIe siècle mais aussi des voleurs et autres délinquants. Et sa fonction hygiéniste, en chirurgie, en dentisterie, etc.

En Europe, où le jeu des bals masqués et autres carnavals est relativement réduit, l’usage du masque dans la vie de tous les jours n’a pas été immédiatement accepté. Les influences asiatiques, au travers des échanges touristiques notamment, ont habitué les Européens à croiser des personnes masquées dans l’espace public. Je pense que s’il doit y avoir un usage systématique du masque dans la rue, il ne pourra se faire qu’à condition que celui-ci ne soit pas «imposé» uniquement pour des raisons sécuritaires, mais qu’il s’inscrive dans un mouvement sinon festif ou ludique au moins coopératif, communautaire.

S’il s’agissait simplement de pratiquer les gestes barrières comme on dit, peut-être que le port du masque ne rencontrerait pas un succès durable. Les Français ne sont pas très hygiénistes, et les difficultés éprouvées à faire vacciner la population quand une épidémie le requiert en témoignent. Mais il s’inscrit actuellement dans toute une série de significations. Le port du masque par tous, dans la rue, est comme un signe de défiance et de défi adressé au pouvoir qui a prétendu qu’il ne servait à rien, tant qu’il n’avait pas reconstitué les stocks nécessaires. Le port des masques dits alternatifs, c’est-à-dire fabriqués par des ateliers ou par des particuliers dans divers matériaux et distribués bénévolement, s’inscrit dans les rituels communautaires de solidarité mis en place spontanément pendant le confinement : chants aux balcons, entraide pour les livraisons… Le port de masques particularisés par leur origine, leur style ou leur couleur va peut-être mettre en scène des appartenances «tribales» ou communautaires. Enfin, et plus profondément, le port du masque s’inscrit dans ce mouvement de dissolution du principe individualiste au profit d’identifications multiples, exactement ce que je décris depuis quarante ans comme le passage de l’individu à la «personne».

On dirait presque que notre société qui s’ennuyait adore aujourd’hui se faire peur ?

La peur, et notamment l’expression collective de la peur, est une structure anthropologique de toute société humaine : l’être humain est zum Tode (Heidegger), «Être-pour-la-mort». Toutes les religions ont mis en place des manières d’exprimer ces peurs et de les réguler en les ritualisant. La société moderne a voulu éradiquer la peur, dénier le mal et rendre la mort invisible. Je ne sais pas si la société «joue à se faire peur» ou joue à exprimer, dans cette grande mise en scène collective qu’est la lutte contre le Covid-19, toutes ses peurs. Ce qui est intéressant, c’est que c’est une peur éprouvée ensemble, collectivement. Au contraire de la peur du cancer, de la peur du chômage ou de la pauvreté dans lesquelles l’individu est seul face au mal.

Ne pensez-vous pas que nous risquons de tomber dans une société hygiéniste qui frise le totalitarisme ?

L’hygiénisme dérive toujours vers une volonté de modeler les comportements; c’est pourquoi le pouvoir supporte très mal toute initiative qui ne vient pas de lui, qui ne s’inscrit pas dans les «normes» édictées : masques, produits de désinfection et même traitements, tout doit être encadré par l’État central. C’est ce «totalitarisme doux» qui sera, comme dans le mythe de Dionysos, ébranlé de plus en plus par des mouvements de révolte, des soulèvements.

Que devient une société qui ne communique plus que par le regard ?

Durant la modernité, la parole (et donc l’ouïe) a été largement privilégié par rapport aux autres sens : le toucher, l’odorat, le goût et le regard (l’image). On constate depuis la fin du siècle dernier un retour de l’iconophilie, mais également un retour de tous les sens. Il est clair que les règles édictées durant cette crise sanitaire tentent d’encadrer ce sensualisme : distance physique, port du masque, lavage continuel aseptisent l’existence. C’est pour cela que je pense que ce port du masque imposé à tous, faisant suite au confinement généralisé et à un ensemble de prescriptions qui tuent toute vie sociale, risque soit d’être largement détourné, soit aboutira à diverses formes de révolte.

La masse de prescriptions édictées pour les écoles (plus de 65 pages pour les écoles maternelles, énonçant entre autres que les enfants ne devraient plus jouer ensemble !), pour les entreprises et pour tous les lieux publics apparaît comme un confinement dans le déconfinement. Mais le risque est grand qu’au bureau, à l’usine, à l’école, dans les transports en commun, dans tous ces lieux transformés en camps disciplinaires, isolant les collègues les uns des autres, la révolte gronde. Révolte qui ne sera plus les manifestations autorisées que l’on a connues, mais des mouvements de rage populaire bien plus violents.

N’est-ce pas paradoxal de constater que notre société, jusque-là si exhibitionniste à travers Instagram ou la pratique massive des selfies, se prête au jeu du masque ?

C’est troublant, mais très logique : les photos postées sur Instagram, les selfies envoyés sur les réseaux sociaux, voilà déjà autant de manifestations de ce jeu des identifications multiples. Ce n’est pas ma carte d’identité ou mon profil socioprofessionnel que j’envoie sur les réseaux sociaux, mais une mise en scène d’une de mes personnalités. Il y a une sorte de grand jeu de masques, qui tient du jeu et du défi, et qui sert également à partager la peur de la mort. Par une sorte de jeu d’enfant ! »

Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mai 2020:

 

 

 

 

 

 

 

 

Les « petits musées » rouvrent dans l’incertitude de retrouver leur public

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme annoncé par Edouard Philippe à l’Assemblée le 28 avril, les « petits musées » ont pu ouvrir dès ce lundi 11 mai. Cependant, les critères définissant les structures autorisées à accueillir du public demeurent flous et ceux qui ouvrent doivent faire face à l’absence de touristes étrangers.

Certains n’ont pas eu le temps de se préparer et attendront les prochains jours, les prochaines semaines. Mais pour d’autres, c’est enfin le jour J : « les gens sont très contents que ça ouvre, ça respire », se réjouit Steven Carnel cofondateur et porte-parole du musée de l’Illusion dans le 1er arrondissement de Paris. Avec ses 400 m2, l’établissement fait partie des « petits musées » ayant décidé d’ouvrir ses portes dès le 11 mai.

Le 28 avril dernier, le premier ministre avait en effet annoncé que les « petits » lieux culturels pourraient rouvrir, sans vraiment donner plus de détails. « Il n’y a pas de critères spécifiques définissant ce qu’est un petit ou un grand musée », note Steven Carnel, « mais nous n’avons pas la prétention d’être grand, nous avons certes 400 m2, mais nous avons la capacité de gérer et contrôler les flux grâce aux réservations en ligne et aux créneaux horaires ».

Pour accueillir les visiteurs sans mettre en danger leur santé, les musées ont dû réaliser quelques figures imposées. « On est hyperstockés en gel, on limite le nombre de personnes à l’intérieur, et le lieu subit 3 heures de désinfection quotidienne par une équipe spécialisée le matin », précise Steven Carnel.

A Bordeaux, Grégory Pecascaing, fondateur et directeur du musée du Vin et de la Négoce, a dû revoir en profondeur l’organisation de la structure pour permettre aux visiteurs de déambuler dans ses caves. « Avant on ne faisait jamais entrer plus de 19 personnes, là ce sera moins de 10. Pour la dégustation, on a mis à disposition un espace très grand, qui servait jusqu’ici à l’organisation d’événements ou d’expositions ».

Retrouver un public

Musée des Beaux-Arts à Orléans, Musée Cinéma et Miniature à Lyon ou encore Musée de l’Image à Epinal… pour ces petites structures, qui, comme le reste du secteur, a dû faire face à une perte sèche de leurs recettes, « rouvrir est vital », témoigne Grégory Pecascaing. Pour la deuxième fois en treize ans, il va devoir faire appel à l’aide de la collectivité. « C’est une petite association avec quatre employés. Pour l’instant, je reste seul et m’occupe de la réouverture. Je ne peux pas reprendre tout le monde, surtout s’il n’y a pas de visiteurs… ».

C’est là tout l’enjeu des petites structures ayant ouvert ce 11 mai : réussir à attirer un public tout juste sorti de confinement. A l’instar des récentes images montrant les badauds se ruer vers les enseignes de vêtement, elles espèrent que le public se massera également dans lieux de culture.

D’autant qu’il reste encore à surmonter l’obstacle de la fermeture des frontières. Le musée du Vin, à Bordeaux, qui accueillait 30.000 personnes par an, a dû repenser sa stratégie de communication : « Traditionnellement, nous avions beaucoup de touristes de toute l’Europe, et très peu de locaux, nous avons dû changer pour que les Bordelais aient envie de découvrir leur histoire. On ne va pas rester mort à attendre que les touristes reviennent ». Ouvrir dès ce 11 mai constitue dès lors « un pari », confirme le responsable du Musée de l’Illusion, « Ce ne serait pas réaliste de penser que l’on va retrouver tout de suite notre rythme d’avant, même si les réservations reprennent. Il faut être optimiste et redonner l’appétence de sortir ». Les Échos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Digital Report 2020 : Les chiffres du Digital dans le monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Combien de Français sont aujourd’hui en ligne? Quels sont les sites les plus visités au monde ?

Qu’achète-t-on en ligne et où en est-on concernant le gaming, les interfaces vocales, le streaming ?

Le rapport présente des données provenant de tous les pays du monde, des résultats clés, y compris l’écart persistant entre les sexes en matière d’accès au numérique, la croissance mondiale de l’utilisation des interfaces vocales et les préoccupations relatives à la sécurité des données personnelles.

Internet : 4,54 milliards de personnes sont désormais en ligne

4,54 milliards personnes sont maintenant en ligne, soit une augmentation par rapport à l’année précédente de 298 millions de personnes (ou 7%).

Nous approchons d’un taux de pénétration de 60%.

Cependant, environ 3,2 milliards de personnes ne sont toujours pas connectées à Internet, et les données mondiales montrent que les femmes représentent 28 % de plus que les hommes des personnes « non connectés » dans le monde. 

L’internaute moyen passera tous les jours 6 heures et 43 minutes en ligne en 2020, soit plus de 100 jours en ligne au total.

À l’échelle mondiale, nous passerons 1,25 milliard d’année en ligne cette année.

Les habitants des Philippines sont en tête du classement avec une utilisation quotidienne moyenne de 9 heures et 45 minutes, contre seulement 4 heures et 22 minutes au Japon.

Google et YouTube sont une fois de plus les sites les plus visités au monde, mais Yahoo ! reste tout de même populaire (12ème place), devançant Amazon (13ème place) et les principaux sites “adultes” du monde.

Les préoccupations relatives à nos données en ligne sont élevées à l’échelle mondiale, avec près des deux tiers (64 %) des internautes adultes qui se disent préoccupés de la façon dont les entreprises utilisent leurs données. Le rapport montre également que 56% des utilisateurs d’Internet sont préoccupés par les « fake news », tandis que 49% utilisent des bloqueurs de publicités chaque mois. 

Près de la moitié de la population mondiale utilise désormais les réseaux sociaux

Le rapport montre que 49 % de la population mondiale (soit 3,8 milliards de personnes) utilise désormais les médias sociaux, soit une augmentation de 321 millions (ou 9 %) par rapport à 2019.

Les utilisateurs des médias sociaux aux Philippines sont les plus actifs, avec une moyenne de 3 heures et 53 minutes tous les jours.

La moyenne mondiale est de 2 heures 24 minutes ; mis bout-à-bout, cela signifie que nous allons passer l’équivalent de 500 millions d’années à utiliser les médias sociaux tout au long de 2020. 

Les plateformes sociales les plus utilisées au monde sont Facebook, YouTube et WhatsApp.

TikTok arrive à la 7ème place et compte aujourd’hui 800 millions d’utilisateurs actifs mensuels, dont 500 millions en Chine. TikTok dépasse de nombreux autres grands réseaux sociaux en ce qui concerne l’audience jeune avec 216 millions d’utilisateurs dans le monde âgés de 13 à 17 ans.

Facebook, Snapchat et Instagram suivent, avec des audiences jeunes mondiales respectives de 109 millions, 71,2 millions et 56,6 millions. 

TikTok n’est pas la seule plateforme à connaître une croissance fulgurante. Le nombre mensuel d’utilisateurs actifs de Reddit a augmenté de 30 % (100 millions de nouveaux utilisateurs) depuis l’année dernière à la même époque.

Les derniers rapports de la société révèlent que la plateforme attire désormais 430 millions d’utilisateurs chaque mois.

Pinterest a connu un succès similaire, avec une base d’utilisateurs actifs qui a augmenté de 29 % depuis l’année dernière. La plateforme a attiré plus de 70 millions de nouveaux utilisateurs actifs mensuels au cours des 12 derniers mois, pour atteindre un chiffre total de 322 millions d’utilisateurs au début de 2020…

Le règne du Mobile

Il y a aujourd’hui 5,19 milliards d’utilisateurs mobiles uniques dans le monde et pour la première fois, plus de la moitié (50,1%) du temps passé sur Internet se fait via les appareils mobiles.

La 5G a déjà un impact, en augmentant la vitesse moyenne de connexion aux données mobiles en Corée du Sud à plus de 100Mbps, contre 51Mbps en 2019.

Forte croissance des applications

Nous passons désormais 10 minutes sur 11 sur les applications mobiles. La navigation sur le Web ne représente plus que de 9 % de notre temps sur les appareils mobiles. 

Nous utilisons des applications pour presque tous les aspects de notre vie, que ce soit pour rester en contact avec notre entourage, se détendre sur le canapé, gérer nos finances, se mettre en forme ou même trouver l’amour.

Tinder a généré plus de revenus que toute autre application (hors jeux mobiles) en 2019, tandis que les cœurs à prendre du monde entier ont dépensé un total de 2,2 milliards de dollars pour toutes leurs applications de rencontre au cours de l’année 2019 – soit deux fois plus qu’il y a deux ans.” Digital Report 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La leçon du Prado ou «le jardin des délices»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce documentaire disponible en replay sur le site d’Arte nous emmène à Madrid, auprès de Goya, Bosch et Vélasquez

« Rien ne va plus dans le ­monde des musées, souligne l’ICOM (International Council of Museums), qui récolte depuis mi-avril les données auprès de plus de 800 musées en Europe, Amérique du Nord et Asie. Selon les premières réponses, 90 % annoncent une modification drastique de leurs programmes, 25 % estiment leurs emplois menacés, et près de 10 % sont convaincus que leurs institutions ne pourront rouvrir après le confinement. L’avenir sera-t-il noir comme la nuit de la culture, à l’heure où la Royal Academy perd 1 milliard de livres sterling par mois et l’Albertina de Vienne, 1,6 million d’euros, alors qu’elle vient d’ouvrir l’Albertina Modern ?

Ce changement de perspective s’applique aussi à l’art et à ses chefs-d’œuvre. C’est la leçon du Jardin des délices, l’extraordinaire triptyque de Jérôme Bosch peint par le primitif flamand entre 1490 et 1510. Toute l’humanité, sa soif de jouissance, sa gaîté, sa liberté, ses folies, occupent deux des trois panneaux, dans un océan de détails et de pastels claquants. Celui de droite, noir de suie, est l’Enfer qui les menace tous. Postée devant ce trésor du Prado à Madrid, la mezzo-soprano américaine, Joyce DiDonato, souligne avec une certaine candeur cette alliance de la lumière et des ténèbres qui a traversé tant de siècles pour venir jusqu’à nous. Par la force du documentaire (tiré de la série « La Magie des grands musées » et disponible en replay. Elle peut rester seule devant cette merveille dont chaque élément, heureux ou affreux, demeure souvent énigmatique. « Un univers complet sur trois panneaux », résume l’artiste allemand Norbert Bisky (actuellement à la galerie Templon). Autour de la chanteuse lyrique, le dédale du Prado, dessiné par l’architecte Juan de Villanueva en 1785 comme cabinet de sciences ­naturelles, devenu musée royal de peintures et de sculpture inauguré le 19 novembre 1819.

Peindre son temps

Grâce à cette visiteuse du soir, nous aussi avons cette liberté folle de rester devant Les Ménines, peint par Vélasquez en 1656 et auquel Picasso consacra tant de versions (à voir au Museu Picasso de Barcelone). Derrière l’infante Marguerite-Thérèse, enfant blonde et rose, future impératrice du Saint Empire romain germanique, et ses demoiselles d’honneur qui ont donné le titre du tableau, le personnage capital est le peintre lui-même qui a usé d’un vaste miroir. Il nous regarde. « Vélasquez a introduit le concept du hors-champ qui n’existait pas avant lui dans la peinture », précise ­Andres Ubeda de los Lobos, ­vice-directeur du Prado.

«Créer une telle profondeur en un plan unidimensionnel, c’est un triomphe. Sans oublier les jalousies, les passions et les non-dits », analyse avec finesse Foster, 84 ans, architecte à l’œuvre pour aménager l’annexe et les réserves, pour les 200 ans du Prado en 2019. Col roulé noir et veste de velours prune, il traduit sa vision du Prado en une série d’esquisses multicolores, sorte de grande planche BD annotée d’une main furieuse. Esprit des temps?

De Goya, ce documentaire ne montre guère le peintre de cour aux couleurs de soie, fait juste apercevoir la Maja Desnuda et la Maja Vestida. En 1800, Goya reçoit la commande royale, La Famille de Charles IV. Suivant le précédent de Vélasquez, il fait poser la famille dans une salle du palais. De leurs collections est né le Prado. Peindre son temps. Le 3 de Mayo, ses civils massacrés, le rouge du sang qui fait flaque, signe le caractère immortel et si moderne de ce grand morceau d’histoire. » 
Le Figaro 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

avril 2020:

 

 

 

 

 

L’activité des freelances résiste au confinement

 

 

 

 

 

 

Les spécialistes des nouvelles technologies parviennent à limiter les dégâts selon une enquête réalisée par la plateforme Crème de la Crème

« Au moins un point positif en cette période de crise sanitaire: l’activité des freelances semble plutôt bien résister depuis l’entrée en confinement du pays. C’est ce que révèle un sondage* réalisé par la plateforme Crème de la Crème, spécialiste des métiers de la tech et du digital. Près de la moitié des free-lances (49%) prévoient ainsi que le contexte actuel aura peu d’impact sur leur chiffre d’affaires au deuxième trimestre, et tablent sur une baisse prévisionnelle inférieure à 25%. Un professionnel sur cinq estime en revanche qu’il perdra la moitié de son chiffre d’affaires. Quant aux plus pessimistes, ils sont près d’un quart (23%) à envisager des répercussions fortes, avec une diminution de plus 75% sur leur chiffre d’affaires prévisionnel.

Maintien des missions par les grands groupes

Bonne surpris, les grands groupes ont soutenu l’activité. Pendant ce confinement ils ont maintenu 73,5% les missions en freelances engagées. Ainsi 9 entreprises sur 10 ont accepté le passage en télétravail, rendu possible par l’adaptation des outils au travail à distance. De fait, 8 freelances sur 10 estiment que la période permettra d’installer durablement le télétravail au sein des entreprises. Les spécialistes des métiers de la tech (développeurs, data scientists, UX designers…), sont ceux qui tirent le mieux leur épingle du jeu. Non seulement leurs missions sont maintenues, mais en plus les entreprises continuent à les solliciter. La situation est en revanche plus critique pour ceux qui évoluent dans la communication ou l’univers artistique.

Signe que la majorité d’entre-eux conserve le moral, 51% des sondés se déclarent confiants dans l’avenir, et ne remettent pas en question leur choix pour ce mode de travail. Pragmatiques, ils sont prêts à offrir des tarifs plus avantageux le temps de laisser passer l’orage, mais aussi à saisir les oppurtunités de CDI qui se présenteraient. Réactifs, ils anticipent déjà la sortie du confinement. Pour développer leur portefeuille de clients et trouver de nouveaux projets, ils entretiennent leur réseau. Ils sont par ailleurs 70% à mettre à profit ces semaines de maintien à domicile pour se former et monter en compétences, tout particulièrement dans les nouvelles technologies, data science, machine learning, UX design, SEO. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Journées européennes des métiers d’art passent en mode virtuel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« À défaut d’avoir pu se dérouler comme de coutume, les Journées européennes des métiers d’art (Jema) jouent les prolongations sur les réseaux sociaux. Annulée à l’instar de tous les rassemblements sportifs ou culturels, en raison de la pandémie de Covid-19, la 14e édition des Jema, qui devait initialement se tenir du 3 au 13 avril, a muté sur le digital. Traditionnellement, cette manifestation est l’occasion de découvrir des métiers d’art et d’excellence dans des lieux de création, patrimoniaux ou culturels, qui ouvrent exceptionnellement leurs portes au grand public.

Pour soutenir les professionnels des métiers d’art et du patrimoine vivant, malgré la crise sanitaire, l’Institut national des métiers d’art (Inma) a lancé sur les réseaux sociaux l’opération #JEMAchezmoi. De nombreux artistes ont pu ouvrir virtuellement leurs ateliers aux amateurs d’art et permettre au plus grand nombre de bénéficier de cette opportunité. L’initiative est prolongée jusqu’à la fin du confinement. Parmi les grandes institutions organisant ces visites virtuelles, on retrouve notamment le Château de Versailles (ici, la restauration d’une œuvre) et le Musée Magnin de Dijon. L’entreprise Tissage Moutet, labellisée entreprise du patrimoine vivant, ainsi que l’atelier de teinture naturelle La Bîhe proposent, de leur côté, des tutoriels. Les démonstrations de savoir-faire, comme ceux de Camille Orfèvre, à Paris, ou de la maison Au Cœur du Papier (reliure et restauration de livres anciens), sont aussi à découvrir sur les réseaux sociaux. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Covid-19 : les symptômes peuvent être neurologiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le maladie Covid-19 peut parfois se manifester sous une forme neurologique. Tel est le constat que font des équipes médicales plusieurs semaines après les premières descriptions cliniques de l’infection au coronavirus SARS-CoV-2. Au fur et à mesure que l’épidémie de Covid-19 progresse, des cliniciens, des radiologues et des neurologues mettent en garde vis-à-vis de ces formes cliniques encore peu connues.

Ces manifestations neurologiques s’ajoutent aux lésions cardiologiques, hépatiques, rénales, ophtalmologiques, ORL et dermatologiques récemment décrites. Alors que la plupart des patients atteints de Covid-19 développent de la fièvre, une toux, de la fatigue, une gêne respiratoire, il apparaît que chez certains patients, la maladie peut donc se présenter sous une forme neurologique.

Des neurologues américains du Henry Ford Health System de Détroit (Michigan) ont publié le 31 mars dans la revue Radiology un  cas d’encéphalopathie hémorragique aiguë nécrosante chez une femme testée positive pour le SARS-CoV-2.

La patiente, cinquantenaire, est une employée d’une compagnie aérienne qui présente depuis trois jours, de la toux, une fièvre et un état altéré de conscience. Les examens biologiques initiaux ont été négatifs pour le virus de la grippe. Un test diagnostique RT-PCR de détection sur des prélèvements nasopharyngés revient positif pour le SARS-CoV-2. Le virus n’a pu être recherché dans le liquide céphalorachidien (LCR), l’analyse du LCR ayant été limitée en raison d’une ponction lombaire traumatique. La recherche des virus herpes (VHS1 et 2), du virus varicelle-zona (VZV), et du virus du Nil occidental (West Nile virus) a été négative. Aucune croissance bactérienne n’est observée sur les cultures après trois jours.

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale révèle en revanche de multiples lésions symétriques bilatérales et hémorragiques. La patiente reçoit des immunoglobulines. Cette observation clinique représente un cas présumé d’encéphalopathie hémorragique aiguë nécrosante associée au Covid-19.

On considère que l’encéphalopathie hémorragique aiguë nécrosante, rare complication de la grippe et d’autres infections virales, est due à un « orage cytokinique » intracérébral. En d’autres termes, cette pathologie ne semble pas due à une atteinte directe d’un virus, ou d’un processus post-infectieux, mais à une déferlante de molécules inflammatoires (cytokines) produites par le système immunitaire et ayant gagné le cerveau du fait d’une brèche dans la barrière sang-cerveau (barrière hémato-méningée).

Atteinte aiguë de la moelle épinière

Le 18 mars, des neurologues du Renmin Hospital de l’université de Wuhan ont rapporté un cas de myélite aiguë après infection par le SARS-CoV-2, autrement dit une atteinte de la moelle épinière. Le patient est un homme de 66 ans hospitalisé pour une paralysie flasque aiguë, caractérisée par une perte du tonus musculaire. Il présente de la fièvre et une fatigue depuis deux jours. A son admission, sa température corporelle est de 39 °C. Il ne tousse pas et n’est pas gêné pour respirer. Le patient reçoit un traitement antiviral pendant cinq jours. Il passe ensuite un scanner thoracique qui objective des lésions pulmonaires bilatérales.

Le test de détection du SARS-CoV-2 dans les prélèvements nasopharyngés revient positif. Placé en isolement, ce sexagénaire développe une faiblesse des membres inférieurs avec incontinence urinaire et fécale, qui culmine avec la survenue d’une paralysie flasque des extrémités inférieures. Son état clinique se dégradant rapidement, il est transféré en soins intensifs. Les réflexes musculaires sont affaiblis (3/5) aux membres supérieurs. Ils sont extrêmement faibles (0/5) aux membres inférieurs. La sensibilité superficielle est globalement normale aux membres supérieurs mais il existe des troubles de la sensibilité (toucher, douleur, température) dans la partie inférieure du corps jusqu’au niveau de la 10e vertèbre dorsale, avec sensations anormales (paresthésies) et engourdissement. Au vu de ces éléments cliniques et biologiques, le diagnostic de myélite aiguë est le plus probable, estiment les auteurs.

Les analyses biologiques sanguines révèlent une augmentation des marqueurs de l’inflammation (CRP, procalcitonine, interleukine-6), de même qu’une élévation des enzymes hépatiques qui témoigne d’une atteinte du foie. Le taux de transaminases ASAT et ALAT a atteint un pic au 15ème jour après le début de la maladie, indiquent des hépatologues, co-signataires de l’article.

Les examens sanguins n’ont pas montré de traces d’une infection récente par le virus d’Epstein-Barr (EBV), le cytomégalovirus (CMV) ou la bactérie Mycoplasma pneumoniae (absence d’anticorps IgM), ces trois germes pathogènes pouvant être responsables de myélite aiguë.

Le scanner thoracique montre des images anormales dans les deux poumons, qui évoquent une pneumonie virale. Le scanner du cerveau révèle des images d’accident vasculaire cérébral (infarctus bilatéral au niveau des ganglions de la base et en région périventriculaire). Dans le contexte de pandémie, il n’a pas été possible de réaliser une analyse du liquide céphalo-rachidien (LCR), ni d’IRM de la moelle épinière.

Le patient est traité pendant 14 jours par un cocktail associant antiviraux, antibiotiques, anti-inflammatoires et immunoglobulines. La force musculaire revient à 4/5 aux membres supérieurs, à 1/5 aux membres inférieurs. Au vu de deux tests PCR revenus négatifs à 24 heures d’intervalle et de la disparition des anomalies pulmonaires au scanner thoracique, le patient est autorisé à sortir de l’hôpital pour entrer en confinement et débuter un programme de rééducation.

Les neurologues considèrent que ce patient a développé une myélite aiguë post-infectieuse (atteinte de la moelle épinière une semaine après apparition de la fièvre) et qu’une paralysie aiguë peut donc être une complication neurologique associée au Covid-19. Il est possible que les molécules inflammatoires produites par le système immunitaire qui lutte contre le SARS-CoV-2 puissent être impliquées dans la survenue de lésions de la moelle épinière. » Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En pleine pandémie, le secteur de la santé est ciblé par les cybercriminels

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les hôpitaux de Paris, un hôpital tchèque, le ministère américain de la Santé… Ces dernières semaines, tous ont fait les frais de cyberattaques. Mais la résistance s’organise, parfois menée par les hackers eux-mêmes.

« Dans la matinée du 22 mars, en pleine crise d’épidémie de coronavirus, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), chargée de gérer 39 hôpitaux publics en Île-de-France a été victime d’une attaque informatique. Cette attaque visant à surcharger ses serveurs a heureusement été déjouée rapidement, évitant ainsi un impact critique. Seul l’accès externe à la messagerie, à Skype et aux applications de l’AP-HP a été brièvement bloqué, le temps de gérer la situation.

La santé ciblée partout dans le monde

Les hôpitaux de Paris ne sont pas les premiers à subir pareilles attaques depuis le début de l’épidémie. Le 13 mars déjà, l’hôpital de Brno, deuxième plus important de République tchèque a été contraint de couper son réseau, de déconnecter ses postes informatiques, et de décaler des opérations chirurgicales à la suite d’une cyberattaque majeure. Quelques jours plus tard, le ministère américain de la Santé est à son tour devenu la cible des hackers. Comme le relate le média Bloomberg, le site du ministère a été submergé par des millions de requêtes simultanées.

En France, les professionnels du secteur de la santé gardent en mémoire l’attaque du CHU de Rouen, survenue un novembre dernier. Infectés par un ransomware (rançongiciel en français), les ordinateurs de l’hôpital étaient complètement paralysés, obligeant le personnel à revenir pendant plusieurs jours au bon vieux papier crayon.

La résistance s’organise

En réaction, des initiatives de cyber sécurité ont été lancées aux quatre coins du monde pour tenter de protéger le secteur de la santé, particulièrement fragile depuis quelques semaines. Il y a quelques jours, le cyber expert israélien Ohad Zaidenberg a créé un groupe visant à combattre les hackers qui profitent de la situation pour déstabiliser les services de santé. Il a depuis été rejoint par plus de 200 volontaires. Un autre groupe, Cyber Volunteers 19, poursuit les mêmes objectifs.

Certains hackers habituellement malveillants semblent conserver un brin d’humanité. Contactés par le site Beeping Computer, de grands groupes de piratage, comme Maze, ont assuré qu’ils ne s’attaqueraient pas aux hôpitaux jusqu’à ce que la situation se stabilise. Ils précisent cependant que l’industrie pharmaceutique, «qui gagne beaucoup d’argent», ne serait pas épargnée. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mars2020:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Coronavirus : le Covid-19 peut survivre trois jours sur certaines surfaces

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une étude menée par des scientifiques américains publiée ce mercredi apporte de nouveaux éléments sur la durée de vie du Covid-19 en dehors du corps humain. Il peut survivre jusqu’à 72 heures sur des surfaces plastiques et en acier. Pas de quoi expliquer pour autant sa forte contagiosité.

« C’est l’une des grandes questions entourant la propagation du coronavirus : quelle est sa durée de vie en dehors du corps humain ? Autrement dit : est-il possible d’être contaminé sans un contact direct avec une personne infectée ? A mesure que la connaissance du virus s’affine, la réponse se fait plus précise.

Des scientifiques de plusieurs universités et des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains ont réalisé plusieurs séries de tests pour connaître les capacités de survie du Covid-19. Ils l’ont notamment déposé sur plusieurs types de surfaces inertes et l’ont pulvérisé dans l’air à l’aide d’un nébuliseur, une sorte de brumisateur.

72 heures sur du plastique ou de l’acier

Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans le NEJM. Selon cette étude, le Covid-19 est détectable dans l’air jusqu’à trois heures après son émission et peut rester jusqu’à trois jours sur certaines surfaces.

Dans le détail, le coronavirus survit très bien sur le plastique et l’acier inoxydable, jusqu’à 72 heures. Sur du carton, il reste détectable pendant 24 heures.

Survie ne veut pas dire contagiosité

Mais une telle durée de survie ne signifie pas nécessairement que le Covid-19 conserve la même capacité à se propager que lors de contacts directs entre personnes. Les scientifiques notent ainsi que, si le virus reste détectable aussi longtemps, sa charge virale (le nombre de copies du virus présentes) diminue très rapidement et le rend moins puissant.

L’utilisation d’un nébuliseur pour simuler la présence du coronavirus dans l’air est également discutée. La pulvérisation en aérosol ne simule pas efficacement la toux ou les éternuements d’un malade et présente un risque d’augmenter artificiellement l’ampleur de la présence du Covid-19. Celui-ci se transmet principalement par des microgouttelettes de salive émises. Sous cette forme, il ne serait viable que quelques secondes.

Une viabilité similaire à celle du SRAS de 2003

Des tests similaires pratiqués avec le coronavirus du SRAS de 2003 avaient abouti à une viabilité équivalente hors du corps humain. Cela ne permet donc pas d’expliquer pourquoi la pandémie de Covid-19 touche désormais près de 200.000 personnes, alors que le SRAS n’a contaminé que 8.000 patients.

Les différences épidémiologiques « viennent probablement d’autres facteurs. Notamment une charge virale plus élevée dans les voies respiratoires supérieures » et la capacité des patients ne présentant pas de symptômes à transmettre le nouveau coronavirus, estiment les auteurs de l’étude. » Les Échos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bourse : l’Espagne et l’Italie bannissent la vente à découvert sur des dizaines de titres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les régulateurs espagnol et italien des marchés financiers ont décidé d’interdire le short selling – la vente à découvert – sur les marchés ce vendredi. L’opération vise à protéger les titres les plus touchés des traders qui voudraient continuer à parier sur leur chute.

“Après le krach de jeudi, les régulateurs boursiers prennent des mesures pour éviter de nouvelles déroutes. L’Espagne et l’Italie ont décidé de bannir pour la journée les « ventes à découvert » (short selling) sur plusieurs dizaines de titres.

En Espagne, ce sont les actions liquides – qui s’échangent facilement sur les marchés – ayant perdu 10 % de leur valeur qui sont concernées, ainsi que toutes les actions illiquides qui ont perdu plus de 20 %. Soit 69 titres. En Italie, l’interdiction concerne 85 titres.

Ces mesures visent à protéger ces titres contre les traders qui voudraient parier sur une aggravation de leur chute. Parmi les entreprises mises sous cloche, la banque italienne UniCredit, le constructeur automobile Fiat Chrysler ou encore le géant des télécoms Telefonica. Jeudi, les Bourses italienne et espagnole ont toutes deux connu la pire journée de leur histoire, perdant respectivement 14 % et 17 %.

A rebours de ses consoeurs, l’autorité française des marchés (AMF) dit ne pas avoir constaté « à ce stade » de hausses alarmantes de la vente à découvert. Cette interdiction est « une mesure d’urgence prévue à l’article 23 du règlement européen ‘ventes à découvert’, précise l’AMF. Il s’agit d’une mesure technique temporaire, un coupe-circuit en quelque sorte ». Le CAC 40 a pourtant également vécu jeudi la pire séance de son histoire (-12 %). Mais le régulateur dit préférer une réponse européenne.

Techniquement, un investisseur qui vend à découvert commence par emprunter un titre qu’il va vendre immédiatement, en espérant pouvoir le racheter plus tard à un prix inférieur, pour le rendre à son propriétaire. Problème, cette pratique est accusée d’aggraver les mouvements baissiers étant donné que cela crée un grand nombre de ventes « artificielles » sur un titre.” Les Échos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

César de Polanski: Nicolas Bedos au secours de Fanny Ardant, pleine d’«humanité et de décence»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La comédienne avait déclaré vouloir «défendre cet homme seul contre tous» à l’issue de la cérémonie qui a sacré le réalisateur de J’accuse.

« Après Carla Bruni, c’est au tour de Nicolas Bedos de soutenir Fanny Ardant. Le réalisateur de La Belle Époque est venu au secours de son amie sur Instagram, quatre jours après la cérémonie tant controversée des César.

«Face à celles et ceux qui saturent [ses] comptes Facebook et Instagram d’insultes sur Fanny Ardant», Nicolas Bedos a une réponse toute prête en cinq points. «Je l’aime et quand j’aime, c’est à vie», rappelle-t-il dans une publication, refusant de condamner celle qui a affiché ouvertement son soutien à Roman Polanski.

Récompensée du César de la meilleure actrice dans un second rôle, Fanny Ardant avait pris la défense du réalisateur, accusé d’agressions sexuelles et poursuivi par la justice américaine, peu après la cérémonie. «J’aime beaucoup Roman Polanski, donc je suis heureuse pour lui», avait-elle confié, se moquant bien de choquer les ligues féministes.

Je n’aime pas la condamnation», disait-elle en parlant de Polanski. L’actrice entend bien défendre «cet homme seul contre tous», qui est «comme la famille». «J’ai envie de lui apporter une chaleur», avait-elle poursuivi.

Elle n’a jamais remis en question l’indignation et la colère d’Adèle Haenel», affirme Nicolas Bedos en faisant référence au départ de l’actrice en pleine cérémonie. Pour le réalisateur, Fanny Ardant, qui joue dans La Belle Époque, était dans son droit en soutenant «un ami, qu’elle refusait d’accabler davantage ce soir-là».

Le cinéaste récompensé du César du meilleur scénario original lors de cette 45e édition reproche également aux internautes de voir de «l’aveuglement et de l’indécence» dans les propos de Fanny Ardant. Lui n’y perçoit que de «l’humanité et de la décence».

«Qui sommes-nous pour juger leur histoire?», poursuit-il, avant d’appeler à plus de «respect et de modestie» envers la comédienne.

Depuis la remise du César du meilleur réalisateur à Roman Polanski vendredi 29 février, le monde du cinéma se divise. Les acteurs Patrick Chesnais et Lambert Wilson ont jugé les César pathétiques, dénonçant un «terrorisme du politiquement correct», tandis qu’Alexandra Lamy a exprimé tout son soutien à Adèle Haenel. Jean Dujardin a quant à lui déclaré «Je me casse, ça pue dans ce pays», accompagné d’une photo de lui sur un tapis roulant d’aéroport, masque de protection au visage. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affaire Bamberski : Le combat d’une vie

 

 

 

 

 

Affaire Bamberski : libération du médecin allemand pour raison médicale

Dieter Krombach avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle en 2011 pour le meurtre de sa belle-fille.

Un médecin allemand de 84 ans, Dieter Krombach, condamné pour le meurtre en 1982 de sa belle-fille Kalinka Bamberski, a été remis en liberté vendredi 21 février en France pour raison médicale, épilogue d’un feuilleton judiciaire datant de près de 40 ans.

Condamné en 2011 à 15 ans de réclusion criminelle pour violences volontaires aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner, l’ex-cardiologue a quitté vendredi la prison de Melun, en région parisienne.

La persévérance et la volonté d’un père en quête de justice

André Bamberski et Kalinka, 1982

Kalinka Bamberski, 14 ans, avait été retrouvée morte le 10 juillet 1982 à son domicile de Lindau, en Allemagne, où elle passait des vacances. Malgré les efforts d’André Bamberski, le père de la jeune fille, la justice allemande avait abandonné en 1987 toute poursuite à l’encontre du médecin, qui vivait libre. La justice française, en revanche, l’avait condamné par contumace à 15 ans de prison. En 2009, l’affaire avait connu un rebondissement retentissant quand Dieter Krombach avait été retrouvé ligoté et bâillonné sur un trottoir de Mulhouse, dans l’est de la France, après un enlèvement orchestré par André Bamberski. Il avait alors été arrêté, jugé devant une cour d’assises en 2011, puis en appel en 2012.

Pour son enlèvement, exécuté par deux hommes de main, l’un kosovar et l’autre géorgien, André Bamberski sera condamné en juin 2014 à Mulhouse à un an de prison avec sursis. Lors du procès, le procureur avait déclaré «comprendre» le combat du prévenu et confié rester «le souffle court devant tant de persévérance et de volonté».

Daniel Auteuil dans le rôle du père

André Bamberski reste persuadé, comme il l’est depuis qu’il a lu le rapport d’autopsie, quatre mois après le décès de sa fille, que Dieter Krombach l’a violée avant de la tuer pour cacher son crime sexuel. Le médecin avait quant à lui émis lors de son procès en appel l’hypothèse de l’erreur médicale, expliquant avoir administré à Kalinka un somnifère qu’il ne connaissait pas et qui aurait pu provoquer le décès. Invoquant le droit à ne pas être jugé ou puni deux fois, Dieter Krombach avait introduit en octobre 2014 une requête devant la Cour européenne des droits l’Homme. Sans succès. Il réclamait depuis cinq ans d’être libéré pour raison médicale. En 2016, une expertise avait montré qu’il souffrait d’une pathologie cardio-vasculaire «susceptible de menacer son pronostic vital».

L’octogénaire avait été réexaminé à l’été 2019 et les experts avaient conclu que son état de santé était désormais incompatible avec une détention dans des conditions ordinaires. Le détenu souffrait de pathologies neurologiques et cardiaques.

L’«affaire Bamberski», a également inspiré le réalisateur Vincent Garenq qui en a fait un film, Au nom de ma fille,sortie en 2016 avec en tête d’affiche Daniel Auteuil interprétant André Bamberski, le père de la jeune fille. Un film poignant et d’un réalisme saisissant qui témoigne de l’amour d’un père pour sa fille assassinée injustement.

André Bamberski : «J’en ai assez des procédures judiciaires, je veux tourner la page»

INTERVIEW – André Bamberski a été condamné mercredi à Mulhouse à un an de prison avec sursis pour avoir fait enlever en Allemagne Dieter Krombach, afin qu’il soit jugé en France pour la mort de sa fille. Il n’a pas envie de faire appel. Et veut désormais en rester là.

Publié le 18 juin 2014

André BAMBERSKI. – Je suis déçu que l’on ai pas retenu la contrainte morale comme mon avocat l’avait plaidée en demandant la relaxe. Mais à titre personnel, je n’ai pas envie de faire appel. Je veux en rester là car j’en ai assez des procédures judiciaires, je veux tourner la page. Toutefois, je vais m’entretenir avec mes avocats pour savoir ce que l’on va faire. Nous allons étudier les motivations du jugement.

Que pensez-vous de la peine d’un an ferme prononcé contre les deux autres prévenus qui avaient enlevé le docteur Dieter Krombach?

Comme je l’avais signalé à la barre du tribunal, je leur suis reconnaissant d’avoir fait ce qu’ils ont fait. J’aurais préféré que les juges m’infligent une peine ferme plutôt qu’à eux.

Avez-vous l’intention de réagir concernant la procédure civile?

Le tribunal a ordonné une nouvelle expertise pour évaluer les dommages de Krombach liés à l’enlèvement. Une première expertise avait estimé qu‘il n’y avait aucune séquelle d’incapacité permanente liée aux blessures provoquées durant l’arrestation et l’enlèvement. Je ne vois pas pourquoi il devrait y avoir un nouvel examen. Krombach va tenter de démontrer que ses maladies pourtant antérieures sont la conséquence de l’enlèvement. Je vais voir avec mes avocats comment réagir dans le cadre de cette procédure civile.” Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

février2020

 

 

 

 

 

 

Pesticides: Bayer et BASF condamnés à verser 265 millions de dollars à un cultivateur aux États-Unis

 

 

 

 

 

 

 

Le cultivateur reprochait au pesticide dicamba des deux groupes allemands d’avoir détruit ses vergers de pêches.

« Les groupes allemands Bayer et BASF ont été condamnés par un tribunal américain à verser un dédommagement de 265 millions de dollars (244 millions d’euros) à un cultivateur reprochant à leur pesticide dicamba d’avoir détruit ses vergers de pêches. La décision a été rendue samedi par le jury du tribunal fédéral de Cape Girardeau, dans le Missouri (centre), à la suite d’une requête de Bill Bader affirmant que les deux sociétés encourageaient les cultivateurs à utiliser le dicamba de manière irresponsable. Le dicamba est un pesticide populaire mais controversé pour sa tendance à se propager facilement et à tuer les plantes moins résistantes.

Selon l’agence Bloomberg, il s’agit du premier procès aux États-Unis concernant le pesticide dicamba. Comme le RoundUp, un autre pesticide controversé commercialisé par Monsanto, le dicamba est sur le marché depuis de nombreuses années. Un peu partout aux États-Unis, des agriculteurs ont porté plainte contre Bayer pour les pertes subies à cause du dicamba. Cette décision de justice intervient après une autre affaire dans laquelle Bayer a été condamné par un jury californien à verser 290 millions de dollars (267 millions) à un jardinier atteint d’un cancer incurable, pour ne pas avoir suffisamment informé de la dangerosité du RoundUp.

Bayer, qui a fait valoir que le dicamba était sans danger pour les cultures tant que les utilisateurs suivaient les instructions, a annoncé dans un communiqué lundi son intention de faire appel «dans les plus brefs délais». BASF n’était pas joignable dans l’immédiat pour réagir. Bayer a racheté en 2018 le mastodonte américain des OGM et des semences, Monsanto, et a dû céder à BASF une partie de ses activités agrochimiques pour satisfaire les autorités de la concurrence. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un père et son fils arrêtés pour pillage archéologique au lac d’Aiguebelette en Savoie

 

 

 

 

 

 

Pointes de flèche, haches, couteaux, statuettes ainsi que pièces de monnaie, datant du néolithique à l’Antiquité, ont été retrouvés au domicile des suspects.

« Un père et son fils ont été interpellés lundi en Savoie pour le pillage des années durant de milliers de pièces archéologiques, certaines datant de l’âge de bronze, qu’ils trouvaient au fond et aux abords du lac d’Aiguebelette, ont indiqué mercredi 12 février les gendarmes.

Âgés de 43 ans et de 19 ans, les deux hommes ont reconnu les faits lors de leur garde à vue à l’issue de laquelle ils sont ressortis libres, ont-ils précisé, confirmant une information de France Bleu Isère. «C’est le parquet de Chambéry qui décidera des poursuites dans l’attente d’un rapport d’expertise de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et en fonction des investigations», a-t-on ajouté de même source. Le père et le fils sont visés par une enquête préliminaire pour «destruction ou modification sans autorisation d’un territoire classé», «dégradation d’un patrimoine archéologique», «vol d’objets classés et »utilisation sans autorisation de détecteurs de métaux«.

Les faits remontent à mai 2019 quand les gardes du lac d’Aiguebelette, qui recèle un site palafittique, des vestiges d’habitations lacustres préhistoriques classé au patrimoine mondial de l’Unesco, remarquent le comportement suspect des deux hommes. Ces derniers, équipés de détecteurs de métaux, longeaient les bords du lac ou effectuaient des plongées en bouteilles pour remonter des artefacts.

De nombreux artefacts retrouvés

Pointes de flèche, haches, couteaux, statuettes ainsi que pièces de monnaie de grande valeur, datant du néolithique, de l’Âge du Bronze et de l’Antiquité, ont été retrouvés au domicile des suspects. L’ensemble des pièces, près de 3.000 au total, a été saisie dans le cadre de l’enquête, qui n’a pas permis pour l’instant de déterminer s’il y avait eu un trafic.

Deux experts de la direction régionale des affaires culturelles de Lyon et un du département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines de Marseille ont assisté les gendarmes lors de la perquisition et confirmé la valeur du trésor archéologique à au moins «plusieurs dizaines de milliers d’euros», selon la même source. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Restauration des vieux films : le CNC peut solliciter les mécènes

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Centre national du cinéma a consacré 68 millions d’euros à la restauration des vieux films du patrimoine entre 2012 et 2019. Mais le budget va baisser et l’argent du privé doit prendre le relais.

“Après un faux départ l’an dernier, le Centre national du cinéma (CNC) vient officiellement de lancer son plan en faveur du mécénat pour la restauration des vieux films de patrimoine. En dépit de l’effort général d’équilibrage des comptes publics, l’institution au coeur du cinéma français a réussi à obtenir le droit d’émettre un reçu fiscal donnant droit à des allègements d’impôts. Comme les mécènes d’autres arts, ceux qui veulent sauver des Rohmer ou des Franju obtiendront ainsi une réduction d’impôt sur le revenu de 60 % du montant du don, pour les entreprises (dans la limite de 0,05 % du chiffre d’affaires), et de 66 % pour les particuliers (dans la limite de 20 % de l’impôt).

Le CNC prévoit des « bonus ». Ceux qui donneront plus de 20.000 euros auront droit à une projection du film, à une visite d’entreprise du site de conservation du CNC et à des « goodies ». Ceux qui donneront plus de 1 million d’euros auront droit à la mention de leur nom et logo au générique de début, à une invitation au gala des mécènes et à un déjeuner avec le président du CNC ou le réalisateur du film, ainsi qu’à leur nom sur le coffret DVD. Plusieurs autres gradations sont prévues. De 2012 à 2019, 68 millions d’euros ont été attribués aux ayants droit d’oeuvres de patrimoine pour la numérisation et la restauration de 1.200 films, précise le CNC. Mais l’institution ne peut budgéter désormais que 2,8 millions par an pour ce poste si elle veut équilibrer son budget. Or « la richesse du patrimoine à restaurer et le coût très élevé de ces opérations particulièrement complexes génèrent un besoin de financement considérable », dit le CNC. D’où le recours au mécénat.

Des entreprises ont déjà soutenu la restauration de films : la fondation GAN ou des marques de luxe (Chanel pour « L’Année dernière à Marienbad »). Il s’agit dans ce cas-là de sponsoring. Les montants peuvent être passés en charges pour réduire le bénéfice imposable mais c’est moins avantageux que le mécénat.

Le CNC se propose d’agir en « tiers de confiance » car une entreprise ou personne privée, le propriétaire du film, ne peut pas recevoir de mécénat. « L’ayant droit du film autorise le CNC à restaurer son film grâce à l’argent du mécénat ; le mécène et le CNC s’accordent sur les contreparties dont bénéficiera le mécène ; les travaux se font sous la seule responsabilité du CNC en lien étroit avec l’ayant droit du film, par des prestataires et dans le cadre de marchés conclus par le CNC ; enfin, l’ayant droit informe le mécène et le CNC des exploitations ultérieures du film et autorise le CNC à utiliser la version restaurée dans le cadre d’actions culturelles non commerciales, de contreparties, et de communications autour du dispositif », précise le CNC.”

Les Échos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’anarchie des gènes : la preuve du poulet

 

 

 

 

 

 

 

« La nouvelle expérience (1) publiée par l’équipe d’Olivier Gandrillon va un peu plus loin. Elle soumet les cellules souches de sang de poulet en phase de différenciation à des produits chimiques qui vont soit diminuer, soit augmenter l’expression au hasard des gènes. Si la théorie génétique en vigueur a raison, alors plus il y a d’expression au hasard et moins la différenciation va pouvoir se produire, car le « programme » sera contrarié. Si Kupiec a raison, alors plus il y aura de variations au hasard… et plus le processus de différenciation sera actif, augmentant le pourcentage de cellules différenciées. Et qui a raison ? Kupiec et sa théorie anarchiste, énoncée pour la première fois dès 1983, répondent les résultats de l’expérience !

Cette théorie affirme le rôle prépondérant de la variabilité au hasard de l’activation de gènes, écartant la métaphore et le concept de « programme génétique », dans le fonctionnement intime du vivant.  Bien sûr, s’il n’y avait que la variation au hasard… les chats pourraient engendrer des canaris. Ce hasard est donc contraint par la sélection naturelle due à l’environnement – constitué des autres cellules – selon le concept du grand Charles Darwin. Et chaque cellule y poursuit son seul objectif égoïste : manger et survivre. C’est ce jeu à fortes contraintes qui produit l’apparence d’ordre et de « programme » du vivant qui impressionne tant les biologistes comme tous les êtres humains qui s’interrogent sur l’origine de cet ordre apparent : les embryons semblent se développer selon un plan, les espèces semblent résulter de l’obéissance à un « modèle » par les individus qui les constituent.

Mystère profond

Ce nouvel article, nouveau pavé dans la mare aux idées, oblige à se poser sérieusement la question  :  la biologie est-elle confrontée à un mystère profond, mettant en cause des décennies de recherches ? Ou plutôt la conviction théorique la plus répandue dans les laboratoires : les gènes et le génome des individus sont vraiment des instructions que suivent les cellules.

L’affaire n’est pas nouvelle puisque les articles fondateurs de Jean-Jacques Kupiec remontent aux années 1980 et 1990. Le débat fut tout d’abord très discret, et plutôt rude, entre spécialistes, Kupiec se heurtant à une hostilité générale. Puis, il y a près de 20 ans lançaient un débat plus large. Leur thèse ? La génétique se fourvoie en essayant depuis son origine de penser l’action du génome sous la forme d’un programme contenant des instructions à suivre à la lettre par la machinerie de chaque cellule – qui est le véritable niveau élémentaire de la vie et non les gènes.  Une pensée qui a longtemps puisé dans la métaphore de l’informatique pour sa vulgarisation, mais aussi pour le travail scientifique, tant théorique que pratique, comme pour l’organisation et le financement des recherches. » Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Janvier2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pinocchio de Matteo Garrone, de nouvelles images sombres et nostalgiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une deuxième bande-annonce de l’adaptation du conte de Carlo Collodi, orchestrée par le réalisateur italien vient d’être diffusée. Sortie le 18 mars 2020.

« Point de mafieux ou de sombre histoire de toiletteur pour chien maltraité dans le prochain film de Matteo Garrone. Le réalisateur de Gomorra et de Dogman revient le 18 mars avec Pinocchio, nouvelle adaptation du conte de Carlo Collodi marquant le retour de Roberto Benigni au grand écran, sous les traits de Gepetto.

Au vu des nouvelles images diffusées hier, l’histoire revisitée par Matteo Garrone s’éloigne de l’imagerie colorée et lisse de la version Disney pour offrir un conte à la photographie plus ténébreuse, sans se départir d’une dimension fantaisiste et d’une dose d’humour.

Aux côtés de Roberto Benigni, la Française Marine Vatch campe la fée bleue tandis que le jeune Federico Lelapi incarne Pinocchio. Les images promettent une savoureuse interprétation du facétieux pantin de bois.

Adaptations en série

Le réalisateur italien s’est déjà frotté au genre du conte fantastique avec Tale of Tales où il a exploré la noirceur des histoires pour enfants. Une vision dont il semble s’inspirer dans cette adaptation. Roberto Benigni, lui s’est déjà confronté en 2002 à l’histoire du petit menteur en tant que metteur en scène et acteur dans son Pinocchio.

Le personnage créé en 1881 par le journaliste et écrivain Carlo Lorenzini, plus connu sous le nom de Carlo Collodi, n’a pas fini de nous enchanter. Une version en stop motion est actuellement en tournage dirigée par Guillermo de Toro, pour Netflix. Le réalisateur mexicain a choisi de replacer l’histoire dans l’Italie des années 1930, une période marquée par l’emprise du fascisme et la dictature de Mussolini.

Disney n’est pas en reste. La firme aux grandes oreilles a annoncé son intention d’adapter l’histoire du petit pantin, avec Tom Hanks pressenti pour le rôle de Gepetto. » Le Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un fragment de cerveau humain de 2600 ans très bien conservé

 

 

 

 

 

 

 

« C’est l’histoire d’un cerveau humain datant de 2600 ans que des biologistes et archéologues britanniques ont étudié afin de comprendre comment il a pu être préservé pendant plus de deux millénaires. Ces scientifiques rapportent leurs résultats dans un article publié le 8 janvier 2020 dans le Journal of Society Interface.

En août 2008, des archéologues découvrent un crâne humain contenant les restes d’un cerveau dans une fosse aux abords du village de Heslington, non loin d’York.Les fouilles ont été entreprises avant la construction d’un nouveau campus sur un site préhistorique occupé de l’âge du bronze jusqu’au milieu de l’âge du fer.

Le crâne noirâtre avec sa mandibule articulée repose face contre terre sur un fond humide, une boue argileuse et sableuse. A travers le trou occipital situé à l’arrière et en bas du crâne, les chercheurs aperçoivent à la lumière d’une lampe électrique le cerveau sous la forme d’une masse de couleur jaune-brunâtre. La datation au carbone 14 du collagène osseux a permis de dater le crâne entre 673 et 482 ans avant notre ère.

Après ouverture du crâne, les chercheurs découvrent cinq masses ainsi que de nombreux minuscules fragments de tissu cérébral. Les plus gros ont une surface lisse et une texture semblable à celle du tofu. A la lumière du jour, le cerveau est de couleur rose-brun ou bronzé. Il est rétréci, avec un volume réduit à environ 20 % de celui d’un cerveau frais. Le plus gros fragment cérébral, qui mesure environ 70 mm x 60 mm x 30 mm, comporte également une membrane noire, sans doute une méninge.

Décapitation

Le crâne découvert est celui d’un homme dont tout indique qu’il a été décapité. L’examen a montré que la décapitation avait été réalisée au moyen d’un couteau à lame mince, introduit à la face antérieure de la gorge puis enfoncé sur toute la profondeur du cou. « Il est peu probable que cela ait pu être entrepris sur un individu conscient », déclaraient déjà, en 2011, ces chercheurs dans un article publié dans le Journal of Archaeological Science qui relatait la découverte du crâne de « l’homme de Heslington ».

Ces scientifiques de l’Institut de neurologie de l’University College de Londres et des archéologues de l’université de Bradford vont alors entreprendre d’étudier les protéines contenues dans un grand fragment de tissu cérébral retrouvé en excellent état de conservation. Après nettoyage des sédiments qui le recouvrent, les circonvolutions et sillons apparaissent distinctement à sa surface. La répartition entre substance blanche et grise n’est cependant pas discernable à l’œil nu.

La préservation de ce tissu cérébral humain est un mystère dans la mesure où la décomposition débute quelques minutes après la mort. Après le décès, il se produit en effet une autolyse, autrement dit une nécrose tissulaire liée à une digestion massive des constituants cellulaires sous l’action d’enzymes (protéases, phospolipases) qui détruisent les protéines et les lipides. Contrairement à d’autres régions du corps, l’autolyse débute très rapidement dans le cerveau. Dans un délai de 36 à 72 heures, la putréfaction commence, le corps entier étant réduit à l’état de squelette en 5 à 10 ans. Logiquement, la préservation de protéines du cerveau humain à température ambiante dans des circonstances naturelles durant des millénaires n’aurait donc pas du se produire. Dans le cerveau humain, la stabilité des neurones et de leurs prolongements (les axones) dépend en grande partie d’un réseau dense de protéines constituant le cytosquelette de ces cellules nerveuses. Parmi ces protéines, on trouve les « filaments intermédiaires ». Ces fibres, d’un diamètre compris entre 8 et 12 nanomètres, assurent normalement le maintien de la forme des neurones et des astrocytes, ces cellules jouant un rôle de support des neurones. Les filaments intermédiaires des neurones et de leurs axones sont appelés neurofilaments. Ceux des astrocytes renferment la protéine GFAP (protéine gliale fibrillaire acide). » Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carlos Ghosn: il a été victime d’une complot japonais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce que l’affaire Carlos Ghosn révèle de la justice japonaise

 

 

 

La Tribune, Michel Santi

“Emprisonnement qui se prolonge indéfiniment sans inculpation, interdiction d’avoir accès au dossier, interrogatoires à répétition à toute heure du jour et de la nuit en l’absence d’un avocat, conditions de détention extrêmement rudes, quasi-impossibilité de libération sous caution sont autant de moyens de pression intenses couramment employés – y compris pour les cas n’impliquant aucune violence physique – par une démocratie japonaise qui ne se préoccupe donc ni de la présomption d’innocence ni des droits du mis en cause. Je ne sais si la justice est le reflet – ou la conséquence – du milieu des affaires nippon qui est violent et où la parole donnée compte pour fort peu de choses, toujours est-il que le fondement suprême du système judiciaire nippon est la présomption de culpabilité. Il faut en effet en venir aux extrêmes dans ce pays – tant moralement que physiquement – pour prouver son innocence! Ainsi, Carlos Ghosn – pour revenir à cet exemple- serait bien mieux traité et aurait une bien meilleure chance d’être libéré sous caution en attente de son procès…s’il avouait ses crimes, avérés ou pas! Il restera emprisonné, autrement dit, dans de telles conditions, et ce tant qu’il continuera à nier.

Il va de soi qu’un tel rouleau compresseur favorise les fausses confessions de prisonniers qui craquent d’autant plus facilement et rapidement qu’ils ne sont assistés d’aucun défenseur pendant ces épreuves sordides, et qu’ils sont totalement coupés du monde. Cette justice japonaise qui se targue d’un taux de condamnation de 99% devrait pourtant se poser de sérieuses questions tant il semble évident que la limitation dans le temps de la détention provisoire combinée à l’assistance d’un avocat réduirait considérablement ce palmarès digne d’un régime dictatorial. De fait, une telle procédure inique où l’accusation ne prévaut que par et que grâce à l’aveu – seule et unique technique d’investigation – est indigne d’une grande démocratie. Ce taux de condamnation de 99% n’honore effectivement pas une justice qui – en toute logique – n’instruit donc que les dossiers qu’elle est certaine de gagner, quand ce sont précisément les relaxes et les non-lieux qui caractérisent une justice impartiale, ou tout simplement humaine.”

 

 

Ghosn déterminé à «combattre» la notice rouge d’Interpol

Ghosn a répondu à un «interrogatoire […] pour écouter son témoignage au sujet de la notice rouge» d’Interpol, avait précisé le parquet libanais. Émis par la justice japonaise, ce document a été reçu par Beyrouth la semaine dernière. Il demande l’arrestation de l’homme d’affaires pour qu’il puisse être jugé au Japon, d’où il s’est enfui dans des circonstances rocambolesques fin décembre. La rencontre a eu lieu «sous la supervision de la Cour générale de Cassation», précise l’agence ANI.

Le Japon a accentué la pression sur le Liban, afin de récupérer Carlos Ghosn pour qu’il soit jugé dans l’Archipel. Carlos Ghosn a déclaré hier faire confiance à la justice du Liban, remerciant le pays pour l’avoir accueilli et protégé. Le pays n’a pas d’accord d’extradition avec l’Archipel, il devrait donc pouvoir y rester sans être inquiété. «On peut combattre une notice rouge» d’Interpol, a également voulu croire l’ancien PDG durant sa conférence de presse, citant ses avocats. Il a aussi dit ne pas se considérer comme «un prisonnier au Liban», se disant «ravi d’être ici» et prêt à y rester un long moment.” Le Figaro

 

Carlos Ghosn se pose en victime d’un complot, orchestré par “une poignée d’individus sans scrupules”

“L’ancien PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn a dénoncé, ce mercredi, un “coup monté” contre lui et s’est dit décidé à “laver son honneur”, lors de sa première apparition publique à Beyrouth depuis sa fuite rocambolesque du Japon, où il est accusé de malversations financières.

Devant un parterre de quelque 150 journalistes méticuleusement choisis par son équipe de communication, le capitaine d’industrie déchu, théâtral et doigt accusateur, l’a proclamé: “présumé coupable”par le système judiciaire japonais, il n’avait “d’autre choix” que de fuir face à des accusations “sans fondements”. “J’étais otage” au Japon, a-t-il ajouté, arguant de son “innocence”. L’homme s’est dit “prêt à rester longtemps” au Liban, tout en précisant qu’il était “prêt à être jugé n’importe où à condition d’avoir un procès équitable”.

M. Ghosn, 65 ans, qui fait l’objet de quatre inculpations au Japon, a dénoncé la “collusion, partout”entre Nissan et le procureur japonais, particulièrement au sujet de son arrestation, “un coup monté”selon lui, alors qu’il s’apprêtait à organiser une fusion entre Renault et Nissan. “Mon calvaire inimaginable résulte d’une poignée d’individus sans scrupules et vindicatifs”, a-t-il insisté.” MSN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paris bloque l’exportation du Cimabue de tous les records, vendu 24 millions d’euros en octobre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ministre de la Culture Franck Riester souhaite que ce rare tableau du peintre italien rejoigne les collections nationales. Il a 30 mois pour réunir les fonds nécessaires.

« C’est un mauvais cadeau de Noël… Après l’euphorie des enchères qui ont propulsé le Christ moqué de Cimabue, jusqu’à 24 millions d’euros le 27 octobre sous le marteau de Dominique Le Coënt à Senlis, c’est une grosse déception pour les vendeurs qui ne verront pas de si tôt la couleur de leur argent…

 

C’est par un simple communiqué diffusé lundi que le ministère de la Culture a annoncé que ce petit panneau de bois trouvé dans un inventaire à Compiègne et finalement attribuée au maître de la pre Renaissance italienne par le cabinet d’Eric Turpin, était classé « Trésor national « . Le ministre Riester a en effet décidé de refuser la délivrance du certificat d’exportation pour cette œuvre majeure et inédite peinte autour de 1280. Ce qui lui laisse un délai de 30 mois pour faire une proposition d’acquisition. Le jour de la vente, l’État avait bien envoyé un émissaire pour préempter ce Christ moqué à hauteur de 15 millions d’euros mais il avait du rapidement s’incliner dans une bataille serrée qui avait opposé plusieurs acheteurs. Le Metropolitan de New York, dernier sous-enchérisseur, ne lâcha prise que face à un courtier agissant pour le compte des propriétaires de la célébre collection Alana dont les trésors sont exposés en ce moment au musée Jacquemart-André.

Ce prix record de 24 millions d’euros qui en fait la plus haute enchère de l’année en France a braqué tous les projecteurs sur ce Cimabue, obligeant inévitablement l’État à réagir, en ne le laissant pas partir. Pour se justifier, le communiqué reprend les éléments de l’expertise du cabinet Turquin qui en a fait une formidable découverte. Ce Christ moqué ou Dérision du Christ est un tableau peint provenant d’un diptyque de dévotion réalisé autour de 1280, auquel appartenaient deux autres panneaux connus: la Flagellation du Christ (New York, Frick Collection) et La Vierge et l’Enfant (Londres, National Gallery). Comme ces derniers, il partage des particularités, telles que les architectures, le décor incisé d’or et le type de nimbes, ainsi que l’emploi de riches pigments. Il montre aussi, à l’arrière, les veines du bois, qui sont dans la continuité de celles existantes sur les autres panneaux. Ces trois œuvres ornaient très probablement le volet droit d’un grand diptyque, peut-être commandé pour la chapelle de notables ou d’une congrégation religieuse à Pise. Et pour asseoir cette décision, le communiqué ajoute que «cetteDérision du Christ, demeurée en bon état de conservation, révèle, plus encore que dans les deux autres compositions, l’usage par Cimabue d’un langage plastique nouveau. Cette évolution est notamment visible dans le traitement humaniste de la figure de Jésus, le rendu des expressions des personnages ou celui de l’espace». À l’issue de la vente, l’expert Éric Turquin déclarait avoir bon espoir sur une autorisation de sortie de territoire de ce Christ moqué, le musée du Louvre possédant une des plus belles œuvres de Cimabue: une Maesta de plus de 4 mètres de haut. Mais le commissaire-priseur, Dominique Le Coënt avait rapidement déchanté à l’issue d’une convocation par la Comission consultative des trésors nationaux pour présenter le panneau. Dans le communiqué Franck Riester se félicite d’ailleurs du «rôle éminent que joue le dispositif de contrôle à l’exportation des biens culturels pour la protection et l’enrichissement du patrimoine national» et remercie cette commission, «sous l’impulsion de son président, Edmond Honorat, dont l’examen attentif des propositions de refus de certificat» a éclairé sa décision. «Grâce au temps donné par cette mesure, tous les efforts pourront être mobilisés afin que cette œuvre exceptionnelle vienne enrichir les collections nationales», ajoute le ministre. Pour l’heure, la situation n’est pas simple pour les vendeurs qui vont devoir s’acquitter des droits de succession pour un montant d’environ 9 millions d’euros. Entre-temps, la propriétaire du Cimabue, une dame qui avait été placé en Ehpad, est décédée deux jours après la vente, laissant trois héritiers. «J’espère que l’État va trouver rapidement les fonds nécessaires, pour ne pas faire traîner la situation pendant trente mois, ce qui est beaucoup trop long pour les vendeurs qui ne peuvent toucher leur argent. D’autre part, il y a aussi des frais d’assurance, à raison de 10.000 euros par mois, qui sont pour l’instant à leur charge» explique le commissaire-priseur. Il va nous falloir négocier avec Bercy pour différer le paiement des droits réclamés alors que l’État bloque le tableau».

La situation pourrait se compliquer si l’État et les vendeurs ne parviennent pas un accord sur le montant. Auquel cas, selon l’article L121-1 du code du patrimoine, chacune des parties peut nommer un expert de leur choix en se renvoyant la balle pour finir par une décision du Tribunal de Grande instance de nommer un nouvel expert. De quoi faire durer la bataille pendant au minimum neuf mois. «Il n’est pas envisageable d’obtenir un prix à moins de 24 millions d’euros, plus les indemnités pour tous les frais engagés, d’autant que nous avons la chance d’avoir l’enchère du Metropolitan de New York avant celle finale, prix qu’un musée est prêt à payer» observe Dominique Le Coënt. Ce dernier n’avait guère d’autres solutions que de mettre en vente ce Cimabue pour connaître sa vraie valeur, avant l’obtention du certificat… » Le Figaro

 

 

 

 

France Press

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Quand un pays a eu des Jeanne d’Arc et des Napoléon, il peut être considéré comme un sol miraculeux. »

Guy de Maupassant

Sur l’eau